Les arrondissements de Liège (902,5 km²) et de Huy-Waremme (943,4 km²) sont couverts par les Directions régionales du Forem de Liège et de Huy. La région est organisée autour d’un pôle central. Les communes de l’agglomération urbaine, Liège, Seraing, Herstal, Grâce-Hollogne et Huy en constituent le cœur. C’est également là que se concentre plus de 60 % de l’activité économique. Les communes au sud de Liège, celles du Condroz et du plateau de Hesbaye présentent un caractère rural, avec à la fois une densité de population moins forte, une population plus jeune et un chômage structurel plus faible.
Les défis pour Liège-Huy-Waremme sont nombreux et le déploiement de son économie en 2012 s’inscrit dans un contexte économique incertain. Cette région possède néanmoins des atouts pour l’avenir. Son ancrage dans l’Euregio, des réseaux de communication multi modaux et ses liaisons faciles vers Bruxelles jouent un rôle important dans son dynamisme économique.
Le taux d’emploi et le taux de chômage
Ce sont les communes situées le long de la Meuse, en particulier Liège, Seraing et Herstal qui présentent les taux d’emploi et de chômage les moins favorables. En revanche, l’arrondissement de Huy-Waremme affiche de meilleurs résultats pour ces deux taux.
Un paysage sectoriel diversifié marqué par le passé industriel
Les postes de travail se concentrent principalement dans les secteurs tertiaire et quaternaire (tertiaire non marchand) : santé et action sociale (16,8 %), administration publique (13,1 %), enseignement (12,4 %) et commerce et réparation (12,2%). Toutefois, l’industrie manufacturière emploie encore 12,7 % des salariés. La ville de Liège est celle qui pourvoit le plus d’emplois. Seraing et Herstal sont des pôles intermédiaires. Huy, Grâce-Hollogne, Ans et Flémalle sont de plus petits pôles.
La région liégeoise fonctionne comme un pôle d’emploi très attractif et compte plus de postes de travail salarié que de salariés résidents. C’est la seule région de la Wallonie francophone dans le cas.
L’inverse est observé à Huy-Waremme. L’attractivité de Liège, Namur et de Bruxelles explique que 6 résidents hutois sur 10 travaillent ailleurs que dans leur région.
L’analyse sectorielle a permis de pointer des spécificités sous régionales. Ainsi, par rapport à la Wallonie, l’arrondissement de Liège se démarque par un poids plus important des activités liées à l’industrie des fabrications métalliques ainsi que celles liées au transport et à la logistique. Dans l’arrondissement de Huy-Waremme, les secteurs tels que la construction et la production d’énergie constituent une spécialisation.
Le vieillissement de la population
Le taux de vieillissement (rapport entre les plus de 64 ans et les moins de 15 ans) constitue une des faiblesses de l’arrondissement liégeois où il est de 105,8 %. La population est plus jeune dans les communes moins denses et dans l’arrondissement de Huy-Waremme. La population y affiche un coefficient de 85,3 %.
Le chômage structurel
Au 31 décembre 2011, Liège-Huy-Waremme comptait 61 801 demandeurs d’emploi inoccupés dont 48 725 demandeurs d’allocations et 4 681 jeunes en stage d’insertion. Huit demandeurs d’emploi sur dix résident dans l’arrondissement de Liège. Un demandeur d’emploi sur deux n’a pas dépassé le second degré de l’enseignement secondaire et quatre personnes sur dix sont inscrites au Forem depuis au moins 2 ans. Le faible niveau de qualification des demandeurs d’emploi est une constante et a déjà été observé avant la crise. Il souligne combien le risque d’enlisement dans le chômage pour les personnes les moins qualifiées est réel. Le chômage structurel est moins marqué sur l’arrondissement de Huy-Waremme.
Ce qui est particulièrement préoccupant, c’est que le constat se pose chez les jeunes. Parmi les 61 801 demandeurs d’emploi, 12. 102 sont âgés de moins de 25 ans (20 %). Et parmi ceux-ci, 1 sur 2 a au mieux un diplôme de l’enseignement secondaire du 2ème degré.
Des difficultés de recrutement récurrentes
Bien que le niveau de demande d’emploi en Wallonie soit élevé, il reste difficile de trouver des candidats pour certains métiers. Le Forem a identifié 47 fonctions critiques. Quelques exemples : infirmier, tuyauteur industriel, informaticien, couvreur ou encore ingénieur.
Réponse du Forem
Face aux constats réalisés, le Forem met en œuvre une gamme étendue de services, dont les services aux entreprises, la formation, les Maisons de l’Emploi, les Carrefour Emploi Formation, … Deux d’entre eux, particulièrement signifiants, sont présentés ci-dessous.
Depuis juin 2010, tout demandeur d’emploi a son conseiller référent qui restera l’interlocuteur privilégié tout au long de son parcours d’insertion. Il pourra ainsi bénéficier d’un accès à l’emploi ou à la formation le plus rapide possible, dans une approche différenciée selon ses besoins. Concrètement, le conseiller mène avec le demandeur d’emploi un entretien de bilan, au cours duquel il élabore avec lui un plan d’actions, dont il assure le suivi systématique et régulier.
La mise en œuvre de ce plan inclut, par exemple des prestations en matière d’orientation, de recherche d’emploi, d’alphabétisation, de pré-qualification et de formation qualifiante.
Un nombre important de demandeurs d’emploi a des difficultés à se positionner sur un métier. Face à cette situation, le Forem propose un ensemble de services liés à l’orientation, qu’il met en œuvre lui-même ou chez des partenaires :
Pour plus d'informations :
Karima Choudna, chargée de communication
04/ 229 11 17 - karima.choudna@forem.be