Secteurs d'activités

Automobile (fabrication, services et commerce)

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Le secteur de l'automobile couvre à la fois l'industrie automobile (construction et assemblage de véhicules, fabrication de carrosseries et d'éléments automobiles, etc.) mais aussi les services liés à l'automobile (commerce de véhicules et d'équipements, entretiens et réparations, etc.). 

L'automobile fait partie du quotidien de la plupart des Belges. C'est même le troisième poste budgétaire d'un ménage. L'industrie automobile se place au second rang en termes de valeur de produits exportés. 

L'augmentation de la demande mondiale, avec l'ouverture des marchés émergents, exerce une pression supplémentaire sur les constructeurs en termes de compétitivité et de satisfaction de la demande. Les multinationales du secteur n’ont d’autre choix que coopérer, afin de réduire leurs coûts. La mondialisation ; le marché européen qui est depuis longtemps un marché de remplacement plutôt que de conquête ; les exigences du consommateur en matière d’équipements, de sécurité, ou encore de confort poussent le secteur à proposer des produits de plus en plus élaborés et performants. Sans parler des exigences légales en matière de sécurité et de protection de l'environnement. Depuis quelques années, avec l’évolution de la téléphonie mobile, le multi média embarqué fait partie intégrante de la voiture. Les voitures sont davantage connectées, au même titre que beaucoup d’objets d’usage courant et, dans quelques années, elles devraient être autonomes. 

Les évolutions technologiques de l'automobile entraînent des changements dans les compétences requises pour les travailleurs du secteur : ils doivent pouvoir maîtriser la mécanique automobile mais aussi l'électricité ; l'électronique ; l'informatique.  Si la mécanique est de moins en moins présente dans les interventions, le secteur est par ailleurs confronté à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée dans ces connaissances connexes. 

Dans le contexte de la crise du Covid19, les mesures prises pour stopper la propagation du virus ont eu plusieurs conséquences sur le secteur de l’automobile, notamment :  

  • La perturbation de la chaine d’approvisionnement : mise à l’arrêt de la production mondiale avec de lourdes conséquences chez les concessionnaires ; 
  • L’arrêt des canaux de vente avec de nombreux équipementiers qui se retrouvent coupés de ceux-ci ; 
  • La fermeture des bureaux d’immatriculation ; 
  • La chute de la demande de véhicules neufs sur le marché mondial. 
  • L’arrêt de ces activités a donc eu des conséquences importantes sur les différents segments du secteur automobile.  

Fin 2020, la FEBIAC, la fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle, dresse plusieurs constats (3) :  

  • Les immatriculations de voitures neuves enregistrent une chute sévère ; 
  • Le marché de la moto se porte bien ; 
  • Le marché de l’occasion présente des spécificités liées au coronavirus ; 
  • Le Belge continue de se déplacer et privilégie les solutions de mobilité individuelles ; 
  • Les hybrides ont la côte et le diesel se maintient. 

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019  (1)
Wallonie 2.988 19.865 12.557
Bruxelles-Capitale 582 7.089 3.560
Flandre 4.911 64.205 34.811
Belgique 8.481 91.159 51.496

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de l'automobile couvre deux grands domaines : la construction automobile et les services liés à l'automobile (commerce, entretien et réparation) (1) .

Le premier domaine, la construction automobile , est divisé en plusieurs sous-secteurs :

  • La construction et l'assemblage de véhicules automobiles. Ce sous-secteur comprend la fabrication de voitures, de véhicules utilitaires, de camions, d'autobus mais aussi la fabrication de moteur pour véhicules automobiles, de châssis pour véhicules à moteur, etc.
  • La fabrication de carrosserie de véhicules automobiles ; fabrication de remorques, de semi-remorques et de caravanes.
  • La fabrication d'équipements pour véhicules automobiles. Ce sous-secteur comprend la fabrication d'équipements électriques et électroniques (génératrices, alternateurs, bougies d'allumage, systèmes d'ouverture et de fermeture électriques des portières et des vitres, etc.) et la fabrication d'autres équipements (freins, boîtes de vitesse, essieux, roues, volants, ceintures de sécurité, pare-chocs, etc.).

Le second domaine, les services liés à l'automobile , comprend toutes les activités (en dehors de la fabrication et la location) en rapport avec les véhicules automobiles et les motocycles. Ce domaine est divisé en plusieurs sous-secteurs :

  • Le commerce de véhicules automobiles. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros, les intermédiaires et le commerce de détail de véhicules automobiles, de véhicules légers neufs ou usagés (automobiles pour le transport de personnes, y compris les ambulances, minibus ; camionnettes) et d'autres véhicules automobiles de plus de 3,5 tonnes neufs ou usagés (camions, autobus, autocaravanes, etc.).
  • L'entretien et la réparation de véhicules automobiles (entretien et réparation générale de voitures, de véhicules légers et de véhicules de plus de 3,5 tonnes ; réparation de parties spécifiques comme la réparation et le montage de pare-brise, de vitres, des systèmes d'injection électronique, etc. ; la réparation de carrosserie ; les services relatifs au pneu ; le lavage de véhicules automobiles ; la démolition et le recyclage ainsi que la vente de pièces de réemploi, les entreprises de dépannage, etc.).
  • Le commerce d'équipements automobiles. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros et de détail de pièces détachées et accessoires pour véhicules automobiles.
  • Le commerce, l'entretien et la réparation de motocycles, de pièces et d'accessoires de motocycles. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros, les intermédiaires et le commerce de détail de motocycles et cyclomoteurs ; l'entretien et la réparation de motocycles.

 

Le secteur aujourd'hui

Les nouvelles technologies telles que les moteurs électriques, hybrides ou à hydrogène, offrent de nouvelles perspectives au secteur. Cependant, celles-ci ne sont pas encore tout à fait prêtes pour remplacer les motorisations thermiques qui, elles-mêmes, évoluent afin de répondre au mieux aux normes d’émissions de polluants.  

Pour répondre aux problématiques environnementales et aux difficultés de mobilité notamment dans les grandes villes, les constructeurs réfléchissent à de nouveaux services tels que la voiture partagée, à des moyens de mobilité douce complémentairement aux véhicules (trottinettes, etc.).  

L'économie circulaire est un enjeu important. La filière tri-recyclage sera vite saturée et d’autres approches sont envisagées comme la fabrication ou le ré-usinage de certains composants. La filière automobile présente l’un des taux les plus élevés de recyclage.  

Les nouvelles technologies influencent de manière significative le secteur. Les véhicules sont de plus en plus connectés, entre eux, à la maison, … Ce qui génère un grand nombre de données. L’enjeu est de pouvoir utiliser ces données pour notamment : améliorer la sécurité, déterminer le moment idéal pour opérer la maintenance des véhicules, ... Une attention particulière est portée sur les risques de sécurité informatique.  

La technologie permet d’augmenter le niveau d’autonomie des véhicules. Si actuellement, aucun véhicule avec une autonomie de niveau 4 ou 5 (autonomie élevée et/totale) n’est disponible, c’est plus pour des raisons de coût, de cadre légal ou d’acceptation par le consommateur que de problèmes liés à la technologie.  

Les avancées dans l’impression 3D ouvrent des portes à des nouvelles méthodes de conception de pièces et d’accessoires. La production de véhicules en sera impactée. La taille et la complexité des éléments produits ne cessent d’augmenter. Il sera également possible de produire des pièces non disponibles pour des modèles plus anciens.  

Les mobiles (smartphone, tablette, applications, etc.) transforment les modes de communication. (exemple : les accès aux plans et documents de production se font en version numérique). Les blockchains, qui permettent de stocker et de transmettre des informations sans contrôle humain, seront encore plus utilisées par le secteur.  

Les véhicules sont toujours davantage développés en fonction d’une approche modélisant les émissions de polluants sur toute leur durée de vie, au moyen d’algorithmes de plus en plus élaborés.  

Enfin, les modes de consommation évoluent vers une forte personnalisation des services dictée par les exigences des clients. Les consommateurs recherchent des solutions sur mesure adaptées à leurs besoins. 

Les métiers qui rentrent dans le sous-secteur de la réparation et de l'entretien des véhicules ont beaucoup évolué en raison de l’évolution technologique très rapide. A la demande des constructeurs, les équipementiers de premier rang ont développé des produits tels que les airbags « intelligents », l’éclairage LED, ainsi que toute une série d’aides à la conduite, équipements et logiciels, qui favorisent la sécurité active et passive mais aussi le confort.  

Les compétences demandées au personnel de maintenance des véhicules sont encore appelées à évoluer en raison de l'intégration, notamment, de logiciels d’assistance à la conduite toujours plus nombreux et du développement de nouveaux véhicules hybrides et électriques, en lien avec des législations de plus en plus contraignantes en matière de rejets d’émissions polluantes. 

L’évolution technologique entraîne la disparition progressive des petits garages qui n'ont pas les fonds pour acquérir le matériel nécessaire à l'entretien des nouveaux modèles et qui ne peuvent intervenir sur des véhicules devenus trop complexes car, dans le même temps, les connaissances de leur personnel n’ont, elles, que très et trop peu évolué.  

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via :  Métiers d'avenir pour la Wallonie - L'automobile

En 2016, le Forem a réalisé une analyse des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Automobile . Ensuite, en 2018, une synthèse des principales évolutions en cours ou futures ainsi que les effets attendus en termes de développement de métiers et de compétences a été publiée : Evolutions clés sectorielles et effets sur les métiers . Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ces travaux via la page Prospectives du site du Forem.

Dans le cadre de la crise Covid-19, l’arrêt des activités dû aux mesures prises pour stopper la propagation du virus a eu des répercussions conséquentes sur différents segments du secteur : chaine d’approvisionnement, production, canaux de vente, bureaux d’immatriculation, etc. 

Les effets de la baisse d’activités du secteur a produit des effets visibles sur le marché de l’emploi avec une baisse des opportunités d’emploi et une hausse de demandeurs d’emploi malgré un recours important au chômage temporaire.  

Selon l’analyse publiée en janvier 2021 par la FEBIAC  (4) , 431.491 voitures neuves ont été immatriculées en Belgique au cours de l’année 2020. La fédération note, entre autres, la percée des voitures (partiellement) électrifiées et un recul considérable des émissions de CO 2  des voitures neuves. 

En 2020, les immatriculations ont affiché un retrait de 21,5 %. 

Après plusieurs années de régression, le diesel a connu une progression de 1,1 % ses parts de marché au sein du mix énergétique total, pour atteindre les 33%. Les modèles hybrides sont passés de 4,7 % à presque 11 % de parts de marché (dont 7,3 % de modèles plugins). 

La croissance de la part de marché des voitures complètement électriques est passée de 1,6 à 3,4 %. Les entreprises font clairement office de moteur pour l'électrification du parc automobile belge. En 2020, une voiture de société immatriculée sur cinq embarquait une motorisation électrique (15,3 % de moteurs hybrides et 5,3 % de moteurs 100 % électriques). Pour la clientèle privée, la proportion est de 6,78 % d'immatriculations électrifiées (5,55 % en hybride et 1,23 % en électrique). 

Près d'une voiture sur quatre immatriculée était un SUV de taille moyenne. Cette catégorie de véhicules est la plus prisée par les automobilistes, devant la catégorie réservée aux petites familiales (19,2 %) et à celle destinée aux SUV de petite taille (14,3 %). 

En cinq ans, la catégorie des SUV a vu ses parts de marché grimper de 25,9 à 41,9 %.  

Le marché automobile de l’occasion n’a reculé que de 6 %. Différents facteurs peuvent expliquer cette limitation de la chute du marché de l’occasion :  

  • Vu l’incertitude économique, un plus grand nombre de personnes ont préféré acheter une voiture d’occasion plutôt qu’une neuve ; 
  • La décision de se déplacer temporairement en voiture d’occasion était plus rassurante par rapport aux transports en commun ; 
  • La disponibilité immédiate des véhicules d’occasion par rapport aux voitures neuves dont les délais de livraison étaient considérablement allongés. 

Le marché de la moto affiche de bons résultats, supérieurs à ceux de 2019 (+ 3,5 %) 

Le vélo est le grand gagnant de la crise du coronavirus, et plus particulièrement la variante à assistance électrique. 


 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2)  www.cambio.be  
(3)  https://www.febiac.be/public/pressreleases.aspx?ID=1316&lang=FR  
(4)  http://www.febiac.be/public/pressreleases.aspx?ID=1324&lang=FR  


Positionnement économique du secteur

Production

En 2019, le secteur de l'automobile a enregistré une production d'une valeur d'un peu plus de 13,5 milliards d'euros pour l'ensemble de la Belgique. Cela représente une diminution de 16 % par rapport à 2012. A un an d’écart, la tendance est orientée à la hausse (10 %).  


Valeur de la production du secteur entre 2012 et 2019
Source : Prodcom - Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Commerce extérieur

Exportation

La valeur des exportations du secteur de l'automobile en Belgique est évaluée à 33 milliards d'euros en 2019, ce qui positionne le secteur en seconde position tous secteurs confondus. La valeur des exportations du secteur de l'automobile représente près de 12 % de l'ensemble des exportations belges en 2019. Par rapport à 2012, la valeur des exportations du secteur a augmenté de près de 33 % et de 11 % entre 2018 et 2019. 
La Flandre représente la majorité des exportations du secteur, soit près de 85 %. On peut néanmoins noter un taux de croissance de plus de 64 % des exportations wallonnes par rapport à l’année 2018. 


Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2019
Source: BNB 2012-2019, calculs le Forem


Importation

En 2019, la valeur des importations pour le secteur de l'automobile, pour l'ensemble de la Belgique, s'élève à près de 37,5 milliards d'euros, ce qui positionne le secteur en seconde place, tous secteurs confondus. La Flandre représente la majorité des importations. 


Chiffre d'affaires

En Belgique, le secteur réalise un chiffre d'affaires d'un peu plus de 144 milliards d'euros pour l'année 2019. Il est en constante évolution depuis 2012. Il représente 12 % de l'ensemble du chiffre d'affaires tous secteurs d'activités confondus.  

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

Avec 2,13 milliards d’euros investis en 2019, le secteur de l'automobile se positionne en 6 ème  place du classement des investissements réalisés par les secteurs d'activité en Belgique, soit près de 6 % de l'ensemble des investissements opérés au sein des secteurs.  


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem


Entreprises du secteur

Belgique

En 2019, 8.507 entreprises (1) sont reprises comme faisant partie de ce secteur en Belgique. Les entreprises du secteur de l'automobile représentent près de 3 % de l'ensemble des sociétés belges, tous secteurs confondus. Entre 2012 et 2019, le nombre d’établissements connaît un taux de croissance de plus de 4 %. A un an d’écart, on observe une très légère progression du nombre d’entreprises dans le secteur. 

Les données sur les entreprises ne tiennent pas compte des indépendants qui sont particulièrement nombreux dans le domaine des services liés à l'automobile.  

Près de 58 % de ces entreprises sont situées en Flandre, un peu plus de 35 % en Wallonie et un peu moins de 7 % à Bruxelles-Capitale.  

En Belgique, la majorité des entreprises du secteur automobile relève du domaine des services liés à l'automobile.  

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En 2019, La Wallonie compte 3.008 entreprises dans ce secteur. Deux sous-secteurs sont particulièrement présents en Wallonie : l'entretien et la réparation de véhicules ainsi que le commerce de véhicules automobiles. Le nombre d’établissements a augmenté de plus de 4 % entre 2012 et 2019. 

La majorité des entreprises actives en Wallonie sont des TPE (très petites entreprises). En effet, 83 % de ces entreprises emploient moins de dix personnes. Seulement 1 % des entreprises emploie entre 50 à 199 personnes alors que ce segment représente 3,7 % pour l’ensemble des entreprises wallonnes. 

Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Les entreprises du secteur de l'automobile sont principalement présentes en provinces de Hainaut (33,4 %) et de Liège (31,5 %). Cette répartition selon les provinces wallonnes est semblable à celle des entreprises de l'ensemble des secteurs wallons. 

Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


 


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2019, le secteur de l'automobile comptabilise 91.159 postes de travail salarié (1)  en Belgique, dont 19.865 en Wallonie. Ce chiffre ne tient pas compte des travailleurs indépendants recensés dans le secteur de l'automobile. Ce secteur pourvoit à 2,2 % de l'ensemble des postes de travail salarié pour l'ensemble des secteurs d'activité en Belgique. La majorité des travailleurs ont un statut d’ouvrier. 

La Flandre compte, proportionnellement, plus de postes de travail salarié appartenant au secteur de l'automobile (70,4 %) que l'ensemble des secteurs (58,3 %). 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

Depuis 2012, l'emploi est en recul dans le secteur de l'automobile avec une baisse de 4,4 % au niveau national.  

En Wallonie, l’emploi a diminué de près de 2 % par rapport à 2012 et de plus de 4 % par rapport à 2018.  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem

Le secteur emploie principalement des hommes. La présence des femmes reste marginale dans le secteur.  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Près de 64 % de l'emploi salarié wallon se concentre dans deux provinces : le Hainaut (33,8 %) et Liège (30,4 %). 

Les provinces du Brabant wallon et du Luxembourg comptent, proportionnellement à l'ensemble des secteurs, plus de postes de travail pour le secteur de l’automobile.  

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem




Les indépendants

En Belgique, on dénombre 51.496 travailleurs indépendants (2) dans le secteur de l'automobile, soit une légère augmentation par rapport à 2018. En Wallonie, le nombre de travailleurs indépendants du secteur est de 12.557. 

Pour l’ensemble du pays, le nombre d'indépendants enregistre une progression de 6,7 % entre 2012 et 2019. 
En Wallonie, le nombre d’indépendants a augmenté de 2,8 % au cours de la même période. 


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2019, calculs le Forem



(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI). 


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
111 Commission paritaire des constructions métallique, mécanique et électrique
112 Commission paritaire des entreprises de garage
149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Automobile (fabrication, services et commerce) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 29.1 Construction et assemblage de véhicules automobiles
  • 29.2 Fabrication de carrosseries de véhicules automobiles; fabrication de remorques et de semi-remorques
  • 29.3 Fabrication d'équipements pour véhicules automobiles
  • 45.1 Commerce de véhicules automobiles
  • 45.2 Entretien et réparation de véhicules automobiles
  • 45.3 Commerce d'équipements de véhicules automobiles
  • 45.4 Commerce, entretien et réparation de motocycles et de pièces et d'accessoires de motocycles

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA

Fédération Belge multisectorielle de l'industrie technologique
https://www.agoria.be/
AUTOFORM

Centre de compétence dédié aux métiers des services de l'automobile
https://www.autoform.be
CAMPUS AUTOMOBILE SPA_FRANCORCHAMPS

Centre de compétence dédié aux métiers de l'industrie automobile et aux sports moteurs
https://www.formation-campus-automobile.be/
EDUCAM

Centre de coordination pour la formation dans le secteur automobile et dans les secteurs du commerce du métal, de la récupération des métaux et des métaux précieux
https://www.educam.be
FEBELAUTO

Organisation qui coordonne les intérêts de tous ceux qui sont concernés par le traitement des épaves de voitures
https://www.febelauto.be/fr/
FEBIAC

Fédération Belge de l'Industrie de l'Automobile et du Cycle
https://www.febiac.be
IFPM

Institut de Formation Postscolaire de l'industrie des fabrications Métalliques (Fonds de formation de l'industrie technologique)
https://www.technios.be/fr/fr.html?IDC=119858
PIGMENTS

Forem Formation Pigments
https://www.formation-pigments.be/
TRAXIO

Confédération Belge du Commerce et de la Réparation Automobiles et des Secteurs Connexes
https://www.traxio.be/fr/
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