Secteurs d'activités

Agriculture et pêche

Afficher en PDF

Le secteur de l'agriculture et de la pêche couvre une large palette d’activités relatives à l'exploitation des ressources naturelles végétales et animales. Il comprend les activités de culture, dont en particulier en Wallonie celles de céréales, de pommes de terre et plus localement de fruits ; les activités d'élevage, notamment de bovins pour la viande et le lait ; la sylviculture et l'exploitation forestière. Le secteur comprend également les activités de chasse et celles de pêche et d’aquaculture, qui ne représentent toutefois pas une activité économique importante en Wallonie.

Depuis ces trente dernières années, on observe une diminution du nombre de travailleurs (- 61 % entre 1980 et 2016 en Belgique et - 63 % en Wallonie) et d’exploitations (- 68 % entre 1980 et 2017 en Belgique et - 67 % en Wallonie) tandis que la superficie par exploitation a presque triplé et que le nombre de travailleurs par exploitation augmente. En parallèle, le nombre de tracteurs et autres outils agricoles a augmenté de façon significative (2) . On assiste à une forme d’industrialisation du secteur. Malgré la diminution de l’emploi, l’agriculture reste un secteur essentiel dans l'économie, notamment en termes d'exportation. Aussi, la production agricole est la base d'autres activités comme l’industrie alimentaire et joue un rôle clé dans une société de plus en plus tournée vers la nature et respectueuse de l’environnement.

L’agriculture est clairement un secteur qui a fortement évolué ces dernières décennies. Au niveau technologique : mécanisation, automatisation et informatisation ont radicalement changé les manières de travailler des agriculteurs. Et cela va encore évoluer. La ferme de demain s’annonce numérique : petits robots sans conducteur arpentant les champs, vaches connectées avec détecteurs de vêlage, identification des mauvaises herbes sur smartphone, etc. (3)

Le contexte économique a également beaucoup évolué : les prix des produits sont fixés sur les marchés internationaux et fluctuent au gré des catastrophes climatiques, des crises sanitaires ou encore des tensions internationales (ex : embargo, hausse des taxes des pays importateurs). Dans ce contexte, certains producteurs sont amenés à se tourner davantage vers les circuits courts et la vente directe ou encore à se distinguer en obtenant des labellisations de "terroir" ou "bio".

   Nombre d'établissements en 2018  Nombre de postes de travail salarié en 2018  Nombre de travailleurs indépendants en 2018 (1)
Wallonie 1.479 4.303 29.144
Bruxelles-Capitale 31 101 2.802
Flandre 3.733 23.805 62.307
Belgique 5.243 28.209 95.040

Sources : ONSS - statistiques décentralisées 30 juin 2018 et INASTI 2018, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.
(2) Chiffres clés de l'agriculture 2019, SPF Economie, Direction générale Statistique
(3) Digital Wallonia – smartfarming

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de l'agriculture et de la pêche est un secteur très large qui couvre l'exploitation des ressources naturelles végétales et animales et comprend les activités de culture, d'élevage, de chasse, de sylviculture et d'exploitation forestière. La pêche et l'aquaculture font également partie de ce secteur (1) .

Au sein du sous-secteur de la culture et production animale , chasse et services annexes, on distingue selon la nomenclature en vigueur (Nace-bel) :

  • les cultures non permanentes (céréales, riz, légumes, cannes à sucre, tabacs, etc.) qui comprennent des cultures courantes en Wallonie comme celles du blé, du maïs, de pomme de terre, ou encore de la betterave...;
  • les cultures permanentes (vignes, fruits, plantes à épices, plantes aromatiques, etc.);
  • la reproduction de plantes (pépinières, plantes destinées à la plantation, etc.);
  • la production animale (élevage, vaches laitières, bovins, chevaux, ovins, porcins, volailles, etc.);
  • la culture et élevage associés;
  • les activités de soutien à l'agriculture et le traitement primaire des récoltes (activités agricoles exercées pour le compte de tiers comme le traitement des récoltes, la pulvérisation, la taille des arbres, la récolte, etc. ; les activités de soutien à la production animale comme les activités en rapport avec l'insémination artificielle, la tonte d'ovins, les activités des maréchaux-ferrants, etc.);
  • la chasse, le piégeage et services annexes.

Le sous-secteur sylviculture et exploitation forestière comprend :
  • la sylviculture et autres activités forestières (production de bois sur pied, culture de taillis, etc.);
  • l'exploitation forestière (production de bois rond, de bois à des fins énergétiques, etc.);
  • la récolte de produits forestiers non ligneux poussant à l'état sauvage (champignons, baies, liège, glands, etc.);
  • services de soutien à l'exploitation forestière (inventaire des forêts, conseil en gestion et administration des forêts, évaluation des bois, etc.).

Le dernier sous-secteur, pêche et aquaculture , est composé de :
  • la pêche (en mer et en eau douce);
  • l'aquaculture (en mer et en eau douce).

Le secteur aujourd'hui

Dans le monde d’aujourd’hui, l’agriculture doit relever divers défis de taille : l’accroissement de la population avec l’augmentation de la demande alimentaire, la qualité et la sécurité alimentaire, le défi écologique dont l’impact des changements climatiques mais aussi la rentabilité des exploitations agricoles.

Depuis ces trente dernières années, on observe une diminution du nombre de travailleurs (- 61 % entre 1980 et 2016 en Belgique et - 63 % en Wallonie) et d’exploitations (- 68 % entre 1980 et 2017 en Belgique et - 67 % en Wallonie) tandis que la superficie par exploitation a presque triplé et que le nombre de travailleurs par exploitation augmente. En parallèle, le nombre de tracteurs et autres outils agricoles a augmenté de façon significative (2) . On assiste à une forme d’industrialisation du secteur. Malgré la diminution de l’emploi, l’agriculture reste un secteur essentiel dans l'économie, notamment en termes d'exportation. Aussi, la production agricole est la base d'autres activités comme l’industrie alimentaire et joue un rôle clé dans une société de plus en plus tournée vers la nature et respectueuse de l’environnement.

Le secteur agricole évolue dans un environnement mondialisé et relativement changeant. L’internationalisation et la libéralisation des marchés, la volatilité des prix, les bouleversements climatiques, les tensions internationales (ex : embargo, hausse des taxes des pays importateurs) et les crises sanitaires sont autant de paramètres qui influent sur le secteur.

La dépendance aux marchés internationaux pousse notamment de nombreux exploitants à adapter leur activité en développant des « filières courtes » et la vente directe, ou miser sur la qualité des produits (label de terroir, produit « bio », etc.). D’ailleurs, la consommation de produits bio tout comme le nombre d’exploitations et de superficies cultivées bio ne font qu’augmenter depuis ces dernières années. Fin 2018, une ferme sur sept en Wallonie est sous contrôle bio (1.742 exploitations). La superficie agricole utile consacrée au bio a pratiquement doublé depuis 2009 et atteint, en 2018, 81.087 hectares, soit 11 % de la surface agricole utile wallonne. Un peu plus d’un hectare agricole sur neuf est bio. (3)

D'un point de vue réglementaire et financier, une part non négligeable de l'activité agricole dépend de la Politique Agricole Commune européenne (PAC). Pour obtenir des primes, l’agriculteur doit introduire des demandes administratives et faire des choix stratégiques afin de profiter au maximum des opportunités de financement. La PAC a fait l’objet d’une profonde réforme en 2013 visant à réorganiser les aides et à favoriser une activité agricole bénéfique pour l’environnement. Parmi les éléments favorables à l’emploi, notons l’introduction d’aides spécifiques à l’intention des jeunes agriculteurs.

Deux tendances se dessinent au sein du secteur avec d’une part, des exploitations de plus en plus grandes qui écoulent leur production sur les marchés mondiaux et, d’autre part, les exploitations plus petites qui trouvent des solutions alternatives pour augmenter leurs revenus.

Les lieux de cultures évoluent, on parle de plus en plus d’agriculture urbaine ou péri-urbaine avec les micro-jardins, les potagers communautaires, les fermes urbaines (ex : ferme aquaponique sur le toit des Abattoirs à Anderlecht) ou les jardins de toiture (ex : potager expérimental sur le toit de la bibliothèque royale de Bruxelles).

La pratique de l'agriculture a fortement évolué au gré des importants progrès techniques notamment au niveau de la mécanisation, de l’automatisation ou de l'informatisation. Même si l’utilisation du numérique est encore faible dans le secteur, on parle de plus en plus de smartfarming. Ce terme désigne à la fois la collecte de données sur les exploitations agricoles (satellites, drones, Internet des objets IoT), la simplification du travail opérationnel des agriculteurs (agribots, tracteurs intelligents et IoT) mais aussi les réseaux de fermes connectées avec optimisation des activités et des interactions sur l’ensemble de la chaine de valeur (farming data). L’utilisation de ces technologies numériques est un moyen pour produire plus, avec moins d’intrants et moins d’efforts, en liant les pratiques agricoles aux besoins personnalisés des cultures et du bétail, pour développer des avantages économiques et pour réduire les risques environnementaux et l’empreinte de l’agriculture (4) . Le baromètre 2018 de maturité numérique des entreprises wallonnes (107 activités agricoles ont été consultées) indique qu’un quart des entreprises du secteur sont équipées d’un site web (contre 41 % tous secteurs confondus) et que le taux d’équipement en connexion internet est de 88 % pour les entreprises de l’agriculture contre 91 % tous secteurs confondus. Au niveau des équipements en technologie avancée, 2 % des entreprises agricoles utilisent de l’IoT (Internet des objets), 1 % de la robotique de production et 1 % des drones (5) .

Démarrer ou reprendre une exploitation agricole n’est pas chose aisée en raison des importants investissements nécessaires, notamment en équipements, mais aussi en terres. Alors que la population d’exploitants agricoles a tendance à vieillir, la relève constitue un réel enjeu en Wallonie.

Dans ce contexte, l'agriculteur doit disposer, certes, de savoirs agronomiques, mais aussi de compétences en mécanique, en informatique, ou encore en gestion. Cette dernière compétence s'impose en raison des lourds investissements financiers et des politiques de subsides. Face à ces évolutions, les agriculteurs doivent apprendre leur métier différemment en ayant davantage recours à la formation ou à l'enseignement.

Pour l’ensemble du pays, les activités qui comptent le plus d'emplois salariés sont les cultures non permanentes (céréales, pommes de terre, etc.), les cultures permanentes et les activités de soutien à l'agriculture et traitement primaire des récoltes (notamment les entrepreneurs de travaux agricoles).

La pêche et l’aquaculture représentent 162 emplois salariés en Belgique (6) , dont 38 postes dans l’aquaculture d’eau douce en Wallonie.

La sylviculture et l'exploitation forestière comptent 720 postes de travail salarié en Belgique dont la grande majorité (près de deux tiers) sont en Wallonie (6). C’est le premier stade de la filière bois (voir fiche dédiée au secteur du bois), celui où la matière "bois" est produite, exploitée et mise sur le marché. Les pépinières forestières sont souvent de petites entreprises familiales qui peuvent faire appel, à certains moments, à de la main-d’œuvre saisonnière. Dans ce domaine d'activité, la complexité technique des outils et des machines a fortement augmenté ces dernières années.

En 2016, le Forem a réalisé une analyse des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique – Agriculture . Ensuite, en 2018, une synthèse des principales évolutions en cours ou futures ainsi que les effets attendus en termes de développement de métiers et de compétences a été publiée : Evolutions clés sectorielles et effets sur les métiers . Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ces travaux via la page Prospectives du site du Forem.

 


(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Chiffres clés de l'agriculture 2019, SPF Economie, Direction générale Statistique
(3) Itinéraires BIO 47, juillet/août 2019
(4) Digital Wallonia – smartfarming
(5) Baromètre 2018 de maturité numérique des entreprises : focus sur le secteur agricole, Digital Wallonia

(6) ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Positionnement économique du secteur

Production

Selon Statbel, la valeur de la production du secteur agricole a diminué entre 2018 et 2017. Cette détérioration s’explique en partie par la diminution de la valeur de tous les produits animaux (sauf pour les volailles) et de divers produits végétaux. Les conditions climatiques, les crises sanitaires mais aussi l’augmentation des prix des intrants ont marqué les résultats du secteur agricole. (1)

Commerce extérieur

Exportation

En 2018, le secteur de l'agriculture et de la pêche a exporté pour 4.346 millions d'euros. L'essentiel de ces exportations provient de la Flandre (87 %) ; la Wallonie y contribue à hauteur de 8 %. Par rapport à l'année précédente, la valeur des exportations est en légère baisse en Belgique (- 2 %).

Au niveau wallon, le volume des exportations a fortement diminué en 2018. Le sous-secteur qui exporte le plus en Wallonie est celui des cultures non permanentes (céréales, légumes, blé, maïs, pomme de terre ou encore betterave) avec 46 % ; suivi de celui de la production animale avec 21 % et celui des cultures permanentes (vignes, fruits, plantes à épices, plantes aromatiques, sapins, etc.) qui représente 17 %.


Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2018
Source: BNB 2012-2018, calculs le Forem
 

Importation

En 2018, le secteur de l'agriculture et de la pêche en Belgique a importé pour 8.316 millions d'euros. 9 % de ces importations étaient destinées à la Wallonie.

(1) Chiffres clés de l'agriculture 2019, SPF Economie, Direction générale Statistique

Entreprises du secteur

Belgique

Selon les chiffres de la sécurité sociale qui ne reprennent que les établissements avec salariés, on compte en 2018, quelque 5.243 établissements (1) dans le secteur en Belgique, dont 1.479 en Wallonie.

Selon la publication « Chiffres clés de l’agriculture 2019 », du SPF Economie, en 2018, 36.158 exploitations avec ou sans salarié sont comptabilisées en Belgique. Depuis plus de trente ans, le nombre d'exploitations diminue mais leur superficie moyenne a presque triplé. Ce phénomène est plus marqué en Flandre (moyenne de 8,4 ha en 1980 à 26,6 ha en 2018) qu’en Wallonie (moyenne de 20,7 ha à 57,6 ha entre 1980 et 2018).


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem  

Wallonie

Les 1.479 établissements du secteur en Wallonie, sont essentiellement de petites structures. En effet, 95 % des établissements avec salariés comptent moins de dix travailleurs.

Sur base des données disponibles dans les Chiffres clés de l’agriculture (2) , la Wallonie compte 12.739 exploitations avec ou sans salarié en 2018. Le nombre d'exploitations a fortement diminué entre 1980 et 2018 alors que la superficie moyenne a augmenté.


Nombre d'exploitations agricoles selon les provinces wallonnes pour l'année 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


Tout comme pour le nombre d'emplois, les établissements du secteur agricole sont surreprésentés dans les provinces de Namur et de Luxembourg.

Répartition des établissements par province en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

(2) Chiffres clés de l'agriculture 2017, SPF Economie, Direction générale Statistique.

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

Selon les déclarations d'employeurs auprès de l'ONSS (1) , la Belgique comptait, en juin 2018, 28.209 travailleurs salariés (2) dans l'agriculture, dont 84 % étaient occupés en Flandre et 15 % en Wallonie. Après deux années de diminution en 2015 et 2016, le volume d’emploi salarié augmente en 2017 et 2018. Au total, le nombre de postes de travail salarié a augmenté de 27,5 % entre 2012 et 2018. Cependant, le salariat reste minoritaire dans le secteur où l’on compte 6 indépendants pour 4 salariés (Banque Nationale de Belgique, emploi intérieur, 2018). Depuis les années 80, la main d’œuvre dans le secteur a connu une forte contraction. Cette diminution s’explique par la diminution du nombre d’exploitations mais aussi par l’intensification de la mécanisation.  (3)

Il faut garder à l'esprit que l'agriculture vit au rythme des saisons et que certaines productions ont recours à de l'emploi saisonnier. Selon le trimestre, les volumes de travailleurs salariés varient ainsi fortement. Les données reprises dans le graphique ci-contre sont celles du 30 juin 2018. Or, en comparaison avec les autres trimestres, le dernier (décembre) est celui comptant le moins d'emplois tandis que les second et troisième trimestres (juin et septembre) en comptent beaucoup plus : mars 2018 – 21.166 postes ; décembre 2017 – 15.848 postes ; septembre 2017 – 26.287 postes (soit un peu moins du double de décembre). L’emploi saisonnier est très important dans le secteur ; un travailleur salarié sur deux en juin 2018 est occupé sous un contrat spécifique (saisonnier, intérimaire, etc.) (4) .

Les principaux sous-secteurs sont les cultures non permanentes qui comprennent les pommes de terre et les céréales (11.125 postes), les cultures permanentes (8.311 postes), les activités de soutien de l’agriculture et traitement primaire des récoltes (2.798), la production animale (2.053) et la reproduction de plantes (1.997).

Selon les Chiffres clés de l’agriculture (3) , la main d’œuvre dans les exploitations est de moins en moins de la main-d’œuvre dite « familiale ». En effet, sa part est passée de 96 % en 1980 à 72 % en 2016.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem
 

Wallonie

Selon les déclarations d'employeurs auprès de l'ONSS (1) , la Wallonie comptait, en juin 2018, 4.303 travailleurs salariés (2) dans l'agriculture. Ce nombre évolue à la hausse d’année en année (+ 20 % entre 2012 et 2018). Rappelons que le salariat ne représente qu'une part de l’emploi total. L’autre part est constituée d’indépendants dont le nombre augmente également ces dernières années.

Les activités qui comptent le plus d'emplois salariés sont les activités de soutien à l'agriculture et traitement primaire des récoltes (notamment les entrepreneurs de travaux agricoles) avec 22 % des postes du secteur, la culture et élevage associés (souvent élevages de bovins et cultures destinées au fourrage) avec 18 %, les cultures non permanentes (céréales, pommes de terre, ...) avec 16 % et les cultures permanentes avec 12 %.

Notons que 11 % des postes, soit 479 postes de travail, appartiennent aux sous-secteurs de la sylviculture et exploitation forestière, sous-secteurs très présents en Wallonie.


Nombre de postes de travail salarié entre les régions entre 2012 et 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2018, calculs le Forem
 

Trois quarts des travailleurs sont des hommes et 85 % des postes de travail salarié sont occupés par des ouvriers.


.Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


Comme pour la répartition de l'ensemble de l'emploi salarié (tous secteurs confondus), les provinces de Liège et de Hainaut concentrent la part la plus importante de l'emploi du secteur (respectivement 28 % et 26 %). Toutefois, l'emploi agricole est nettement surreprésenté dans les provinces de Namur et de Luxembourg. Ces deux provinces représentent respectivement 19 % et 16 % de l'emploi salarié agricole alors que leur part dans l'emploi total (tous secteurs confondus) est de 13 % et 8 %.



Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Les indépendants

En Wallonie, selon l’INASTI, 29.144 indépendants (5) seraient actifs dans le secteur agricole en 2018, 95.040 pour l’ensemble de la Belgique. Ce nombre augmente chaque année que ce soit pour la Belgique (+ 22,8 % entre 2012 et 2018) ou pour la Wallonie (+ 11,6 % entre 2012 et 2018).

Au niveau wallon, six indépendants sur dix le sont en activité principale (63 %), 22 % en activité complémentaire et 15 % sont actifs après la pension. Plus de la moitié des travailleurs indépendants fait partie du sous-secteur de la culture et élevage associés (55 %) et 33 % de celui des cultures non-permanentes.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2018 pour les régions
Source: INASTI 2012-2018, calculs le Forem

(1) Office national de sécurité sociale
(2) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(3) Chiffres clés de l'agriculture 2019, SPF Economie, Direction générale Statistique
(4) ONSS, salariés résidents, juin 2018.
(5) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
100 Commission paritaire auxiliaire pour ouvriers
125 Commission paritaire de l'industrie du bois
132 Commission paritaire pour les entreprises de travaux techniques agricoles et horticoles
143 Commission paritaire de la pêche maritime
144 Commission paritaire de l'agriculture
145 Commission paritaire pour les entreprises horticoles
146 Commission paritaire pour les entreprises forestières
200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2019 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Agriculture et pêche est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 01.1 Cultures non permanentes
  • 01.2 Cultures permanentes
  • 01.3 Reproduction de plantes
  • 01.4 Production animale
  • 01.5 Culture et élevage associés
  • 01.6 Activités de soutien à l'agriculture et traitement primaire des récoltes
  • 01.7 Chasse, piégeage et services annexes
  • 02.1 Sylviculture et autres activités forestières
  • 02.2 Exploitation forestière
  • 02.3 Récolte de produits forestiers non ligneux poussant à l'état sauvage
  • 02.4 Services de soutien à l'exploitation forestière
  • 03.1 Pêche
  • 03.2 Aquaculture

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
APAQ-W

Agence wallonne pour la promotion d'une agriculture de qualité
http://www.apaqw.be
Aquaculture

Filagri - Aquaculture
https://filagri.be/aquaculture/
BELGAPOM

Union professionnelle relative à la négoce et la transformation Belge de la pomme de terre
https://belgapom.be/fr/home/
CELAGRI

Cellule d'Information Agriculture
https://www.celagri.be/
Confédération Belge du Bois

Confédération Belge du Bois
https://www.confederationbois.be/fr/
Filagri

Actualité des filières agricoles wallonnes
https://filagri.be/
FJA

Fédération des Jeunes Agriculteurs
http://fja.be/
Forem Formation Secteurs Verts

Centre de compétence dans les domaines de l'agriculture, de l'horticulture, de l'implantation et l'entretien des parcs et jardins et des travaux techniques, agricoles et horticoles
https://www.formation-secteurs-verts.be/
Forem Formation Wallonie Bois

Centre de compétence dans la filière du bois
https://www.formation-wallonie-bois.be/
futuragro.be

Association des cinq Hautes Ecoles en Fédération Wallonie-Bruxelles organisant des formations en agronomie afin de proposer une palette de métiers traditionnels ou novateurs
http://www.futuragro.be/
FWA

Fédération Wallonne de l'Agriculture
https://www.fwa.be/
FWH asbl

Fédération wallonne Horticole
http://www.fwhnet.be/
Jobs Easy-Agri

Site de petites annonces pour travailleurs saisonniers en agriculture et horticulture
https://jobs.easy-agri.com/
Mission Wallonne des Secteurs Verts

Mission Wallonne des Secteurs Verts - Formation et sécurité pour les secteurs verts
http://www.secteursverts.be/
OEWB

Office Economique Wallon du Bois
http://www.oewb.be/
SRFB

Société Royale Forestière de Belgique
https://www.srfb.be/
Imprimer