Secteurs d'activités

Industries chimique et pharmaceutique

Afficher en PDF

L’année 2020 a été marquée par la crise de la COVID-19. Dès le début de la crise, les entreprises du secteur ont fait le maximum pour rester opérationnelles et maintenir la production en vue d’assurer l'approvisionnement primordial en matières premières et en matériaux essentiels pour les applications médicales (désinfectant, gaz médicaux, …), l'industrie alimentaire et de nombreux autres secteurs. Trois entreprises wallonnes ont lancé la production de masques : Zénitude Healthcare, Belgium Mask-Altifort Boart et Deltrian. Plusieurs entreprises wallonnes travaillent à l’élaboration de vaccins et de thérapies : UCB, Catalent, Thermo Fisher, Univercells, Kaneka Eurogentec, GSK, Takeda, Delphi Genetics. 

Le secteur de l'industrie chimique et pharmaceutique rassemble de multiples activités très variées telles que la chimie de base, les produits pharmaceutiques, les détergents et cosmétiques, les biotechnologies et les produits pour l'agriculture. Les métiers du secteur regroupent des tâches liées à la recherche et développement, à la production mais également à tout ce qui touche la qualité-hygiène-sécurité-santé-environnement. Essenscia, Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie, estime que le secteur doit en moyenne recruter 1.500 personnes chaque année. En effet, les entreprises doivent faire face à un besoin de main-d’œuvre croissant pour développer leurs activités, compenser les départs à la pension (selon Essenscia, plus de 5.500 départs naturels sont prévus dans les 10 prochaines années) et relever les défis de la numérisation.  

Aujourd'hui, ce secteur a atteint un degré de spécialisation qui figure parmi les plus élevés au monde. Sa contribution à l'économie belge et wallonne n'est pas négligeable. En effet, en Wallonie, c'est le premier secteur en termes d’exportations et d’importations. Il constitue également une source de développement du pays. Un nombre important d'investissements et de projets de recherche concerne la biopharmaceutique. La Wallonie réunit des conditions favorables au développement de ce secteur à la pointe de l'innovation notamment grâce à sa localisation géographique au carrefour de l'Europe et à la qualité de ses ressources humaines. 

Le secteur génère à la fois un nombre important d’emplois directs mais également indirects notamment au niveau de la maintenance des installations, de la logistique, de l’IT, etc. Cependant, malgré leur position confortable dans l'économie belge, le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques fait face aux traditionnelles problématiques de l'industrie. D’une part, la compétition est croissante avec les autres pays européens. D’autre part, il y a un manque quantitatif de personnel scientifique et technique qualifié. Par ailleurs, le haut niveau d'exigence des multiples normes législatives (santé, environnement, normes de contrôle de qualité, marketing des produits pharmaceutiques) et leur complexité peuvent constituer un désavantage concurrentiel pour les entreprises belges vis-à-vis des pays qui seraient moins stricts dans l'application de ces règles. Néanmoins, on peut également considérer que le haut niveau d'exigence de ces réglementations est un réel avantage comparatif par rapport aux mêmes concurrents et a un effet rassurant vis-à-vis du grand public ou des partenaires commerciaux.  

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (1)
Wallonie 227 24.490 45
Bruxelles-Capitale 59 2.400 10
Flandre 395 45.364 82
Belgique 681 72.254 138

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des industries chimique et des sciences de la vie couvre d'un côté la fabrication de produits chimiques de base et de l'autre, la transformation de ces produits de base en produits pharmaceutiques, produits cosmétiques, peintures, etc. (1)

L'industrie chimique est divisée en plusieurs sous-secteurs :

  • la fabrication de produits chimiques de base (gaz industriels, colorants, pigments, produits chimiques inorganiques et organiques de base), de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base (polymère, silicones, etc.) et de caoutchouc synthétique ;
  • la fabrication de pesticides et d'autres produits agrochimiques ;
  • la fabrication de peinture, de vernis, d'encres et de mastics ;
  • la fabrication de savons, de produits d'entretien et de cosmétiques ;
  • la fabrication d'autres produits chimiques tels que les produits explosifs, les colles, les huiles essentielles, les préparations chimiques à usage photographique, etc. ;
  • la fabrication de fibres artificielles ou synthétiques.
Le secteur comprend également l'industrie pharmaceutique qui est composée de divers sous-secteurs :
  • la fabrication de produits pharmaceutiques de base (principes actifs destinés à la fabrication de médicaments, transformation du sang, la fabrication de sucre chimiquement pur, etc.) ;
  • la fabrication de préparations pharmaceutiques (les médicaments tels que les sérums thérapeutiques, les vaccins, les préparations homéopathiques, etc. ; les préparations chimiques contraceptives à usage externe et les médicaments contraceptifs à base d'hormones ainsi que les produits pharmaceutiques issus des biotechnologies ; les produits d'herboristeries, tisanes de plantes médicinales ; la fabrication d'ouates, de gazes, de bandes, de pansements, etc.)

Remarque : Essenscia, la Fédération de la chimie et des sciences de la vie, représente, en Belgique, l'ensemble de l'industrie chimique, pharmaceutiques et les transformateurs de matières plastiques et du caoutchouc. Dans le cadre de ce site, les deux secteurs, industrie chimique et industrie pharmaceutique d'une part, transformation de matières plastiques et du caoutchouc de l'autre, sont analysés séparément.

Notons également que les données sur l’emploi pour le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1) ne sont pas repris dans les tableaux et graphiques.


Le secteur aujourd'hui

La crise sanitaire de la COVID-19, qui a marqué l’année 2020, a entrainé d’une part, un ralentissement de certaines activités du secteur lié aux mesures pour lutter contre la pandémie (distanciation sociale par exemple) et une diminution des commandes de la part des secteurs consommateurs tels que l’aéronautique, l’automobile, … D’autre part, les entreprises du secteur ont fait face à un accroissement temporaire d’activités pour maintenir la production de matières premières et matériaux essentiels pour les applications médicales (désinfectant, gaz médicaux, …), l'industrie alimentaire et de nombreux autres secteurs. Une dizaine d’entreprises belges ont lancé des lignes de production locale de masques dont trois sont situées en Wallonie : Zénitude Healthcare (WARCOING), Belgium Mask-Altifort Boart (NIVELLES) et Deltrian (FLEURUS). Pour répondre au besoin de mise sur le marché d'un vaccin Covid-19, plusieurs entreprises actives dans la bioproduction ont annoncé leurs plans de développement qui nécessitent le recrutement de nombreux profils d'ici l'été 2021. Thermo Fisher (ex-Novasep) a signé un accord avec AstraZeneca pour fabriquer, pour l’Europe, la plus grosse partie de la substance active du vaccin contre la Covid-19. Delphi Genetics, spécialiste dans les thérapies géniques, s'attend à de futurs engagements dès l'aboutissement du projet de développement d’un traitement contre la Covid-19. Univercells a signé une collaboration stratégique avec deux entreprises européennes pour le développement et la fabrication d’un vaccin contre la Covid-19, ce qui doit entrainer la ​création de plusieurs dizaines d’emplois pour Univercells et sa filiale Exothera, sur leur nouveau site de Jumet. 

D'autres entreprises participent à la lutte contre le virus sans pour autant engager du personnel. Takeda se prépare à produire des traitements à base de plasma sanguin de patients guéris du Covid. GSK fait partie des groupes pharmaceutiques qui produiront des vaccins (avec Novasep et Pfizer). Enfin, d'autres entreprises encore poursuivent leur développement en dehors des besoins liés à la lutte contre la pandémie. C'est le cas de Catalent (ex-MaSThercell), spécialisée dans l’industrialisation et la production de thérapies cellulaires, qui prévoit d'embaucher 300 personnes d'ici 3 ans. 

Selon le baromètre d’Essenscia réalisé pendant la crise (septembre 2020), deux entreprises sur trois du secteur chimie, matières plastiques, pharmacie & biotechnologie poursuivent leur plan de recrutement : 60 % sont de nouveaux postes dans l’entreprise. La majorité des postes concerne la production mais également le contrôle qualité et la supply chain. La majorité des emplois sont accessibles aux détenteurs d’un bachelier technique ou scientifique mais aussi des diplômés du secondaire supérieur orientation technique. Les secteurs de la chimie et de la pharmacie sont soumis à des contraintes législatives très strictes (législation belge, européenne ou législation provenant d'autres pays étant donné le caractère international de certaines entreprises). L'arsenal législatif déployé dans ce secteur est diversifié, il va de la législation liée à l'environnement et à la santé, à la législation sur les normes et le contrôle de qualité en passant par la législation relative au marketing des produits. Ces contraintes ont un effet positif sur le marché de l’emploi. En effet, afin de garantir la production de produits de qualité, les entreprises du secteur recrutent des candidats pour occuper des postes tels que responsable QHSSE (définit, pilote et contrôle la politique pour tout ce qui concerne « la qualité, l’hygiène, la sécurité, la sûreté et l’hygiène) ; responsable des affaires règlementaires dans une entreprise ou au sein d’un hôpital ; spécialiste en qualification et validation (coordination des tests, l’établissement des procédures, l’évaluation des risques, …), etc. (2)  

Le secteur, bien implanté en Belgique, se caractérise par une forte ouverture à l'international et les emplois se situent principalement en Brabant wallon (où l’industrie pharmaceutique prédomine) et en Hainaut (plutôt reconnue pour l’industrie chimique de base). De nombreuses possibilités d’emploi existent également en Flandre. 

En Wallonie, c'est le premier secteur en termes d’exportations. Le nombre d’emploi directs et indirects augmentent, ce qui engendre des difficultés de recrutement : il existe trop peu de candidats disponibles pour répondre aux besoins des entreprises du secteur et plusieurs métiers ont été identifiés par le Forem en pénurie de main-d’œuvre comme technicien de production, technicien de maintenance, technicien de laboratoire, etc.  En effet, si les filières d'études et de formation se sont adaptées aux changements, peu de jeunes continuent à s'orienter vers les études scientifiques. C’est pourquoi la Wallonie veut renforcer la formation dans les métiers de la biotechnologie en créant une école européenne de biotechnologie et un hub santé au cœur de l’écosystème du Biopark, à Gosselies. De plus, d’ici juin 2021, le Cefochim, le centre de compétence CEFOCHIM qui propose des formations aux métiers de la production de l’industrie chimique et (bio)pharmaceutique situé à Seneffe sera doté de nouvelles infrastructures de formation pour compléter notamment le complexe aseptique destiné à la formation du personnel de l'industrie biopharmaceutique. Depuis quelques années, un pôle d’excellence en sciences biomédicales se développe à l’Aéropole de Gosselies. Il accueille des centres de recherche, des unités d’accompagnement pour la valorisation de la recherche, une dizaine d’entreprises (majoritairement des spin-off universitaires), des plateformes technologiques offrant des services par exemple en biologie moléculaire et plusieurs formations à destination des chercheurs, des étudiants, des professeurs et des demandeurs d’emploi. HeLSci est partenaire du Campus Technologique, pôle dédié à la formation continue dans le domaine des biotechnologies.  

Du côté de Liège, le GIGA-Research est le seul centre de recherche en Communauté Française de Belgique à être étroitement associé à un hôpital universitaire important comme le CHU de Liège. Il propose des formations en biotechnologies (3) .  

En Wallonie, les activités du secteur sont soutenues par deux pôles de compétitivité : BioWin, un des acteurs wallons du secteur « Santé » et GreenWin acteur wallon du développement de l’économie verte. 

Dans la publication du Forem « Effets de la transition numérique dans le secteur de la chimie et des sciences du vivant », les compétences technologiques (microélectronique, robotique, nano-technologie, informatique) s’imposent aux côtés des compétences scientifiques traditionnelles (chimie, biologie, pharmacologie, médecine). Des experts dans ces différents domaines technologiques vont travailler systématiquement avec des biologistes, pharmacologues et médecins. L’informatisation croissante, permettant de générer des flux massifs des données et de réaliser des modélisations en science du vivant, amène la nécessité de traiter et analyser des volumes considérables d’informations, et, avec elle, de nouveaux métiers : bio-informaticien, spécialiste de biologie moléculaire (génétique/ biochimie/physique), théranostic (impliquant le maillage des compétences entre médicament humain et diagnostic in-vitro). 

De nouveaux métiers émergent pour répondre à ces besoins pour les secteurs du recyclage : market access, coordinateur de projets (PMO), spécialiste partenariats, risk manager, coordinateur logistique essais cliniques, … 

Des métiers tendant à la multidisciplinarité et au décloisonnement sur fond de développement des biotechnologies et de l’informatisation. 

Cela passe notamment par l’intégration des compétences « transversales » et « médicament » dans les cursus de formation pour une meilleure professionnalisation des jeunes issus de formation techniques ou scientifiques (gestion de projet, approche médico-économique, économie de la santé, Qualité, HSE, cycle de vie du médicament, développement durable, économie circulaire, …), et le décloisonnement des parcours pour favoriser la mise en place de cursus ou de formations multidisciplinaires et un renforcement du dialogue permanent entre l’entreprise et le monde académique. 

En 2016, le Forem a réalisé une analyse des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Chimie et sciences du vivant   (4)


(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Geoffroy Bruyr. Carnets Métiers•Sciences. 2017 https://www.breakingscience.be/legacy/userfiles/files/Metiers_industrie_chimique_et_biopharmaceutique.pdf
(3) Les biotechnologies désignent les techniques utilisant les capacités génétiques ou physiologiques des organismes vivants à des fins pratiques, techniques ou industrielles. Les biotechnologies représentent un enjeu économique important : de nombreuses innovations sont valorisées et créatrices de richesse et d'emplois. Des disciplines comme le génie génétique et la génoprotéomique sont en pleine expansion.
(4)  https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391428416367/20160615_MAV_4_0_Synthese_CHIMIE_ET_SC._DU_VIVANT.pdf 


Positionnement économique du secteur

Production

La valeur de la production du secteur des industries chimique et pharmaceutique, en Belgique, en 2019, s’élève à plus de 42 milliards d’euros. La production augmente de 18 % entre 2012 et 2019. Le secteur reste attentif au passage vers une économie plus verte, comme en atteste son implication dans le sixième pôle de compétitivité GreenWin. 

Le sous-secteur de la fabrication de produits chimie de base, de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique représente la moitié de la valeur de la production. La fabrication de préparations pharmaceutiques arrive en seconde position et représente plus d’un tiers (37 %) de la production totale. (1)  

Valeur de la production du secteur entre 2012 et 2019
Source : Prodcom - Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Commerce extérieur

Exportation

Le secteur de l'industrie chimique et pharmaceutique belge est le premier secteur d’exportation en Belgique avec près de 85 milliards d'euros, soit 30,9 % des exportations tous secteurs confondus. (1) Ce secteur occupe également la première place dans les exportations wallonnes avec une part de marché supérieure qui atteint 41,6 % de la valeur des exportations wallonnes. Avec une valeur de plus de 21 milliards, les exportations wallonnes représentent 25 % de la valeur des exportations nationales pour ce secteur. Entre 2012 et 2019, la valeur des exportations augmente de 58,7 % en Belgique et de 71,3 % en Wallonie. Essenscia observe, en 2020, une diminution des exportations vers le Royaume-Uni tant dans l’industrie pharmaceutique (-29 %) que dans celle des produits chimiques (-22 %), conséquence directe du Brexit. 

Au niveau national, la fabrication de produits de base représente près de 40 % de la valeur des exportions. En Wallonie, c’est la fabrication de préparations pharmaceutiques qui pèse pour 76 % dans la valeur des exportations (32 % au niveau national).  



Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2019
Source: BNB 2012-2019, calculs le Forem


Importation

Le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques est le premier secteur importateur en Belgique avec plus de 68 milliards d'euros (soit 24,2 % des importations belges). C’est également le cas en Wallonie, avec plus de 15 milliards d'euros, ce qui représente 40 % des importations wallonnes. (1)  

Essenscia observe que les importations de produits pharmaceutiques, en particulier de vaccins, ont plus que doublé au cours des 9 premiers mois de 2020, grâce à la place qu’occupe la Belgique dans la production de vaccins contre la COVID-19. 


Chiffre d'affaires

Avec plus de 51 milliards d’euros de chiffre d’affaires le secteur occupe la septième position. 


Investissements

En 2019, les investissements du secteur à l'échelle nationale se sont élevés à plus de 1.864 millions d'euros, soit 5,1 % des investissements belges pour l’ensemble des secteurs. Ce montant augmente entre 2012 et 2019. Les données sont à prendre avec précaution car elles peuvent être sous-estimées étant donné le caractère confidentiel de certaines d'entre elles, qui ne sont dès lors pas publiées. 

Selon Essenscia, le secteur chimique et pharmaceutique belge est le plus gros investisseur en recherche et développement (R&D) de l’Union européenne et il occupe la tête du classement devant des pays comme l’Allemagne, la Suède et la France. La (bio)pharma constitue toujours le moteur de la croissance du secteur en Wallonie. Les dépenses en recherche et développement du secteur wallon ont atteint 1,9 milliard d’euros en 2019. En 10 ans, ces dépenses de R&D ont plus que doublé. Une majeure partie des dépenses ont été réalisées dans le secteur des sciences de la vie (biopharmaceutique).  

En Wallonie, des investissements ont été réalisés notamment chez UCB (Braine-l’Alleud) dans une nouvelle usine de production biologique, Catalent (ex-MaSThercell) (Gosselies) dans de nouvelles installations pour des salles blanches et laboratoires, Thermo Fisher (ex-Novasep) (Seneffe) dans une nouvelle unité dédiée à la formulation et au flaconnage stérile, Univercells et sa filiale Exothera (Jumet) dans l’investissement pour le production de quatre vaccins, GSK Vaccines à Wavre dans l’unité de production contre la poliomyélite, Kaneka Eurogentec à Seraing dans la fabrication de molécules d’ADN circulaires utilisées pour produire de nouveaux vaccins. Delphi Genetics a quadruplé ses capacités de production. Toutes ces entreprises participent au développement de vaccins et de thérapies contre la COVID-19 ainsi que Takeda (à Lessines) qui va produire des traitements à base de plasma sanguin de patients guéris du virus. 


(1) http://www.essenscia.be/


Entreprises du secteur

Belgique

En juin 2019, on dénombre 706 établissements actifs dans le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques en Belgique.  

Un tiers des établissements sont situés en Wallonie soit 231 établissements.  

Entre 2012 et 2019, le nombre d’établissements augmentent au niveau national (+ 14 %) et wallon (+ 16 %).  

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem
 

Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem
 

Wallonie

Par rapport à l’ensemble des secteurs, la part de très petites entreprises est sous-représentée dans la chimie et pharmaceutique. Trois entreprises sur dix comptent plus de 50 travailleurs. 

Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


La majorité des entreprises sont implantées dans les provinces du Hainaut et Liège.  

En Brabant wallon et en Hainaut, la proportion d’entreprises du secteur est plus élevée que la part des entreprises tous secteurs confondus. 


Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En juin 2019, le secteur de la chimie et de la pharmacie comptabilise 72.254 postes de travail salariés (1) soit 1,8 % des postes tous secteurs confondus. La part des employés est supérieure à celle des ouvriers. La répartition géographique des travailleurs du secteur de la chimie et de la pharmacie indique une représentativité plus importante en Wallonie et en Flandre par rapport à l'ensemble des travailleurs tous secteurs confondus.  

La Wallonie concentre un tiers des emplois salariés du secteur. 

Au sein des sous-secteurs, ce sont ceux d’une part, de la fabrication de préparations pharmaceutiques et d’autre part celle de produits chimiques de base qui contribuent le plus à l'emploi salarié du secteur (respectivement 40 % et 36 %). 

 

À ces données, on peut ajouter 3.035 postes de travail prestés en Belgique dans le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1).  

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Wallonie

En juin 2019, en Wallonie, le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques compte 24.490 postes salariés, soit 2,3 % du total de l'emploi salarié wallon. Si le secteur de la chimie et des sciences de la vie représente un nombre d’emplois non-négligeable, le nombre d’emplois indirects qu’il génère est élevé et représente quelque 92.000 emplois (2) . Au sein des sous-secteurs, la fabrication de préparations pharmaceutiques représente plus de la moitié de l’emploi (61,7 %). 

Le nombre de postes de travail augmente entre 2012 et 2019, la hausse est plus marquée en Wallonie (+ 11,8 %) que sur l’ensemble du pays (+ 8 %). 

À ces données, on peut ajouter 985 postes de travail prestés en Wallonie dans le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1) dans des établissements situés principalement en Hainaut (40 %), en Brabant wallon (29 %) et Liège (20 %). 

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem
 

Une grande partie des travailleurs du secteur est occupée sous statut employé. La répartition des travailleurs selon le genre met en évidence une importante proportion d'hommes.  

Cependant, la proportion de femmes dans le secteur de la chimie et pharmacie (35 %) est plus élevée que pour l'ensemble des secteurs industriels wallons où elles occupent 22 % des postes de travail. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

La moitié des emplois dans le secteur de la chimie et de la pharmacie sont prestés en Brabant wallon où ils sont surreprésentés par rapport aux emplois tous secteurs confondus. On peut discerner une spécificité sous-sectorielle au sein des provinces.  

Ainsi, l'industrie pharmaceutique est majoritaire en Brabant wallon ; l'industrie chimique de base est majoritaire dans la province du Hainaut.  


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Les indépendants

Le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques compte moins de 138 indépendants en Belgique (3) .


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Essenscia, chiffres clés 2019.
(3) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
116 Commission paritaire de l'industrie chimique
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique


Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Industries chimique et pharmaceutique est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 20.1 Fabrication de produits chimiques de base, de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique
  • 20.2 Fabrication de pesticides et d'autres produits agrochimiques
  • 20.3 Fabrication de peintures, de vernis, d'encres et de mastics
  • 20.4 Fabrication de savons, de produits d'entretien, de parfums et de produits de toilette
  • 20.5 Fabrication d'autres produits chimiques
  • 20.6 Fabrication de fibres artificielles ou synthétiques
  • 21.1 Fabrication de produits pharmaceutiques de base
  • 21.2 Fabrication de préparations pharmaceutiques

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
BIOPARK

Centre de formation en sciences biomédicales
https://biopark.be/en
Biowin

Pôle de compétitivité Santé de Wallonie
https://www.biowin.org/fr
CEFOCHIM

Centre de formation aux métiers de production et de maintenance de l'industrie chimique et (bio) pharmaceutique
https://www.cefochim.be/fr/
Co-valent

Fonds de formation des ouvriers (CP 116) et des employés (CP 207) du secteur de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie
https://www.co-valent.be/
ESSENSCIA

Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie
https://www.essenscia.be/
Forem-GIGA

Centre de formation en Biotechnologie Forem
https://www.formation-biotechnologie.be/
GREENWIN

Pôle de compétitivité wallon pour la chimie durable, les matériaux & la construction durables et les technologies environnementales (recyclage, assainissement eau-sol-air)
https://www.greenwin.be/
In-Vivo

Culture in vivo ASBL
https://www.invivo.be/
Pharma.be

Association Générale de l'Industrie du Médicament
https://pharma.be/fr/
Imprimer