L’étude réalisée par le Service d’analyse du marché de l’emploi et de la formation porte sur l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi âgés de 18 à 24 ans, inscrits au Forem pour la première fois. L’observation porte sur 33 946 personnes (dont 26 048 inscrites entre juin et octobre 2009), dont l’AMEF a suivi le parcours durant six mois après leur inscription. Les constats qui suivent ne valent donc que pour les demandeurs d’emploi et non pour l’ensemble des jeunes sortis de l’école. En effet, tous ne s’inscrivent pas au Forem. Une partie d’entre eux trouve un emploi directement, va s’établir à l’étranger ou se lance comme indépendants.
Le taux d’insertion se stabilise
L’année 2009 avait vu un recul du taux d’insertion global avec un passage de 60 % à 57 %. En 2010, le taux d’insertion se stabilise, signe du début de la reprise économique. Le délai moyen d’attente avant la première embauche ainsi que la durée moyenne d’occupation sont restés relativement stables d’une année à l’autre.
A l’exception des masters, tous les niveaux d’études voient leur taux d’insertion progresser. Cependant, si en apprentissage et en bac les taux d’insertion se rapprochent des résultats de 2008, les niveaux d’études inférieurs ne parviennent pas à atteindre leur niveau d’avant-crise.
Les études où l’insertion à l’emploi est la plus élevée
Les études affichant les meilleurs scores d’insertion sont le baccalauréat (76,0%), l’apprentissage (69,3%) et le master (61,0%). Un niveau d’études supérieur reste un gage d’insertion sur le marché de l’emploi. Néanmoins, l’adéquation et la mise en contact direct des études avec les réalités du marché via des stages en entreprise apparaissent comme des facteurs déterminants de l’insertion des jeunes.
Bien choisir son option
L’option joue évidemment un rôle important pour l’insertion. En ce qui concerne l’enseignement secondaire supérieur, certaines options techniques et professionnelles comme l’électricité et l’électromécanique, la conduite de poids lourds et d’engins de chantier ou le brevet en soins infirmiers offrent des réels atouts pour l’insertion. L’enseignement secondaire général est la filière la mieux représentée mais obtient des résultats (taux d’insertion, délai d’insertion, durée d’insertion) dans la moyenne basse.
En apprentissage, les meilleurs résultats sont enregistrés par les jeunes détenteurs d’un titre en chauffage central, climatisation et isolation ainsi qu’en couverture (toiture).
Pour l’enseignement supérieur de type court, les filières relatives à l’enseignement (mathématiques et sciences, littérature française, instituteur primaire et préscolaire) et l’ergothérapie-ergologie ont les meilleurs résultats d’insertion après six mois.
Pour l’enseignement universitaire, le peloton de tête est occupé par la pharmacie, les mathématiques, l’ingéniorat en construction et en électricité et par l’éducation physique.
L’insertion selon le genre
Cette année, l’étude sur l’insertion des jeunes demandeurs d’emploi sortis de l’école s’est penchée sur les différences entre genres dans les parcours d’insertion. Si le taux global par genre est similaire entre hommes et femmes, des différences apparaissent quand le niveau d’études est pris en compte.
Deux situations bien distinctes apparaissent. D’une part, les jeunes hommes diplômés de l’enseignement primaire, secondaire et de l’apprentissage s’insèrent mieux que les jeunes femmes. D’autre part, en ce qui concerne les études supérieures, l’écart devient très faible (pour les Masters) ou est à l’avantage des jeunes femmes (en ce qui concerne les Bacs).
L’intérim : une porte d’entrée
Plus de 20% des jeunes inscrits au Forem passent par le canal de l’intérim pour entrer dans la vie professionnelle. Un jeune sur neuf s’insère via le secteur de l’enseignement. Les autres secteurs engageant le plus de jeunes sont l’HORECA et les activités spécialisées, scientifiques et techniques, et l’industrie manufacturière.
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