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L'insertion des jeunes demandeurs d'emploi wallons sortis de l'enseignement en 2008

L'étude réalisée par le Service d’analyse du marché de l’emploi et de la formation du Forem (AMEF) confirme le constat établi au fil des ans : un niveau de qualification élevé, la détention d’un diplôme et des études orientées métiers constituent les meilleurs atouts pour décrocher un emploi en fin de scolarité.

Même en période de crise, le contrat d’apprentissage, les études techniques et professionnelles, les baccalauréats et les masters forment le quatuor gagnant des filières conduisant le plus rapidement à l’emploi.

L'étude réalisée par le Service d’analyse du marché de l’emploi et de la formation du Forem portait sur les chiffres de la demande d’emploi des jeunes de 18 à 24 ans, inscrits au Forem pour la première fois entre juin et octobre 2008. L’analyse porte sur 25 235 personnes, soit 76 % des jeunes inscrits pour la première fois en 2008. Différentes thématiques sont abordées dans l'étude. 

Les effets de la crise

Premier constat : une personne sur cinq inscrite pour la première fois en 2008 n’a pas achevé l’enseignement secondaire. Deuxième observation, six mois après leur inscription, 59,5 % des jeunes ont connu au moins un jour d’emploi salarié (contre 61 % en 2007). Troisième constat : en 2008, au niveau du profil des personnes observées, la part des demandeurs d’emploi plus jeunes et moins qualifiés est plus importante qu'en 2007. Ce phénomène peut, en partie, s’expliquer par l’effet du décret de Bologne allongeant les études supérieures.

Le technique garde la cote

Les formations orientées vers un métier ou vers un type d’activité semblent favoriser l’insertion durable du jeune demandeur d’emploi. La palme de l’insertion la plus rapide revient aux détenteurs d’un diplôme de l’enseignement technique ou professionnel, ainsi qu’aux apprentis. Viennent ensuite les personnes qui ont suivi un enseignement de type court.

Métiers en pénurie

L'analyse révèle aussi que l’enseignement prépare trop peu de jeunes aux métiers en pénurie : opérateur-régleur sur machine outil, maintenicien des systèmes thermiques, climatiques et frigorifiques, couvreur, installateur d’équipements sanitaires et thermiques, électricien du bâtiment et des travaux publics ou ouvrier de la maçonnerie.

Les apprentis sur du velours

Après six mois, plus de 8 jeunes sur 10 ayant terminé un contrat d’apprentissage décrochent un emploi dans les métiers de l’électricité du bâtiment, du carrelage, de couvreur, de la carrosserie. Plus d'une jeune apprenti sur quatre va même à l'emploi le jour même ou le lendemain de son inscription comme demandeur d'emploi.

L’atout du baccalauréat

Les titulaires d’un baccalauréat ou d’un master n’accèdent pas tous au marché du travail au même rythme : l’orientation qu’ils ont choisie influence la vitesse et la durée de l’insertion. Les détenteurs d’un diplôme de l’enseignement supérieur de type court ont en mains une carte maîtresse pour trouver un job plus rapidement.

Les sciences d’abord

Au niveau de l’enseignement universitaire, les métiers scientifiques offrent, dans l’ensemble, plus d’atouts pour l’insertion que les disciplines dites "humaines".

Les sésames

De manière générale, une analyse multi-variée permet de dire que le contrat d’apprentissage, le baccalauréat et le master sont, pour un demandeur d’emploi, des atouts importants pour s’insérer : un peu moins de 3 jeunes de ces catégories sur 4 trouvent un emploi dans les 6 mois de leur inscription.

Rappelons que ces considérations sont à envisager avec prudence : l’examen de l’AMEF ne porte que sur l’insertion de demandeurs d’emploi et sur l’emploi salarié. Beaucoup de jeunes ne passent pas par le Forem et certains d’entre eux optent pour le statut d’indépendant.

Responsable éditorial : Cerisier Tanguy
Mise à jour le 13.04.2011

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