Secteurs d'activités

Industries chimique et pharmaceutique

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Le secteur de l'industrie chimique et pharmaceutique rassemble de multiples activités très variées telles que la chimie de base, les produits pharmaceutiques, les détergents et cosmétiques, les biotechnologies et les produits pour l'agriculture.

Aujourd'hui, ce secteur a atteint un degré de spécialisation qui figure parmi les plus élevés au monde.

Sa contribution à l'économie belge et wallonne n'est pas négligeable. En effet, en Wallonie, c'est le premier secteur en termes d’exportations et d’importations. Il constitue également une source de développement du pays. Un nombre important d'investissements et de projets de recherche concerne la biopharmaceutique ou touche à la chimie verte. La Wallonie réunit des conditions favorables au développement de ce secteur à la pointe de l'innovation notamment grâce à sa localisation géographique au carrefour de l'Europe et à la qualité de ses ressources humaines.

Le secteur génère à la fois un nombre important d’emplois direct mais également indirects notamment au niveau de la maintenance des installations, la logistique, l’IT, etc. Cependant, malgré leur position confortable dans l'économie belge, le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques fait face aux traditionnelles problématiques de l'industrie. D’une part, la compétition est croissante avec les autres pays européens.

D’autre part, il y a un manque quantitatif de personnel scientifique et technique qualifié qui pourra remplacer les nombreux départs à la pension attendus d’ici 2020 (2) et occuper les nouveaux emplois qui se créent par exemple dans la culture cellulaire.

Par ailleurs, le haut niveau d'exigence des multiples normes législatives (santé, environnement, normes de contrôle de qualité, marketing des produits pharmaceutiques) et leur complexité peuvent constituer un désavantage concurrentiel pour les entreprises belges vis-à-vis des pays qui seraient moins stricts dans l'application de ces règles. Néanmoins, on peut également considérer que le haut niveau d'exigence de ces réglementations est un réel avantage comparatif par rapport aux mêmes concurrents et a un effet rassurant vis-à-vis du grand public ou des partenaires commerciaux.

Le progrès technologique offre de nouvelles perspectives de développement. Dans le champ de la chimie, la transition vers la chimie végétale représente une petite révolution. En effet, la substitution des matières premières fossiles par des molécules végétales requiert des connaissances en chimie des procédés et en biotechnologie. La récupération et le recyclage des matériaux constituent également des pans importants de développement pour le secteur. Du côté de l’industrie pharmaceutique, l’organisation des activités du secteur découle de l’orientation accrue vers du « micro- » et le développement des biotechnologies. Sous la pression de l’évolution des connaissances scientifiques, les biomédicaments se développent et, dans les cinq ans à venir, la médecine pourrait être beaucoup plus individualisée. Enfin, notons le regroupement des technosciences sous l’acronyme NBIC. Elles représentent la connexion entre l'infiniment petit (nanotechnologies) ; la fabrication du vivant (biotechnologies) ; les nouveaux algorithmes ou procédés informatique (Intelligence Artificielle) ; l’informatique et l'étude du cerveau humain (sciences cognitives).

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 227 23.213 53
Bruxelles-Capitale 60 2.266 14
Flandre 399 43.640 88
Belgique 686 69.119 292

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.
(2) SIEP, La chimie et les sciences de la vie, 2009.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des industries chimique et des sciences de la vie couvre d'un côté la fabrication de produits chimiques de base et de l'autre, la transformation de ces produits de base en produits pharmaceutiques, produits cosmétiques, peintures, etc. (1)

L'industrie chimique est divisée en plusieurs sous-secteurs :

  • la fabrication de produits chimiques de base (gaz industriels, colorants, pigments, produits chimiques inorganiques et organiques de base), de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base (polymère, silicones, etc.) et de caoutchouc synthétique ;
  • la fabrication de pesticides et d'autres produits agrochimiques ;
  • la fabrication de peinture, de vernis, d'encres et de mastics ;
  • la fabrication de savons, de produits d'entretien et de cosmétiques ;
  • la fabrication d'autres produits chimiques tels que les produits explosifs, les colles, les huiles essentielles, les préparations chimiques à usage photographique, etc. ;
  • la fabrication de fibres artificielles ou synthétiques.
Le secteur comprend également l'industrie pharmaceutique qui est composée de divers sous-secteurs :
  • la fabrication de produits pharmaceutiques de base (principes actifs destinés à la fabrication de médicaments, transformation du sang, la fabrication de sucre chimiquement pur, etc.) ;
  • la fabrication de préparations pharmaceutiques (les médicaments tels que les sérums thérapeutiques, les vaccins, les préparations homéopathiques, etc. ; les préparations chimiques contraceptives à usage externe et les médicaments contraceptifs à base d'hormones ainsi que les produits pharmaceutiques issus des biotechnologies ; les produits d'herboristeries, tisanes de plantes médicinales ; la fabrication d'ouates, de gazes, de bandes, de pansements, etc.)

Remarque : Essenscia, la Fédération de la chimie et des sciences de la vie, représente, en Belgique, l'ensemble de l'industrie chimique, pharmaceutiques et les transformateurs de matières plastiques et du caoutchouc. Dans le cadre de ce site, les deux secteurs, industrie chimique et industrie pharmaceutique d'une part, transformation de matières plastiques et du caoutchouc de l'autre, sont analysés séparément.

Notons également que les données sur l’emploi pour le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1) ne sont pas repris dans les tableaux et graphiques.


Le secteur aujourd'hui

Le secteur chimique et pharmaceutique est bien implanté en Belgique et se caractérise par une forte ouverture à l'international.

En Wallonie, c'est le premier secteur en termes d’exportations.

Cependant, les secteurs de la chimie et de la pharmacie sont soumis à des contraintes législatives très strictes (législation belge, européenne ou législation provenant d'autres pays étant donné le caractère international de certaines entreprises). L'arsenal législatif déployé dans ce secteur est diversifié, il va de la législation liée à l'environnement et à la santé, à la législation sur les normes et le contrôle de qualité en passant par la législation relative au marketing des produits. Toutes ces réglementations, de plus en plus complexes et contraignantes, peuvent constituer un désavantage concurrentiel de nos entreprises vis-à-vis des pays moins stricts.  Néanmoins, on peut également considérer que le haut niveau d'exigence de ces réglementations offre un réel avantage comparatif par rapport aux mêmes concurrents et at un effet rassurant vis-à-vis du grand public ou des partenaires commerciaux.

En Wallonie, les emplois se situent principalement en Brabant wallon (où l’industrie pharmaceutique prédomine) et en Hainaut (plutôt reconnue pour l’industrie chimique de base).

Depuis quelques années, on assiste au développement d’un pôle d’excellence en sciences biomédicales au sein du Biopark Charleroi Brussels South situé à l’Aéropole de Gosselies. Il accueille des centres de recherche, des unités d’accompagnement pour la valorisation de la recherche, une dizaine d’entreprises (majoritairement des spin-off universitaires), des plateformes technologiques offrant des services par exemple en biologie moléculaire et plusieurs formations à destination des chercheurs, des étudiants, des professeurs et des demandeurs d’emploi. Helsci est partenaire du Campus Technologique, pôle dédié à la formation continue dans le domaine des biotechnologies. C’est également en Hainaut, dans le zoning de Seneffe, que se situe le centre de compétence CEFOCHIM qui propose des formations aux métiers de la production de l’industrie chimique et pharmaceutique. Le centre dispose notamment d’un complexe aseptique destiné à la formation du personnel de l'industrie biopharmaceutique. Du côté de Liège, le GIGA-Research est le seul centre de recherche en Communauté Française de Belgique à être étroitement associé à un hôpital universitaire important comme le CHU de Liège. Il propose des formations en biotechnologies (2) .

En Wallonie, les activités du secteur sont soutenues par 2 pôles de compétitivité : BioWin, un des acteurs wallons du secteur « Santé » et GreenWin acteur wallon du développement de l’économie verte.

La chimie verte est un autre pôle en plein développement.

En effet, les entreprises se préparent à la raréfaction du pétrole en se tournant vers le gaz, le CO 2 ou les matières premières renouvelables. Près de 400.000 emplois qualifiés seraient créés d’ici 2020 (700.000 d’ici 2030) en Europe dans le domaine de la chimie verte pour donner suite au développement de « bioraffineries de seconde génération » dans lesquelles on transforme de la biomasse en produits bio-basés et en bioénergie (3) . Dans ce contexte, le pôle GreenWin, l'AWEX-Investissements étrangers, ValBiom et Essenscia Wallonie ont lancé en 2013 l’initiative « Coq Vert ». Au travers de ce projet, les partenaires entendent contribuer significativement au développement d'une économie « bio-basée » forte et compétitive en Wallonie en suscitant de nouveaux projets essentiels au déploiement du secteur de la chimie bio-basée et en particulier de la chimie végétale.

Afin de relever les défis liés aux évolutions techniques et assurer sa position dans l'économie nationale, l'industrie chimique et pharmaceutique doit pouvoir compter sur du personnel scientifique et technique qualifié. Les métiers dans le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques ont fort évolué au cours de ces dernières années. Les évolutions technologiques, particulièrement dans la biotechnologie, ont entrainé une augmentation des compétences requises par les employeurs. Les filières d'études et de formation se sont adaptées aux changements mais peu de jeunes continuent à s'orienter vers les études scientifiques. Tant au niveau des qualifications recherchées par les entreprises du secteur que dans une optique d'équilibre démographique, le secteur de l'industrie chimique et pharmaceutique fait face au défi du rajeunissement de sa main d'œuvre.

Le pôle de compétitivité wallon BioWin a également mené, en 2015, une enquête auprès de ses membres afin de lister les métiers en tension afin de mettre en place les formations les plus adéquates pour répondre à la demande. Selon les résultats, 67% des entreprises ayant répondu à l'enquête éprouvent ou anticipent des difficultés de recrutement. La principale raison invoquée est le manque de compétences techniques ou scientifiques nécessaires. Les entreprises ont en effet de plus en plus besoin de spécialisations plus pointues, directement en phase avec leurs activités, ce que n'offrent pas les formations de base. La diversité des technologies (thérapie cellulaire, immunothérapie, protonthérapie, etc.) et des clients (producteurs de molécules, medical devices, services de traitement de l'information, etc.) ainsi que l'évolution importante du secteur entraînent des besoins nouveaux en termes de R&D ou d'affaires réglementaires.

L'enquête révèle ainsi que dans les PME, des postes sont à pourvoir ou le seront dans les trois prochaines années, dans les domaines de la R&D du développement clinique, des affaires réglementaires, de la commercialisation, du contrôle qualité ou encore de la production. Dans les grandes entreprises, ce sont près de 400 postes qui seront en tension dans les trois ans, dont la moitié le sera dans la recherche et le développement préclinique. En termes de diplômes, les plus recherchés sont les bacheliers et masters mais aussi les doctorats. Les spécialités scientifiques (biomédicales, pharma, chimie/biochimie, biotechnologies...) et l'ingénierie prévalent.

Le secteur pointe également des besoins croissants de diplômes liés à l'informatique (informatique de gestion, ingénieur en informatique), pour donner suite à la numérisation importante d'un certain nombre d'activités.

Enfin, les profils affichant des compétences en gestion de projets, en management d'équipe ou en gestion de la qualité sont aussi très recherchés par les entreprises.

Des constats similaires sont relevés dans la publication du Forem « Effets de la transition numérique dans le secteur de la chimie et des sciences du vivant ». Les compétences technologiques (microélectronique, robotique, nano-technologie, informatique) s’imposent aux côtés des compétences scientifiques traditionnelles (chimie, biologie, pharmacologie, médecine). Des experts dans ces différents domaines technologiques vont travailler systématiquement avec des biologistes, pharmacologues et médecins. L’informatisation croissante, permettant de générer des flux massifs des données et de réaliser des modélisations en science du vivant, amène la nécessité de traiter et analyser des volumes considérables d’informations, et, avec elle, de nouveaux métiers : bio-informaticien, spécialiste de biologie moléculaire (génétique/ biochimie/physique), théranostic (impliquant le maillage des compétences entre médicament humain et diagnostic in-vitro).

De nouveaux métiers émergent pour répondre à ces besoins pour les secteurs du recyclage : market access, coordinateur de projets (PMO), spécialiste partenariats, risk manager, coordinateur logistique essais cliniques, …

Des métiers tendant à la multidisciplinarité et au décloisonnement sur fond de développement des biotechnologies et de l’informatisation.

Cela passe notamment par l’intégration des compétences « transversales » et « médicament » dans les cursus de formation pour une meilleure professionnalisation des jeunes issus de formation techniques ou scientifiques (gestion de projet, approche médico-économique, économie de la santé, Qualité, HSE, cycle de vie du médicament, développement durable, économie circulaire…), et le décloisonnement des parcours pour favoriser la mise en place de cursus ou de formations multidisciplinaires et un renforcement du dialogue permanent entre l’entreprise et le monde académique.

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via :  Métiers d'avenir pour la Wallonie - La chimie, pharmacie et les biotechnologies .

Ensuite, en 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Chimie et sciences du vivant .

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Les biotechnologies désignent les techniques utilisant les capacités génétiques ou physiologiques des organismes vivants à des fins pratiques, techniques ou industrielles. Les biotechnologies représentent un enjeu économique important : de nombreuses innovations sont valorisées et créatrices de richesse et d'emplois. Des disciplines comme le génie génétique et la génoprotéomique sont en pleine expansion.
(3) Les bioraffineries de seconde génération dites « 2G » utilisent la fraction de la biomasse impropre à la consommation alimentaire à savoir les matières premières non alimentaires, les résidus, les coproduits, …, des cultures ou des industries selon le principe de « l’utilisation en cascade des ressources » http://www.coqvert.be/doc/131127_10RB-CoqVert_GreenWin_v7.pdf

Positionnement économique du secteur

Production

La valeur de la production du secteur des industries chimique et pharmaceutique, en Belgique, en 2017, s’élève à plus de 39.000 millions d’euros.

C'est le sous-secteur de la fabrication de produits chimie de base, de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique qui représente la moitié de la valeur de la production (61%), la fabrication de préparations pharmaceutiques arrive en seconde position et représente un quart de la production totale. (1)

Valeur de la production du secteur entre 2012 et 2017
Source : Prodcom - Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Commerce extérieur

Exportation

Le secteur de l'industrie chimique et pharmaceutique belge est le premier secteur d’exportation, en Belgique, avec près de 78 milliards d'euros, soit 28,4 % des exportations tous secteurs confondus. (1) Ce secteur occupe également la première place dans les exportations wallonnes avec une part de marché supérieure qui atteint près d’un tiers de la valeur des exportations wallonnes (soit 32,3 %). Avec une valeur de plus de 15 milliards, les exportations wallonnes représentent 20 % de la valeur des exportations nationales pour ce secteur. Entre 2012 et 2017, la valeur des exportations augmente de 43,7 % en Belgique et de 22,9 % en Wallonie.

Si au niveau national, la fabrication de produits de bases représente près de la moitié de la valeur des exportions ; en Wallonie, le poids de ce sous-secteur ne représente qu’un peu plus d’un quart de la valeur alors que la fabrication de préparations pharmaceutiques pèse pour plus de la moitié (64 %) dans la valeur des exportations (32 % au niveau national).



Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2017
Source: BNB 2012-2017, calculs le Forem


Importation

Le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques est le premier secteur importateur en Belgique avec plus de 62 milliards d'euros (soit 22,5 % des importations belges). C’est également le cas en Wallonie, avec plus de 9 milliards d'euros, ce qui représente près d’un tiers des importations wallonnes. (1)


Chiffre d'affaires

Avec plus de 57 milliards d’euros, le chiffre d’affaires du secteur occupe la 6 ème position. Il augmente en Belgique entre 2012 et 2017 ; cette hausse est principalement due au secteur pharmaceutique.

La Belgique est le leader mondial de la chimie et des matières plastiques en termes de chiffre d’affaires par habitant.

Investissements

En 2016, les investissements du secteur à l'échelle nationale se sont élevés à plus de 1.800 millions d'euros, soit 5,3 % des investissements belges pour l’ensemble des secteurs. (1) Ce montant augmente entre 2012 et 2017. Les données pour la Wallonie sont à prendre avec précaution et elles doivent être sous-estimées étant donné le caractère confidentiel de certaines d'entre elles, qui ne sont dès lors pas publiées.

Selon Essenscia, l’industrie chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie est un secteur à forte intensité en capital.

Le secteur fait également partie des leaders de l’innovation.

En Wallonie, les dépenses en recherche et développement du secteur chimique, des matières plastiques et des sciences de la vie ont atteint 1,6 milliard d’euros, ce qui représente plus de 60% des dépenses de R&D intra-muros du secteur privé wallon. En 10 ans, ces dépenses de R&D du secteur en Wallonie ont plus que doublé. Plus de 50% de ces dépenses ont été réalisées dans le secteur des sciences de la vie (biopharmaceutique). La R&D en chimie occupe cependant une part non négligeable avec environ 175 millions d’euros de dépenses annuelles. (2)

(1) Les données peuvent, dans certains cas, être sous-estimées étant donné le caractère confidentiel de certaines d'entre elles, qui ne sont dès lors pas publiées.
(2) http://www.essenscia.be/

Entreprises du secteur

Belgique

En juin 2017, on dénombre 686 établissements actifs dans le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques en Belgique.

Un tiers des établissements sont situés en Wallonie.

Entre 2012 et 2017, le nombre d’établissements augmentent au niveau national (+ 11 %) et wallon (+ 14 %).

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

Wallonie

Par rapport à l’ensemble des secteurs, la part de très petites entreprises est sous-représentée dans la chimie et pharmaceutique.

Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

La majorité des entreprises sont implantées dans les provinces du Hainaut et Liège.

En Brabant wallon et en Hainaut, la proportion d’entreprises du secteur est plus élevée que la part des entreprises tous secteurs confondus.


Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En juin 2017, le secteur de la chimie et de la pharmacie comptabilise 69.119 postes de travail salariés (1) soit 1,7 % des postes tous secteurs confondus. La part des employés est supérieure à celle des ouvriers. La répartition géographique des travailleurs du secteur de la chimie et de la pharmacie indique une représentativité plus importante en Wallonie et en Flandre par rapport à l'ensemble des travailleurs tous secteurs confondus.

La Wallonie concentre un tiers des emplois salariés du secteur.

Le secteur de la chimie et des sciences de la vie génère près de 150.000 emplois indirects dans les secteurs de la maintenance, de la logistique, du nettoyage, des IT, etc. (2)

Au sein des sous-secteurs, ce sont ceux de la fabrication de préparations pharmaceutiques et de produits chimiques de base qui contribuent le plus à l'emploi salarié du secteur.

A ces données, on peut ajouter 2.248 postes de travail prestés en Belgique dans le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1). Trois postes sur dix sont en Wallonie.

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

 

Wallonie

En juin 2017, en Wallonie, le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques compte 23.213 postes salariés, soit 2,2 % du total de l'emploi salarié wallon. Si le secteur de la chimie et des sciences de la vie représente un nombre d’emplois non-négligeable, le nombre d’emplois indirects qu’il génère est élevé et représente quelques 42.000 emplois (3) .

Le nombre de postes de travail augmente entre 2012 et 2017, la hausse est plus marquée en Wallonie (+ 6 %) que sur l’ensemble du pays (+ 3,9 %).

Une étude réalisée en 2006 par le Forem (4) montre une évolution des activités du secteur. D'un côté, les activités caractéristiques des innovateurs (haute valeur ajoutée et haut niveau d'investissements en R&D) sont en expansion : la pharmacie a presque doublé son volume d'emplois en dix ans. De l'autre côté, on trouve les activités caractéristiques des producteurs traditionnels (faible valeur ajoutée et bas niveau d'investissements en R&D).

On note également une évolution des métiers du contrôle qualité qui peut s'expliquer par le renforcement des normes européennes (REACH) qui visent à réguler la concurrence internationale et à harmoniser les standards du secteur.

Le secteur reste néanmoins attentif au passage vers une économie plus verte, comme en atteste son implication dans le sixième pôle de compétitivité GreenWin.

A ces données, on peut ajouter 697 postes de travail prestés en Wallonie dans le sous-secteur la recherche et développement en biotechnologie (NACE 721.1) situés en Hainaut et en Brabant wallon.

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem

Une grande partie des travailleurs du secteur est occupée sous statut employé. La répartition des travailleurs selon le genre met en évidence une importante proportion d'hommes.

Cependant, la proportion de femmes dans le secteur de la chimie et pharmacie (35 %) est plus élevée que pour l'ensemble des secteurs industriels wallons où elles occupent 22 % des postes de travail.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

La moitié des emplois dans le secteur de la chimie et de la pharmacie sont prestés en Brabant wallon (51,8 %) où ils sont surreprésentés par rapport aux emplois tous secteurs confondus. On peut discerner une spécificité sous-sectorielle au sein des provinces.

Ainsi, l'industrie pharmaceutique est majoritaire en Brabant wallon ; l'industrie chimique de base est majoritaire dans la province du Hainaut.


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

Le secteur des industries chimiques et pharmaceutiques compte très peu d’indépendants.

(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Source : Essenscia, résultats économiques 2015 - Ratios emplois indirects : Econopolissur base des tableaux entrées-sorties de la BNB
(3) Essenscia, chiffres clés 2016.
(4) Le Forem, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème des industries chimiques et pharmaceutiques en région Wallonne, 2006.
(5) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
116 Commission paritaire de l'industrie chimique
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique


Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2017 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Industries chimique et pharmaceutique est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 20.1 Fabrication de produits chimiques de base, de produits azotés et d'engrais, de matières plastiques de base et de caoutchouc synthétique
  • 20.2 Fabrication de pesticides et d'autres produits agrochimiques
  • 20.3 Fabrication de peintures, de vernis, d'encres et de mastics
  • 20.4 Fabrication de savons, de produits d'entretien, de parfums et de produits de toilette
  • 20.5 Fabrication d'autres produits chimiques
  • 20.6 Fabrication de fibres artificielles ou synthétiques
  • 21.1 Fabrication de produits pharmaceutiques de base
  • 21.2 Fabrication de préparations pharmaceutiques

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
BIOPARK

Centre de formation en sciences biomédicales
http://www.biopark.be/
Biowin

Pôle de compétitivité Santé de Wallonie
https://www.biowin.org/fr
CEFOCHIM

Centre de formation aux métiers de production et de maintenance de l'industrie chimique et (bio) pharmaceutique
http://www.cefochim.be
CIB

Centre de services interpharmaceutiques pour la Belgique
http://www.cib-pharma.be
Co-valent

Fonds de formation des ouvriers (CP 116) et des employés (CP 207) du secteur de la chimie, des matières plastiques et des sciences de la vie
https://www.co-valent.be/
ESSENSCIA

Fédération belge des industries chimiques et des sciences de la vie
http://www.essenscia.be
FEBELGEN

Fédération des entreprises de médicaments génériques belge
https://www.medaxes.be/fr
Forem-GIGA

Centre de formation en Biotechnologie Forem
https://www.formation-biotechnologie.be/
GREENWIN

Pôle de compétitivité wallon pour la chimie durable, les matériaux & la construction durables et les technologies environnementales (recyclage, assainissement eau-sol-air)
http://www.greenwin.be/fr
In-Vivo

Culture in vivo ASBL
http://www.invivo.be/
Pharma.be

Association Générale de l'Industrie du Médicament
https://pharma.be/fr/
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