Secteurs d'activités

Transports et logistique

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Le secteur du transport et de la logistique est scindé en deux grandes catégorie, la première reprend l’ensemble des transports de marchandises et de personnes (qu’ils soient terrestres, par voies d’eau ou aériens) la seconde concerne la gestion des flux qu’ils soient physiques, financier ou informatiques.

En ce qui concerne le transport, le volet terrestre s'effectue grâce aux transports ferroviaires, urbains et routiers mais également à travers des conduites pour le transport de gaz, de liquides, etc. Le transport par voie d’eau touche aux transports maritimes, côtiers et fluviaux (de personnes et de marchandises, la location de bateaux, etc.). Enfin, le transport aéronautique comprend le transport aérien ou spatial de passagers et de marchandises.

À ces trois modes de transport, diverses activités d’ordre logistique sont associées comme la gestion des flux qu’ils soient physiques (fournitures, denrées, personnes) ce qui englobe par exemple la manutention, l’entreposage et l’organisation du transports ou immatériel comme les flux financiers ou d’informations qui nécessite la maîtrise d’outils technologiques.

Au niveau des entreprises, le domaine de la logistique se professionnalise depuis une vingtaine d'années. Cette évolution permet l'accroissement des échanges commerciaux internationaux. Par sa transversalité, le domaine est soumis à d’importants facteurs d’évolution, les principaux étant d’ordres technologiques, environnementaux, législatifs et commerciaux.

Comme bien des domaines, celui de la logistique et des transports est fortement impacté par la numérisation de son activité.

On notera, par exemple, l’évolution rapide des logiciels de gestion de la supply chain, le développement de l’IOT (2) , l’apparition du tachygraphe intelligent, des véhicules autonomes ou la possibilité de capitaliser et de traiter les données et les flux d’informations.

Ces avancées suscitent donc une logistique fondée sur les échanges d'informations provenant de dispositifs du monde réel vers le réseau internet.

L’impact environnemental du secteur est également un facteur important dont il faut tenir compte. Cela implique de trouver des solutions innovantes en matière de transport pour répondre aux enjeux de la logistique verte : GNV (3) , véhicules électriques, technologies hybrides, livraisons à vélo, éco-conduite, ...

Des besoins se font également sentir au niveau de la chaine logistique comme le recyclage des produits, la gestion des rebuts et des matières récupérer.

Il est également nécessaire de poursuivre le développement de la performance liée à une politique de réduction des couts qui impose de repenser le multi et l’intermodal pour optimiser les transports à des fins économiques et écologiques (raréfaction des énergies, taxe km, environnement, emballage, limitation de l’immobilisation des stocks, …).

Le développement massif de l’e-commerce influence également fortement le secteur qui se voit dans la nécessité de répondre à ces nouveaux enjeux tant du point de vue du transport (petits colis/hyperfragmentation, livraison à domicile ou dans des points relais, …), qu’au niveau de la logistique (picking de détail, colis personnalisés, …).

Le secteur voit également croitre les transactions liées à la logistique des retours de marchandises.

Cela a un impact sur le développement d’espaces de distribution urbains qui permettent d’assurer les dernières étapes de la distribution dans les villes où la livraison parcellaire au client final pose des problèmes de mode de transport, d'organisation des tournées et de reprise des marchandises refusées.

Le développement de l’e-commerce impacte également les attentes des clients, de plus en plus soucieux de la traçabilité de leur achat et de plus en plus pressés de recevoir leur commande.

Plus récemment, les obligations relevant de la RGPD (4) nécessite dans le chef des travailleurs de connaître la législation et les implications relevant du secteur.

Au niveau du transport de personnes, on note aussi des transformations. En effet, l'aérien connaît un essor exponentiel de ses activités, principalement au départ de l'aéroport de Charleroi. Pour les transports publics, une hausse de l'activité et l'arrivée à la pension de nombreux travailleurs amèneront une augmentation des opportunités d'emploi dans les prochaines années.

Dans les domaines des bus-cars, tout comme pour les chauffeurs poids lourds, la réglementation européenne rend l'accès à la profession plus difficile.

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 2.382 50.651 6.138
Bruxelles-Capitale 1.208 29.067 3.210
Flandre 6.656 138.612 16.486
Belgique 10.246 218.330 26.198

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique. br/> (2) IOT : Internet Of Things – Il s’agit de l’ensemble des captations de données qui rend les objets « intelligents » et qui leur permet d’interagir avec le monde réel. En logistique les effets se font par exemple ressentir sur la traçabilité, les coûts de gestion, …
(3) GNV : Gaz Naturel Vert
(4) RGPD : Règlement européen sur la Protection des Données à caractère personnel – mise en application le 25 mai 2018

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur du transport et de la logistique couvre cinq grands domaines (1) .

Le premier, les transports terrestres et transports par conduites , est composé des sous-secteurs suivants :

  • Le transport ferroviaire de voyageurs autre qu'urbain et suburbain (transport de voyageurs sur des grandes lignes couvrant une grande zone géographique, wagons-lits, location de matériel roulant ferroviaire avec équipage).
  • Les transports ferroviaires de fret (grandes lignes et lignes secondaires).
  • Autres transports terrestres de voyageurs. Ce sous-secteur comprend le transport urbains et suburbains de voyageurs (autobus, autocars, tramway, métro, navettes régulières vers les aéroports et les gares, l'exploitation de funiculaires ou de téléphériques s'inscrivant dans le cadre d'un système de transport urbain et suburbain, etc.) ; le transport de voyageurs par taxis et d'autres transports terrestres de voyageurs tels que l'exploitation d'autobus scolaires et de bus de transport des travailleurs ou le transport à la demande (excursions et services occasionnels).
  • Les transports routiers de fret (transport de marchandises par route) et services de déménagement (pour les ménages et les entreprises, les garde-meubles, la livraison de meubles et d'équipements ménagers.
  • Les transports par conduites (transport de gaz, d'eau et d'autres liquides, de boues et d'autres substances par conduites).

Le second, les transports par eau , reprend :

  • Les transports maritimes et côtiers de passagers (exploitation de bateaux d'excursion, de croisière ou de tourisme ; la location de bateaux de plaisance avec équipage, etc.).
  • Les transports maritimes et côtiers de fret (transports de marchandises ; l'exploitation de remorqueurs et de pousseurs de péniches, de plates-formes de forage pétrolier, etc.).
  • Les transports fluviaux de passagers (fleuves, canaux, lacs et autres voies navigables intérieures, y compris les ports et les docks ainsi que la location de bateaux de plaisance avec équipage pour le transport fluvial).
  • Les transports fluviaux de fret (fleuves, canaux, lacs et autres voies navigables intérieures, y compris les ports et les docks ainsi que la location de bateaux pour le transport fluvial de fret).

Le troisième, les transports aériens , comprend :

  • Les transports aériens de passagers (lignes régulières avec horaires réguliers, charters, vols de tourisme etc.).
  • Les transports aériens de fret et transports spatiaux (transports aériens de marchandises, lancement de satellites et de véhicules spatiaux, transports de marchandises et de personnes dans l'espace).

Le quatrième, l'entreposage et les services auxiliaires des transports , couvre :

  • L'entreposage et le stockage (y compris frigorifique) pour tous les types de produits.
  • Les services auxiliaires des transports pour :
    • les transports terrestres (exploitation de gares ferroviaires et routières ; exploitation d'infrastructures ferroviaires ; exploitation de routes, de ponts et de tunnels ; services de remorquage et de dépannage ; etc.) ;
    • les transports par eau (exploitation de ports, quais, jetées, écluses, voies navigables ; activités de sauvetage et de déchargement par allèges ; signalisation par phares, balises et radiobalises ; etc.) ;
    • les transports aériens (exploitation d'aéroports ; activités de contrôle des aéroports et de la circulation aériennes ; services au sol sur les terrains d'aviation ; etc.) ;
    • la manutention (chargement et déchargement de marchandises ou de bagages) ;
    • les autres services auxiliaires des transports (expédition de marchandises, livraison de fret express, etc.).

Le cinquième, activités de poste et de courrier , englobe essentiellement la levée, l'acheminement et la distribution de lettres et de colis sous différents régimes.

  • Les activités de poste dans le cadre d'une obligation de service universel.
  • Les autres activités de poste et de courrier (entreprises opérant en dehors de l'obligation de service universel).

Remarque : l'analyse de ce secteur porte uniquement sur les entreprises de transports et de logistique. Or, certaines entreprises exerçant une autre activité peuvent avoir un département de logistique interne. Ces dernières ne sont donc pas prises en compte dans l'analyse.

Le secteur aujourd'hui

La logistique est l'art de fournir le bon produit, au bon endroit, dans les meilleurs délais et au moindre coût.

Depuis la fin du 20 ème siècle, les activités logiques et de transport de marchandises se professionnalise et deviennent une réelle plu value pour la compétitivité d’une entreprise.

De nombreuses sociétés spécialisées en logistique ont été créées et offrent leurs services à des entreprises dont le transport n'est pas le " core business ". Parallèlement, certaines grandes entreprises conservent en interne leur service logistique et le développent.

Gérer sa chaîne logistique de manière optimale devient un avantage concurrentiel.

Le secteur du transport et de la logistique est fortement dépendant de la conjoncture économique.

Les échanges commerciaux internationaux (mondialisation), intra-européens et intra-nationaux, sont en constante augmentation.

Le volume de marchandises à transporter continuera à croître dans les années à venir en raison de plusieurs facteurs comme la croissance de l’e-commerce.

Globalement, le secteur du transport de marchandises et de la logistique connaît, depuis plusieurs années déjà, une croissance assez forte tant au niveau de l'emploi, que de l'activité et des investissements.

L’inauguration du tunnel du Saint-Gothard (en juin 2016) en est un exemple parlant pour le transport de fret en Europe.

Les marchandises pourront dorénavant être transportées plus rapidement, plus efficacement, plus durablement et avec une plus grande sécurité via le rail plutôt que par la route.

Au niveau des infrastructures, de nombreux investissements publics ont été réalisés (dans les canaux, l'équipement de zonings multimodaux, les aéroports régionaux).

Ces investissements visent, outre à améliorer l'attractivité de la Wallonie vis-à-vis de potentiels investisseurs de ce secteur, à favoriser le développement de la multimodalité (transport par différents modes successifs : fluvial, routier, rail, aérien).

Plus récemment, on constate l’importance pour les pouvoirs publics de s’attacher aux investissements dans les centres urbains afin de répondre aux nouvelles exigences de la logistique urbaine.

Actuellement, 9 terminaux logistiques proposant plusieurs modes de transport existent en Wallonie.

Entre 2012 et 2016, 6 nouvelles plates-formes multimodales ont été rendues opérationnelles dont le Trilogiport à Liège qui, depuis début 2016, combine le transport routier, fluvial et ferroviaire et qui s’articule autour d’une plateforme multimodale de 120 ha.

Troisième port intérieur européen, Liège se positionne comme l'hinterland des grands ports maritimes comme Rotterdam et Anvers.

Parallèlement, Liège s'inscrit dans le développement du réseau Euro Carex, soit l'utilisation du réseau de chemin de fer à grande vitesse pour le transport européen de fret.

L’annonce récente de l’arrivée à Liège du géant du commerce en ligne Alibaba et de sa première plateforme mondiale de commerce électronique devra également faciliter un accès plus large et plus équitable aux débouchés commerciaux transfrontalier, en particulier pour les petites et moyenne entreprises belges.

A moyen terme, plusieurs évolutions, déjà amorcées, vont s'accentuer dans le secteur :

- la professionnalisation de l'ensemble des métiers de la chaîne logistique, du chauffeur au manager logistique ;

- l'externalisation de l'activité logistique au sein d'entreprises spécialisées et le développement, au sein de grandes entreprises, de départements propres à la logistique reconnus par la direction ;

- le développement de nouvelles technologies, principalement au niveau du suivi en temps réel des marchandises tout au long de la chaîne logistique en particulier grâce à l’internet des objets et aux équipements embarqués

- l'augmentation de l'offre de formation (initiale et continue) pour tous les niveaux de responsabilités ;

- le transfert modal de la route vers le fluvial et le ferroviaire ;

- la concrétisation d'investissements porteurs d'activités et d'emplois.

La participation à la préservation de l'environnement constitue le principal défi auquel le secteur devra faire face ces prochaines années (2) .

En effet, en juin 2011, la nouvelle directive " Eurovignette 2 " a été adoptée par le Parlement européen et est entrée en application en 2013.

Cette réglementation permet aux Etats-membres de taxer les poids lourds de plus de 3,5 tonnes sur base des "coûts externes " générés par les transports.

La notion de coûts externes englobe les coûts liés à la pollution atmosphérique et sonore, à la congestion et, éventuellement, à la dévalorisation du paysage.

Ces différents frais étaient jusqu'à présent essentiellement pris en charge par la collectivité via la mise à disposition d'infrastructures.

Avec " Eurovignette 2 ", la Commission européenne adopte le principe du " pollueur-payeur ". C'est donc le transporteur qui doit payer les coûts environnementaux liés à son activité, ce qui implique une charge financière supplémentaire.

A travers cette réglementation, les objectifs de l'Europe sont de promouvoir le transport durable : diminuer les embouteillages, augmenter la propreté des routes, augmenter l'usage du transport ferroviaire et fluvial et améliorer la sécurité routière.

Diminuer la dépendance énergétique de l'Europe constitue un objectif annexe de cette réglementation.

A cette taxe, se sont récemment ajoutées d’autres comme la taxe kilométrique belge (en vigueur depuis avril 2016), les obligations de recyclage d’emballage et les réglementations en matière de consommation énergétique (3) .

Pour diminuer la consommation d'énergie, plusieurs solutions sont exploitées : généralisation de la conduite économique et défensive pour les chauffeurs poids lourds, optimalisation de l'organisation des tournées de livraison afin de réduire les transports "à vide", recours accru à d'autres modes de transport que la route (fluvial et ferroviaire) ou encore l'usage de véhicules équipés de moteurs hybrides ou électriques.

Outre une hausse probable de la demande de formation à la conduite défensive, ces évolutions attendues vont encore augmenter l'intellectualisation, amorcée depuis plusieurs années, des métiers de base.

Parallèlement, de nouveaux profils voient le jour, comme celui d'ingénieur informaticien-logisticien, capable de concevoir les logiciels permettant l'organisation optimale des tournées, tant pour diminuer les retours "à vide", que pour combiner différents modes de transport ou le coordinateur IT logistiques qui, en tant que responsable de la qualité des données et de leur monitoring, mesure, analyse et interprète l’information (tant interne qu’externe) en vue d’implémenter des décisions, d’orienter des stratégies et d’améliorer le rendement de m’entrepris sur le plan fonctionnel (4) .

Depuis quelques années, l’effet de la numérisation a également un impact important sur le secteur de la logistique et des transports.

Elle offre la possibilité de développer des procédés d’automatisation, de les superviser, de travailler sur des bases de données produites par l’internet des objets (IOT) en ce compris les programmes embarqués et de développer des produits intelligents.

Ces avancées technologiques imposent que les logisticiens de demain soient à même d’intégrer ces différents outils tout en travaillant efficacement avec les outils IT afin de mieux gérer la gestion des stocks, la planification et l’optimisation des coûts.

Notons enfin que la part de citoyens belges qui achètent via internet rejoint, depuis quelques années, la part européenne.

Cette évolution à inévitablement un impact important sur le secteur de la logistique et du transport car il fait évoluer les paradigmes du secteur.

Dans la pratique de l’e-commerce, c’est le client qui décide de l’endroit, du moment et des modalités de livraison, obligeant les logisticiens à sans cesse adapter leur travail pour répondre à ces besoins de plus en plus personnalisés (5) .

Au niveau du transport de personnes, les évolutions sont différentes selon les modes de transport.

L'aérien connaît un développement exponentiel de ses activités, principalement au départ de l'aéroport de Charleroi (7,7 millions de voyageurs transportés en 2017) mais aussi grâce à l'aéroport de Liège qui s'est développé de manière importante (plus de 700 milles tonnes de fret en transit pour l’année 2017).

Ces évolutions entraînent une augmentation de l'emploi, même si, quantitativement, ce secteur reste limité.

Au niveau des transporteurs publics (TEC et SNCB), la hausse de l'activité et une pyramide des âges comptant une forte proportion de quinquagénaires devraient entraîner un recrutement massif dans les années à venir.

Autre phénomène en croissance qui pourrait à terme avoir un impact non négligeable sur les modes du transport des personnes par voie terrestre est la voiture sans chauffeur, développée notamment par Google (7) .

Cependant, cette nouvelle technologie induit une importante adaptation des systèmes réglementaires ce qui risque de reporter l’arrivée en masse de ce type de véhicules sur nos routes.

Un changement législatif important est survenu dans le domaine des chauffeurs poids lourds et de bus-cars.

 Il concerne les exigences en matière de formation initiale et continue.

Cette réglementation européenne a pour effet de rendre plus contraignant (plus coûteuse) l'accès à la profession de chauffeur et devrait ainsi augmenter les difficultés de recrutement.

Parallèlement, l'offre de formation doit également s'adapter afin de répondre à cette nouvelle demande, également au niveau de la formation continue (obligation de 5 jours de formation continue par chauffeur par période de 5 ans).

Un autre constat qui risque d'entraîner des difficultés de recrutement pour les chauffeurs de poids lourds est la pyramide des âges des chauffeurs en activité. En effet, près d'un chauffeur sur trois est âgé de plus de 50 ans.

Conjugué à la faible alimentation du métier par les sorties de l'enseignement, la pénurie de candidats sur ce métier devient criante et la concurrence internationale, très présente dans ce secteur, ne contrebalance plus réellement ces constats.

Par ailleurs, les voyages en autocar doivent de plus en plus supporter la concurrence des compagnies aériennes low-cost (8) .

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via :  Métiers d'avenir pour la Wallonie - Le transport et la logistique .

Ensuite, en 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Transport  .


(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Le lecteur intéressé trouvera davantage d'informations sur l'impact du verdissement de l'économie sur le secteur du transport et de la logistique dans le rapport " Verdissement de l'économie " publié par le Forem en 2011 et téléchargeable sur www.leforem.be
(3) Constat issus des discussions pour la production du rapport d’inception du DAS (Domaine d’Activités Stratégique) Logistique et transport réalisé par la Forem en 2016
(4) Le lecteur intéressé trouvera davantage d’information sur le métier de coordinateur logisticien IT dans le rapport prospectif publié par le Forem en août 2017 et disponible sur https://www.leforem.be/MungoBlobs/508/226/20170830_A2P_Coordinateur_logistique_IT.pdf
(5) Effets de la TRANSITION NUMÉRIQUE sur le secteur de la LOGISTIQUE et des TRANSPORTS en termes d’activités, métiers et compétences, publiée par le Forem en 2016
(6) https://fr.wikipedia.org/wiki/Uberisation
(7) http://www.courrierinternational.com/article/transports-la-voiture-sans-chauffeur-est-la-enfin-presque
(8) Une analyse plus approfondie sur les évolutions récentes et à venir à moyen terme dans le secteur du transport et de la logistique est disponible dans la publication du Forem « Métiers d’avenir – secteur transport et logistique ».





Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

En 2017, le chiffre d'affaires du secteur du transport et de la logistique s'élève à près de 48 milliards d'euros dont 6 milliards pour la Wallonie.

Ce secteur se place en 7 ème position du plus gros chiffre d'affaires pour l'ensemble des secteurs en Belgique.

Entre 2014 et 2017, le chiffre d'affaires du secteur a augmenté de 15%. Le secteur du transport et de la logistique étant très sensible aux évolutions conjoncturelles, son chiffre d’affaires a logiquement augmenté en 2016 et 2017, grâce à une légère reprise.


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

Les investissements dans le secteur du transport et de la logistique se sont élevés à 3,5 milliards d'euros en 2017 au niveau belge.

Le niveau des investissements a augmenté de près de 28% par rapport à 2015.

Pour des raisons de confidentialité, certaines données wallonnes sont manquantes. Veuillez donc ne pas tenir compte des chiffres mentionnés pour la Wallonie dans le graphique ci-après.



Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En 2017, ce secteur comptait 10.246 établissements (1) .

La Wallonie en abrite sur son territoire 2.383, la Flandre 6.656 alors que Bruxelles-Capitale n'en compte que 1.208.

Le secteur du transport et la logistique se place à la 9 ème position en nombre d’établissements tous secteurs confondus.

Il représente 3,5 % des établissements en Belgique.

Lorsque l'on compare, proportionnellement, cette répartition géographique des établissements du transport et de la logistique avec l'ensemble des secteurs, on remarque que pour la Wallonie et Bruxelles-Capitale, la part des établissements de ce secteur est moins importante que la part d’établissements de l'ensemble des secteurs (respectivement 23 % contre 30 % et 12 % contre 12,5%).

Pour la Flandre, cette part est plus grande (65 % contre 57,5 %).


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

Wallonie

En 2017, la Wallonie comptait 2.382 établissements employant des travailleurs salariés. Pour ce secteur, on compte très peu de grandes structures (établissements de plus de 200 travailleurs).

En effet, ce sont des établissements de moins de 10 travailleurs qui sont les plus représentés (66 %).

Ces établissements ont principalement leurs activités dans les sous-secteurs des transports routiers de fret et services de déménagement (997, soit 42 %) et des autres transports terrestres de voyageurs (403, soit 17%).


Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Tout comme pour l'ensemble des secteurs, c'est dans les provinces de Hainaut (36 %) et de Liège (31 %) qu'on retrouve la plus grande proportion d’établissements sur le territoire wallon.

Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2017, le secteur du transport et de la logistique comptabilisait 218.330 travailleurs salariés (1) .

Les employés représentent 34 % des salariés, les fonctionnaires 18 % et les ouvriers 48 %.

Le secteur du transport et de la logistique pourvoit 5,5 % de l'emploi belge.

 Cela le place à la 6 ème position en termes d'emplois tous secteurs confondus.

Plus de 2/3 des emplois de ce secteur sont situés en Flandre (63 %), un peu moins d'un emploi sur quatre (23 %) en Wallonie et un peu plus d'un sur dix (13 %) à Bruxelles-Capitale.

Le secteur compte, proportionnellement à l'ensemble des secteurs, plus d'emplois en Flandre (63 % contre 58 %) et moins pour les deux autres régions (23 % contre 26 % en Wallonie et 13 % contre 16 % à Bruxelles-Capitale).

Près de 1/4 de l'emploi salarié belge du secteur se retrouve dans les sous-secteurs des transports routiers de fret et services de déménagement (24 %), des services auxiliaires des transports (19.5 %), des autres transports terrestres de voyageurs (18 %) et des transports ferroviaires de voyageur autre qu’urbain et suburbain (12 %).


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 201
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

La Wallonie comptait en 2017 50.651 postes de travail salariés, ce qui représente 4,8 % de l'emploi wallon tous secteurs confondus.

De 2012 à 2017, le secteur des transports et de la logistique a connu une lente augmentation de ces postes de travail (1.28 %) pour donner suite au ralentissement économique.

Notons cependant qu’entre 2015 et 2017 le taux de croissance de l’emploi est de 1.6%.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem

La répartition selon le genre indique que peu de femmes travaillent dans ce secteur. En Wallonie, ce secteur compte 84 % d'hommes.

C'est parmi les employées qu'on retrouve la plus grande proportion de femmes sur l'ensemble des travailleurs salariés du secteur.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Conformément au nombre d'entreprises, la majorité des emplois se situent en province de Hainaut et de Liège.

Ces provinces représentent respectivement 41 % et 31 % de l'emploi wallon du secteur.

En comparaison à l'ensemble des secteurs, seules ces deux provinces ont une proportion d'emplois supérieure pour le secteur des transports et de la logistique.


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Les indépendants

En 2017, le secteur du transport et de la logistique comptait 6.138 indépendants (2) en Wallonie, soit 23.4 % des 26.198 indépendants actifs dans ce domaine en Belgique.

Le secteur du transport et de la logistique regroupe 2,4 % des indépendants belges.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2017, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

 

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
112 Commission paritaire des entreprises de garage
139 Commission paritaire de la batellerie
140 Commission paritaire du transport
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
226 Commission paritaire pour les employés du commerce international, du transport et des branches d'activité connexes
301 Commission paritaire des ports
315 Commission paritaire de l'aviation commerciale
316 Commission paritaire pour la marine marchande
328 Commission paritaire du transport urbain et régional

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2017 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Transports et logistique est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 49.1 Transport ferroviaire de voyageurs autre qu'urbain et suburbain
  • 49.2 Transports ferroviaires de fret
  • 49.3 Autres transports terrestres de voyageurs
  • 49.4 Transports routiers de fret et services de déménagement
  • 49.5 Transports par conduites
  • 50.1 Transports maritimes et côtiers de passagers
  • 50.2 Transports maritimes et côtiers de fret
  • 50.3 Transports fluviaux de passagers
  • 50.4 Transports fluviaux de fret
  • 51.1 Transports aériens de passagers
  • 51.2 Transports aériens de fret et transports spatiaux
  • 52.1 Entreposage et stockage
  • 52.2 Services auxiliaires des transports
  • 53.1 Activités de poste dans le cadre d'une obligation de service universel
  • 53.2 Autres activités de poste et de courrier

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien


Fonds social des entreprises de taxis et des services de location de voiture avec chauffeurs
http://www.taxi-info.be
BRV

Union Royale des Armateurs Belges
http://www.brv.be/
CBD/KBKV

Chambre Belge des Démenageurs
http://www.bkv-cbd.be
FBAA

Fédération Belge des Exploitants d'Autobus et d'Autocars et des Organisateurs de Voyage
https://www.fbaa.be/fr
FBOTF

Fédération Belge d'Organisations Transport Fluvial
http://www.bftb-fbotf.be/
FCBO

ASBL Formation Car & Bus
http://www.fcbo.be
FEBETRA

Fédération Royale Belge des Transporteurs et des prestataires de services logistiques
http://www.febetra.be
FEBUPRO

Fédération Butane Propane
http://www.febupro.be
FS BUS CAR

Fonds Social pour les Ouvriers des Entreprises des Services Publics et Spéciaux et des Services d'Autocars
http://www.sociaalfondssocial.be/
FSTL

Fonds Social Transport et Logistique
http://www.fstl.be
Fédération employeurs commerce international

Fédération d'Employeurs pour le commerce international, le transport et la logistique
https://www.wf-fe.be/fr/home
GTL

Groupement national des entreprises de taxis et de voitures de location
http://www.gtl-taxi.be/
IBOT

Institut Belge des Organisateurs de Transport
http://www.bito-ibot.be/
ICB

Institut pour l'autocar et l'autobus ASBL
http://#https://www.icb-institute.be/fr/##
ITLB

Institut du transport routier et logistique Belgique
https://www.transportmedia.be/truck-van-in-belgium/19089/?lang=fr
Logistics in Wallonia

Logistics in Wallonia
https://www.logisticsinwallonia.be/
LOGISTIQUE La Louvière

Forem Formation Logistique La Louvière
https://hainaut.formation-logistique.be/
LOGISTIQUE Liège

Forem Formation Logistique Liège
https://liege.formation-logistique.be/
LOGOS

Fonds de formation pour les employés du commerce international, du transport et de la logistique
http://www.logosinform.be/
UPTR

Union Professionnelle du Transport par Route
http://www.uptr.be
WAN

Wallonie Aerotraining Network - Centre de compétence dans le domaine de l'aéronautique
https://sites.google.com/site/wallonieaerotrainingnetwork/
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