Secteurs d'activités

Construction

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En Belgique, le secteur de la construction représente le cinquième secteur contribuant le plus au chiffre d’affaires du pays. Le secteur rassemble un volume important de travailleurs qui occupent une large diversité de métiers : de la préparation de site à la maintenance des bâtiments ou des routes, en passant par la construction et l’aménagement. Le paysage entrepreneurial du secteur est majoritairement composé d’indépendants et de (très) petites entreprises.

Ces dernières années, le volume d’emploi dans le secteur a diminué. D’une part, le secteur est soumis à une conjoncture moins favorable et d’autre part, une concurrence exercée par les travailleurs détachés qui sont assujettis à la sécurité sociale de leur pays d'origine et qui représentent une main-d’œuvre moins onéreuse que chez nous. Cependant, l’emploi sectoriel pourrait croitre suite à la confirmation, jusque 2024, du Plan Infrastructures du gouvernement wallon et du lancement du « Plan wallon d’investissements stratégiques » (PWIS) 2019-2024 qui vise des projets de construction régionaux (surtout bâtiments). Le Bureau du Plan prévoit un besoin de 6.000 travailleurs supplémentaires dans la construction wallonne d’ici 2024 (Source : CCW - Communiqué de presse – 17 octobre 2018). Parallèlement, entre 2016 et 2017, le nombre de permis de bâtir autorisés pour des nouveaux bâtiments en Wallonie (2) augmente dans le résidentiel de 8,9 % en Wallonie. Par contre, le nombre de demandes de rénovation de bâtiments résidentiels diminue de 1,1 %.

Les entreprises du secteur sont constamment à la recherche de personnel qualifié pour remplacer, entre autres, le personnel qui quitte l'entreprise pour travailler dans un autre secteur (turn-over) ou compenser les départs à la pension. Le secteur recrute également de nouveaux profils en lien avec les évolutions technologiques ou règlementaires. Ainsi, poser le bon geste dans l'isolation, l’étanchéité à l’air et la ventilation des nouveaux bâtiments ainsi que du bâti existant reste prioritaire. Cela demande une certaine expérience ainsi qu'une mise à jour des connaissances sur les nouvelles techniques de mise en œuvre. C'est pourquoi, des modules tenant compte des évolutions du secteur, comme par exemple en matière de performance énergétique, sont insérés dans la formation et ce, pour tous les corps de métier. D'autres modules sont adressés aux travailleurs afin de mettre à jour leurs connaissances et leur permettre d'acquérir les nouvelles techniques de mise en œuvre des matériaux. À ces connaissances s’ajoute la maîtrise de l’outil informatique qui touche tous les niveaux et métiers du secteur : du cabinet d’architecte, à la pose des éléments jusqu’à la maintenance ou le recyclage du bâti. Le secteur se modernise et de nouvelles compétences liées aux évolutions numériques apparaissent comme le BIM manager, le conseiller en gestion des bâtiments intelligents, le pilote de drone, etc. Aujourd'hui et encore plus demain, les maisons se connectent et se pilotent à distance. Elles intègrent de plus en plus des solutions domotiques dès la construction d'un immeuble ou d'un logement. Cette technologie, vue jusque-là comme particulièrement onéreuse, se démocratise, devient accessible et donc les solutions proposées se multiplient : volets et détecteurs d’incendie connectés, radiateurs et compteur intelligent, box de gestion, etc. (3) .

Les smartphones, les tablettes sont de plus en plus utilisés sur chantier pour le pilotage de chantier, la gestion des réserves de matériaux mais ils permettent aussi l’accès aux fiches techniques, la visualisation des plans, etc.

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 9.651 60.243 32.215
Bruxelles-Capitale 1.644 14.085 20.439
Flandre 17.558 130.210 66.695
Belgique 28.853 204.538 121.327

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.
(2) http://statbel.fgov.be/fr/statistiques/chiffres/
(3) 2016, "Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique Construction"

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de la construction (1) est composé de trois grandes parties.

La première, la construction de bâtiments et promotion immobilière , comprend différents sous-secteurs :
  • La promotion immobilière. Ces activités consistent en la réunion de moyens financiers, techniques et humains nécessaires à la réalisation de projets immobiliers destinés ultérieurement à la vente.
  • La construction de bâtiments résidentiels et non-résidentiels. Ce groupe comprend la construction d'immeubles réalisés pour compte propre en vue d'une vente ultérieure ou pour le compte de tiers.
La seconde, le génie civil , est composé des sous-secteurs suivants :
  • La construction de routes (routes, autoroutes, chaussées, pistes de décollage et atterrissage, etc.), de voies ferrées et de ponts ou tunnels.
  • La construction de réseaux et de lignes (construction de réseaux pour fluides comme l'eau, le gaz et les eaux usées ; construction de réseaux électriques et de télécommunications).
  • La construction d'autres ouvrages de génie civil (ouvrages maritimes et fluviaux ; lotissements de terrains avec amélioration foncière ; travaux de construction, autres que des bâtiments, pour les installations sportives extérieures comme les parcours de golf, terrains de tennis, etc.).
La troisième, les travaux de construction spécialisés , compte les sous-secteurs suivants :
  • La démolition d'immeubles et d'autres constructions, la préparation des sites (déblayage des chantiers, travaux de terrassement, drainage des chantiers et terrains agricoles, etc.) et les forages d'essais et sondages.
  • Les travaux d'installation électrique, de plomberie (installation sanitaire, installation de chauffage et de conditionnement d'air) et autres travaux d'installations (travaux d'isolation ; installation d'ascenseurs, portes automatiques, stores et bannes, enseignes lumineuses, etc.).
  • Les travaux de finition (plâtrerie, menuiserie, revêtement des sols et des murs, peinture et vitrerie, nettoyage des nouveaux bâtiments après leur construction, etc.).
  • Les autres travaux de construction spécialisés tels que les travaux de couverture, d'étanchéification des murs, ravalement des façades, construction de cheminées décoratives et de feux ouverts, travaux de maçonnerie et de rejointoiement, travaux de restauration des bâtiments, pose de chapes, etc.

Le secteur aujourd'hui

Fin juin 2017, la Wallonie dénombrait un peu plus de 60.000 postes de travail salarié dans les entreprises du secteur de la construction et plus de 32.000 indépendants. La majorité des emplois sont occupés dans des entreprises de construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels ainsi que dans les travaux d'installation électrique, de plomberie et autres travaux d'installation. Les postes de travail salarié du secteur de la construction en Wallonie sont principalement localisés dans les provinces de Liège et du Hainaut. Le secteur de la construction se compose majoritairement de très petites entreprises de moins de 10 travailleurs. Par rapport à l'ensemble des secteurs, on retrouve peu d'entreprises de plus de 50 travailleurs. Si en 5 ans, l’emploi indépendant augmente en Wallonie alors que l’emploi salarié baisse, la tendance est positive entre 2016 et 2017 aussi bien pour l’emploi indépendant que salarié.

Afin de diminuer et d’optimaliser les consommations d’énergie, comme le demande l’Europe, en 2021 les bâtiments neufs devront être Q-ZEN (Quasi Zéro Energie). Il est à noter que cette exigence Q-ZEN s’appliquera dès 2019 aux bâtiments publics. Ces nouvelles exigences entrainent une adaptation des compétences et une formation continue des travailleurs.

Le Forem s’est penché sur les différents facteurs d’évolution qui peuvent influencer les métiers et les compétences utiles au secteur de la construction. La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir » offre une vision, à moyen terme et pour la Wallonie, des facteurs d’évolution et de leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via : Métiers d'avenir pour la Wallonie -  Construction .

Si les domaines liés aux techniques spéciales ont été les premiers concernés par ces évolutions, il ne faut pas négliger les progrès sur l’enveloppe et l’exploitation des bâtiments. Ce sont tous les acteurs du secteur qui doivent évoluer parallèlement aux outils et moyens mis à leur disposition. Cela passe par une montée en qualification à divers niveaux : communication, la connaissance des réglementations, des nouveaux matériaux, des innovations technologiques, etc. Dans la construction neuve, la qualification évolue vers des métiers de techniciens avec des gestes manuels simplifiés. L'automatisation implique des investissements complémentaires dans les TIC et des progiciels adaptés, elle nécessite une formation continue du personnel.

Le second travail prospectif réalisé par le Forem en 2016,  Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Construction a permis d’approfondir les grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur. Il en ressort que la révolution numérique se traduit notamment par l'arrivée d'outils comme le scan 3D, les logiciels BIM (Building Information Modeling), les nouveaux outils de gestion et de conception. Dans le cadre de la directive « Marchés publics », les autorités européennes recommandent l’usage des technologies numériques lors des appels d’offres et concours de projets publics. L’adoption de cette directive européenne signifie que les États membres pourront encourager, ou rendre obligatoire l’utilisation du BIM pour les projets de construction et de bâtiments financés par des fonds publics.

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives

Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

En 2017, le secteur de la construction belge a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 67 milliards d'euros. (1)

La construction représente le cinquième secteur contribuant le plus au chiffre d'affaires belge et représente 6 % du chiffre d'affaires total pour l'ensemble des secteurs belges. Depuis 2012, le chiffre d'affaires belge du secteur de la construction n'a cessé de croître.


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

(1) Les données concernant le chiffre d'affaires peuvent, dans certains cas, être sous-estimées étant donné le caractère confidentiel de certaines d'entre elles, qui ne sont dès lors pas publiées.

Entreprises du secteur

Belgique

Fin juin 2017, le secteur de la construction compte plus de 28.800 entreprises (1) , sans tenir compte des indépendants. Les entreprises du secteur de la construction représentent 9,9 % des entreprises belges et occupent la 3 ème position dans le classement des secteurs qui comptent le plus grand nombre d'entreprises.

Un tiers des entreprises employant du personnel de la construction sont situées en Wallonie. Proportionnellement à l'ensemble des secteurs, les entreprises de la construction sont moins présentes à Bruxelles-Capitale (alors qu'elle accueille 13 % des entreprises de tous les secteurs, elle ne compte que 5,7 % des entreprises de la construction).

Entre juin 2012 et 2017, le nombre d'entreprises de la construction baisse de 1,3 % sur l'ensemble de la Belgique et un peu moins en Wallonie (- 0,9 %). Cependant, le taux de croissance à un an d’écart (entre 2016 et 2017) est positif que ce soit pour la Belgique ou pour la Wallonie (+ 2 %). La tendance pour les faillites dans le secteur de la construction, en Wallonie, est à la baisse par rapport au niveau record en 2014 (672 faillites). Avec 525 faillites en 2017, on constate une diminution de - 6,3 % entre 2012 et 2017, mais une hausse entre 2016 et 2017 (+ 11,2 %), plus importante que sur l’ensemble des secteurs (+ 7,5 %).


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

Le secteur de la construction se compose principalement de très petites entreprises : 87 % occupent moins de 10 travailleurs. Par rapport à l'ensemble des secteurs, on retrouve peu d'entreprises de plus de 50 travailleurs.

Plus d’un quart des entreprises sont actives dans le sous-secteur des travaux de finition, un quart le sont dans les travaux d’installation électrique, de plomberie et autres travaux d'installation. Un établissement sur cinq est actif dans le sous-secteur de la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels ou dans les autres travaux de construction spécialisés.

Il existe une corrélation entre l'importance des travaux à réaliser et la taille de l'entreprise. " Les entreprises de génie civil, qui sont généralement impliquées dans des chantiers à plus long terme, sont en moyenne les plus grandes (18,3 travailleurs par employeur). (...) À l'inverse, les entreprises du second œuvre - installations techniques et parachèvement traditionnel - sont les plus petites (4,9 personnes par employeur). " (2)



Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Au niveau de la répartition géographique, la plupart des entreprises de la construction sont situées en provinces de Hainaut et de Liège. En Hainaut, elles sont surreprésentées par rapport à l'ensemble des entreprises wallonnes. Par contre, les entreprises de la construction sont légèrement sous-représentées dans la province du Brabant Wallon.

Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).
(2) Le Forem, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème de la Construction en région wallonne, Charleroi, 2007.

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

On dénombrait en Belgique, fin juin 2017, plus de 204.000 postes de travail salarié (1) dans le secteur de la construction dont une majorité est occupée par des travailleurs sous le statut d'ouvrier. Avec 5,1 % des postes de travail salarié belges, le secteur se retrouve à la septième position par rapport à l'ensemble des secteurs. Si le secteur est surreprésenté en Wallonie et en Flandre, il est fortement sous-représenté à Bruxelles-Capitale.

Il existe, en dehors des statistiques officielles sur le travail déclaré (ONSS), une part de travail non déclaré que diverses institutions ont tenté d'évaluer. Selon ces estimations, le volume de travail réellement presté dans la construction serait supérieur de 35 à 50 % aux chiffres déclarés. Ce volume de travail, qui échappe à toute comptabilité, n'est pas nécessairement presté dans une situation illégale (2) . En effet, ces dernières années, le secteur subit la concurrence exercée par les travailleurs détachés qui sont assujettis à la sécurité sociale de leur pays d'origine et qui représentent une main-d’œuvre moins onéreuse que chez nous (dumping social).

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

Fin juin 2017, la Wallonie dénombrait un peu plus de 60.000 postes de travail salarié dans les entreprises du secteur de la construction, ce qui représente près d’un tiers des postes belges de la construction (29,5 %). Pour l'ensemble de la Wallonie, la construction est le sixième secteur employeur au niveau des postes de travail (soit 5,7 % des postes). La majorité des postes sont occupés dans des entreprises de construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels ainsi que dans les travaux d'installation électrique, de plomberie et autres travaux d'installation.

Entre juin 2012 et 2017, le nombre de personnes travaillant dans la construction a diminué en Wallonie (- 11 %), alors qu’il augmente sur l’ensemble du pays (+ 3,9 %). Toutefois, le nombre de travailleurs augmente entre 2016 et 2017 (+ 0,8 %). Cette croissance pourrait s’accentuer suite à la confirmation, jusque 2024, du Plan Infrastructures du gouvernement wallon. D’autre part, le gouvernement wallon lance le « Plan Wallon d’Investissements Stratégiques » (PWIS) qui injectera 5 milliards € sur la période 2019-2024 dans l’économie régionale, dont 70 % via des projets de construction (surtout bâtiments), ce qui devrait générer des milliers d’emplois. Enfin, la hausse de l’emploi sectoriel pourrait même s’accélérer avec l’amplification de la rénovation énergétique du bâti. Le Bureau du Plan prévoit un besoin de 6.000 travailleurs supplémentaires dans la construction wallonne d’ici 2024 (Source : CCW - Communiqué de presse – 17 octobre 2018).


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem
 

Les postes de travail sont essentiellement occupés par des travailleurs sous statut d’ouvrier. Cette proportion élevée d'ouvriers est une des caractéristiques du secteur. Une autre caractéristique du secteur est la faible part de femmes, particulièrement sous statut ouvrier. Toutefois, le secteur travaille à l'insertion de nouveaux publics, notamment pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre. Le secteur souhaite intégrer des personnes en situation de handicap, des personnes d'origine étrangère et des femmes dans les métiers de la construction. Dans le cadre de l’Alliance emploi – environnement, un site internet dédié aux femmes exerçant un métier dans le secteur (couvreuse, maçonne, plafonneuse, etc.) a été créé ( www.femmesdemetier.be ).

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Les postes de travail salarié du secteur de la construction en Wallonie sont principalement localisés dans les provinces de Liège et du Hainaut. Par rapport à l'ensemble des secteurs, les emplois de la construction sont surreprésentés au Luxembourg et à Liège ; à l’inverse, ils sont sous-représentés dans les provinces du Brabant wallon et de Namur.

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

Sur le territoire belge, on dénombre plus de 121.000 indépendants (3) actifs dans le secteur de la construction en 2017, soit 11,2 % de l’ensemble des indépendants.

Plus d’un quart des indépendants belges de la construction sont actifs en Wallonie, soit plus de 32.000 indépendants. Parmi ceux-ci, près de la moitié sont actifs dans les sous-secteurs de la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels. Près de un sur cinq sont actifs dans les travaux de finition ou dans les travaux d’installation électrique, plomberie et autres travaux d’installation.

Entre 2012 et 2017, le taux de croissance wallon pour le secteur de la construction est positif et légèrement supérieur au taux de croissance pour l’ensemble des secteurs wallons (+ 10 % en Wallonie et + 9,3 % en Belgique), par contre il est inférieur au taux de croissance belge pour la construction ( + 13,1 %).


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2016, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Le Forem, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème de la Construction en région wallonne, Charleroi, 2007.
(3) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
111 Commission paritaire des constructions métallique, mécanique et électrique
124
Commission paritaire de la construction
126
Commission paritaire de l'ameublement et de l'industrie transformatrice du bois
149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2017 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Construction est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 41.1 Promotion immobilière
  • 41.2 Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels
  • 42.1 Construction de routes et de voies ferrées
  • 42.2 Construction de réseaux et de lignes
  • 42.9 Construction d'autres ouvrages de génie civil
  • 43.1 Démolition et préparation des sites
  • 43.2 Travaux d'installation électrique, de plomberie et autres travaux d'installation
  • 43.3 Travaux de finition
  • 43.9 Autres travaux de construction spécialisés

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AQUA BELGICA

Fédération Belge du conditionnement de l'eau
http://www.aquabelgica.be
Cap 2020

Cluster de la construction durable
http://clusters.wallonie.be/cap-construction-fr/
CCB-C

Confédération Construction Bruxelles-Capitale
http://www.confederationconstruction.be/bruxellescapitale/fr-be/home.aspx
CCW

Confédération Construction Wallonne
http://www.confederationconstruction.be/wallonie/Home.aspx
CEPS

Centre Européen Pour la Sécurité
http://ceps-esm.be/home/home.aspx
CNC

Confédération Nationale de la Construction
http://cms.confederationconstruction.be/
Constructiv

Prestataire de services pour le secteur de la construction
http://www.constructiv.be/fr-BE/
CONSTRUFORM Hainaut

ConstruForm Hainaut
https://hainaut.formation-construform.be/
CONSTRUFORM Liège

ConstruForm Liège
https://liege.formation-construform.be/
CONSTRUTEC

Formations de perfectionnement dans le domaine des technologies nouvelles pour des travailleurs, les élèves et professeurs de l'enseignement.
http://www.construtec.be/
CSTC

Centre Scientifique et Technique de la Construction
https://www.bbri.be/homepage/
Eco-construction

Cluster Eco-construction
http://clusters.wallonie.be/ecoconstruction-fr/
FECAMO

Fédération Belge des Entrepreneurs Carreleurs et Mosaïstes
Rue du Lombard, 34-42
1000 Bruxelles
02/545.57.58
FEE

Fédération de l'Electricité et de l'Electronique
https://www.feebel.be/fr/
FEGC

Fédération des Entrepreneurs Généraux de la Construction
http://www.fegc.be
FEREB

Association Belge des spécialistes dans la réparation, le renforcement et la protection de constructions en béton
http://test5.fereb.be/index.php?lang=fr
FIEC

Fédération de l'Industrie Européenne de la Construction
http://www.fiec.eu/
Forem Formation Environnement

Centre de compétence dans le domaine de l'environnement
https://www.formation-environnement.be/
Forem Formation Wallonie Bois

Centre de compétence dans la filière du bois
https://www.formation-wallonie-bois.be/
FWEV

Fédération Wallonne des Entrepreneurs de Travaux de Voirie
http://www.confederationconstruction.be/fwev/Home.aspx
GREENWIN

Pôle de compétitivité wallon pour la chimie durable, les matériaux & la construction durables et les technologies environnementales (recyclage, assainissement eau-sol-air)
http://www.greenwin.be/fr
PIGMENTS

Forem Formation Pigments
https://www.formation-pigments.be/
SYNERGRID

Fédération des Gestionnaires de Réseaux Electricité et Gaz en Belgique
http://www.synergrid.be
UBF

Union Royale Belge du Froid et du Conditionnement de l'Air
http://www.ubf-aca.be
UBIC

Union Belge des Installateurs en Chauffage Central, Climatisation et Industries Connexes
Rue du Lombard, 34-42
1000 Bruxelles
02/520.73.00
UGBN

Union Générale Belge du Nettoyage
https://www.absugbn.be/francais/bienvenue.cfm
UNEP

Union Nationale des Entrepreneurs Plafonneurs, Cimentiers, Ornemanistes, Rejointoyeurs, Staffeurs et Plâtriers
http://www.confederationconstruction.be/Default.aspx?alias=www.confederationconstruction.be/plafonneurs
VOLTA

Centre pour l'éducation et la formation professionnelle pour le secteur des électriciens
https://www.volta-org.be/fr
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