Activités du secteur
Description du secteur
Le secteur (1) de l’Administration publique regroupe les activités de nature gouvernementale habituellement exercées par l’Administration publique. Ce secteur est divisé en trois sous-secteurs :
- L’Administration générale, économique et sociale. Ce sous-secteur comprend:
- l’Administration publique générale (fédérale, communautaire et régionale, provinciale, communale, CPAS) ;
- l’Administration publique de la santé, de la formation, de la culture et des autres services sociaux ;
- l’Administration publique des activités économiques (agriculture, aménagement du territoire, énergies et ressources minières, transports, communications, etc. ; l’Administration des affaires générales concernant l’emploi ; etc.).
- Les services de prérogatives publiques. Ce sous-secteur reprend les affaires étrangères, la défense, la justice (tribunaux, établissements pénitentiaires, etc.) et les activités d’ordre public et de sécurité civile (police fédérale et locale, la protection civile et les pompiers).
- La sécurité sociale obligatoire. Ce sous-secteur concerne l’Administration de la sécurité sociale obligatoire (assurance maladie, accident et chômage ; pensions de retraite ; etc.), les mutuelles et caisses d’assurance soins.
Remarque : Les Administrations publiques réalisent d’autres activités mais celles-ci peuvent être classées dans un autre secteur. Par exemple, la tutelle de l’éducation (réglementation, programmes, contrôle) relève du secteur « Administration publique », mais pas l’activité d’enseignement proprement dite qui appartient au secteur « Education et Formation » ; un hôpital militaire ou de prison est classé dans le secteur de la « Santé » et l’enlèvement des ordures dépend du secteur « Environnement et Gestion des Déchets ».
Le secteur aujourd'hui
« L’Administration a plusieurs facettes. Chaque service public a ses particularités : des jobs spécifiques, une culture d’entreprise et une atmosphère propres ».
(2) L’Administration est en contact avec des domaines socialement très pertinents dans lesquels le secteur privé prend de moins en moins part : l’environnement, la problématique des réfugiés, la justice, la sécurité de la chaîne alimentaire, la politique carcérale, la lutte contre la fraude sociale et fiscale, la représentation de la Belgique à l’étranger, le bien-être,... En outre, il y a aussi des fonctions reliées à la structure interne : management des ressources humaines, communication interne, gestion du budget, IT, etc.
« De médecin à contrôleur fiscal ou caméraman, de kinésithérapeute à inspecteur en sécurité aéronautique l’Administration offre une large gamme de possibilités. Pourtant, tous les emplois ont quelque chose en commun. Tous les agents désirent réaliser de la manière la plus optimale possible la prestation de services aux citoyens pour aider à construire la société de demain ».
(2)
Si la carrière dans l’Administration publique est généralement plus stable que dans le secteur privé, les travailleurs dans l’Administration publique ne sont pas tous fonctionnaires
(3). Des modifications profondes sont intervenues au cours des dernières décennies. Ainsi l’engagement de contractuels représente une évolution majeure dans le secteur. Des fonctions de management peuvent également s’exercer sous forme d’un mandat. Si l’engagement de contractuels a créé plus de flexibilité de l’emploi dans le secteur, cela ne signifie pas que ces emplois - subsidiés (APE, ACS, PTP, etc.) ou non - soient des ressources passagères, les contrats proposés peuvent être à moyen ou long terme voire à durée indéterminée. « Il apparait également que les dispositifs publics favorisent non seulement l’insertion de publics accédant plus difficilement à l’emploi mais qu’ils favorisent aussi une stabilisation de leur situation ».
(4)
L’environnement impose de nouvelles adaptations : l’usager devient un pivot important dans l’organisation, l’e-Administration redéfinit aussi le fonctionnement du système.
(4) Cette évolution a commencé sous l’ancien gouvernement avec la Réforme Copernic (modernisation de la communication, procédure de mise en place pour désigner les managers, coûts de fonctionnement, échelles barémiques déterminées selon le niveau du diplôme, calcul de la déclaration fiscale, etc.) et continue actuellement avec les accords sur le volet de la fonction publique (simplification administrative, augmentation des primes de bilinguisme, responsabilisation accrue, etc.). Cette mutation a des incidences sur l’emploi dans le secteur de l’Administration publique. Si on voit l’impact direct que des changements comme les évaluations des fonctionnaires peuvent avoir, la modernisation des outils et la simplification administrative renferme un impact plus indirect. A travers le travail de modernisation qui est en vigueur depuis quelques années, la Belgique oeuvre pour une meilleure efficacité de l’Administration publique.
Un aspect important d’évolution du secteur trouve également son origine dans la décision de la commission européenne de ne pas légiférer au sujet des services publics. Suite à cela, les « services d’intérêts général à caractère économique (les télécoms, les transports, l’énergie, la poste, pour ne citer qu’eux) entrent dans le champ des règles européennes de concurrence »
(5).
Le diplôme est le ticket d’accès aux offres d’emplois de l’Administration, cependant il est possible par la suite de se perfectionner ou d’accéder à un niveau supérieur. La mobilité interne permet de nouveaux élans dans une carrière de fonctionnaire. Certains emplois s’ouvrent à toutes sortes de diplômes d’un certain niveau, d’autres requièrent un diplôme spécifique. Pour des débutants, le salaire est attrayant. Pour d’autres qui franchissent le pas, la flexibilité permettant de concilier vie professionnelle et familiale est déterminante.
(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) SELOR - http://www.selor.be/workintheadministrat.aspx.
(3) Selon l’ONSS, il y aurait environ 40 % de travailleurs sous statut contractuel. Ce chiffre varie en fonction du service public.
(4) Le Forem, Les attitudes et les pratiques à l’égard de la gestion des ressources humaines dans l’écosystème du NON-MARCHAND en Région wallonne - Série 4 : Administrations publiques: Communes et provinces, Charleroi, 2006
(5) La libre Belgique, Les services publics restent dans le flou, 20/11/2007.