Secteurs d'activités

Commerce de gros

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Le commerce de gros consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, des utilisateurs professionnels ou à des collectivités, voire à d’autres grossistes ou intermédiaires.

Le commerce est connu pour être un secteur clé de l’économie, avec beaucoup de potentiel, créateur d’emplois et jusqu’ici relativement accessible aux personnes peu qualifiées. Grâce à sa position centrale, la Belgique compte près de 20.000 entreprises actives dans le secteur du commerce de gros qui occupent plus de 186.000 postes de travail salarié et plus de 42.000 indépendants.

Si le commerce de gros est un maillon indispensable entre les consommateurs et les producteurs, depuis plus d’une vingtaine d’années, la chaîne de valeur traditionnelle connaît d’importants changements. Afin de réduire les coûts, grâce à Internet et l’e-commerce, le nombre d’intermédiaires a eu tendance à diminuer. La distinction entre le commerce de détail et le commerce de gros semble de moins en moins nette ; les détaillants et les grossistes se déplaçant le long de la chaine d’approvisionnement.

Le commerce connaît d’importantes transformations. Les nouvelles technologies font de plus en plus partie du quotidien des ménages et des entreprises, elles élargissent considérablement les possibilités de vente et d’achat mais tendent aussi à renforcer la concurrence.

Si les progrès technologiques peuvent représenter une menace en augmentant la concurrence, ils peuvent aussi être un levier pour aider les entreprises à s’adapter aux évolutions et à renforcer leur compétitivité. Face aux nombreuses évolutions, les grossistes ont tendance à adopter un modèle davantage orienté vers le conseil, l’accompagnement, les services complémentaires, l’expérience client et la personnalisation pour se différencier et ainsi s’adapter aux besoins, tout en étant associé au canal digital.

Le secteur du commerce de gros est en train de changer et les métiers du secteur (commerciaux, support, logistique, …) sont amenés à évoluer.

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 4.194 32.632 10.576
Bruxelles-Capitale 2.060 21.260 3.796
Flandre 13.311 132.488 27.284
Belgique 19.565 186.380 42.355

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur du commerce de gros (1) comprend la revente (vente sans transformation) de biens neufs ou d'occasion à des détaillants, d'entreprises à entreprises, comme à des usagers industriels et commerciaux, à des collectivités et à des utilisateurs professionnels, ou à d'autres grossistes, ou à des intermédiaires qui achètent ces articles ou des produits pour ces personnes ou ces entreprises ou pour les leur vendre. Les marchands en gros se chargent fréquemment d'opérations telles que l'assemblage, le tri, le calibrage de marchandises en grandes quantités, le fractionnement, le reconditionnement, la redistribution en petites quantités, l'entreposage, la réfrigération, la livraison et l'installation des marchandises, la promotion au bénéfice de leurs clients et la conception d'étiquettes.

Divers sous-secteurs composent le secteur du commerce de gros :

  • Intermédiaires du commerce de gros. Ce sous-secteur comprend les activités des commissionnaires, des courtiers en marchandises et de tous les autres intermédiaires du commerce de gros ainsi que les activités des personnes qui mettent en contact des acheteurs et des vendeurs, les maisons de vente aux enchères en gros, y compris sur Internet.
  • Commerce de gros de produits agricoles bruts et d'animaux vivants. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de céréales, semences et aliments pour animaux de ferme ; de fleurs et plantes ; d'animaux vivants ; de cuirs et de peaux.
  • Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de fruits et légumes ; de viande ; de produits laitiers ; de boissons ; de tabac ; sucre, chocolat et confiserie ; café ; etc.
  • Commerce de gros d'autres biens domestiques. Sont compris dans ce sous-secteur : le commerce de gros de textiles ; d'habillement et de chaussures ; d'appareils électroménagers ; de porcelaine, de verrerie et de produits d'entretien ; de parfumerie et de produits de beauté ; de produits pharmaceutiques ; de mobilier domestique, de tapis et d’appareils d'éclairage ; d’articles d'horlogerie et de bijouterie ; etc..
  • Commerce de gros d'équipements de l'information et de la communication. Ce sous-secteur est composé du commerce de gros d'ordinateurs, d'équipements informatiques périphériques et de logiciels ; de composants et d'équipements électroniques et de télécommunication.
  • Commerce de gros d'autres équipements industriels. Ce sous-secteur comprend le commerce de gros de matériel agricole ; de machines-outils ; de machines pour l'extraction, la construction et le génie civil ; de machines pour l'industrie textile et l'habillement ; de mobilier de bureau ; etc.
  • Autres commerces de gros spécialisés. Ce sous-secteur est composé du commerce de gros de combustibles et de produits dérivés ; de métaux et minerais ; de bois, de matériaux de construction et d'appareils sanitaires ; de quincaillerie et de fourniture pour plomberie et chauffage ; de produits chimiques ; de déchets et débris, etc.

 

Le secteur aujourd'hui

Le commerce de gros consiste à acheter, entreposer et vendre des marchandises généralement à des détaillants, des utilisateurs professionnels ou à des collectivités, voire à d’autres grossistes ou intermédiaires.

Grâce à sa position centrale, la Belgique compte un nombre relativement élevé d’entreprises actives dans le commerce de gros. Ce secteur qui regroupe plus de 186.000 postes de travail salarié et plus de 42.000 indépendants, dans le pays, génère un chiffre d’affaires de plus de 368 milliards d’euros. Il s’agit d’un secteur clé, avec beaucoup de potentiel, dont la capacité de créer des emplois jusqu’ici relativement accessibles aux personnes peu scolarisées.

Si le commerce de gros est un maillon indispensable entre les consommateurs et les producteurs, depuis plus d’une vingtaine d’années, la chaîne de valeur traditionnelle connaît d’importants changements. Afin de réduire les coûts, grâce à Internet et l’e-commerce, le nombre d’intermédiaires a eu tendance à diminuer. La distinction entre le commerce de détail et le commerce de gros semble de moins en moins nette ; les détaillants et les grossistes se déplaçant le long de la chaine d’approvisionnement.

Une étude de CEFORA en collaboration avec FSE et TEMPERA (2) indique que les principales tendances observées dans le commerce de gros sont la concurrence croissante, l’évolution rapide du marché des achats et l’exigence croissante du marché.

« La concurrence croissante : la libéralisation du marché mondial, l’intégration européenne ainsi que l’évolution et la large diffusion des TIC ne sont que quelques-unes des causes de l’augmentation du nombre d’acteurs sur les marchés régionaux et du fait que les acheteurs/clients potentiels sont mieux à même de comparer avec soin les différents fournisseurs  (2) ». Le commerce de gros est impacté par l’accroissement des effets de la globalisation. Les entreprises accèdent très facilement à de nouveaux fournisseurs à l’international (via les référencements sur internet). Les groupes s’internationalisent et la consommation devient mondiale, demandant plus de compétitivité. (3)

« Le marché des achats évolue rapidement : la concurrence croissante se fait sentir sur le marché des achats. Les acteurs se modernisent et s’automatisent plus rapidement. Les entreprises en commerce de gros sont contraintes de suivre ces évolutions » (2) .

« Le marché devient plus exigeant : les clients sont de mieux en mieux informés grâce aux informations disponibles sur Internet. Par ailleurs, les clients peuvent faire jouer la concurrence croissante en leur faveur » (2) .

Le commerce connaît d’importantes transformations. Les nouvelles technologies font de plus en plus partie du quotidien des ménages et des entreprises, elles élargissent considérablement les possibilités de vente et d’achat mais tendent aussi à renforcer la concurrence.

Le Baromètre de la société de l’information 2018 du SPF Economie (4) montre que, en Belgique, la part du chiffre d’affaires des entreprises provenant du commerce électronique a poursuivi sa croissance pour se situer, en 2017, à 31,4 % (contre 25,4 % en 2015 et 28,6 % en 2016) et souligne que 82 % du chiffre d’affaires réalisé via un site web est généré par des ventes d’entreprise à entreprise et aux autorités publiques (B2BG) et que seulement 18 % du chiffre d’affaires provient des ventes d’entreprise à consommateur (B2C) alors que, au niveau européen, ces parts sont respectivement de 59 % (B2BG) et de 41 % (B2C).

Si les progrès technologiques peuvent représenter une menace en augmentant la concurrence, ils peuvent aussi être un levier pour aider les entreprises à s’adapter aux évolutions et à renforcer leur compétitivité. Face aux nombreuses évolutions, les grossistes ont tendance à adopter un modèle davantage orienté vers le conseil, l’accompagnement, les services complémentaires, l’expérience client et la personnalisation pour se différencier et ainsi s’adapter aux besoins, tout en étant associé au canal digital.

Le secteur du commerce de gros est en train de changer et les métiers du secteur (commerciaux, support, logistique, …) sont amenés à évoluer.

Les technologies jouant un rôle de plus en plus important, la maitrise des compétences numériques représente un réel atout pour les travailleurs du secteur.

La Wallonie doit assurer la montée en compétences générales en adéquation avec la transformation digitale des employeurs. Le Gouvernement wallon a validé, le 6 décembre 2018, l’actualisation de la stratégie Digital Wallonia pour 2019-2024 (5) , laquelle indique d’ailleurs qu’ « Il est impératif d’accélérer et de favoriser l’adoption du commerce digital au sein de l’économie wallonne »,  [que] « Des compétences numériques doivent être développées dès le plus jeune âge et tout au long de la vie » [et que]  « La plupart des métiers sont appelés à se transformer par l’intégration du numérique. L’accès aux formations permettant aux travailleurs d’intégrer progressivement ces transformations doit être facilité. »

La formation est une des clés majeures pour mieux positionner la Wallonie en matière de commerce connecté. Anticiper les besoins en compétences et en formations est relativement complexe pour un secteur qui évolue très rapidement comme le commerce.

Depuis plusieurs années, Le Forem veille à structurer et adapter l’offre de formation professionnelle organisée en Wallonie à une analyse de l’environnement et des besoins des employeurs, de l’économie. Il réalise des travaux prospectifs (6) afin de percevoir les évolutions futures des secteurs et métiers en vue d’influencer l’offre de prestation pour répondre aux besoins de demain.

En 2013, Le Forem a entamé une démarche prospective visant à déterminer, à l’aide d’une approche globalisante et objectivante, les « métiers d’avenir » pour la Wallonie. Ces analyses visent à influencer l’offre de services interne mais aussi externe au Forem (accompagnement/formation/orientation), à favoriser le partenariat et à informer le public. Une première publication « Métiers d’avenir »   (7) , dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, qui balayait les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers est parue.

Sur base des métiers d’avenir ainsi identifiés, une analyse en profondeur « métier par métier », se fondant sur la méthode Abilitic2Perfom est mise en œuvre depuis 2014 et permet de mieux cerner les évolutions des métiers et d'adapter, après l'analyse de grands domaines de transformation attendus, l'offre de prestations. Les métiers de data scientist, de directeur commercial, de responsable marketing digital, de community manager, de coordinateur logistique IT, de manager logistique et de conseiller clientèle ont notamment été analysés (8) .

En 2016, Le Forem a organisé, pour chaque domaine d’activités stratégiques de Wallonie (DAS), des tables rondes réunissant une série d’experts internes et externes, afin de réaliser une analyse approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur du commerce qui ont fait l’objet d’une publication (9) . Les  experts ont entre autres souligné la nécessité de compléter les compétences en vente par la gestion des moyens de paiements en e-commerce ; la capacité de coordonner l’ensemble des services pour qu’il y ait une cohérence entre tous les canaux de vente (e-commerce et autres) incluant les opérations depuis l’approvisionnement jusqu’à la logistique ; la capacité de comprendre les mécanismes couverts par l'ERP (Enterprise Resource Planning ou Progiciels de Gestion Intégrés) dans la vente ; la capacité de percevoir les liens entre les dispositifs (CRM - Customer Relationship Management ou Gestion de la Relation Client) qui devient une qualité nécessaire chez les managers mais aussi d’autres spécialistes ; la capacité d’interpréter des chiffres de vente en e-commerce ; la capacité de calculer la rentabilité d’un site e-commerce en lien avec les KPI (Key Performance Indicator ou indicateurs clés de performance), etc.

En 2018, de nouvelles tables rondes (10) ont été organisées afin d’adapter les constats de 2016 et particulièrement de les prioriser. Lors de la table ronde du DAS Commerce, les experts ont mentionné davantage de compétences en lien avec la digitalisation de l’économie : « Pour de nombreux métiers, il apparaît indispensable d’ajouter des modules sur l’aspect digital, technologique… ». Les experts ont également rappelé l’importance des compétences non-techniques (attitude centrée client, motivation, dynamisme, leadership, assertivité, empathie, communication en réunion d’équipes, prioriser, gestion du temps, du stress, d’un conflit interne ou avec un client, …).

Les profils des commerciaux tendraient à évoluer vers des profils de « vendeurs consultants », d’« apporteurs de solutions adaptées » maitrisant l’« excellence relationnelle » pour répondre aux besoins des clients de mieux en mieux informés et de plus en plus exigeants et les fidéliser. Les commerciaux devront davantage maitriser les dimensions prospection, conseil et expertise.

Aussi, l’étude de CEFORA révèle que « les vendeurs et les acheteurs du futur sont flexibles ; constamment à la recherche d’informations pour trouver de nouvelles pistes ; capables de trouver des solutions créatives et innovantes avec leurs collègues ; capables d’utiliser les médias sociaux et toutes sortes de plateformes de connaissances spécialisées pour rester informés des évolutions importantes de manière ciblée ; suffisamment analytiques pour développer des argumentations rationnelles en utilisant l’argument de l’efficacité ; capables de passer rapidement d’un aspect à un autre et résistants au stress ; entreprenants dans leur fonction, ils n’attendent pas de recevoir des instructions ; soucieux de continuer à utiliser leurs atouts principaux que sont l’orientation client et le sens commercial » (2) .

(1) Source : SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives.

(2) Source : Etude CEFORA en collaboration avec FSE et TEMPERA, Parés pour l’avenir, Les futurs compétences des ventes dans le commerce de gros, 2016

(3) Source : Le Forem, Compétences pour le futur – Partie 2, 2017

(4) Source : Baromètre de la société de l'information 2018, SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie

(5) Voir https://content.digitalwallonia.be/post/20181206135839/2018-12-06-Digital-Wallonia-2019-2024-GW-Complet.pdf

(6) Voir https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/prospectives.html

(7) Métiers d’avenir – Etats des lieux du secteur du commerce de gros et de détail

(8) Voir : https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/metiers-d-avenir-prospectives-abilitic2perform.html

(9) « Métiers d'avenir 4.0 - Effets de la transition numérique sur le secteur de la distribution et de l’e-commerce »

(10) « Analyse des besoins en formation professionnelle par domaine d’activités stratégiques en Wallonie »

Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

En 2017, en Belgique, le secteur du commerce de gros a enregistré un chiffre d'affaires de plus de 368 milliards d'euros : 5 % pour les intermédiaires du commerce de gros, 2 % pour le commerce de gros de produits agricoles bruts et d'animaux vivants, 14 % pour le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac, 23 % pour le commerce de gros d'autres biens domestiques, 3 % pour le commerce de gros d'équipements de l'information et de la communication, 8 % pour le commerce de gros d'autres équipements industriels, 43 % pour les autres commerces de gros spécialisés et 1 % pour le commerce de gros non spécialisé.

Après avoir connu une baisse de 2 % en 2015 et de 3 % en 2016, le chiffre d'affaires réalisé par le secteur a augmenté de 6 % en 2017, en Belgique. Globalement, de 2012 à 2017, on observe une légère hausse (+ 1 %).


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

En Belgique, les investissements des entreprises du secteur du commerce de gros ont augmenté au cours des trois dernières années pour atteindre plus de 2,2 milliards d’euros en 2017.
Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En 2017, le secteur du commerce de gros regroupait 19.565 entreprises (1) , soit 7 % du total des entreprises du pays, tous secteurs confondus. Plus de deux tiers des entreprises du secteur du commerce de gros sont situées en Flandre (68 %), un cinquième en Wallonie (21 %) et 11 % à Bruxelles-Capitale.

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

La répartition des entreprises par région indique que les entreprises du commerce de gros sont sur-représentées en Flandre (68 % des entreprises du secteur contre 57 % si on considère les entreprises de tous les secteurs).


Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

 

Wallonie

En Wallonie et pour l'année 2017, le commerce de gros regroupe 4.194 entreprises, soit 5 % de l'ensemble des entreprises situées en Wallonie.

La Wallonie abrite une faible part (21 %) des entreprises du commerce de gros du pays alors que, si on considère l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus, sa part s'élève à 30 %.

En Wallonie, 81 % des entreprises du commerce de gros occupent moins de 10 travailleurs (79 % si on considère l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus). Les entreprises de 10 à 49 travailleurs représentent 17 % du total du secteur (16 % tous secteurs confondus). Les entreprises de 50 à 199 travailleurs ne représentent que 2 % des entreprises du commerce de gros, contre 4 % du total des entreprises, tous secteurs confondus.


Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Si on considère la répartition des entreprises entre les provinces wallonnes, ce sont celles de Liège (31 % des entreprises tous secteurs confondus et 30 % des entreprises du commerce de gros) et de Hainaut (33 % des entreprises tous secteurs confondus et 27 % des entreprises du commerce de gros) qui concentrent la majorité des entreprises. Viennent ensuite le Brabant Wallon (13 % des entreprises tous secteurs confondus et 17 % des entreprises du commerce de gros), la province de Namur (14 % des entreprises tous secteurs confondus et 11 % des entreprises du commerce de gros) et la province de Luxembourg (8 % des entreprises tous secteurs confondus et 5 % des entreprises du commerce de gros).

Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

Avec 186.380 postes de travail salarié (1) en 2017 (dont 73 % d'employés et 27 % d'ouvriers), le commerce de gros représente 5 % de l'emploi salarié belge.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

La répartition des postes de travail salarié du commerce de gros entre les trois régions indique que la Flandre regroupe 71 % de ces postes, contre 18 % pour la Wallonie et 11 % pour Bruxelles-Capitale.


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


 

Wallonie

Avec 32.632 postes de travail en 2017, le commerce de gros représente 3 % de l'emploi salarié total occupé en Wallonie (comparé à 5 % pour le pays). Les quatre principaux sous-secteurs sont les autres commerces de gros spécialisés (26 % de l’emploi salarié du commerce de gros), le commerce de gros d’autres biens domestiques (25 %), le commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac (20 %) et le commerce de gros d’autres équipements industriels (20 %).

En 2017, le nombre de postes de travail salarié a augmenté de 1 %, à un an d’écart.

De 2012 à 2017, l'emploi salarié total du secteur s'est accru de 3,9 % (+ 2,5 % d'employés et + 6,7 % d'ouvriers) en Wallonie alors qu’il s’est réduit de 1,3 %, si on considère l’ensemble du pays.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem

En Wallonie, la majorité des postes de travail salarié du commerce de gros sont des postes d'employés (65 %). Il s'agit d'un secteur majoritairement masculin : les hommes représentent 69 % de l'emploi salarié total du secteur, 89 % des ouvriers et 58 % des employés.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

En Wallonie, les provinces de Liège, de Hainaut et du Brabant wallon concentrent 84 % des postes de travail salarié du commerce de gros. La province de Liège regroupe 31 % de l'emploi salarié du secteur (31 % aussi si on considère l'ensemble des secteurs), la province de Hainaut 30 % (35 % si on considère l'ensemble des secteurs) et la province du Brabant wallon 22 % (contre seulement 12 % pour l'ensemble des secteurs).


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

En Belgique et pour l'année 2017, 42.355 indépendants (2) sont actifs dans le secteur du commerce de gros.

La majorité des indépendants du secteur réside en Flandre (65 %, contre 25 % en Wallonie et 9 % à Bruxelles-Capitale).

En Wallonie, on dénombre 10.576 indépendants dans le secteur du commerce de gros. Par rapport à 2012, le nombre d'indépendants du secteur a connu une hausse de 7,3 %, en Wallonie comme dans l’ensemble du pays. La hausse au cours des cinq dernières années a été plus forte en Flandre (+ 8,7 %) mais plus faible à Bruxelles (+ 0,2 %).


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2017, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

 

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
100 Commission paritaire auxiliaire pour ouvriers
109 Commission paritaire de l'industrie de l'habillement et de la confection
116 Commission paritaire de l'industrie chimique
117 Commission paritaire de l'industrie et du commerce du pétrole
119 Commission paritaire du commerce alimentaire
125 Commission paritaire de l'industrie du bois
127 Commission paritaire pour le commerce de combustibles
142 Commission paritaire pour les entreprises de valorisation de matières premières de récupération
143 Commission paritaire de la pêche maritime
149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique
211 Commission paritaire pour employés de l'industrie et du commerce du pétrole
215 Commission paritaire pour employés de l'industrie de l'habillement et de la confection
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
226 Commission paritaire pour les employés du commerce international, du transport et des branches d'activité connexes
321 Commission paritaire pour les grossistes-répartiteurs de médicaments
324 Commission paritaire de l'industrie et du commerce du diamant

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2018 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Commerce de gros est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 46.1 Intermédiaires du commerce de gros
  • 46.2 Commerce de gros de produits agricoles bruts et d'animaux vivants
  • 46.3 Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabac
  • 46.4 Commerce de gros d'autres biens domestiques
  • 46.5 Commerce de gros d'équipements de l'information et de la communication
  • 46.6 Commerce de gros d'autres équipements industriels
  • 46.7 Autres commerces de gros spécialisés
  • 46.9 Commerce de gros non spécialisé

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AQUA BELGICA

Fédération Belge du conditionnement de l'eau
http://www.aquabelgica.be
BELGAPOM

Union professionnelle relative à la négoce et la transformation Belge de la pomme de terre
https://belgapom.be/fr/home/
Confédération Belge du Bois

Confédération Belge du Bois
https://www.confederationbois.be/fr/
EDUCAM

Centre de coordination pour la formation dans le secteur automobile et dans les secteurs du commerce du métal, de la récupération des métaux et des métaux précieux
https://www.educam.be
FBF

Fédération Belge de la Fourrure
http://www.fourrure.be
FeBeD

Fédération belge des distributeurs en boissons
http://www.febed.be
FEBELAUTO

Organisation qui coordonne les intérêts de tous ceux qui sont concernés par le traitement des épaves de voitures
http://www.febelauto.be
FEBUPRO

Fédération Butane Propane
http://www.febupro.be/index_fr.htm
FEDAGRIM

Fédération Belge de l'Equipement pour l'Agriculture, l'Horticulture, l'Elevage et le Jardin
https://www.fedagrim.be/fr
FEMA

Fédération Royale Belge des Négociants en Matériaux de Construction
https://www.fema.be/fr/
FETRA

Fédération des Industries Transformatrices de Papier et Carton
http://www.fetra.be
Forem Formation Management et Commerce

Centre de compétence dans les domaines du management, du commerce, de la grande distribution, de l'exportation et de la création d'activités
https://www.formation-management-commerce.be/
FPB

Fédération pétrolière de Belgique
https://www.petrolfed.be/fr
IREC

Centre de formation pour la confection, l'habillement et l'entretien du textile
http://www.irec.be/
IVB

Association Interprofessionnelle pour la Viande Belge
https://www.ivb-interprof.be/interprofessionele-vereniging-voor-het-belgisch-vlees.html?lang=2
NAVEM

Fédération nationale des commerçants en meubles belges
http://www.navem.be
OVOCOM

Plate-forme de concertation pour les entreprises participant à la filière aliments pour animaux
https://www.ovocom.be/
RECREABEL

Association belge de fournisseurs d'équipements de jeu, de mobilier de parc et jardin et d'autres produits et services destinés au secteur récréatif
https://www.fedustria.be/fr/textile-bois-ameublement/hout-meubelindustrie/andere/recreabel
SYNAGRA

Association professionnelle de négociants en céréales et autres produits agricoles
https://fegra.be/?lang=fr
TRAXIO

Confédération Belge du Commerce et de la Réparation Automobiles et des Secteurs Connexes
https://www.traxio.be/fr/
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