Secteurs d'activités

Horeca (hôtels, restaurants, cafés)

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Le secteur de l'Horeca est composé, d'un côté, d'unités spécialisées dans l'hébergement (hôtels, campings, gîtes) et de l'autre, d'un ensemble regroupant les restaurants et les débits de boissons (restaurants, cafés, brasseries, restauration collective).

Comme pour l'ensemble des secteurs intervenant dans la chaîne alimentaire, le secteur de l'Horeca est confronté à un arsenal législatif assez important (traçabilité, autocontrôle, qualité des produits). La connaissance de ces normes de sécurité alimentaire ainsi que leur mise en pratique posent souvent des difficultés aux plus petits établissements (niveaux financier et organisationnel). Ceux-ci préfèrent alors utiliser comme matières premières des produits semi-finis commandés auprès d'entreprises du secteur alimentaire.

De plus, ce secteur est caractérisé par des conditions de travail spécifiques telles que les horaires et la forte présence de temps partiels. Le volume des activités d'un établissement de l'Horeca peut fortement varier en fonction de la période de l'année, du climat mais aussi de la santé économique du pays et des évènements organisés dans la région de l'établissement.

Ces changements d'activités engendrant une variation de la demande de personnel, le secteur fait souvent appel à de la main-d'œuvre temporaire, des étudiants ou des intérimaires. Il offre cependant davantage de perspectives d'emploi pour des personnes peu ou semi-qualifiées, même si la connaissance de plusieurs langues reste un atout important.

Enfin, ce secteur se caractérise par son dynamisme et sa capacité d'adaptation aux exigences du consommateur, aux normes d'hygiène et de sécurité et aux nouvelles tendances comme l’intégration des canaux numériques pour connaître et s’adapter aux avis des clients.
 

   Nombre d'établissements en 2016  Nombre de postes de travail salarié en 2016  Nombre de travailleurs indépendants en 2016
Wallonie 7.275 30.718 25.116
Bruxelles-Capitale 3.356 26.433 9.011
Flandre 14.493 72.382 57.717
Belgique 25.124 129.533 93.296

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2016 et INASTI 2016, calculs le Forem

 

 

 

Activités du secteur

Description du secteur

Au sein du secteur de l'horeca (1) , on distingue deux grands types d'activités :

La première, l'hébergement , est composée des sous-secteurs suivants :

  • Hôtels et hébergement similaire (hôtels, hôtels à appartement, motels).
  • Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée (auberges pour jeunes, centres et villages de vacances, gîte de vacances, chambres d'hôtes, etc.).
  • Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs.
  • Autres hébergements. Ce sous-secteur comprend la mise à disposition de lieux d'hébergement temporaire ou à long terme dans des chambres individuelles ou pour plusieurs personnes (internats d'élèves, résidences d'étudiants, foyers pour travailleurs saisonniers, etc.).

La seconde, la restauration , compte trois sous-secteurs :

  • Les restaurants et services de restauration mobile. Ce sous-secteur comprend les activités des restaurants qui fournissent des repas complets pour consommation immédiate, qu'il s'agisse de restaurants traditionnels, de self-services ou d'établissements proposant des plats à emporter, établissements permanents ou temporaires, avec ou sans places assises. À titre d'exemple, citons les restaurants servant des menus à la carte et des plats du jour, les pizzerias, les tavernes-restaurants, les snack-bars, les friteries, les salons de thé, les hamburgers-restaurants, etc.
  • Les traiteurs et autres services de restauration c'est-à-dire la fourniture de services de restauration industrielle sur la base de dispositions contractuelles conclues avec le client pour une durée déterminée. Les repas sont généralement préparés dans des cuisines centrales (fourniture de repas aux cantines d'entreprises, aux restaurants universitaires, aux hôpitaux et maisons de repos, etc.).
  • Débits de boissons. Ce sous-secteur comprend les activités de préparation et de service de boissons destinées à la consommation sur place (cafés et bars, discothèques, dancings, etc.).

Le secteur de l'horeca est très complémentaire du secteur " Culture, loisir et tourisme ". En effet, un touriste peut à la fois se rendre dans une région pour y visiter un musée mais aussi y goûter les spécialités culinaires et ensuite passer la nuit dans un hôtel.

 

Le secteur aujourd'hui

L’alimentation, d’année en année, devient un sujet de questions, une préoccupation et un objet de plaisir qui prend de plus en plus de place dans la vie des personnes de notre planète. Or l’alimentation, fait face à un paradoxe étonnant. Alors que le budget des ménages pour se nourrir ne cesse de baisser depuis les années 1980, le consommateur n’a jamais été aussi exigeant en termes de régimes alimentaires, de diversité des produits, de normes d’hygiène et de sécurité et de goût. Par ailleurs, le rythme de travail ayant augmenté, le temps consacré à la préparation des repas diminue d’année en année. La part des repas préparés hors-domicile ne cesse de croître. Le secteur de l’Horeca est donc face à de nouveaux défis.

Pour faire face aux changements sociétaux, le secteur initie deux types d’innovations. La première va davantage concerner les nouveaux produits. La seconde, plus importante s’attache aux processus de travail avec de nouvelles techniques, de nouvelles manières de travailler, de nouveaux appareils.

En termes d’innovation de produits, dans la restauration, les chefs suivent les nouveaux régimes et habitudes alimentaires des consommateurs. Les substituts aux produits carnés sont plus variés qu’auparavant. Certains vont jusqu’à reproduire le goût, la texture et la couleur de la viande. L’importance apportés aux produits bio, de saison va aussi être suivie par une partie de la profession. Autre tendance, l’aspect local qui touche la restauration, les cafés – avec des bières brassées sur place par exemple – et même l’hôtellerie où les ressources locales – supposées plus authentiques – sont mises en avant.

En termes d’innovation de processus, nous aborderons tour à tour les questions de sécurité de la chaîne alimentaire, l’utilisation de produits finis ou semi-finis, le recours croissant à la livraison de repas et l’adaptation à la caisse intelligente, outil de lutte contre le travail non-déclaré dans le secteur.

Tout d'abord, le secteur de l'Horeca est fortement réglementé. Les crises alimentaires des dernières années, exacerbant la sensibilité de l'opinion publique quant aux risques alimentaires, ont encouragé les responsables politiques à édicter des normes et à mieux contrôler leur application. À titre d'exemple, citons l'interdiction de surgeler ses propres préparations sauf si l'on possède un tunnel de congélation, l'interdiction d'utiliser des planches en bois, l'obligation d'assurer l'autocontrôle et la traçabilité des produits, l’obligation d’avoir un local de « décartonnage »... Ces normes de sécurité alimentaires trouvent une grande légitimité parmi les clients qui sont de plus en plus exigeants concernant la qualité et la traçabilité des produits. En revanche, la connaissance de ces normes de sécurité alimentaire et leur mise en pratique représentent des contraintes pour les restaurateurs. Le coût engendré par le respect des normes devient un poste-clef des dépenses des professionnels de la restauration.

Cette tendance à la normalisation ne fait que s'accroître. L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) continue à effectuer des contrôles d’exploitations de l’Horeca mais diversifie aussi ses activités. Des modules en ligne permettent d’évaluer les risques dans son entreprises (autocontrôle) et une assistance pour conformer les entreprises aux réglementations est disponible. Depuis 2015, l’AFSCA publie en ligne les résultats des contrôles qu’elle a effectués (2) .

Ensuite, la restauration, et plus particulièrement la restauration rapide ou la cuisine de collectivité, se tourne de plus en plus vers des produits finis ou semi-finis en provenance de l'industrie alimentaire qu'il suffit aux restaurateurs d'assembler et non plus de cuisiner. Ces produits sont fabriqués à la chaîne selon des protocoles, sans avoir besoin de nombreux cuisiniers. Cette tendance est une des conséquences des normes mises en place dans le secteur ; c'est une manière de transférer le risque alimentaire vers les fournisseurs. Le recours à ces produits permet également de diminuer les coûts de personnel.

Le passage à la caisse enregistreuse intelligente s’effectue petit à petit en Wallonie et toujours avec une certaine réticence. Toutefois, les contrôles sur l’utilisation de la caisse enregistreuse sont effectifs depuis mai 2016. En signe de compensation, depuis le 1er janvier 2014, différentes mesures sont prises pour faciliter la flexibilité dans le secteur. D’une part la limite interne de la durée de travail dans une période de référence a été rehaussée à 130 heures. Ensuite, les heures supplémentaires font l’objet d’un traitement fiscal avantageux. Enfin, les cotisations de sécurité sociale dues pour les travailleurs occasionnels sont calculées sur des forfaits réduits, plus avantageux qu’auparavant. Les flexi-jobs, créés fin 2015 et prévoyant des facilités pour recruter des personnes qui complètent leur emploi en travaillant dans l’Horeca participent aussi à ce mouvement. Ces flexi-jobs sont encore peu utilisés en Wallonie.

Un autre aspect d’innovation est lié à l’essor des repas commandés aux restaurateurs et livrés à domicile. Un repas préparé sur deux est livré aux Etats-Unis et la tendance s’étend également en Belgique. Cela implique pour le restaurateur (mais aussi parfois le cafetier) de disposer de véhicules et de livreurs ou de conclure un partenariat avec un service de livraison. La digitalisation rend les commandes de plus en plus faciles et rapides. La participation à des plateformes de repas livrés devient un enjeu important du métier.

En outre, le secteur de l'Horeca connaît des conditions de travail spécifiques. Ces conditions sont souvent pointées comme étant difficiles et demandant beaucoup de flexibilité de la part du travailleur.

- Les horaires de travail dans la restauration, les cafés et les hôtels sont spécifiques au secteur. En effet, le personnel de la restauration " commerciale " est amené à travailler tard le soir, à horaire coupé (service du midi et du soir avec une grande pause entre les deux), les jours fériés, pendant de longues périodes et, les heures supplémentaires sont fréquentes. " Si dans la restauration commerciale, un salarié sur deux travaille à horaire coupé et après 22 heures et ce, au moins trois à quatre fois par mois, ces conditions sont quasi inexistantes dans la restauration collective ". Dans l'hébergement, " les horaires coupés concernent essentiellement les petits établissements où 55 % des salariés ont des horaires coupés et 47 % d'entre eux travaillent après 22 heures et ce, au moins trois ou quatre fois par mois. " (3)

- Le secteur de l'Horeca compte énormément d'emplois à temps partiel. " Dans la restauration, six salariés sur dix exercent à temps partiel. En moyenne, dans les autres secteurs, ce taux est deux fois moins élevé." (4)

- Le secteur connaît un turn-over (5) assez important, particulièrement dans la restauration traditionnelle (un peu plus de 20 % par an). Pour les hôtels, le turn-over est en moyenne de 12 %.

Au niveau des qualifications, ce secteur offre davantage de perspectives d'emploi aux personnes peu ou moyennement qualifiées. Selon une étude réalisée par le Forem (6) , plus de 40 % du personnel de l'Horeca possède un diplôme qui ne dépasse pas le niveau secondaire inférieur, alors que ce taux est inférieur à 30 % dans l'ensemble de la population active wallonne. Cependant, la connaissance de plusieurs langues est un atout dans ce secteur qui est en contact direct avec des étrangers (touristes ou hommes d'affaires). Parmi les employeurs de l'Horeca, trois sur quatre préfèrent engager une personne bilingue et lui apprendre le métier que de la former en langues. Dans les hôtels et les campings wallons, les principaux clients sont nos voisins néerlandophones.

Une autre caractéristique du secteur est la variation dans le temps du volume de ses activités. En effet, ce secteur connaît des pics et des creux d'activités (week-end, vacances scolaires, conditions climatiques, etc.). Ces variations d'activités engendrent une fluctuation dans la demande de personnel. C'est pourquoi, la majorité des employeurs font appel à du personnel supplémentaire : en premier lieu, ils se tournent vers la famille ou les connaissances, ensuite viennent les étudiants et les extras. Les employeurs ont beaucoup plus souvent recours aux étudiants (les pics ont souvent lieu durant les vacances scolaires) qu'aux intérimaires notamment pour des raisons financières et de flexibilité. Une autre alternative à ces pics d'activités est l'augmentation des heures prestées par l'effectif de base.

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via :  Métiers d'avenir pour la Wallonie - L'horeca .

Ensuite, en 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Horeca.

 

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire, 2016 Rapport d’activités, septembre 2017.
(3) L'Observatoire de l'Hôtellerie et de la restauration, Quel avenir pour les métiers de la restauration collective, France, 2010.
(4) Idem (2).
(5) Idem (2).
(5) Le turn-over est le taux de renouvellement du personnel d'une entreprise.
(6) Le Forem, Effets de la transition numérique sur le secteur de l’Horeca en termes d’activités, métiers et compétences, 2016.

Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

En 2016, le secteur de l'Horeca a généré en Belgique un chiffre d'affaires de 14.144 millions d'euros (taux de croissance de 3,5 % par rapport à 2015). Ce chiffre d'affaires est le plus élevé que le secteur ait connu depuis 2009. En Belgique, 55 % du chiffre d'affaires est généré par le sous-secteur des restaurants, viennent ensuite les traiteurs et autres services de restauration (15 %) les hôtels (14 %) et les cafés (12 %). Plus de la moitié du chiffre d'affaires provient de la Flandre (8.236 millions d'euros, soit 58 %), 22 % de la Wallonie (2.884 millions d'euros) et 20 % de Bruxelles-Capitale (2.695 millions d'euros). Par rapport à 2008, les parts flamande et wallonne augmentent au détriment de Bruxelles.

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2011 et 2016
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

 

 

Investissements

En Belgique, le secteur de l'Horeca a investi pour 981 millions d'euros en 2016.
La part de la Wallonie dans ces investissements est de 5 % (53 millions d'euros), celle de la Région de Bruxelles-Capitale de 7 % (69 millions d'euros) et celle de la Région flamande de 63 % (620 millions d'euros).
En 2016, la progression des investissements a continué au niveau belge (+1 %) mais ceux-ci ont largement chuté en Wallonie (-62 %)
En 2016, en Wallonie, 67 % des investissements de l'Horeca concernent le sous-secteur des restaurants. En Belgique, cette part s'élève à 46 %. Le sous-secteur des hôtels occupe la seconde position au niveau belge avec 27 %. En Wallonie, cette part s’élève à 9 %.

Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2011 et 2016
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

 

Entreprises du secteur

Belgique

En 2014, le secteur de l'Horeca belge compte 25.124 établissements (1) (qui emploient des salariés). Cela le place à la 4 ème position en termes de nombre d'établissements sur l'ensemble des secteurs en Belgique avec environ 9 % du total des établissements. Ce chiffre ne tient évidemment pas compte des indépendants.

La répartition géographique des établissements du secteur Horeca est fort semblable à celle de l'ensemble des établissements, tous secteurs confondus : 29 % en Wallonie, 58 % en Flandre et 13 % à Bruxelles.

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem

 


Répartition des établissements entre les régions en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem

 

Wallonie

Au 31 décembre 2014, la Wallonie compte 7.275 établissements (employant des travailleurs) dans le secteur de l'Horeca.

Comme pour l'ensemble du territoire, la plupart (91 %) des établissements du secteur en Wallonie emploient moins de 10 personnes. Cette proportion de petites structures est plus importante pour l'Horeca que pour l'ensemble des établissements wallons. Dans ce secteur, il n'y a d'ailleurs aucun établissements de plus de 200 travailleurs.

Au total, les établissements du secteur Horeca représentent 9 % de l'ensemble des sociétés localisées en Wallonie.

Répartition des établissements par taille en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem

 

Les établissements de l'Horeca se situent principalement en province de Liège (34 %) et en province de Hainaut (32 %).

Comparé à l'ensemble des secteurs, les provinces de Luxembourg et de Liège comptent proportionnellement plus d'établissements appartenant au secteur de l'Horeca (10 % des établissements de l'Horeca contre 8 %, tous secteurs confondus pour la province de Luxembourg et 34 % des établissements de l'Horeca contre 31 %, tous secteurs confondus pour la province de Liège).

 
Répartition des établissements entre les provinces en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem

 


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique
Au 31 décembre 2016, l'Horeca comptabilise 129.533 postes de travail salarié en Belgique (1) . La majorité de ces personnes travaillent sous le statut d'ouvrier (86 %) et le reste, sous le statut d'employé (14 %).

La ventilation des postes salariés selon les sous-secteurs est la suivante : les restaurants (68 %), les traiteurs et autres services de restauration (15 %), les hôtels (14 %), les cafés (11 %) et les autres moyens d'hébergement de courte durée (4 %).

La répartition entre les trois régions du pays montre que la Région de Bruxelles-Capitale représente 20 % des emplois salariés du secteur de l'Horeca. Ce pourcentage est supérieur à celui qu'elle détient pour l'ensemble des salariés tous secteurs confondus (16 %). En Wallonie, la part de travailleurs de l’Horeca est de 24 %.

Nous ne comptabilisons pas ici les travailleurs indépendants (activités principales, activités complémentaires et actifs après la pension) appartenant au secteur Horeca.

Il est également important de souligner que les statistiques ONSS ne reprennent pas les emplois de la restauration de collectivité en gestion propre car ces postes sont comptabilisés dans le secteur de leur employeur. Par exemple, une cantinière travaillant dans la cantine d'une banque n'est pas comptabilisée dans le secteur de l'Horeca mais dans le secteur financier. Il y a donc une série d'emplois dans les cuisines de collectivité qui ne sont pas comptabilisés dans les chiffres présentés dans ce point.

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem


Wallonie
Au 31 décembre 2016, on dénombrait en Wallonie 30.718 postes de travail dans le secteur de l'Horeca (soit 3 % de l'emploi total wallon).

Entre 2007 et 2011, le secteur connaît une évolution globalement positive avant de ralentir entre 2011 et 2012. La croissance reprend depuis (+6 % en 2016).

En Wallonie, tout comme pour la Belgique, presque neuf personnes sur dix travaillent dans le secteur de l'Horeca sous le statut d'ouvrier et un dixième sous le statut d'employé.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2016, calculs le Forem


Plus de huit personnes sur dix travaillent dans le secteur de l’Horeca sous le statut d’ouvrier (86 %). La parité au niveau du genre est presque totalement respectée.

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem

Les postes de travail salarié sont principalement situés en province de Liège (31 %) et en province de Hainaut (30 %).

Cependant, comme le montre la répartition des postes de l'Horeca et de tous les secteurs confondus, cette forte présence en chiffres absolus dans la province de Hainaut ne signifie pas une spécialisation de cette province dans ce secteur.

Par contre, la province de Luxembourg compte proportionnellement un plus grand nombre d'emplois dans l'Horeca comparé à la répartition géographique de l'ensemble des postes de travail en Wallonie (10 % pour l'Horeca contre 8 % pour l'ensemble des secteurs).

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2016, calculs le Forem


Les indépendants

En 2016, les indépendants (2) sont nombreux dans l'Horeca; on en dénombre 93.296 en Belgique et 25.116 en Wallonie (27 % du total).

L'évolution du nombre d'indépendants dans ce secteur semble en hausse constante depuis 2009, dans les trois régions du pays.

La répartition géographique des indépendants selon les régions montre que 62 % des indépendants sont situés en Flandre, 27 % en Wallonie et 10 % en Région de Bruxelles-Capitale.

En Wallonie, 71 % des indépendants exercent leur profession à titre principal dans le secteur de l’Horeca, 21 % l’exercent à titre complémentaire et 8 % après l’âge de la pension.

 
Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2016 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2016, calculs le Forem


 


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

 

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
302 Commission paritaire de l'industrie hôtelière

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2016 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Horeca (hôtels, restaurants, cafés) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 55.1 Hôtels et hébergement similaire
  • 55.2 Hébergement touristique et autre hébergement de courte durée
  • 55.3 Terrains de camping et parcs pour caravanes ou véhicules de loisirs
  • 55.9 Autres hébergements
  • 56.1 Restaurants et services de restauration mobile
  • 56.2 Traiteurs et autres services de restauration
  • 56.3 Débits de boissons

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
CGT

Le Commissariat Général au Tourisme de la Région wallonne
http://cgt.tourismewallonie.be/
EPICURIS

Epicuris
http://www.formation-epicuris.be
Euro-Toques

Euro-Toques - artisans cuisiniers européens
http://eurotoques.be/
FeBeD

Fédération belge des distributeurs en boissons
http://www.febed.be
Ferco

fédération Européenne de la restauration Collective
http://www.ferco-catering.org
FIT

Fédération de l'Industrie du Tourisme
http://www.fit-fti.be/indexfr.php
Forem Formation Tourisme

Centre de compétence dans le domaine du Tourisme
http://www.formation-tourisme.be
HoReCa

Fédération Horeca Wallonie
http://www.horecawallonie.be/horeca/default.aspx
HORECA FORMATION

Centre de formation et de perfectionnement du secteur Horeca
http://www.horecanet.be/horecavorming/default.asp
HORECANET

Fonds social et de garantie du secteur Horeca
http://www.horecanet.be
UNAFRI

Union Nationale des Frituriers
http://www.navefri-unafri.be
Wallonie Belgique Toursime

Wallonie Belgique Tourisme
http://walloniebelgiquetourisme.be/
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