Secteurs d'activités

Fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile)

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Le secteur de la fabrication de matériel de transport se réfère à la construction navale (fabrication et réparation de navires, d'aéroglisseurs, de plates-formes de forage, de structures et d'engins flottants, de bateaux de plaisance et de sport, etc.), à la construction de matériel ferroviaire roulant (fabrication de locomotives, de véhicules pour voies ferrées, de parties d'appareils mécaniques et électromécaniques de signalisation, d'appareils de sécurité, etc.), la fabrication de motocycles et de bicyclettes (side-cars, cyclomoteurs, accessoires pour motocycles, etc.) et la fabrication d'autres matériels de transport (brouettes, diables, caddies, robots, drones, etc.).

Essentiellement concentré en Flandre, l'emploi se situe majoritairement dans le sous-secteur de la fabrication de matériel ferroviaire roulant.

Enjeu clé des prochaines années, la protection de l'environnement aura encore des impacts importants sur l'organisation du travail (diminution de la consommation énergétique) et sur les produits du secteur de la fabrication de matériel de transport.

Produire des véhicules de moins en moins polluants, utilisant de nouveaux types de carburant, constituera un défi majeur pour ce domaine d'activité. Dans cette optique, la compatibilité des équipements (ex. containers) entre les différents modes de transport (notamment la route, le fluvial et le ferroviaire) constitue un enjeu majeur pour permettre des pratiques accrues de comodalité.

Une telle compatibilité est également attendue au niveau européen pour assurer le développement du transport de fret international par d'autres modes de transport que la route.

 

   Nombre d'établissements en 2018  Nombre de postes de travail salarié en 2018  Nombre de travailleurs indépendants en 2018 (1)
Wallonie 14 143 2
Bruxelles-Capitale 1 1  
Flandre 33 770 17
Belgique 48 914 19

Sources : ONSS - statistiques décentralisées 30 juin 2018 et INASTI 2018, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur (1) de la fabrication de matériel de transport se réfère à toutes les fabrications de matériel de transport en dehors de l’industrie aéronautique et spatiale (cf. secteur "Industrie aéronautique et spatiale") et de l’automobile (cf. secteur "Automobile"). Ce secteur est composé de plusieurs sous-secteurs :

  • La construction navale . Ce sous-secteur comprend la construction de navires et de bateaux (navires à passagers, cargos, bateaux-citernes, navires de guerre, bateaux de pêche) ; de structures flottantes pour le transport ou d’autres usages commerciaux (dock flottant, ponton, etc.) ; ainsi que la construction de bateaux de plaisance pour le sport et les loisirs (bateaux gonflables, voiliers, jet-ski, canoës, kayaks, etc.).
  • La construction de locomotives et d'autres matériels ferroviaires roulants . Cela correspond à la fabrication de locomotives ; la fabrication d’automotrices ; la fabrication de véhicules pour voies ferrées ou similaires dépourvus d’organes moteurs (voitures à voyageur, wagons pour le transport de marchandises, wagons-citernes, etc.) ; la fabrication de parties de véhicules pour voies ferrées ou similaires (essieux et roues, freins, châssis, etc.) ; la fabrication d’appareils mécaniques et électromécaniques de signalisation, de sécurité, de contrôle ou de commande ; la fabrication de sièges de wagon ; etc.
  • La construction de véhicules militaires de combat . Ce sous-secteur englobe la fabrication de chars, de véhicules militaires amphibies blindés, etc.
  • La fabrication d'autres matériels de transport . Ce sous-secteur comprend la fabrication de motocycles (cyclomoteurs, cycles équipés d’un moteur auxiliaire, side-cars, etc.), la fabrication de bicyclettes et de véhicules pour invalides (cycles sans moteur, véhicules pour personnes invalides, landaus et poussettes, etc.), la fabrication de véhicules propulsés à la main (chariots, charrettes, caddies) et la fabrication de véhicules à traction animale.

Le secteur aujourd'hui

La santé du secteur est intimement liée à la conjoncture mondiale et à sa capacité à répondre à la concurrence internationale. La fabrication de machines et d'équipements dépend aussi fortement des investissements des autres secteurs d'activités "clients".

À l’instar des autres secteurs industriels, celui de la fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile) doit faire face à plusieurs défis :

La mondialisation des marchés. Face à la globalisation, les entreprises doivent être en mesure d’affronter les conditions de concurrence. L'innovation technologique est une nécessité afin que les entreprises restent compétitives sur le marché.

L’arrivée de l’industrie 4.0 : concept que l’on peut résumer comme étant une intégration complète de l’ensemble des technologies numériques récentes dans les systèmes de production et sa concrétisation à travers l’usine connectée intelligente (Smart-Industries) apparaît clairement comme le nouvel élan de l’industrialisation en Europe.

En effet, l’ensemble du secteur industriel est entré dans une profonde mutation qui voit les technologies numériques s’intégrer au cœur des processus industriels. Il faut noter que le secteur de l’équipement connaît une dualité dans son rapport avec les technologies numériques : il est transformé par celles-ci et il est un facteur de transformation pour l’ensemble de l’industrie.

L’économie durable et notamment l’économie circulaire. Les enjeux du développement durable se traduisent pour l’industrie par un double défi : mettre en place des modes de production plus respectueux de l’environnement et inventer des technologies qui rendront possible "la croissance verte".

Ce processus devrait impliquer des évolutions culturelles, managériales et techniques au sein des entreprises du secteur car il devient nécessaire que les entreprises intègrent des facteurs tels qu’un réajustement des méthodes et outils de management ainsi que des produits plus respectueux de l’environnement.

Ces différentes situations ont un impact tant quantitatif que qualitatif sur les travailleurs.

Au niveau quantitatif, on assiste à un déplacement de la main-d'œuvre.

L'automatisation a contribué à une diminution de la pénibilité du travail entraînant également la suppression d'un certain nombre d'emplois peu qualifiés.

Au niveau qualitatif, les métiers traditionnels évoluent vers des emplois qualifiés qui exigent davantage le sens des responsabilités et la prise d'initiatives en intégrant de nouveaux matériaux et de nouvelles techniques.

Les ouvriers doivent être de plus en plus polyvalents.

Les qualités " manuelles " s'estompent. Les actes " intellectuels " inhérents à la tâche prennent de plus en plus d’importance : essentiellement des capacités d'abstraction et d'adaptation à l'évolution des techniques comme l’apparition de l’imprimante 3D pour la fabrication de certaines pièces.

Au niveau de l'emploi du secteur de la fabrication de matériel de transport, c'est principalement dans le sous-secteur de la construction navale et celui de la construction de matériel ferroviaire roulant qu'il se situe ainsi que dans le secteur du matériel agricole et celui de l’environnement (ex. : évacuation des déchets ménagers et industriels).

Des défis (2) s'imposent à ces deux domaines du secteur : l'achat de bateaux-pilotes, la réglementation, l'environnement international et la mobilité.

Une information permettant de mieux comprendre les enjeux, la promotion des voies navigables et la défense des chantiers belges sont autant de réponses à ces challenges.

De son côté, le sous-secteur de la construction ferroviaire doit faire face à une réglementation européenne (interopérabilité, sécurité, etc.), une communication européenne (ERTMS : signalisation compréhensible de tous les réseaux européens participant à ce système), à la libéralisation du marché du transport, des normes de qualités (système d'évaluation IRIS).

L'information, la promotion, la collaboration sont autant d'outils utilisés pour tenter de répondre aux évolutions du secteur du rail.

Par ailleurs, le développement du transport de fret par TGV va nécessiter la fourniture de matériel de transport ferroviaire adéquat, tant au niveau des infrastructures que des automotrices et des wagons.

Enjeu clé des prochaines années, la protection de l'environnement a et aura encore des impacts importants sur l'organisation du travail (diminution de la consommation énergétique) et sur les produits du secteur de la fabrication de matériel de transport.

Produire des véhicules de moins en moins polluants, utilisant de nouveaux types de carburant, constituera un défi majeur pour ce domaine.

C'est notamment le cas au niveau des motocycles et bicyclettes qui enregistrent une forte hausse de la demande de vélos électriques ces dernières années (3) .

En outre, l'augmentation attendue du transport co-modal (qui combine plusieurs types de transport, rail, route, fluvial) pourrait entraîner une hausse de la demande de matériel de transport ferroviaire et fluvial. Ces matériels devraient en outre s'adapter aux contraintes liées à la comodalité (compatibilité entre les différents modes de transport pour le transbordement p.ex.) et à l'européanisation du transport par d'autres modes que la route.

Le développement de corridors européens de transport nécessite des équipements compatibles entre les différents pays traversés tant au niveau du fonctionnement que de la sécurité.

Dans quelques années, des marchandises asiatiques arrivées à Liège Airport pourraient être distribuées par TGV fret vers le Sud ou l'Est de l'Europe.

Du transport combiné (fluvial-ferré-route) se fera également de plus en plus à partir du port de Liège comme hinterland des ports d'Anvers et de Rotterdam.

Enfin, mentionnons le projet de recherche Hyperloop lancé en 2013 par Elon Musk.

Ce dernier le définit comme un cinquième mode de transport, en plus des bateaux, des avions, des voitures et des trains. L'Hyperloop consiste en un double tube surélevé dans lequel se déplacent des capsules transportant des voyageurs et marchandises. (4)

Au niveau des drones, une législation européenne visant une harmonisation de l’utilisation au sein de l'UE est fortement attendue. Ce processus s'étalera sur 4 ans à partir de 2020. Une fois adoptée cette législation devra être mise en place rapidement dans notre pays. Elle permettrait notamment de favoriser la libre circulation des drones au-delà des frontières et d’introduire un permis de conduire européen.

Impacts de la crise sanitaire

Pour la construction ferroviaire, même s’il est difficile aujourd’hui de déterminer avec précision l’ampleur de cet impact, la crise du Covid 19 aura des répercussions à court terme sur le chiffre d’affaires et sur les prises de commandes. En outre, les livraisons du matériel ferroviaire ont été postposées en raison de retard dans la chaîne d’approvisionnement. Les fournisseurs étant situés en Chine, en Italie et en Espagne, trois pays durement touchés par la crise sanitaire. Ce ralentissement temporaire de l’activité devrait néanmoins laisser la place à un rebond rapide du marché ferroviaire soutenu une mobilité durable et plus verte.

Durant le confinement, beaucoup de personnes se sont tournées vers le vélo pour profiter d’une activité de plein air. D’autres ont trouvé dans la bicyclette une alternative aux transports en commun afin d’éviter la contamination. Tout cet afflux de nouveaux clients a fait qu’il y a eu une ruée sur les vélos, A l’échelle européenne, la demande de vélos a été multipliée par trois. Cependant, à cause du coronavirus, beaucoup d’usines se sont arrêtées de produire. C’est environ trois mois qui ont ainsi été perdu dans la production de pièces (entre les différents confinements) et les stocks ont été écoulés en seulement deux mois. Même si les vélos sont assemblés en Europe, il y a une vraie dépendance de l’industrie du cyclo à l’Asie, la Confédération de l’industrie européenne du cycle (CONEBI) estime, elle, qu’environ 45 % à 50 % des pièces de vélos assemblées en Europe sont importées d’Asie. L’Europe a donc subi une pénurie de vélos et de pièces de vélo. Cette situation s’est normalisée courant du mois de septembre.

Les armateurs sont en grandes difficultés, seulement 50 à 75 % de la flotte de croisière mondiale reprendrait ses activités d’ici la fin de l’année. Ceux-ci tablent sur 2030 avant que le marché de croisière ne revienne au niveau de ce qu’il était en 2019. La priorité pour les armateurs est désormais de redémarrer avec les navires dont ils disposent déjà. Tout ceci n’est pas sans conséquences sur le secteur de la construction navale, cela aura pour effet de retarder les commandes, de créer un marché de paquebots d’occasions et de placer ainsi l’ensemble des chantiers dans une situation de forte surcapacité. Les professionnels européens s’attendent à moyen et long terme à un impact fort sur le segment des navires complexes, tels que ferries, paquebots, dragues, chalutiers et navires de service.  Même si les sociétés de ce secteur n’enregistrent actuellement que peu d’annulation de commande, le lent redémarrage du tourisme retarde la signature de nouvelles commandes, la confirmation des options, la réparation ou la conversion de navires. Ils font état de perspectives alarmantes et entrevoient une baisse de 40 % de leurs activités. L’enjeu pour ces industriels est de négocier un rééchelonnement du carnet de commandes afin d’éviter les annulations et d’étaler le plan de charge, ce qui réduirait déjà de 40 % les activités sur site. Les mesures suivantes ont dès lors été prises par les constructeurs : réduction des capacités de production, simplification de l’organisation, regroupement ou mise en sommeil de sites, suppression d’emplois ou demandes de mobilité géographique pour éviter les pertes d’emploi, diminution de l’ensemble des coûts fixes. La trésorerie des sociétés est mise à mal, ce qui est particulièrement problématique pour des entreprises de l’industrie lourde, un secteur à forte intensité capitalistique. Certaines compagnies ne s’attendent pas à signer de nouvelles commandes avant 2023, voire 2024. 

Dès lors, les entreprises de l’industrie navale européenne demandent à leur tour des aides spécifiques de l’UE. L’industrie navale est l’un des rares secteurs industriels où l’Europe possède un avantage concurrentiel. Notre continent risque dans les prochaines années de perdre son avantage stratégique au profit de l’Asie. Selon SEA Europe (Shipyards’ and Maritime Equipment Association Europe), les 50 % de part de marché mondial de l’industrie navale européenne étaient déjà fragilisées par le protectionnisme, les tensions commerciales, les déséquilibres des marchés, les politiques agressives de distorsion de concurrence menées par les Etats, en particulier asiatiques.

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) http://www.agoria.be
(3) http://www.rtbf.be/info - 26/08/2010
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Hyperloop


Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Importations

La valeur des importations belges en 2018 pour le secteur de la fabrication de matériel de transport s'élève à 1.403 millions d'euros.

Près de 78 % de la valeur des importations a comme destination la Flandre (1.092 millions d'euros), 15 % la Wallonie (215 millions d'euros) et 7 % Bruxelles-Capitale (96 millions d'euros).

Chiffre d'affaires

En 2018, le chiffre d’affaires pour la Belgique s’élève à près de 232 millions d’euros, soit une augmentation de 13 % par rapport à 2017.

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2018

Source: Direction générale statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

En 2018, la valeur totale des investissements en Belgique s’élevait à 3,476 millions d’euros.

Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2018

Source: Direction générale statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En 2018, le secteur de la fabrication de matériel de transport belge comptait 48 entreprises (1) .

La Flandre compte proportionnellement davantage d'entreprises de ce secteur. En effet, 68,8 % des entreprises de fabrication de matériel de transport se trouvent en Flandre contre 57,5 % des établissements, tous secteurs confondus.

La Wallonie représente 29,2 % des entreprises de fabrication de matériel de transport, soit presque autant que sur l’ensemble des secteurs.


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Répartition des établissements entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem
 

Wallonie

La Wallonie compte 14 entreprises employant des travailleurs salariés dans le secteur de la fabrication de matériel de transport.

71,4 % de ces entreprises emploient moins de 10 travailleurs.


Répartition des établissements par taille en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Près de la moitié des entreprises actives dans la fabrication de matériel de transport sont installées dans le Hainaut (42,9 %), les autres sont réparties entre les provinces de Liège (21.4 %) et de Namur (28.6 %).


Répartition des établissements entre les provinces en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


(1) Le terme « établissement» désigne, pour les statistiques ONSS, l’unité d’établissement c'est-à-dire un lieu d’activité, géographiquement identifiable par une adresse où s’exerce au moins une activité de l’entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d’employeur (un employeur peut compter différentes unités d’établissement).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2018, les industries de la fabrication de matériel de transport comptabilisaient 914 postes de travail salariés en Belgique (1), soit une diminution de 13 % par rapport à 2017.

62,8 % des personnes travaillent sous le statut d'ouvrier et 37,2 % sous le statut d'employé. Sur l'ensemble des postes de travail de la fabrication de matériel de transport, 84,2 % sont situés en Flandre, alors que la Wallonie en compte 15,6 %.

Sur l'ensemble du pays, 16 % des postes de travail font partie de la construction navale, 51 % de la construction de matériel ferroviaire roulant et 32 % de la fabrication d'autres matériels de transport.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


Wallonie

En 2018, la fabrication wallonne de matériel de transport comptait 143 travailleurs salariés.

Par rapport à 2017, le nombre de postes de travail salarié dans ce secteur a diminué de 11,8 % : il est passé de 161 à 143 postes.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2018, calculs le Forem


Les postes de travail sont occupés à 89,5 % par des hommes et le statut ouvrier représente 76 %.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


L'emploi wallon dans le secteur de la fabrication de matériel de transport est concentré dans les provinces de Namur (41,2 % du total, contre 13,3 % tous secteurs confondus), de Liège (37 % du total contre 31,2 % tous secteurs confondus, et de Hainaut (21 % du total contre 35,3 % tous secteurs confondus).


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Les indépendants

En 2018, le secteur de la fabrication de matériel de transport (dont l'aéronautique) comptait 19 indépendants (2) en Belgique, dont 2 (10 %) actifs en Wallonie.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2018 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2018, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
111 Commission paritaire des constructions métalliques, mécaniques et électriques
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2019 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 30.1 Construction navale
  • 30.2 Construction de locomotives et d'autre matériel ferroviaire roulant
  • 30.4 Construction de véhicules militaires de combat
  • 30.9 Fabrication de matériels de transport n.c.a.

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA

Fédération Belge multisectorielle de l'industrie technologique
https://www.agoria.be/
FEBIAC

Fédération Belge de l'Industrie de l'Automobile et du Cycle
http://www.febiac.be
IFPM

Institut de Formation Postscolaire de l'industrie des fabrications Métalliques (Fonds de formation de l'industrie technologique)
https://www.technios.be/fr/fr.html?IDC=119858
TECHNIFUTUR

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Liège)
https://technifutur.be/fr/
TECHNOCAMPUS

Technocampus
http://www.technocampus.be
TRAXIO

Confédération Belge du Commerce et de la Réparation Automobiles et des Secteurs Connexes
https://www.traxio.be/fr/
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