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Etat des lieux socio-économique de la région de Nivelles – édition 2009

L’éclatement de la crise financière et sa propagation à l’ensemble de l’économie réelle est l’élément majeur de l’année écoulée.

Les premiers effets de la crise sur le marché de l’emploi sont apparus dès la fin 2008. La publication de l’Etat des lieux socio-économique de la région de Nivelles, sans tendre à un diagnostic, est un outil permettant de mieux appréhender les réalités du marché de l’emploi et soutenir des actions plus ciblées et efficaces. Elle dresse d’une part la situation économique avant la crise et les premières répercussions de cette dernière sur le marché du travail local.

La situation de l’emploi en Brabant wallon

La direction régionale (D.R.) de Nivelles, qui couvre le Brabant wallon, a connu une forte augmentation démographique ces dernières années. Ce territoire présente, des résultats socio-économiques globalement meilleurs que le reste de la Wallonie. Bruxelles, toute proche, joue un rôle important au niveau du dynamisme économique local.

En Brabant wallon, les personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans) constituent 66,1 % de la population totale de la province et parmi ces personnes, 60,5 % (taux d’emploi : 56,4 % pour la Région wallonne) ont un emploi (salarié, indépendant ou aidant).

  • Des secteurs d’activités-clés

    La moitié des emplois salariés de la D.R. de Nivelles se regroupent au sein de quatre secteurs : le commerce, les réparations automobiles et d'articles domestiques (17 %), l’éducation (13 %), l’immobilier, la location et les services aux entreprises (12 %) et la santé et l’action sociale (12%). Il faut en outre ajouter deux autres secteurs porteurs d’emploi : l’administration publique (9 %) et l’industrie chimique (8,5 %). Cette dernière représente par ailleurs une spécialisation sectorielle de la D.R. par rapport au reste de la Région wallonne.

    Depuis 2003, les deux plus fortes augmentations sont à attribuer à deux secteurs : l’immobilier, services aux entreprises (+ 4 134 postes) ainsi que de l’industrie chimique (+ 2 524 postes). D’autres secteurs encore créent un nombre important d’emploi. Citons, par exemple, la santé et l’action sociale (+ 2 537 postes) et le commerce (+ 1 597 postes).

    De nombreux secteurs tels que l’agro-alimentaire, la métallurgie, les constructions métalliques, la finance, l’aéronautique, la chimie, la pharmacie ou la logistique, atouts pour la Wallonie, souffrent d’une forte concurrence du fait de la globalisation de l’économie. Si les entreprises wallonnes veulent se démarquer de concurrents potentiels, elles n’ont d’autre choix que celui de la qualité et de l’innovation. La Région wallonne a ainsi misé sur plusieurs pôles de compétitivité permettant aux entreprises, via la recherche et le développement et grâce à une main-d’œuvre qualifiée, de se diversifier, d’exceller dans les services ou produits proposés et de favoriser les investissements.
  • Importante mobilité vers Bruxelles

    Contrairement à certaines idées reçues, les salariés habitant le Brabant wallon sont mobiles et nombreux sont ceux qui vont travailler dans une autre région. C’est particulièrement le cas pour le Brabant wallon où sur 1 000 salariés résidant dans la D.R. de Nivelles, 375 sont occupés à Bruxelles, 99 en Flandre et 526 en Wallonie (dont 428 dans leur D.R.).
  • Le chômage, un défi

    Si, en 2007et 2008, la situation de la demande d’emploi a connu une amélioration substantielle, le niveau actuel reste élevé et concerne plus de 17 000 personnes. Quelques caractéristiques qui confirment un chômage structurel important : 18 % des demandeurs d’emploi sont âgés de moins de 25 ans (21 % en Wallonie), 41,5 % des demandeurs d’emploi n’ont pas dépassé le niveau de l’enseignement secondaire du deuxième degré (54 % en Wallonie) et 22 % ont un diplôme du supérieur (10 % en Wallonie), 35 % sont inoccupés depuis plus de 2 ans (43 % en Wallonie).
  • Des difficultés de recrutement persistent

    Bien que le niveau de la demande d’emploi soit élevé, il est encore difficile de trouver des candidats pour certains métiers. Le Forem a identifié 55 fonctions et/ou métiers critiques en Région wallonne. Sur la D.R. de Nivelles, 35 fonctions plus spécifiques ont été relevées. Quelques exemples : cuisiner, vendeur en équipements de la personne, couvreur, maçon, infirmier généraliste, soudeur, électricien de maintenance, agent d’encadrement des industries de process, frigoriste, géomètre, etc.

L’impact de la crise sur le marché du travail

Les premiers effets sur le marché de l’emploi sont apparus dès la fin 2008 et se sont notamment traduits par le ralentissement de l’activité intérimaire en Région wallonne (- 22,3 % entre le troisième trimestre 2008 et 2009), un recours massif au chômage temporaire des ouvriers et un recours au chômage économique des employés, confirmant l’aspect régulateur de ces dispositifs.

Le recul d’activité s’est également traduit par un ralentissement des embauches des employeurs et une diminution du volume d’offres d’emploi, mais pas autant qu’on aurait pu le craindre ! Le nombre de postes d’emploi gérés par le Forem de Nivelles au cours de l’année 2009 a ainsi diminué de 8 % (- 989 postes) par rapport à l’année précédente.

Le nombre de faillites en 2009 et les pertes d’emploi qui en découlent ont été important. Ainsi, on dénombre 323 faillites entre janvier et novembre 2009, soit 14,5 % de faillites supplémentaires. De même, les licenciements collectifs soit confirmés, soit annoncés par plusieurs grands groupes industriels ont émaillé toute l’année écoulée.

Les estimations rapides de l’emploi résident salarié en Brabant wallon indiquent une diminution de 88 unités (- 0,1 %) entre le 2ème trimestre 2008 et le 2ème trimestre 2009.

L’évolution du chômage suit les évolutions conjoncturelles avec plusieurs mois de décalage. Dès le mois de mars 2009, et ce après deux années de décrue ininterrompue, l’écart annuel de la demande d’emploi est reparti à la hausse. Les jeunes, les seniors et les demandeurs d’emploi inoccupés depuis peu sont les plus touchés par les effets de la crise. Le risque que certaines personnes récemment entrées dans la demande d’emploi s’enlisent dans un chômage de longue durée est réel.

Un plan d’actions global pour préparer la reprise

L’ampleur de la crise et ses effets sur l’emploi ont amené le Forem Brabant wallon à proposer une réponse globale pour préparer la reprise. On retiendra notamment les axes suivants :

Le Forem de Nivelles va agir sur la gestion active des réserves de main-d’œuvre. Pour ce faire, une action spécifique sur le stage en entreprise sera menée afin que les demandeurs d’emploi puissent acquérir de l’expérience et être prêts pour la reprise du marché de l’emploi. Au niveau des travailleurs « fraîchement licenciés », le Forem de Nivelles envisage d’accroître le partenariat avec les sociétés d’outplacement et d’augmenter la capitalisation des informations au sein des cellules de reconversion.

Le renforcement de la mobilité vers la Flandre et Bruxelles retiendra l’attention du Forem. Le développement des compétences linguistiques apparaît chaque jour de plus en plus indispensable pour la constitution d’une réserve de main-d’œuvre qualifiée et mobile dans un grand nombre de métiers. Les objectifs à atteindre en 2010 seront identiques à ceux de 2009 : 5 000 personnes à sensibiliser, 900 personnes à mobiliser et contribuer à la satisfaction des offres accessibles aux demandeurs d’emploi.

Le Forem prévoit également de continuer la lutte contre les pénuries de main-d’œuvre. Au niveau de la déclinaison locale du plan Job Focus, le Forem Brabant wallon va augmenter l’information à destination des demandeurs d’emploi quant aux opportunités d’emploi et de formation, augmenter l’adressage dans le cadre du parcours des chercheurs d’emploi en organisant de nombreuses séances d’information sur les formations liées aux métiers, formations organisées en son sein par Forem Formation : opérateur d’entrepôt avec brevet cariste ; vendeur-caissier-réassortisseur ; électricien industriel ; formation titres-services ; nouvelle section d’assistants en pharmacie par l’EPS Vie Féminine à Ottignies et des action dans le secteur vert.

En étroite collaboration avec le secteur, la Chambre de la Construction du Brabant wallon et le Fonds de Formation de la Construction, le plan d’actions relatif au secteur de la construction agira tant au niveau quantitatif que qualitatif.

Le Forem Brabant wallon prévoit également un soutien aux entreprises et à leurs travailleurs décliné selon différentes d’actions : sensibilisation à la mise en place d’un processus de formation des travailleurs en partenariat avec l’UCM, la Chambre de Commerce et d’Industries du Brabant wallon, l’IBW et les associations d’entreprises ; promotion du dispositif APE marchand ; organisation d’un salon de l’Emploi en Brabant wallon en octobre 2010 pour rencontrer les besoins de main-d’œuvre des entreprises et organisation de modules courts à destination des entreprises dans le domaine des GRH, dans le domaine administratif et dans le secteur marchand.

La prise en charge des publics éloignés ou non de l’emploi préoccupe également le Forem de Nivelles. L’évolution de la prise en charge des demandeurs d’emploi vers un processus d’accompagnement par un conseiller unique devra permettre de renforcer le Forem dans son rôle majeur d’intermédiation sur le marché de l’emploi. Différentes actions sont proposées à cet effet, notamment : les actions de jobs dating et de stages dating ; la participation au Salon de l’Emploi organisé par le Forem ; l’organisation de courtes sessions de formation dans la section automate programmable (partenariat entre le FRMB, les écoles professionnelles et le Forem) ; la validation des compétences organisée pour certains métiers dans le centre de formation de Nivelles et celui de Tubize et une action de sensibilisation à la reprise d’études ou de formation (projet Leonardo, centres de compétences, nouvelle formation d’employée juridique et formation de qualiticien) et les essais métiers lancés début décembre 2009 à Nivelles, qui continueront en 2010 pour les métiers de la construction et de l’industrie, mais qui seront également étendus aux métiers du tertiaire à Nivelles

Pour plus d'informations :
Isabelle Mahy, chargée de communication
067/ 28 08 04 - 0477/ 43 17 38
isabelle.mahy@forem.be


Note : les tableaux constituant les annexes de la région wallonne ainsi que des 11 Directions régionales du Forem peuvent être envoyés sous format Excel, sur simple demande à : sabrina.lamattina@forem.be

Responsable éditorial : La Mattina Sabrina
Mise à jour le 14.01.2010