Activités du secteur
Description du secteur
Le secteur du transport et de la logistique couvre cinq grands domaines(1).
Le premier, les transports terrestres et transports par conduites, est composé des sous-secteurs suivants :
- Le transport ferroviaire de voyageurs autre qu’urbain et suburbain (transport de voyageurs sur des grandes lignes couvrant une grande zone géographique, wagons-lits, location de matériel roulant ferroviaire avec équipage).
- Les transports ferroviaires de fret (grandes lignes et lignes secondaires).
- Autres transports terrestres de voyageurs. Ce sous-secteur comprend le transport urbains et suburbains de voyageurs (autobus, autocars, tramway, métro, navettes régulières vers les aéroports et les gares, l’exploitation de funiculaires ou de téléphériques s’inscrivant dans le cadre d’un système de transport urbain et suburbain, etc.) ; le transport de voyageurs par taxis et d’autres transports terrestres de voyageurs tels que l’exploitation d’autobus scolaires et de bus de transport des travailleurs ou le transport à la demande (excursions et services occasionnels).
- Les transports routiers de fret (transport de marchandises par route) et services de déménagement (pour les ménages et les entreprises, les garde-meubles, la livraison de meubles et d'équipements ménagers.
- Les transports par conduites (transport de gaz, d’eau et d’autres liquides, de boues et d’autres substances par conduites).
Le second, les transports par eau, reprend :
- Les transports maritimes et côtiers de passagers (exploitation de bateaux d’excursion, de croisière ou de tourisme ; la location de bateaux de plaisance avec équipage, etc.).
- Les transports maritimes et côtiers de fret (transports de marchandises ; l’exploitation de remorqueurs et de pousseurs de péniches, de plates-formes de forage pétrolier, etc.).
- Les transports fluviaux de passagers (fleuves, canaux, lacs et autres voies navigables intérieures, y compris les ports et les docks ainsi que la location de bateaux de plaisance avec équipage pour le transport fluvial).
- Les transports fluviaux de fret (fleuves, canaux, lacs et autres voies navigables intérieures, y compris les ports et les docks ainsi que la location de bateaux pour le transport fluvial de fret).
Le troisième, les transports aériens, comprend :
- Les transports aériens de passagers (lignes régulières avec horaires réguliers, charters, vols de tourisme etc.).
- Les transports aériens de fret et transports spatiaux (transports aériens de marchandises, lancement de satellites et de véhicules spatiaux, transports de marchandises et de personnes dans l’espace).
Le quatrième, l’entreposage et les services auxiliaires des transports, couvre :
- L’entreposage et le stockage (y compris frigorifique) pour tous les types de produits.
- Les services auxiliaires des transports pour :
- les transports terrestres (exploitation de gares ferroviaires et routières ; exploitation d’infrastructures ferroviaires ; exploitation de routes, de ponts et de tunnels ; services de remorquage et de dépannage ; etc.) ;
- les transports par eau (exploitation de ports, quais, jetées, écluses, voies navigables ; activités de sauvetage et de déchargement par allèges ; signalisation par phares, balises et radiobalises ; etc.) ;
- les transports aériens (exploitation d’aéroports ; activités de contrôle des aéroports et de la circulation aériennes ; services au sol sur les terrains d’aviation ; etc.) ;
- la manutention (chargement et déchargement de marchandises ou de bagages) ;
- les autres services auxiliaires des transports (expédition de marchandises, livraison de fret express, etc.).
Le cinquième, activités de poste et de courrier, englobe essentiellement la levée, l’acheminement et la distribution de lettres et de colis sous différents régimes.
- Les activités de poste dans le cadre d’une obligation de service universel.
- Les autres activités de poste et de courrier (entreprises opérant en dehors de l’obligation de service universel).
Remarque : l’analyse de ce secteur porte uniquement sur les entreprises de transports et de logistique. Or, certaines entreprises exerçant une autre activité peuvent avoir un département de logistique interne. Ces dernières ne sont donc pas prises en compte dans l’analyse.
Le secteur aujourd'hui
La logistique est l’art de fournir le bon produit, au bon endroit, dans les meilleurs délais et au moindre coût.
Depuis quelques années (5 à 10 ans), le secteur (transport de marchandises et logistique) (1) se professionnalise et gagne ses « lettres de noblesse » au sein des entreprises. De nombreuses sociétés spécialisées en logistique ont été créées et offrent leurs services à des entreprises dont le transport n’est pas le « core business ». Parallèlement, certaines grandes entreprises conservent en interne leur service logistique et le développent. Gérer sa chaîne logistique de manière optimale devient un avantage concurrentiel.
Les échanges commerciaux internationaux (mondialisation), intra-européens et intra-nationaux, sont en constante augmentation. Le volume de marchandises à transporter continuera à croître dans les années à venir. Le secteur du transport de marchandises et de la logistique connaît, depuis plusieurs années déjà, une croissance assez forte tant au niveau de l’emploi, que de l’activité et des investissements. Ce secteur est en outre reconnu, dans le cadre du Plan Marshall, comme pôle de compétitivité par le Gouvernement wallon. Grâce à différents appels à projets lancés par Logistics in Wallonia, le pôle de compétitivité, plusieurs projets d'innovations sont actuellement en cours (notamment au niveau du transport de fret par TGV et du suivi en temps réel des marchandises, primordial par exemple, dans le secteur agro-alimentaire).
Au niveau des infrastructures, de nombreux investissements publics ont été réalisés (dans les canaux, des zonings, les aéroports régionaux). Ces investissements visent, outre à améliorer l’attractivité de la Wallonie vis-à-vis de potentiels investisseurs de ce secteur, à favoriser le développement de la multi-modalité (transport par différents modes successifs : fluvial, routier, rail, aérien).
A moyen terme, plusieurs évolutions, déjà amorcées, vont s’accentuer dans le secteur :
- la professionnalisation de l’ensemble des métiers de la chaîne logistique, du chauffeur au manager logistique ;
- l’externalisation de l’activité logistique au sein d’entreprises spécialisées et le développement, au sein de grandes entreprises, de départements propres à la logistique reconnus par la direction ;
- le développement de nouvelles technologies, principalement au niveau du suivi en temps réel des marchandises tout au long de la chaîne logistique ;
- l’augmentation de l’offre de formation (initiale et continue) pour tous les niveaux de responsabilités ;
- la concrétisation d’investissements porteurs d’activité et d’emploi (dont plusieurs sont déjà annoncés ou en cours de réalisation, notamment dans le Hainaut : investissements par une grande enseigne de distribution, création d'un centre de distribution d'une chaîne de vêtements, investissements d'entreprises pharmaceutiques et chimiques en vue renforcer leur propre département logistique).
La crise économique actuelle touche le secteur du transport et de la logistique, domaine particulièrement sensible à la conjoncture et qui fonctionne en flux tendu permanent. Toutefois, les évolutions attendues détaillées ci-dessus ne devraient pas être impactées de manière durable par la crise.
Au niveau du transport de personnes, les évolutions sont différentes selon les modes de transport.
L’aérien connaît un développement exponentiel de ses activités, principalement au départ de l’aéroport de Charleroi mais aussi grâce à l’aéroport de Liège qui s’est développé de manière importante. Ces évolutions entraînent une augmentation de l’emploi, même si, quantitativement, ce secteur reste limité.
Au niveau des transporteurs publics (TEC et SNCB), la hausse de l’activité et une pyramide des âges comptant une forte proportion de quinquagénaires va entraîner un recrutement massif pour les années à venir.
Un changement législatif important est survenu récemment dans le domaine des autocars. Il concerne les exigences en matière de formation initiale et continue des chauffeurs. Cette réglementation européenne a pour effets de rendre plus contraignant (plus coûteuse) l’accès à la profession de chauffeur et ainsi augmenter les difficultés de recrutement. Parallèlement, l’offre de formations doit également s’adapter afin de répondre à cette nouvelle demande, également au niveau de la formation continue (obligation de 5 jours de formation continue par chauffeur par période de 5 ans).
(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2003 Nomenclatures d’activités avec notes explicatives, Bruxelles, 2004