Activités du secteur
Description du secteur
Le secteur du commerce de gros(1) comprend la revente (vente sans transformation) de biens neufs ou d’occasion à des détaillants, d’entreprises à entreprises, comme à des usagers industriels et commerciaux, à des collectivités et à des utilisateurs professionnels, ou à d’autres grossistes, ou à des intermédiaires qui achètent ces articles ou des produits pour ces personnes ou ces entreprises ou pour les leur vendre. Les marchands en gros se chargent fréquemment d’opérations telles que l’assemblage, le tri, le calibrage de marchandises en grandes quantités, le fractionnement, le reconditionnement, la redistribution en petites quantités, l’entreposage, la réfrigération, la livraison et l’installation des marchandises, la promotion au bénéfice de leurs clients et la conception d’étiquettes.
Divers sous-secteurs composent le secteur du commerce de gros :
- Intermédiaires du commerce de gros. Ce sous-secteur comprend les activités des commissionnaires, des courtiers en marchandises et de tous les autres intermédiaires du commerce de gros ainsi que les activités des personnes qui mettent en contact des acheteurs et des vendeurs, les maisons de vente aux enchères en gros, y compris sur Internet.
- Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de céréales, semences et aliments pour animaux de ferme ; de fleurs et plantes ; d’animaux vivants ; de cuirs et de peaux.
- Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de fruits et légumes ; de viande ; de produits laitiers ; de boissons ; de tabac ; sucre, chocolat et confiserie ; café ; etc.
- Commerce de gros d’autres biens domestiques. Sont compris dans ce sous-secteur : le commerce de gros de textiles ; d’habillement et de chaussures ; d’appareils électroménagers ; céramique, verre papiers peints et produits d’entretien ; parfumerie et produits de beauté ; produits pharmaceutiques ; mobilier domestique, tapis et appareils d’éclairage ; articles d’horlogerie et de bijouterie ; etc.
- Commerce de gros d’équipements de l’information et de la communication. Ce sous-secteur est composé du commerce de gros d’ordinateurs, d’équipements informatiques périphériques et de logiciels ; de composants et d’équipements électroniques et de télécommunication.
- Commerce de gros d’autres équipements industriels. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de matériel agricole ; de machines-outils ; de machines pour l’extraction, la construction et le génie civil ; de machines pour l’industrie textile et l’habillement ; de mobilier de bureau ; etc.
- Autres commerces de gros spécialisés. Ce sous-secteur est composé du commerce de gros de combustibles et de produits dérivés ; de métaux et minerais ; de bois, de matériaux de construction et d’appareils sanitaires ; de quincaillerie et de fourniture pour plomberie et chauffage ; de produits chimiques ; de déchets et débris, etc.
Le secteur aujourd'hui
Le secteur du commerce de gros fait régulièrement appel à la sous-traitance. Plus précisément, les entreprises de ce secteur sous-traitent des activités comme le secrétariat social, la comptabilité, l'informatique, la livraison vers les clients, le transport des marchandises vers les magasins. Tout ce qui touche à l'informatique et à la gestion est, de manière générale, beaucoup plus sous-traité pour les grossistes que pour les détaillants.
Ce secteur a la particularité d'être très indépendant des réseaux de distribution. Selon une étude du Forem(2), « une entreprise sur cinq de cet écosystème est franchisée » et la « tendance actuelle des grandes chaînes classiques est de transformer leurs gérants en franchisés ».
Par rapport aux fédérations, le taux d'affiliation pour les grossistes est plus ou moins de 40 % et peut s'élever à près de 60 %(3). Un contraste existe dans la perception de l'intérêt d'être affilié. En effet, ce sont principalement les grandes entreprises qui perçoivent l'avantage de l'affiliation à une fédération. Pour le reste, près de la moitié des affiliés déclarent ne pas voir les bénéfices d'une dépendance à une fédération. Les principaux avantages que ces entreprises arrivent à définir sont les informations juridiques.
Ces dernières années, des changements ont été perçus au sein du secteur de commerce de gros. De plus, cette perception est à forte consonance négative. Ces mutations, sont(4) :
- des exigences plus grandes,
- l'amélioration qualitative et quantitative des produits,
- une concurrence qui ne cesse de croître,
- une réglementation plus exigeante,
- un besoin accru de compétences, de motivations et de qualifications,
- des métiers qui se développent.
Toutes ces évolutions créent un impact sur le secteur. Les exigences plus grandes des clients induisent « davantage de stress, de surcharge de travail, et une baisse de rentabilité de l'entreprise. Cela requiert l'adaptation des méthodes de travail : amélioration de l'accueil, plus de flexibilité, meilleure gestion des stocks, etc. ».
L'amélioration des produits aboutit à une augmentation du chiffre d'affaires, des investissements, etc. Sur le terrain, les conditions de travail ne sont pas pour autant améliorées par cette recherche de meilleure qualité. La croissance de la concurrence a pour principal impact une surcharge de travail. Les réglementations impliquent une augmentation des coûts de fonctionnement pour répondre aux nouvelles normes d'hygiène, de sécurité, de recyclage et d'emballage. Les besoins de compétences, de motivation et de qualifications ont également un impact qui s'observe au niveau des coûts (plus de temps de recherches pour trouver les personnes adéquates, les formations, etc.). L'apparition de nouveaux métiers, qui se situent principalement au niveau informatique, oblige un investissement dans le matériel adéquat et des formations. À l'opposé de ces changements perçus, les employeurs observent peu d'adaptations des outils de gestion, du management. Des progrès sont attendus suite à l'amélioration des processus de travail.
Pour évoluer positivement, il est nécessaire que ce secteur s'adapte aux nouvelles technologies et qu'il investisse dans la formation de son personnel.
"Suite à l’intensification de la crise financière, la confiance des ménages avait atteint un niveau historiquement bas dans les premiers mois de 2009. Elle s’est redressée sur l’année 2009 et au début de cette année. La confiance des ménages devrait poursuivre son rétablissement, stimulée notamment par la baisse du chômage observée actuellement. La confiance tend enfin à rejoindre son niveau moyen. Cette tendance transparaît également dans l’évolution des indicateurs du commerce en Wallonie, qui ont chuté très brutalement au début de l’année 2008, avant de rebondir nettement depuis le début de l’année 2009, même si les dernières données sont également en léger recul. La consommation des ménages wallons ne semble pas encore avoir regagné ses niveaux enregistrés avant la crise. L’indicateur de confiance se maintient encore légèrement en dessous de sa moyenne de longue période, ce qui augure d’une consommation des ménages encore peu dynamique cette année "(5).
Selon l'Enquête mensuelle de conjoncture auprès des entreprises de la BNB de septembre 2010, "la confiance des chefs d'entreprise belges s'est raffermie en septembre, pour le troisième mois consécutif. Dans le commerce, ce sont essentiellement les anticipations en matière de commandes qui se sont relevées"(6).
(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Le Forem, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème du commerce et de la distribution en région wallonne, Décembre 2004.
(3) Idem (2).
(4) Idem (2).
(5) IWEPS, Note mensuelle de conjoncture wallonne, juillet 2010
(6) BNB, Enquête mensuelle de conjoncture auprès des entreprises, septembre 2010