Secteurs d'activités

Fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile)

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Le secteur de la fabrication de matériel de transport se réfère à la construction navale (fabrication et réparation de navires, d'aéroglisseurs, de plates-formes de forage, de structures et d'engins flottants, de bateaux de plaisance et de sport, etc.), à la construction de matériel ferroviaire roulant (fabrication de locomotives, de véhicules pour voies ferrées, de parties d'appareils mécaniques et électromécaniques de signalisation, d'appareils de sécurité, etc.), la fabrication de motocycles et de bicyclettes (side-cars, cyclomoteurs, accessoires pour motocycles, etc.) et la fabrication d'autres matériels de transport (brouettes, diables, caddies, robots, drones, etc.). 

Essentiellement concentré en Flandre, l'emploi se situe majoritairement dans le sous-secteur de la fabrication de matériel ferroviaire roulant. 

Enjeu clé des prochaines années, la protection de l'environnement aura encore des impacts importants sur l'organisation du travail (diminution de la consommation énergétique) et sur les produits du secteur de la fabrication de matériel de transport. 

Produire des véhicules de moins en moins polluants, utilisant de nouveaux types de carburant, constituera un défi majeur pour ce domaine d'activité. Dans cette optique, la compatibilité des équipements (ex. : containers) entre les différents modes de transport (notamment la route, le fluvial et le ferroviaire) constitue un enjeu majeur pour permettre des pratiques accrues de comodalité. 

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (1)
Wallonie 14 137 2
Bruxelles-Capitale 1 1  
Flandre 33 742 16
Belgique 48 880 18

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur (1) de la fabrication de matériel de transport se réfère à toutes les fabrications de matériel de transport en dehors de l’industrie aéronautique et spatiale (cf. secteur "Industrie aéronautique et spatiale") et de l’automobile (cf. secteur "Automobile"). Ce secteur est composé de plusieurs sous-secteurs :

  • La construction navale . Ce sous-secteur comprend la construction de navires et de bateaux (navires à passagers, cargos, bateaux-citernes, navires de guerre, bateaux de pêche) ; de structures flottantes pour le transport ou d’autres usages commerciaux (dock flottant, ponton, etc.) ; ainsi que la construction de bateaux de plaisance pour le sport et les loisirs (bateaux gonflables, voiliers, jet-ski, canoës, kayaks, etc.).
  • La construction de locomotives et d'autres matériels ferroviaires roulants . Cela correspond à la fabrication de locomotives ; la fabrication d’automotrices ; la fabrication de véhicules pour voies ferrées ou similaires dépourvus d’organes moteurs (voitures à voyageur, wagons pour le transport de marchandises, wagons-citernes, etc.) ; la fabrication de parties de véhicules pour voies ferrées ou similaires (essieux et roues, freins, châssis, etc.) ; la fabrication d’appareils mécaniques et électromécaniques de signalisation, de sécurité, de contrôle ou de commande ; la fabrication de sièges de wagon ; etc.
  • La construction de véhicules militaires de combat . Ce sous-secteur englobe la fabrication de chars, de véhicules militaires amphibies blindés, etc.
  • La fabrication d'autres matériels de transport . Ce sous-secteur comprend la fabrication de motocycles (cyclomoteurs, cycles équipés d’un moteur auxiliaire, side-cars, etc.), la fabrication de bicyclettes et de véhicules pour invalides (cycles sans moteur, véhicules pour personnes invalides, landaus et poussettes, etc.), la fabrication de véhicules propulsés à la main (chariots, charrettes, caddies) et la fabrication de véhicules à traction animale.

Le secteur aujourd'hui

La santé du secteur est intimement liée à la conjoncture mondiale et à sa capacité à répondre à la concurrence internationale. La fabrication de machines et d'équipements dépend aussi fortement des investissements des autres secteurs d'activités "clients". 

À l’instar des autres secteurs industriels, celui de la fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile) doit faire face à plusieurs défis :  

  • La mondialisation des marchés : face à la globalisation, les entreprises doivent être en mesure d’affronter les conditions de concurrence. L'innovation technologique est une nécessité afin que les entreprises restent compétitives sur le marché. 
  • L’arrivée de l’industrie 4.0 : concept que l’on peut résumer comme étant une intégration complète de l’ensemble des technologies numériques récentes dans les systèmes de production et sa concrétisation à travers l’usine connectée intelligente (Smart-Industries) apparaît clairement comme le nouvel élan de l’industrialisation en Europe. L’ensemble du secteur industriel est entré dans une profonde mutation qui voit les technologies numériques s’intégrer au cœur des processus industriels.  
  • L’économie durable et notamment l’économie circulaire. Les enjeux du développement durable se traduisent pour l’industrie par un double défi : mettre en place des modes de production plus respectueux de l’environnement et inventer des technologies qui rendront possible "la croissance verte". Ce processus devrait impliquer des évolutions culturelles, managériales et techniques au sein des entreprises du secteur car il devient nécessaire que les entreprises intègrent des facteurs tels qu’un réajustement des méthodes et outils de management ainsi que des produits plus respectueux de l’environnement. 

Ces différentes situations ont un impact tant quantitatif que qualitatif sur les travailleurs. 

  • Au niveau quantitatif, on assiste à un déplacement de la main-d'œuvre. L'automatisation a contribué à une diminution de la pénibilité du travail entraînant également la suppression d'un certain nombre d'emplois peu qualifiés. 
  • Au niveau qualitatif, les métiers traditionnels évoluent vers des emplois qualifiés qui exigent davantage le sens des responsabilités et la prise d'initiatives en intégrant de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques. 

Les ouvriers doivent être de plus en plus polyvalents. Les qualités " manuelles " s'estompent. Les actes " intellectuels " inhérents à la tâche prennent de plus en plus d’importance : essentiellement des capacités d'abstraction et d'adaptation à l'évolution des techniques comme l’apparition de l’imprimante 3D pour la fabrication de certaines pièces. 

Au niveau de l'emploi du secteur de la fabrication de matériel de transport, c'est principalement dans le sous-secteur de la construction navale et celui de la construction de matériel ferroviaire roulant qu'il se situe ainsi que dans le secteur du matériel agricole et celui de l’environnement (ex. : évacuation des déchets ménagers et industriels). 

Enjeu clé des prochaines années, la protection de l'environnement a et aura encore des impacts importants sur l'organisation du travail (diminution de la consommation énergétique) et sur les produits du secteur de la fabrication de matériel de transport. Produire des véhicules de moins en moins polluants, utilisant de nouveaux types de carburant, constituera un défi majeur pour ce domaine. 

Le durcissement des normes environnementales, notamment dans le cadre de l'Organisation maritime internationale (OMI), ainsi qu'une attente sociétale plus forte envers la réduction de la pollution maritime et atmosphérique, incitent les armateurs au renouvellement de la flotte. Si le recours aux « scrubbers », c'est-à-dire aux épurateurs de fumées, est pour l'instant privilégié, les chantiers navals ont démontré leur potentiel en matière de technologies et de bâtiments plus propres. Les compagnies de croisières devraient se tourner de manière croissante vers les navires propulsés au gaz naturel liquéfié (GNL) plutôt qu'au fioul lourd. À plus long terme, d'autres propulsions plus propres telles que les voiles composites ou l'hydrogène pourront être envisagées, bien que le déploiement de ces technologies n'en soit qu'à ses débuts. L’industrie navale est l’un des rares secteurs industriels où l’Europe possède un avantage concurrentiel. Notre continent risque dans les prochaines années de perdre son avantage stratégique au profit de l’Asie. Selon SEA Europe (Shipyards’ and Maritime Equipment Association Europe), les 50 % de part de marché mondial de l’industrie navale européenne étaient déjà fragilisées par le protectionnisme, les tensions commerciales, les déséquilibres des marchés, les politiques agressives de distorsion de concurrence menées par les États, en particulier asiatiques. 

Début décembre 2020, la plate-forme multimodale « Liège Trilogiport » accueillait le premier train en provenance de Chine. Cette nouvelle liaison ferroviaire rend ainsi ce site connecté au réseau ferroviaire mondial et du transport combiné (fluvial-ferré-route) se fera également de plus en plus à partir du port de Liège comme « hinterland » des ports d'Anvers et de Rotterdam. Le Port autonome de Liège et la Wallonie ont ainsi investi près de deux millions d’euros dans l’aménagement de la plateforme et dans des travaux d’infrastructures en amont de celui-ci.  

Cette augmentation du transport multi-modal (qui combine plusieurs types de transport, rail, route, fluvial) pourrait entraîner une hausse de la demande de matériel de transport ferroviaire et fluvial. Ceux-ci devraient en outre s'adapter aux contraintes liées à la comodalité (compatibilité entre les différents modes de transport pour le transbordement p.ex.) et à l'européanisation du transport par d'autres modes que la route. Le développement de corridors européens de transport nécessite des équipements compatibles entre les différents pays traversés tant au niveau du fonctionnement que de la sécurité.  

La politique européenne des transports ferroviaires vise en effet à la création d’un espace ferroviaire unique. Le sous-secteur de la construction ferroviaire doit faire face à plusieurs contraintes : la réglementation européenne (interopérabilité, sécurité, etc.), l’harmonisation de la signalisation et la surveillance du trafic ferroviaire européen (ERTMS : European Rail Traffic Management System), la libéralisation du marché du transport, et les normes de qualités (certification IRIS).  

Enfin, mentionnons le projet de recherche « Hyperloop » lancé en 2013 par Elon Musk. Ce dernier le définit comme un cinquième mode de transport, en plus des bateaux, des avions, des voitures et des trains. L'Hyperloop consiste en un double tube surélevé dans lequel se déplacent des capsules transportant des voyageurs et marchandises. Les projets menés par les 3 sociétés phares de l’Hyperloop en sont encore à leur phase d’essais mais ont toutefois avancé malgré le contexte difficile de 2020. Cependant, il existe toujours aujourd’hui de multiples contraintes qui ne sont pas encore levées (en matière d’infrastructures et de sécurité notamment) et qui ne le seront certainement pas avant encore quelques années.  (2)  

Quand on parle d’industrie belge du vélo, quelques précisions sont nécessaires  (3) . Cela fait déjà de nombreuses années qu’on ne trouve plus de vélos fabriqués, de A à Z, en Belgique. Bien qu’il reste encore, quelques marques belges, il s’agit davantage d’assembleurs que de fabricants. Pour l’essentiel, tous les composants des vélos sont importés d’Asie. Les cadres, les moteurs électriques, les batteries, etc., sont fabriqués à Taïwan et en Chine. L’assemblage, lui, se fait de plus en plus dans des pays comme la Tchéquie, la Hongrie, la Turquie. Du côté des distributeurs et revendeurs de vélos en Belgique, le marché compte énormément de petits acteurs indépendants. Il faut aussi compter sur quelques plus gros acteurs tels que « Fiets! » en Flandre et « Decathlon » (avec sa marque « Btwin »). 

Parmi les tendances de l’industrie belge du cycle notons une attention particulière aux produits haut de gamme, la personnalisation de ceux-ci afin de se différencier des vélos moins chers qui sont importés. L’industrie belge du cycle se spécialise dans certains segments du marché des vélos – dont notamment une nette augmentation des vélos électriques – et cible notamment un public plus jeune qu’auparavant.  De nouveaux modèles d’entreprise deviennent récurrents : le marché B2B – dont l’importance ne fait que croître, l’apparition de flottes de vélos professionnelles et des modèles de leasing. Le segment de marché des vélos électriques croît chaque année et la nouvelle catégorie des « speed pedelec » progresse également en Belgique. Ce nouveau type de deux-roues électrique, pouvant atteindre une vitesse de 45 km/h, devient de plus en plus populaire, en Flandre en particulier. Ce nouveau segment doit certainement être suivi avec intérêt.  

Au niveau des drones, le 31 décembre 2020, la législation européenne visant une harmonisation de l’utilisation au sein de l'UE a été adoptée. Elle entraîne de nets changements pour le secteur des drones dans notre pays. L’un des plus importants, c’est la fin de la distinction entre l’usage récréatif et l’usage professionnel des drones. Désormais, c’est le risque que représente un vol qui est déterminant pour la classification : plus le risque d’un vol est élevé, plus les conditions sont sévères pour le pilote et le drone. Au total, il y aura trois catégories : ouverte, spécifique et certifiée. Les vols à faible risque sont classés dans la catégorie « ouverte », regroupant les drones qui pèsent moins de 25 kg, qui ne volent pas à proximité des personnes, qui restent à portée de vue du pilote et qui ne pénètrent pas dans un espace aérien contrôlé. Le règlement prévoit également une série de nouvelles obligations, comme l’enregistrement obligatoire de chaque pilote de drone, l’assurance en responsabilité obligatoire pour les pilotes de drones, l’utilisation obligatoire du système d’identification des drones pour certains drones, etc. 

 

Impacts de la crise sanitaire  

Les mesures de confinement et de distanciation physique imposées par les gouvernements dans plus de la moitié du monde en raison de la pandémie de Covid-19 ont impacté très fortement le secteur des transports de voyageurs. La chute des transports aérien et maritime a quelque peu profité au rail. Quant au fret ferroviaire, celui-ci a tiré son épingle du jeu en Europe en offrant un mode de transport adapté en temps de crise : ratio agents sollicités / quantité transportée favorable, résilience face aux coûts de production et disponibilité accrue du réseau. Dès lors pour le secteur de la construction ferroviaire, la crise du Covid-19 a eu des répercussions à court terme sur le chiffre d’affaires et sur les prises de commandes. En 2020, les livraisons du matériel ferroviaire ont été postposées en raison de retard dans la chaîne d’approvisionnement, les fournisseurs étant situés en Chine, en Italie et en Espagne, trois pays durement touchés par la crise sanitaire. Ce ralentissement temporaire de l’activité a néanmoins laissé la place à un rebond rapide du marché ferroviaire soutenu par une mobilité durable et plus verte.  

Le trafic maritime souffre lui aussi des effets de la pandémie, les secteurs les plus affectés sont les « ferries », les secteurs de la croisière, du transport de véhicules et des services à l’offshore. Le transport de conteneurs a lui aussi fortement chuté. Les ports européens ont connu, une perte d’activité liée à la réduction du trafic avec la Chine. C’est notamment le cas du port d’Anvers qui estime à 20 % la réduction de son trafic avec la Chine, mais seulement 1 % avec le reste du monde. Conséquence de cette crise, les Associations d’armateurs de la Communauté européenne ont alerté les autorités sur la situation critique du secteur et leur impossibilité d’investir dans de nouveaux navires et de respecter les normes imposées de réduction de la pollution. Leur priorité est désormais de redémarrer avec les navires dont ils disposent déjà. 

Avec l'interruption des activités de croisière intervenue au début de l'année 2020, la flotte de navires de croisière s’est retrouvée à l'arrêt. Les coûts liés au stationnement dans les ports et à l'entretien des bateaux ne sont plus amortis par les revenus commerciaux. Plusieurs compagnies ont dès lors annoncé se séparer de navires, souvent les plus anciens de leurs flottes. À la suite de ce ralentissement durable des croisières, les craintes du secteur de la construction navale étaient fortes et les perspectives alarmantes : baisse d'activité pour les chantiers navals européens ; prise de retard dans la signature de nouvelles commandes, la confirmation des options, la réparation ou la conversion de navires ; création d’un marché de paquebots d’occasion plaçant ainsi l’ensemble des chantiers dans une situation de forte surcapacité. Un tel ralentissement pourrait aussi accroître la compétition entre constructeurs et les différents sites de production en Europe. 

Pour l'instant, les difficultés des compagnies de croisière n'ont pas eu d'impact significatif sur les constructeurs navals européens. Plutôt que des annulations sèches, irréversibles et coûteuses, elles ont préféré négocier l'échelonnement ou l'étalement de leurs commandes, anticipant une reprise à moyen terme et un retour à un contexte de saturation des chantiers. Les mesures suivantes ont dès lors été prises par les constructeurs : réduction des capacités de production, simplification de l’organisation, regroupement ou mise en sommeil de sites, suppression d’emplois ou demandes de mobilité géographique pour éviter les pertes d’emploi, diminution de l’ensemble des coûts fixes. La trésorerie des sociétés est cependant mise à mal, ce qui est particulièrement problématique pour des entreprises de l’industrie lourde, un secteur à forte intensité capitalistique. Certaines compagnies ne s’attendent pas à signer de nouvelles commandes avant 2023, voire 2024. Néanmoins, la mise à l'écart des navires les plus vétustes de la flotte pourrait représenter une opportunité pour les constructeurs déjà positionnés sur les « navires du futur », plus respectueux de l’environnement. La nécessaire transition énergétique du transport naval pourrait dès lors s’en trouver accélérée par le ralentissement lié à la pandémie de coronavirus. 

Durant le confinement, beaucoup de personnes se sont tournées vers le vélo pour profiter d’une activité de plein air. D’autres ont trouvé dans la bicyclette une alternative aux transports en commun afin d’éviter la contamination. Tout cet afflux de nouveaux clients a fait qu’il y a eu une ruée sur les vélos. À l’échelle européenne, la demande de vélos a été multipliée par trois. Cependant, à cause du coronavirus, beaucoup d’usines se sont arrêtées de produire. C’est environ trois mois qui ont ainsi été perdus dans la production de pièces (entre les différents confinements) et les stocks ont été écoulés en seulement deux mois. Même si les vélos sont assemblés en Europe, il y a une vraie dépendance de l’industrie du cyclo à l’Asie, la Confédération de l’industrie européenne du cycle (CONEBI) estime, elle, qu’environ 45 % à 50 % des pièces de vélos assemblées en Europe sont importées d’Asie. L’Europe a donc subi une pénurie de vélos et de pièces de vélo. Cette situation s’est normalisée courant du mois de septembre 2020. 

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) https://leshorizons.net/
(3) http://www.agoria.be


Positionnement économique du secteur

Production

En 2019, le secteur a produit pour 128 millions d’euros. Le taux de croissance entre 2012 et 2019 est de 26 %. Par rapport à l’année dernière, on enregistre une augmentation de 11 %. 

Valeur de la production du secteur entre 2012 et 2019
Source : Prodcom - Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Commerce extérieur

Exportations

En 2019, les exportations belges pour le secteur de la fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile) étaient de 1,586 milliard. La Wallonie pour sa part a exporté pour 791 millions d’euros soit quasi 50 % des exportations ce qui représente un taux de croissance de 1033 % entre 2012 et 2019. 

Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2019?

Source: BNB 2012-2019, calculs le Forem


Importations

La valeur des importations belges en 2019 pour le secteur de la fabrication de matériel de transport s'élève à 1.149 millions d'euros.  

Près de 74 % de la valeur des importations a comme destination la Flandre (850 millions d'euros), 17 % la Wallonie (195 millions d'euros) et 9 % Bruxelles-Capitale (104 millions d'euros).  


Chiffre d'affaires

En 2019, le chiffre d’affaires pour la Belgique s’élève à près de 160 millions d’euros, soit une diminution de 31 % par rapport à 2018. 

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019

Source: Direction générale statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Investissements

En 2019, la valeur totale des investissements en Belgique s’élevait à 3,886 millions d’euros, soit une augmentation de 11 %. 

Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019

Source: Direction générale statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Entreprises du secteur

Belgique

En 2019, le secteur de la fabrication de matériel de transport belge comptait 50 entreprises (1) .  

La Flandre compte proportionnellement davantage d'entreprises de ce secteur. En effet, 72 % des entreprises de fabrication de matériel de transport se trouvent en Flandre contre 57,6 % des établissements, tous secteurs confondus.  

La Wallonie représente 26 % des entreprises de fabrication de matériel de transport, soit presque autant que sur l’ensemble des secteurs. 


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Wallonie

La Wallonie compte 13 entreprises employant des travailleurs salariés dans le secteur de la fabrication de matériel de transport.  

69,2 % de ces entreprises emploient moins de 10 travailleurs. 


Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Près de la moitié des entreprises actives dans la fabrication de matériel de transport sont installées dans le Hainaut (46,2 %), les autres sont réparties entre les provinces de Liège (15,4 %) et de Namur (30,8 %). 


Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem



(1) Le terme « établissement» désigne, pour les statistiques ONSS, l’unité d’établissement c'est-à-dire un lieu d’activité, géographiquement identifiable par une adresse où s’exerce au moins une activité de l’entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d’employeur (un employeur peut compter différentes unités d’établissement).


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2019, les industries de la fabrication de matériel de transport comptabilisaient 880 postes de travail salariés en Belgique (1) , soit une diminution de 4 % par rapport à 2018. 

67 % des personnes travaillent sous le statut d'ouvrier et 33 % sous le statut d'employé. Sur l'ensemble des postes de travail de la fabrication de matériel de transport, 84,3 % sont situés en Flandre, alors que la Wallonie en compte 15,6 %. 

Sur l'ensemble du pays, 18 % des postes de travail font partie de la construction navale, 41 % de la construction de matériel ferroviaire roulant et 33 % de la fabrication d'autres matériels de transport. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En 2019, la fabrication wallonne de matériel de transport comptait 137 travailleurs salariés. 

Par rapport à 2018, le nombre de postes de travail salarié dans ce secteur a diminué de 4 % : il est passé de 143 à 137 postes.  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem


Les postes de travail sont occupés à 92 % par des hommes et le statut ouvrier représente 81 %. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

L'emploi wallon dans le secteur de la fabrication de matériel de transport est concentré dans les provinces de Namur (42,3 % du total, contre 13,3 % tous secteurs confondus), de Liège (37,2 % du total contre 31,3 % tous secteurs confondus, et de Hainaut (19 % du total contre 35,3 % tous secteurs confondus).  


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Les indépendants

En 2019, le secteur de la fabrication de matériel de transport (dont l'aéronautique) comptait 18 indépendants (2) en Belgique, dont 2 (11 %) actifs en Wallonie.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2019, calculs le Forem



(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
111 Commission paritaire des constructions métalliques, mécaniques et électriques
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.
  • Mécanicien/mécanicienne en motocycles, matériels d'entretien et de loisirs (44322)
    Métiers du groupe :  Mécanicien cycles (4432201) , Mécanicien horticole et de parcs et jardins (4432202) , Mécanicien motocycles (4432203)
  • Soudeur/soudeuse (44132)
    Métiers du groupe :  Soudeur (4413201)
  • Ouvrier/ouvrière des travaux publics (42112)
    Métiers du groupe :  Poseur de voies ferrées (4211201) , Ouvrier de voirie (4211202) , Scaphandrier (construction) (4211203) , Intervenant en grande hauteur (4211204) , Poseur de canalisations (4211205)
  • Vendeur/vendeuse en articles de sport et de loisirs de plein air (14224)
    Métiers du groupe :  Vendeur en articles de sport et de loisirs de plein air (1422401)
  • Cadre technique de méthodes-ordonnancement-planification (53111)
    Métiers du groupe :  Responsable de gestion industrielle et logistique (5311101) , Responsable des méthodes et industrialisation (5311102)
  • Agent/agente du stockage et de la répartition de marchandises (43311)
    Métiers du groupe :  Magasinier (4331101) , Préparateur de commandes en logistique (4331103)
  • Agent/agente d'encadrement des industries de process (51121)
    Métiers du groupe :  Chef d'équipe des industries de process (5112101)
  • Opérateur-régleur/opératrice-régleuse sur machine-outil (44121)
    Métiers du groupe :  Technicien en systèmes d'usinage (métal) (4412101)
  • Responsable logistique (61311)
    Métiers du groupe :  Responsable logistique (6131101) , Responsable d'entrepôt (6131102) , Responsable d'exploitation aéroportuaire (6131103) , Responsable d'exploitation portuaire (6131104) , Responsable d'exploitation de transport fluvial (6131105) , Technicien d'exploitation logistique (6131106)
  • Cadre technique de la production (53211)
    Métiers du groupe :  Responsable de production (5321101)
  • Agent/agente d'encadrement de la construction mécanique (51111)
    Métiers du groupe :  Chef d'équipe en construction mécanique ou en travail des métaux (5111101)
  • Conducteur/conductrice de transport de marchandises (réseau routier) (43114)
    Métiers du groupe :  Chauffeur de poids lourd (4311401)
  • Responsable d'exploitation des transports routiers de voyageurs (61313)
    Métiers du groupe :  Chef de dépôt (6131301) , Dispatcher des transports routiers des voyageurs (6131302)
  • Agent/agente de manipulation et de déplacement des charges (43312)
    Métiers du groupe :  Conducteur de chariot élévateur (4331201) , Manutentionnaire (4331202) , Ouvrier de manutention portuaire (4331204) , Agent de piste aéroportuaire (4331205)
  • Polymaintenicien/polymaintenicienne (44341)
    Métiers du groupe :  Electromécanicien de maintenance industrielle (4434101)
  • Installateur-maintenicien/installatrice-maintenicienne en systèmes automatisés (52312)
    Métiers du groupe :  Technicien automaticien (5231201) , Electro-instrumentiste (5231202) , Installateur et maintenancier de distributeurs automatiques (5231203)
  • Enseignant chercheur/enseignante chercheuse (22131)
    Métiers du groupe :  Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de cours paramédicaux (2213104) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de cours généraux (2213105) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de cours à caractère social (2213106) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire en agronomie (2213107) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de traduction et/ou interprétariat (2213108) , Professeur des instituts supérieurs d'architecture (2213109) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire d'arts plastiques visuels et de l'espace (2213110) , Professeur des écoles supérieures de théâtre et des arts de la parole (2213111) , Professeur des écoles supérieures de musique (2213112) , Professeur des écoles supérieures des arts du spectacle et des techniques de diffusion de la communication (2213113) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de cours techniques (2213114) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire d'Arts appliqués (2213115) , Professeur de l'enseignement supérieur non universitaire de cours d'économie (2213116) , Professeur d'université en sciences économiques et de gestion (2213117) , Professeur d'université en sciences de l'ingénieur (2213118) , Professeur d'université en sciences agronomiques et ingénierie biologique (2213119) , Professeur d'université de langues et lettres (2213120) , Professeur d'université de Philosophie (2213121) , Professeur d'université de Traduction et/ou Interprétariat (2213122) , Professeur d'université de Théologie (2213123) , Professeur d'université d'histoire, Art et Archéologie (2213124) , Professeur d'université de Sciences médicales (2213125) , Professeur d'université de Sciences biomédicales et pharmaceutiques (2213126) , Professeur d'université de Sciences politiques et sociales (2213127) , Professeur d'université d'information et communication (2213128) , Professeur d'université de Droit (2213129) , Professeur d'université de Criminologie (2213130) , Professeur d'université de Sciences dentaires (2213131) , Professeur d'université de médecine vétérinaire (2213132) , Professeur d'université en sciences psychologiques et de l'éducation (2213133) , Professeur d'université en sciences de la motricité (2213134) , Professeur d'université en sciences (2213135) , Assistant d'université en sciences psychologiques et de l'éducation (2213136) , Assistant d'université en sciences de la motricité (2213137) , Assistant d'université en sciences (2213138) , Assistant d'université en sciences économiques et de gestion (2213139) , Assistant d'université en sciences de l'ingénieur (2213140) , Assistant d'université en sciences agronomiques et ingénierie biologique (2213141) , Assistant d'université de langues et lettres (2213142) , Assistant d'université de Philosophie (2213143) , Assistant d'université de Traduction et/ou Interprétariat (2213144) , Assistant d'université de Théologie (2213145) , Assistant d'université d'histoire, Art et Archéologie (2213146) , Assistant d'université de Sciences médicales (2213147) , Assistant d'université de Sciences biomédicales et pharmaceutiques (2213148) , Assistant d'université de Sciences politiques et sociales (2213149) , Assistant d'université d'information et communication (2213150) , Assistant d'université de Droit (2213151) , Assistant d'université de Criminologie (2213152) , Assistant d'université de Sciences dentaires (2213153) , Assistant d'université de médecine vétérinaire (2213154) , Professeur de l'enseignement supérieur (2213155)
  • Agent/agente de montage-assemblage de la construction mécanique (44131)
    Métiers du groupe :  Assembleur monteur en construction mécanique (4413101)
  • Chef de chantier de construction (61231)
    Métiers du groupe :  Chef de chantier (6123101) , Chef d'équipe dans la construction (6123102)
  • Agent administratif/agente administrative d'entreprise (12121)
    Métiers du groupe :  Aide-comptable (1212101) , Employé administratif (1212104)
  • Secrétaire bureautique spécialisé/spécialisée (12132)
    Métiers du groupe :  Secrétaire comptable (1213207) , Secrétaire médical (1213208)
  • Interconnecteur/interconnectrice en électronique (44213)
    Métiers du groupe :  Monteur-câbleur en équipements électroniques (4421301) , Agent de production en produits électriques et électroniques (4421302)
  • Mécanicien/mécanicienne de véhicules particuliers et industriels (44321)
    Métiers du groupe :  Mécanicien d'entretien de voitures particulières et véhicules utilitaires légers (4432101) , Contrôleur technique automobile (4432103) , Expert en automobile (4432104) , Mécanicien poids lourds (4432105) , Monteur de pneus (4432106) , Mécanicien polyvalent (4432107) , Technicien de maintenance et de diagnostic automobile (MDA) (4432108) , Technicien de maintenance et de diagnostic poids lourds (MDT) (4432109)
  • Cadre de gestion administrative des ventes (33115)
    Métiers du groupe :  Responsable de gestion administrative des ventes (3311501) , Assistant commercial (3311502) , Responsable de la relation clientèle (3311503)
  • Agent/agente de traitement de surface (44142)
    Métiers du groupe :  Peintre industriel (4414201) , Agent de traitement de surface par opérations mécaniques (4414202) , Agent de traitement de surface par procédés chimiques ou électrochimiques (4414203)

Codes NACE

Le secteur Fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 30.1 Construction navale
  • 30.2 Construction de locomotives et d'autre matériel ferroviaire roulant
  • 30.4 Construction de véhicules militaires de combat
  • 30.9 Fabrication de matériels de transport n.c.a.

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA

Fédération Belge multisectorielle de l'industrie technologique
https://www.agoria.be/
FEBIAC

Fédération Belge de l'Industrie de l'Automobile et du Cycle
https://www.febiac.be
IFPM

Institut de Formation Postscolaire de l'industrie des fabrications Métalliques (Fonds de formation de l'industrie technologique)
https://www.technios.be/fr/fr.html?IDC=119858
TECHNIFUTUR

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Liège)
https://technifutur.be/fr/
TECHNOCAMPUS

Technocampus
http://www.technocampus.be
TRAXIO

Confédération Belge du Commerce et de la Réparation Automobiles et des Secteurs Connexes
https://www.traxio.be/fr/
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