Secteurs d'activités

Commerce de détail

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Le commerce de détail regroupe toutes les entreprises dont l’activité principale est la revente (sans transformation) de biens neufs ou d’occasion destinés à être utilisés par les particuliers ou les ménages.

Le commerce de détail constitue un véritable moteur pour l’économie du pays, un secteur clé, avec beaucoup de potentiel, dont la capacité de créer des emplois, jusqu’ici relativement accessibles aux personnes peu scolarisées. Avec près de 258.000 postes de travail salarié, c’est le cinquième secteur le plus pourvoyeur d’emplois en Belgique.

Le commerce est impacté par des facteurs technologiques comme l’automatisation des processus ou la digitalisation, par des facteurs économiques et nouvelles modalités de création de valeur, par des aspects réglementaires, par des facteurs environnementaux et par des facteurs sociétaux comme les évolutions des modes de consommation, auxquels il convient d’être particulièrement attentif.

Face aux nombreuses évolutions, les commerces ont tendance à se diriger vers un modèle davantage orienté vers le conseil, l’accompagnement, le service, l’expérience client, l’image et la personnalisation pour se différencier, tout en étant associé au canal digital.

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 13.960 82.472 39.219
Bruxelles-Capitale 5.118 31.587 11.468
Flandre 23.386 143.940 96.180
Belgique 42.464 257.999 148.631

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur du commerce de détail (1) comprend le commerce de biens neufs ou d'occasion:

  • essentiellement destinés à la consommation des particuliers ou des ménages
  • par des magasins, des grands magasins, des comptoirs et des kiosques, des maisons de vente par correspondance, des colporteurs et des marchands ambulants, des coopératives de consommateurs, des maisons de ventes aux enchères, etc.

Le secteur se subdivise en plusieurs sous-secteurs :

  • Le commerce de détail en magasins non spécialisés. Ce sous-secteur comprend les magasins d'alimentation générale, les supérettes, les supermarchés, les hypermarchés mais aussi les grands magasins et magasins proposant une large gamme de produits (alimentaires, boissons, habillement, articles de sport, cosmétiques, etc.).
  • Le commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé. Ce sous-secteur comprend les commerces de détail de fruits et légumes, boucherie, poissonnerie, confiserie, commerce de détail de boissons, tabac, etc.
  • Le commerce de détail de carburants automobiles en magasin spécialisé.
  • Le commerce de détail d'équipements de l'information et de la communication en magasin spécialisé (ordinateurs, consoles de jeux vidéo, télévisions, etc.).
  • Le commerce de détail d'autres équipements du foyer en magasin spécialisé. Ce groupe comprend le commerce de détail d'équipements ménagers, tels que textiles (tissus, linges de maison, fils à tricoter, etc.), quincailleries, tapis, appareils électriques ou meubles, etc.
  • Le commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé. Ce sous-secteur comprend le commerce de livres, journaux et périodiques, enregistrements musicaux et vidéo, articles de sport, jeux et jouets, etc.
  • Les autres commerces de détail en magasin spécialisé. Ce groupe est composé de la vente d'une gamme particulière de produits non couverts ailleurs dans la nomenclature, tels que les articles d'habillement, chaussures et maroquinerie, produits pharmaceutiques et médicaux, montres, souvenirs, produits d'entretien, armes, fleurs, animaux de compagnie, biens d'occasion, etc.
  • Le commerce de détail sur éventaires et marchés. Ce sous-secteur reprend le commerce de détail de tous types de produits neufs ou d'occasion présentés sur des éventaires, généralement mobiles, installés sur la voie publique ou sur un emplacement de marché déterminé.
  • Le commerce de détail hors magasin, éventaires ou marchés. Ce groupe comprend le commerce de détail par correspondance, par Internet, par démarcheurs, par distributeurs automatiques, etc.
  • La réparation de biens personnels et domestiques . Ce sous-secteur comprend la réparation et l'entretien de biens personnels et domestiques.

Le secteur aujourd'hui

Le commerce de détail regroupe toutes les entreprises dont l’activité principale est la revente (sans transformation) de biens neufs ou d’occasion destinés à être utilisés par les particuliers ou les ménages.

Avec près de 258.000 postes de travail salarié, le commerce de détail est le cinquième secteur le plus important en Belgique en termes d’emplois, après les services aux particuliers et aux entreprises, l’enseignement, la santé et l’administration publique. Il génère un chiffre d’affaires de plus de 98 milliards d’euros et constitue un véritable moteur pour l’économie du pays, un secteur clé, avec beaucoup de potentiel, dont la capacité de créer des emplois, jusqu’ici relativement accessibles aux personnes peu scolarisées. Le commerce est impacté par des facteurs technologiques comme l’automatisation des processus et la digitalisation du parcours d’achat, par des facteurs économiques et nouvelles modalités de création de valeur, par des aspects réglementaires, par des facteurs environnementaux et sociétaux comme les évolutions des modes de consommation, auxquels il convient d’être particulièrement attentif.

La numérisation de l’économie marque le secteur du commerce depuis plusieurs années et l’e-commerce poursuit sa croissance.

L’association BeCommerce (2) indique que 18 % des dépenses totales en Belgique sont effectuées en ligne et que, au cours des trois premiers trimestres de 2018, 7,89 milliards d'euros ont déjà été dépensés en ligne, soit une augmentation de 7 % par rapport à la même période en 2017. Selon le Digital Scoreboard de la Commission européenne (3) , la part du chiffre d’affaires des entreprises belges réalisé au moyen du commerce électronique est en hausse (31,4 % en 2017, contre 25,4 % en 2015 et 28,6 % en 2016) et est nettement supérieure à celle enregistrée dans les pays voisins (20,7 % en Allemagne, 19,0 % en France, 14,6 % aux Pays-Bas et 13,8 % au Luxembourg, en 2017). Le SPF Economie précise, dans son Rapport sur la conjoncture économique dans la distribution (4) , que la part de la population ayant effectué des achats en ligne augmente (60 % en 2017, contre 54 % en 2014) mais reste néanmoins inférieure à celle enregistrée chez nos voisins (67 % en France, 75 % en Allemagne, 79 % aux Pays-Bas et 80 % au Luxembourg). Si le commerce en ligne ne cesse d’augmenter, plusieurs freins persistent et on constate que les acheteurs en ligne en Belgique achètent beaucoup plus souvent à l'étranger que ce n'est le cas dans les pays voisins : en 2017, d’après les chiffres du Digital Scoreboard de la Commission européenne, 37 % des consommateurs établis en Belgique ont fait des achats en ligne auprès de vendeurs d’autres pays de l’Union européenne, soit quasi le double de la moyenne de l’Union européenne (19 %), ce qui entraine des pertes de chiffre d’affaires et d’emplois pour les entreprises et des pertes fiscales pour les autorités belges (4) .

On assiste à une multiplication, voire à une interdépendance des canaux (web, mobile, magasins, objets connectés, réseaux sociaux, …), une approche omnicanale combinant canaux physiques et numériques.

On ne peut d’ailleurs plus vraiment distinguer e-commerce et distribution physique puisqu’ils sont de plus en plus complémentaires. Il semble que les canaux digitaux ne soient pas concurrents des canaux traditionnels mais plutôt interdépendants. Le consommateur a d’ailleurs souvent déjà réalisé une convergence des canaux physiques et numériques et recherche aussi, en magasin, une expérience « sans couture » comme s’il surfait sur internet ou sur une application mobile.

L’humain devient le centre de la relation client .

A côté de l’offre produit, l’expérience d’achat du consommateur est de plus en plus importante. Les entreprises doivent développer une stratégie de vente omnicanale pour parvenir à améliorer l’expérience des consommateurs à travers tous les canaux, physiques comme numériques et les accompagner au mieux. Le commerce devient «  phygital  » (5) . Quelques exemples sont l’e-réservation qui permet au client de réserver un article en ligne en vue de l’essayer dans le point de vente, sans obligation d’achat ; le « click and collect » qui permet d’acheter en ligne un article que l’on récupère en magasin ou encore la commande pour rupture d’extension de gamme qui permet au client de commander en ligne, depuis le magasin physique, un article qui n’est pas disponible.

Le secteur du commerce est soumis à une concurrence accrue .

Les nouvelles technologies font de plus en plus partie du quotidien des ménages et des commerces, elles élargissent considérablement les possibilités de vente et d’achat mais tendent aussi à renforcer la concurrence entre les commerçants (showrooming, webrooming, réseaux sociaux, plateformes d’échanges, marketplaces, acteurs e-commerce nationaux ou étrangers, arrivée de nouveaux joueurs (hard discounters, chaînes bio, enseignes de surgelés, …), création de nouveaux formats (commerces de proximité, projets de plus petite taille, …).

Les clients sont de mieux en mieux informés.

Avec internet et l’e-commerce, les clients adoptent de nouveaux comportements dans le choix de leurs achats, ils se renseignent davantage. Ils deviennent de plus en plus exigeants, d’où la nécessité de personnalisation/amélioration de la relation client, des produits et des services, d’offres de plus en plus ciblées et adaptées, prolongation de la relation client sous forme de services complémentaires (avant et après l’achat), livraisons plus rapides et à moindre coût, en tout temps et en tout lieu, …

Le secteur du commerce est en train de changer de façon spectaculaire, principalement sous l’impulsion de facteurs technologiques mais les facteurs économiques, réglementaires, sociétaux, démographiques et culturels influencent aussi de manière significative les activités de ce secteur.

Face aux nombreuses évolutions, les commerces ont tendance à se diriger vers un modèle davantage orienté vers le conseil, l’accompagnement, le service (« servitization »), l’expérience client, l’image et la personnalisation, pour se différencier, tout en étant associé au canal digital.

Les technologies (Big Data, intelligence artificielle, internet des objets, réalité augmentée et virtuelle, blockchain, géolocalisation, payements mobiles, …) jouant un rôle de plus en plus important, la maitrise des compétences numériques représente un réel atout pour les travailleurs du secteur.

La Wallonie doit assurer la montée en compétences générales en adéquation avec la transformation digitale des employeurs. Le Gouvernement wallon a validé, le 6 décembre 2018, l’actualisation de la stratégie Digital Wallonia pour 2019-2024 (6) , laquelle indique d’ailleurs qu’«  Il est impératif d’accélérer et de favoriser l’adoption du commerce digital au sein de l’économie wallonne  »,  [que] «  Des compétences numériques doivent être développées dès le plus jeune âge et tout au long de la vie  » [et que]  «  La plupart des métiers sont appelés à se transformer par l’intégration du numérique. L’accès aux formations permettant aux travailleurs d’intégrer progressivement ces transformations doit être facilité.  »

La formation est une des clés majeures pour mieux positionner la Wallonie en matière de commerce connecté, notamment. Anticiper les besoins en compétences et en formations est relativement complexe pour un secteur qui évolue très rapidement, comme la distribution et l’e-commerce.

Depuis plusieurs années, Le Forem veille à structurer et adapter l’offre de formation professionnelle organisée en Wallonie à une analyse de l’environnement et des besoins des employeurs, de l’économie. Il réalise des travaux prospectifs (7) afin de percevoir les évolutions futures des secteurs et métiers en vue d’influencer l’offre de prestation pour répondre aux besoins de demain.

En 2013, Le Forem a entamé une démarche prospective visant à déterminer, à l’aide d’une approche globalisante et objectivante, les «  métiers d’avenir  » pour la Wallonie. Ces analyses visent à influencer l’offre de services interne mais aussi externe au Forem (accompagnement/formation/orientation), à favoriser le partenariat et à informer le public. Une première publication "Métiers d'avenir"  (8) , dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, qui balayait les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers est parue.

Sur base des métiers d’avenir ainsi identifiés, une analyse en profondeur « métier par métier » se fondant sur la méthode Abilitic2Perfom est mise en œuvre depuis 2014 et permet de mieux cerner les évolutions des métiers et d'adapter, après l'analyse de grands domaines de transformation attendus, l'offre de prestations. Les métiers de data scientist, de directeur commercial, de responsable marketing digital, de community manager, de coordinateur logistique IT, de manager logistique et de conseiller clientèle ont, par exemple, été analysés (9) .

En 2016, Le Forem a organisé, pour chaque domaine d’activités stratégiques de Wallonie (DAS), des tables rondes réunissant une série d’experts internes et externes, afin de réaliser une analyse approfondie des grandes tendances de la transition numérique.

et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur du commerce qui ont fait l’objet d’une publication (10) . Les  experts ont entre autres souligné la nécessité de compléter les compétences en vente par la gestion des moyens de paiements en e-commerce ; la capacité de coordonner l’ensemble des services pour qu’il y ait une cohérence entre tous les canaux de vente (e-commerce et autres) incluant les opérations depuis l’approvisionnement jusqu’à la logistique ; la capacité de comprendre les mécanismes couverts par l'ERP (Enterprise Resource Planning ou Progiciels de Gestion Intégrés) dans la vente ; la capacité de percevoir les liens entre les dispositifs (CRM - Customer Relationship Management ou Gestion de la Relation Client) qui devient une qualité nécessaire chez les managers mais aussi d’autres spécialistes ; la capacité d’interpréter des chiffres de vente en e-commerce ; la capacité de calculer la rentabilité d’un site e-commerce en lien avec les KPI (Key Performance Indicator ou indicateurs clés de performance), etc.

En 2018, de nouvelles tables rondes (11) ont été organisées afin d’adapter les constats de 2016 et particulièrement de les prioriser. Lors de la table ronde du DAS Commerce, les experts ont mentionné davantage de compétences en lien avec la digitalisation de l’économie : «  Pour de nombreux métiers, il apparaît indispensable d’ajouter des modules sur l’aspect digital, technologique… ». Les experts ont également rappelé l’importance des compétences non-techniques (attitude centrée client, motivation, dynamisme, leadership, assertivité, empathie, communication en réunion d’équipes, prioriser, gestion du temps, du stress, d’un conflit interne ou avec un client, …).

 

(1) Source : SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives.

(2) Source : BeCommerce. Voir https://www.becommerce.be/fr/presse/communique-de-presse/d/detail/les-belges-depensent-de-plus-en-plus-en-ligne-les-trois-premiers-trimestres-de-2018-totalisent-deja

(3) Voir https://digital-agenda-data.eu/

(4) Source : SPF Economie, P.M.E., Classes moyennes et Energie, Rapport sur la conjoncture économique dans la distribution, Mai 2018 .

(5) Le « phygital » est un concept marketing qui désigne l’alliance des boutiques physiques et du digital.

(6) Voir https://content.digitalwallonia.be/post/20181206135839/2018-12-06-Digital-Wallonia-2019-2024-GW-Complet.pdf

(7) Voir https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/prospectives.html

(8) Métiers d’avenir – Etats des lieux du secteur du commerce de gros et de détail .

(9) Voir : https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/metiers-d-avenir-prospectives-abilitic2perform.html

(10) « Métiers d'avenir 4.0 - Effets de la transition numérique sur le secteur de la distribution et de l’e-commerce ».

(11) « Analyse des besoins en formation professionnelle par domaine d’activités stratégiques en Wallonie ».

Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

En Belgique, le chiffre d'affaires réalisé par le secteur du commerce de détail s’est établi à plus de 98 milliards d'euros en 2017.

Le rythme de croissance à un an d’écart est le plus faible enregistré au cours des 5 dernières années (+ 1,1 % en 2017, contre + 3,3 % en 2016, + 2,6 % en 2015, + 1,5 % en 2014 et + 1,4 % en 2013). Par rapport à 2012, le chiffre d’affaires dans le commerce de détail a augmenté de 10,4 % en 2017.

Le principal sous-secteur est le commerce de détail en magasin non spécialisé (c'est-à-dire les magasins d'alimentation générale, les supérettes, les supermarchés, les hypermarchés mais aussi les grands magasins et magasins proposant une large gamme de produits (alimentaires, boissons, habillement, articles de sport, cosmétiques, etc.). Il génère à lui seul près de la moitié (46 %) du chiffre d'affaires total du secteur. Viennent ensuite les autres commerces de détail en magasin spécialisé (vente d'articles d'habillement, chaussures et maroquinerie, produits pharmaceutiques et médicaux, montres, souvenirs, produits d'entretien, fleurs, biens d'occasion, etc.) qui fournissent près du quart du chiffre d'affaires total du secteur.

 
Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

En Belgique, les investissements des entreprises du commerce de détail ont augmenté au cours des quatre dernières années pour atteindre plus de 2,6 milliards d’euros en 2017, dont 46 % dans le sous-secteur du commerce de détail en magasin non spécialisé (c'est-à-dire les magasins d'alimentation générale, les supérettes, les supermarchés, les hypermarchés mais aussi les grands magasins et magasins proposant une large gamme de produits (alimentaires, boissons, habillement, articles de sport, cosmétiques, etc…)).

Le rythme de croissance à un an d’écart est plus faible en 2017 (+ 3,2 %) qu’en 2016 (+ 7,1 %). Par rapport à 2012, les investissements dans le secteur du commerce de détail ont augmenté de 10,1 % en 2017.


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En 2017, le secteur du commerce de détail regroupait 42.464 entreprises (1) en Belgique, soit 15 % du total des entreprises du pays, tous secteurs confondus.

55 % des entreprises du secteur du commerce de détail sont situées en Flandre, 33 % en Wallonie et 12 % à Bruxelles-Capitale. Cette répartition des entreprises du secteur entre les régions est fort semblable à la répartition, tous secteurs confondus.


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

 

Wallonie

En Wallonie et pour l'année 2017, le commerce de détail regroupe 13.960 entreprises, soit 16 % de l'ensemble des entreprises situées en Wallonie.

En Wallonie, 87 % des entreprises du commerce de détail occupent moins de 10 travailleurs, contre 79 % si on considère l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus. Les entreprises de 10 à 49 travailleurs représentent 12 % du total du secteur et 16 %, tous secteurs confondus. Les entreprises de 50 à 199 travailleurs représentent à peine 1 % des entreprises du commerce de détail, contre 4 % du total des entreprises, tous secteurs confondus.


Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

En Wallonie, la répartition par province des entreprises du secteur du commerce de détail est fort semblable à celle de l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus.

Les provinces de Hainaut (34 %) et de Liège (32 %) concentrent deux tiers des entreprises du commerce de détail.

 
Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

Avec 257.999 postes de travail salarié (1) en 2017 (dont 86 % d'employés et 14 % d'ouvriers), le commerce de détail représente plus de 6 % de l'emploi salarié total du pays.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


La répartition des postes de travail salarié du commerce de détail entre les trois régions indique que la Flandre concentre 56 % de ces postes, contre 32 % pour la Wallonie et 12 % pour Bruxelles-Capitale.



Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

En 2017, la Wallonie compte 82.472 postes de travail dans le secteur du commerce de détail, soit près de 8 % de l'emploi salarié total de la région. 89 % des travailleurs du secteur sont des employés et 11 % des ouvriers.

Le sous-secteur du commerce de détail en magasin non spécialisé (c'est-à-dire les magasins d'alimentation générale, les supérettes, les supermarchés, les hypermarchés mais aussi les grands magasins et magasins proposant une large gamme de produits (alimentaires, boissons, habillement, articles de sport, cosmétiques, etc…) concentre 39 % des postes de travail salarié du commerce de détail.

En 2017, le nombre de postes de travail salarié a augmenté de 2,2 % dans l’ensemble du secteur du commerce de détail, à un an d’écart. Cette hausse est principalement liée aux postes d'employés (+ 2,4 %, contre + 0,4 % de postes d'ouvriers).

La hausse globale de l’emploi salarié du secteur enregistrée en 2017 par rapport à 2012 (+ 5,3 %) masque la diminution du nombre de postes d’ouvriers (- 4,1 %), seul le nombre d’employés ayant augmenté (+ 6,6 %).


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem

En Wallonie, 63 % des postes de travail salarié dans le commerce de détail sont occupés par des femmes. La part des femmes atteint 68 % parmi les employés, contre seulement 26 % parmi les ouvriers.

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


En Wallonie, ce sont les provinces de Hainaut (37 %) et de Liège (30 %) qui sont les plus pourvoyeuses d'emplois salariés dans le secteur du commerce de détail. Si on considère l'emploi salarié de l'ensemble des secteurs, la répartition par province est fort semblable à celle observée pour le seul secteur du commerce de détail.

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Les indépendants

En 2017, 14 % des indépendants (2) résidant en Belgique (soit 148.631 personnes) exercent leur activité dans le secteur du commerce de détail.

La majorité de ces travailleurs provient de Flandre (65 %, contre 27 % de Wallonie et 8 % de Bruxelles-Capitale).

Par rapport à 2012, dans le secteur du commerce de détail, le nombre d'indépendants a diminué de 5,4 % en Belgique (- 5,7 % en Flandre, - 4,0 % en Wallonie et - 8,1 % à Bruxelles-Capitale).


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2017, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

 

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
100 Commission paritaire auxiliaire pour ouvriers
109 Commission paritaire de l'industrie de l'habillement et de la confection
119 Commission paritaire du commerce alimentaire
124 Commission paritaire de la construction
126 Commission paritaire de l'ameublement et de l'industrie transformatrice du bois
127 Commission paritaire pour le commerce de combustibles
149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
201 Commission paritaire du commerce de détail indépendant
202 Commission paritaire pour les employés du commerce de détail alimentaire
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique
211 Commission paritaire pour employés de l'industrie et du commerce du pétrole
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
302 Commission paritaire de l'industrie hôtelière
311 Commission paritaire des grandes entreprises de vente au détail
312 Commission paritaire des grands magasins
313 Commission paritaire pour les pharmacies et offices de tarification

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2017 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Commerce de détail est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 47.1 Commerce de détail en magasin non spécialisé
  • 47.2 Commerce de détail alimentaire en magasin spécialisé
  • 47.3 Commerce de détail de carburants automobiles en magasin spécialisé
  • 47.4 Commerce de détail d'équipements de l'information et de la communication en magasin spécialisé
  • 47.5 Commerce de détail d'autres équipements du foyer en magasin spécialisé
  • 47.6 Commerce de détail de biens culturels et de loisirs en magasin spécialisé
  • 47.7 Autres commerces de détail en magasin spécialisé
  • 47.8 Commerce de détail sur éventaires et marchés
  • 47.9 Commerce de détail hors magasin, éventaires ou marchés
  • 95.2 Réparation de biens personnels et domestiques

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
APB

Association Pharmaceutique Belge
https://www.apb.be/fr/corp/Pages/default.aspx
APLSIA

Association Professionnelle du Libre Service Indépendant en Alimentation
https://www.aplsia.be/
APVD

Association Professionnelle de la Vente Directe
http://www.apvd.be
BFTF

Belgian Fair Trade Federation
http://www.bftf.be
COMEOS

Fédération pour le commerce et les services
https://www.comeos.be/home
EDUCAM

Centre de coordination pour la formation dans le secteur automobile et dans les secteurs du commerce du métal, de la récupération des métaux et des métaux précieux
http://www.educam.be
FBF

Fédération Belge de la Fourrure
http://www.fourrure.be
FeBeD

Fédération belge des distributeurs en boissons
http://www.febed.be
FEBUPRO

Fédération Butane Propane
http://www.febupro.be
Forem Formation Management et Commerce

Centre de compétence dans les domaines du management, du commerce, de la grande distribution, de l'exportation et de la création d'activités
https://www.formation-management-commerce.be/
FPB

Fédération pétrolière de Belgique
https://www.petrolfed.be/fr
FWH asbl

Fédération wallonne Horticole
http://www.fwhnet.be/
IREC

Centre de formation pour la confection, l'habillement et l'entretien du textile
http://www.irec.be/
IVB

Association Interprofessionnelle pour la Viande Belge
https://www.ivb-interprof.be/interprofessionele-vereniging-voor-het-belgisch-vlees.html?lang=2
LFB

Association des libraires francophones de Belgique
http://www.Libraires.be
RECREABEL

Association belge de fournisseurs d'équipements de jeu, de mobilier de parc et jardin et d'autres produits et services destinés au secteur récréatif
http://www.recreabel.be
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