Secteurs d'activités

Finance, banques et assurances

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Le secteur de la finance, des banques et des assurances comprend l'intermédiation monétaire (banque centrale), l'intermédiation financière (les banques) ainsi que les assurances et les caisses de retraite. Après plus d'une décennie de fusions et acquisitions en raison de stratégies de développement basées sur la taille, la crise entamée en 2008 a fortement touché le secteur financier et par la suite l'ensemble des activités économiques. 

Le secteur fait face actuellement et fera probablement face dans les années à venir à divers changements qui ont un impact durable sur le paysage du secteur. Les nouvelles technologies ont notamment permis l’apparition de nouveaux modes de fonctionnement et de nouveaux acteurs (notamment sur le marché des paiements). 

Les réorganisations visant à consolider le secteur et le renforcement des réglementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités.  

En 2020, selon la BNB (1) , il ne faut pas s’inquiéter dans un premier temps de l'impact du COVID-19 sur les secteurs financiers. Ils devraient plutôt être un facteur de stabilisation dans la crise. En effet, les secteurs de la banque, des assurances et de la gestion doivent surtout assurer un soutien (en termes financier et de gestion) des entreprises et des particuliers faisant face aux conséquences économiques de la crise sanitaire. Les échéances reportées arriveront cependant tôt ou tard et le défi est dès lors d’éviter un nombre trop important de défaillances au sein du tissu économique et une effet boule de neige sur la situation financière des secteurs financiers. Il faut cependant rappeler que les règles édictées à la suite de la crise financière de 2008 ont notablement renforcé la capacité de ces secteurs à faire face aux crises, le rendant capable d’absorber le choc. Et cela, d’autant que des mesures ont été prises par les autorités pour limiter l'impact structurel de la crise et préparer l'économie à une relance. 

Comme toutes les entreprises, celles des secteurs financiers et de la gestion sont néanmoins impactées par la crise sanitaire dans leur processus de fonctionnement. Cela a ainsi généré un surcroit d’activités dans certains départements (risques, restructurations et audits notamment), alors que d’autres voyaient leurs activités ralenties ou stoppées (fusion-acquisition et conseil par exemple). Elles ont toutefois pu compter sur leur degré élevé de digitalisation pour répondre virtuellement aux besoins. La crise a par ailleurs renforcé les évolutions technologiques déjà à l’œuvre dans ces secteurs en accélérant notamment la transition technologique d’une partie de leur clientèle. Et comme une grande partie des entreprises, elles ont eu à gérer la croissance du télétravail induite par la crise. 

Mais les évolutions constatées auparavant se poursuivent. 

Le secteur de la finance, des banques et des assurances reste un des plus gros secteurs employeurs de Belgique puisqu'il compte près de 120.000 postes de travail salarié et un peu moins de 7.000 travailleurs indépendants à titre principal. Mais au cours de dernières décennies, le volume de l'emploi a constamment régressé ; tout particulièrement depuis la crise survenue en 2008, notamment dans les banques. Le secteur des activités financières et d'assurance a ainsi perdu quelque 20.000 postes de travail salarié entre 2008 et 2019 ; principalement au sein des activités de courtage et d’administration des marchés financiers ; mais aussi des assurances. Les plans de restructurations qui semblent avoir été mis en veille par la crise sanitaire de 2020 se poursuivent en 2021 par la diminution du nombre d’agences et la baisse du volume d’emplois. 

Le volume de l’emploi salarié dans le secteur continue donc de s’éroder ces dernières années bien que les baisses enregistrées soient moindres en volume. 

Dans le même temps, les compétences et le niveau d'études requis pour travailler dans le secteur ont augmenté. 

Les évolutions technologiques et particulièrement celles liées au domaine de l'informatique et de l’Internet nécessite des investissements constants et ont entraîné des changements dans la manière de travailler (le personnel est amené à travailler en réseau, de manière décentralisée, en s’adaptant de plus en plus aux clients (« expérience client »), passage des documents papier aux documents électroniques, stockage et partage des informations, self-banking, etc.). 

La banque mobile et les smartphones sont le nouveau canal de distribution en plein développement ; renforçant le rôle des clients en tant qu'acteurs de l'activité ; la nécessité d’une réactivité toujours plus grande et les besoins en sécurité. L'Internet Banking via PC banking se maintient néanmoins. Mais les implantations physiques (agences) diminuent. Les agences restantes sont transformées en agence automatique et/ou en des espaces de rencontres fournissant une gamme élargie de conseils, de produits et de services durant des plages horaires élargies ; le tout adapté aux besoins spécifiques de chaque client. 

Pour les services bancaires courants de base, les points d’accès principaux sont aujourd’hui la plateforme digitale ou le centre d’appel à distance. Ces évolutions touchent maintenant également le secteur des assurances. Dans un monde de plus en plus digitalisé (notamment en termes de paiement), cela ne va pas sans poser question quant à l’accès à un service bancaire et de paiement pour une partie de la population. 

Des acteurs non bancaires mettent d’ailleurs à profit les nouvelles technologies pour tenter de s’implanter dans le domaine des instruments de paiement ; via notamment la directive européenne PSD2 et des applications financières. 

La complexité des services et produits proposés et l'obligation d'une information claire et précise renforcent le besoin en compétences en termes de communication. 

L'obligation de mieux contrôler les activités et la gestion des risques renforcent également le besoin de compétences dans ces matières. 

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (2)
Wallonie 2.918 19.154 3.651
Bruxelles-Capitale 1.321 52.242 671
Flandre 7.112 48.939 6.802
Belgique 11.351 120.335 11.223

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Financial Stability Report 2020, Banque National de Belgique - https://www.nbb.be/fr/articles/financial-stability-report-2020
(2) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de la finance, des banques et des assurances est composé de trois groupes distincts (1) .

Le premier, les activités des services financiers (hors assurance et caisses de retraite) , comprend la collecte et la redistribution de fonds à des fins autres que celles de la sécurité sociale obligatoire ou des caisses d'assurances ou de retraite. Il est composé de quatre sous-secteurs :
  • L'intermédiation monétaire : les activités des banques centrales (émission et gestion de la monnaie, suivi et contrôle de la masse monétaire, détention de réserve de change, etc.) et les autres intermédiations monétaires effectuées par des institutions monétaires autres que la banque centrale (établissements bancaires, caisses d'épargne, caisses de crédit mutuel).
  • Les activités des sociétés "holding".
  • Les fonds de placement et entités financières similaires : ce groupe comprend les entités morales organisées pour regrouper des titres ou d'autres actifs financiers, sans les administrer, pour le compte d'actionnaires ou de bénéficiaires (SICAV, fonds communs de placement, etc.).
  • Les autres activités des services financiers, hors assurance et caisse de retraite : c'est à dire les activités de services financiers autres que celles réalisées par des institutions monétaires (crédit-bail et autre distribution de crédit).

Le second, les assurances, réassurances et caisses de retraite (à l'exclusion des assurances sociales obligatoires) couvre les assurances vie, les caisses de retraite et les autres assurances non-vie (assurances accident et incendie, assurance voyage, assurance maladie, assurance automobile, etc.).

Le troisième, les activités auxiliaires de services financiers et d'assurances , comprend la prestation de services entrant dans les activités de services financiers ou d'assurance, ou étroitement liés à ceux-ci, mais n'étant pas eux-mêmes des services financiers ou d'assurances. Ce sous-secteur couvre :
  • Les activités auxiliaires de services financiers : administration de marchés financiers, courtage de valeurs mobilières et de marchandises, etc. .
  • Les activités auxiliaires d'assurances et des caisses de retraite : évaluation des risques et dommages, les activités des agents et courtiers d'assurances, etc. .
  • La gestion de fonds pour le compte de tiers.

Le secteur aujourd'hui

La crise financière de 2008 a fortement ébranlé le secteur financier et l’économie en général. Sur le front financier, les activités de services bancaires et de gestion de fonds orientées à l'international ont été affectées. 

La crise sanitaire de 2020 qui a engendré une crise économique inédite perturbe les activités des secteurs financiers sans les mettre en danger dans un premier temps. Ceux-ci doivent cependant jouer leur rôle d’octroyeur de crédit et de conseil afin de soutenir la relance économique. 

L'intervention des autorités publiques, rendue nécessaire par la situation, continue d’influer sur l'évolution du secteur. Les réorganisations visant à consolider le secteur et le renforcement des règlementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités. 

Mais la rentabilité du secteur semble également remise en question par la réorganisation des chaînes de valeur et la faiblesse des taux. 

Le secteur de la finance, des banques et des assurances continue d'occuper une place importante dans notre société. 

Selon l’ONSS, en 2019, le secteur offrait quelque 120.000 emplois. Le seul secteur bancaire occupait pour sa part plus de 49.500 travailleurs (3) . La population est maintenant pour une grande part bancarisée et de nouveaux outils de gestion des avoirs financiers sont mis à sa disposition via les nouvelles technologies. Cependant, un risque existe d’exclure une partie de la population moins agile avec les outils digitaux ou n’y ayant pas accès. 

Pour sa part, le marché belge de l’assurance et de la réassurance occupe environ 43.000 personnes. Dont quelque 22.600 sont occupées dans les entreprises d'assurances relevant de la commission paritaire 306. Les autres travailleurs sont essentiellement actifs chez les intermédiaires (des agences ou dans le courtage) souvent indépendants (4)

Le secteur de la finance, des banques et des assurances, déjà en perpétuel " mouvement ", connaîtra encore des changements à la suite des bouleversements connus ces dernières années et toujours en cours. 

Les banques et les assurances sont confrontées au défi de réduire leurs charges tout en restaurant la confiance de leurs clients via notamment leur réseau commercial tout en assurant un contrôle accru des activités et de la gestion des risques dans le respect des nouvelles réglementations au sein d'un système financier amené à se restructurer en tenant compte des évolutions de la société (développement durable, responsabilité sociale, nouveaux profils clients, nouvelles technologies et concurrence de nouveaux acteurs). 

Depuis quelques années, des banques coopératives éthiques sont actives en Belgique. Le modèle n’est pas nouveau, si l’on prend en compte l’espace européen ; mais il semble peu à peu prendre de l’ampleur. Elles sont présentées comme plus éthique, plus démocratique, plus ancrée localement et leurs champs d’activités se veulent centrés sur l’économie réelle. 

Depuis 20 ans, le paysage bancaire et des assureurs en Belgique n'a cessé d'évoluer, la plupart des banques ont changé de nom et se sont réorganisées pour cause de rachat, fusion, acquisition, etc. Généralement, ces manœuvres ont eu pour but de faire naître des institutions plus grandes, aptes à faire face à la concurrence internationale. De plus, la distinction entre les banques et les assurances s'est amenuisée. 

" Les banques et les compagnies d'assurances sont devenus des ensembliers de différents métiers : la banque, l'assurance, le leasing, les cartes de crédits, etc. " 

Si certains acteurs restent spécifiques sur les marchés de niche, les acteurs des secteurs financiers sont devenus actifs dans de nombreux segments. Après une reconcentration sur les activités de base à la suite de la crise de 2008, la diversification des activités semble se poursuivre, avec parfois des essais d’incursion en dehors de la sphère purement financière en tentant de mettre à profit la masse d’informations récoltées. 

Les évolutions technologiques et particulièrement celles liées au domaine de l'informatique et de l’Internet ont entraîné des changements considérables dans la manière de travailler : le personnel est amené à travailler en réseau, de manière décentralisée, en s’adaptant de plus en plus aux clients (« expérience client »), passage des documents papier aux documents électroniques, stockage et partage des informations, self-banking, etc. 

De plus, l'avènement d'Internet et ensuite de la technologie mobile a permis le développement de nouveaux canaux de distribution : le smartphone devient un moyen de paiement courant. 

Les transactions de base sont couramment et facilement effectuées par le client. Le client est de plus en plus intégré dans l'organisation des activités. 

Les technologies mobiles sont aussi maintenant présentes parmi les outils des conseillers financiers qui voient le travail dans le secteur se modifier en termes d’organisation (lieux, temps) et d’activités. S’orientant sur le client et non plus sur le produit, les activités de service aux clients, d’information, de conseil, de gestion des risques deviennent les sources de valeur permettant de se différencier. 

Des acteurs des nouvelles technologies et du numérique (aussi appelé « Fintech ») existent maintenant pleinement dans le secteur de la finance et contribuent à son redéploiement technologique. L’objectif avancé est de livrer des services financiers de façon plus efficace, moins couteuse et de manière moins « formelle », au plus proche du client (notamment les plus jeunes). 

Au sein des bureaux d'expertise fiscale et financière, ces évolutions technologiques jouent également un grand rôle dans l'évolution de l'exercice des métiers. Les informations financières sont partagées, échangées via des supports électroniques et l'e-gouvernement est de plus en plus présent dans l'échange d'informations financières avec les autorités publiques. 

Les acteurs financiers doivent aujourd’hui gérer un redéploiement technologique poussé par les dernières évolutions en matière de technologie numérique. 

La complexité des matières, des services, des produits sur lesquels portent l'activité et le conseil renforce également le besoin en spécialisation au détriment des généralistes. 

L'ensemble des changements évoqués ci-dessus a entraîné des modifications dans les métiers de la finance et la manière de les exercer. 

En général, les compétences et le diplôme requis pour exercer un métier dans ce secteur n'ont cessé de croître. 

En 2019, 37,2% des nouveaux engagés au sein des banques membres de Febelfin disposaient d’un niveau universitaire et 46 % d’un niveau bachelier (2)

" Quelle que soit la fonction, les métiers de la finance exigent maintenant un diplôme de l'enseignement supérieur. Les capacités socio-relationnelles et de communication sont mises en avant dans un environnement numérisé et s'ajoutent aux aptitudes auparavant requises (de rigueur, de précision et de sens des responsabilités) ". 

La gestion des connaissances et la communication sont d'autant plus importantes qu'il s'agit aujourd'hui d'assurer une transparence des produits et services financiers et de s'assurer de la bonne compréhension des clients vis-à-vis de ces produits. 

Parallèlement, avec la généralisation du numérique, la protection des échanges et des réseaux informatiques apparaît comme un impératif pour les entreprises et les institutions financières. Au sein des départements informatiques, les métiers de la « cybersécurité » (architecte en sécurité, expert des tests d’intrusion ou « hacker éthique », ou encore juriste spécialisé) gagnent en importance. 

Au niveau du volume de l'emploi, la tendance est à la baisse depuis plusieurs années. 

Les évolutions diffèrent cependant entre banques et assurances ; mais également entre régions. 

Si la diminution de l’emploi dans les banques n’est pas neuve, elle s’est amplifiée avec la crise de 2008 et se poursuivra après la crise de 2020. 

A Bruxelles où sont occupés 44% des 82.450 postes salariés que compte le pays en juin 2019, la diminution est de quelque 12.400 postes (-25 %) entre 2008 et 2019. 

La Wallonie qui compte pour 16% des emplois du secteur bancaire a connu une baisse de quelque 1.300 postes (-9 %). 

Après une régression de l’emploi début des années 2000, le monde des assurances a cependant pu maintenir son volume d’emploi après 2008 : quelque 23.000 postes salariés au sein des sociétés d’assurances (dont 11% en Wallonie) et environ 14.500 chez les courtiers (dont 23% en Wallonie). 

Si les compagnies d’assurances ont perdu quelque 1.600 postes à Bruxelles, elles semblent cependant avoir maintenu leurs effectifs en Wallonie (avec une augmentation de quelque centaine de poste) entre 2008 et 2019. 

L’emploi salarié chez les courtiers a quant à lui progressé en Flandre où le nombre de postes a augmenté de quelque 1.800 entre 2008 et 2019. 

L'emploi semble donc mieux résister dans les assurances. En effet, les assurances semblent avoir mieux contré la crise en raison de la diversité de leurs activités. Les besoins en assurances se sont renforcés, ce qui a entraîné un accroissement et une diversification des services et des produits proposés notamment en assurance-vie, pension et santé. 

Il semble que, dans l’ensemble du secteur, ces tendances se poursuivent. 

Des emplois continueront donc d'être supprimés, peut-être de manière plus visible car moins compensés par les départs à la retraite et les réaffectations internes. 

Les défis du secteur restent donc le redéploiement technologique, la réorganisation des activités et la gestion des ressources humaines dans le cadre des réaffectations et des changements de fonctions. 

Tenant compte du niveau de formation demandé et malgré un besoin en personnel globalement moindre, un grand nombre d'organismes financiers resteront confrontés à des difficultés de recrutement, renforcées par l'image actuelle du secteur. D'après la Fédération belge du secteur financier, les profils alliant formation supérieure, polyvalence, esprit commercial, connaissance IT et compétences linguistiques en français, néerlandais et anglais restent rares. 

En 2016, le Forem a réalisé une analyse des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Finance . Ensuite, en 2018, une synthèse des principales évolutions en cours ou futures ainsi que les effets attendus en termes de développement de métiers et de compétences a été publiée : Evolutions clés sectorielles et effets sur les métiers . Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ces travaux via la page Prospectives du site du Forem.

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Idem (1) 
(3) Febelfin, Vade-mecum 2019 
(4) Assuralia, ASSURinfo N° 24 - Bulletin hebdomadaire du 9 juillet 2020, L’emploi dans le secteur de l’assurance en 2019 

 

Positionnement économique du secteur

Entreprises du secteur

Belgique

En 2019, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait 10.942 établissements (1) . Ceux-ci représentent 4 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus.  

Les établissements du secteur de la finance sont principalement situés en Flandre (62 % plus exactement), 26 % sont situés en Wallonie et 12 % à Bruxelles-Capitale.  

Si la région de Bruxelles abrite une proportion d'établissements financiers similaire à la proportion d’établissements tous secteurs confondus, ce secteur d'activité est plus présent en Flandre en termes de nombre d'établissements. 

Les entreprises de ce secteur sont principalement actives dans les sous-secteurs des auxiliaires d'assurances et de retraites (32 % - principalement les activités des agents et courtiers d'assurances), des autres " Activités auxiliaires de services financiers " (24 % - principalement les activités des agents et courtiers en services bancaires), des activités des sociétés holding (20,1 %) et de l'intermédiation monétaire, c'est-à-dire des agences de banques et banques classiques (17 %).  

Une partie des entreprises de ce secteur sont en réalité des établissements appartenant aux réseaux de quelques grands groupes se partageant entre franchisés, salariés et indépendants.  


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Wallonie

En 2019, la Wallonie comptait 2 803 établissements pour le secteur de la finance, des banques et des assurances dont 41% sont des courtiers d’assurances ; 17% des agences bancaires et 25% des courtiers en services bancaires.  

Si le nombre d’établissements identifiés par l’ONSS augmente de 9% globalement par rapport à 2012, les établissements actifs dans les services auxiliaires de services financiers ont vu leur nombre diminuer de 3,2 % entre 2012 et 2019. 

Les établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances représentent 3,2 % de l'ensemble des établissements wallons. 

Pour rappel, une partie de ces établissements appartiennent aux réseaux de quelques grands groupes bancaires se partageant entre franchisés, salariés et indépendants.  

La répartition des établissements du secteur selon la taille montre une forte présence des petits établissements. En effet, près de neuf établissements sur dix emploient moins de dix travailleurs alors que pour l'ensemble des établissements, ce chiffre est de huit sur dix. 


Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


La répartition des établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances est très semblable à celle des établissements de l'ensemble des secteurs.  

Le plus grand nombre d’établissements sont répertoriés dans les provinces de Hainaut et de Liège (33 % et 30 %), suivies des provinces de Namur (14 %), du Brabant Wallon (13 %) et de Luxembourg (9 %).  

Les entreprises du secteur de la finance sont des entreprises de proximité, en contact avec la clientèle (particuliers ou entreprises), il est donc logique que celles-ci soient en grande partie concentrées en proportion de l'activité de la région ou de la province. 


Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2019, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait 122.335 postes de travail salarié, ce qui représente 3 % de l'ensemble des postes de travail salarié tous secteurs confondus (1)

Ce secteur se classe maintenant en 11ème position dans le classement des secteurs employeurs en Belgique en 2019 ; quittant ainsi le top 10. La quasi-totalité des postes de travail est occupée par des personnes ayant le statut " employé " (98 %). Bien que ce secteur compte encore quelques 3.000 postes de travail dans le secteur public, le nombre de postes exercés sous le statut de fonctionnaire ne représente plus que quelques centaines d'emplois. 

Depuis 2012, l'emploi salarié dans le secteur connait une diminution des postes de travail de l'ordre de 8 % entre le 30/06/2012 et le 30/06/2019, ce qui représente quelque 9.928 postes en moins. 

Les femmes occupent 54 % des postes de travail. Si le secteur financier a depuis longtemps accordé une place importante aux femmes, le secteur continue de se féminiser, devançant en cela les secteurs d'activité pris dans leur ensemble. 

Les postes de travail du secteur de la finance, des banques et des assurances restent principalement localisés dans la Région de Bruxelles-Capitale (43 %) et en Flandre (41%), tandis qu'ils ne sont que 16 % en Wallonie. Cette ventilation des postes de travail est fort différente de la ventilation des entreprises. Ceci s'expliquerait par la présence dans la capitale des services centraux des grands organismes bancaires qui occupent beaucoup de personnel (back-office, gestion comptable, gestion des ressources humaines, etc.) alors que dans les régions, on retrouve les agences qui sont de petites structures. L'organisation de ce secteur est bipolaire avec d'une part, des services centraux et des centres d’appel (peu nombreux mais regroupant un nombre important de personnes) et, d'autre part, un réseau commercial d'agences (bien que de moins en moins nombreuses et employant de petites équipes). 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Wallonie

En 2019, le secteur wallon de la finance, des banques et des assurances comptait 19.154 postes de travail salarié, ce qui représente 2 % de l'ensemble des postes de travail en Wallonie. L'emploi salarié y est en baisse (-3,9 % des postes de travail déclarés entre 2012 et 2019). 

Malgré une période mouvementée (rachat, fusion, acquisition, informatisation, crise financière et économique, nouvelles règlementations, nouvelles technologies et Internet) pour le secteur, celui-ci s'inscrit encore à la 15ème place des secteurs créateurs d'emplois en 2019. 

L'actualité récente du secteur financier ne laisse toutefois pas présager d’une évolution positive en termes de volume d'emplois. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem


En Wallonie, tout comme pour l'ensemble du pays, plus de neuf personnes sur dix travaillent sous le statut " employé " (97 % plus exactement), 3 % sous celui " ouvrier ".  

Cette ventilation des statuts, avec une forte proportion d'employés, est particulière au secteur de la finance, des banques et des assurances (pour l'ensemble des postes de travail wallons, tous secteurs confondus, on compte 49 % d'employés contre 35 % d'ouvriers et 16 % de fonctionnaires).  

Les femmes occupent 59 % des postes de travail. Cette proportion de femmes est nettement plus élevée dans le secteur de la finance que pour l'ensemble des secteurs wallons où 50,4 % des postes sont occupés par des femmes et 49,6 % par des hommes. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Comme pour les entreprises, les postes de travail sont principalement situés en province de Liège (32 %) et de Hainaut (28 %). 

En Hainaut, l'emploi se concentre ainsi principalement à Charleroi, Tournai et Mons qui hébergent plus de la moitié des emplois de la province. 

La province de Liège présente, quant à elle, une concentration de l'emploi sur la commune de Liège même. 

Dans les autres provinces, l'emploi proposé par le secteur financier se concentre surtout à Namur (près de 70 % des postes de travail du secteur dans la province), La Hulpe, Waterloo et Braine-l'Alleud (61 % ensemble) pour le Brabant Wallon, Arlon et Marche (33% ensemble) pour la province de Luxembourg. 


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Les indépendants

En 2019, 6.934 travailleurs indépendants (2) exerçant en activité principale sont recensés dans le secteur de la finance, des banques et des assurances. La majorité de ces travailleurs indépendants sont en Flandre (63 %), 31 % en Wallonie et 6 % à Bruxelles.  

Sur la période de 2012 à 2019, le nombre d'indépendants en activité principale diminue de -20% ; la perte en volume est essentiellement enregistrée en Flandre où le secteur est le plus développé. 

En 2019, en Wallonie, 2.128 indépendants travaillent en activité principale dans le secteur de la finance, des banques et des assurances pour un total de 3.651 indépendants tous types d’activité confondus. 

En 7 ans, le nombre d'indépendants a diminué de -20,5 % et le nombre d’indépendants en activité principale de -19,8 %. 


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2019, calculs le Forem



(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
306 Commission paritaire des entreprises d'assurances
307 Commission paritaire pour les entreprises de courtage et agences d'assurances
308 Commission paritaire pour les sociétés de prêts hypothécaires, d'épargne et de capitalisation
309 Commission paritaire pour les sociétés de bourse
310 Commission paritaire pour les banques
325 Commission paritaire pour les institutions publiques de crédit

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Finance, banques et assurances est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 64.1 Intermédiation monétaire
  • 64.2 Activités des sociétés holding
  • 64.3 Fonds de placement et entités financières similaires
  • 64.9 Autres activités des services financiers, hors assurance et caisses de retraite
  • 65.1 Assurance
  • 65.2 Réassurance
  • 65.3 Caisses de retraite
  • 66.1 Activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite
  • 66.2 Activités auxiliaires d'assurance et de caisses de retraite
  • 66.3 Gestion de fonds

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
ABL

Association Belge de leasing
http://www.blv-abl.be
ABMB

Association Belge des Membres de la Bourse
http://www.abmb-bvbl.be/
ASSURALIA

Union professionnelle des Entreprises d'Assurances
https://assuralia.be/fr/home
BEAMA

Association Belge des Gestionnaires de fortune et des Conseillers en placements
https://www.beama.be/fr?set_language=fr
BVA

Belgian Venturing Association
https://www.bva.be/
FEBELFIN

Fédération belge du secteur financier
https://www.febelfin.be/fr
Febelfin Academy

Institut de formation Febelfin Academy
https://www.febelfin-academy.be/fr
FEPRABEL

Fédération des Intermédiaires d'Assurances et des Intermédiaires financiers de Belgique
https://www.feprabel.be
PBA

Association des Private Bankers de Belgique (Private Bankers Association - Belgium)
http://www.pba-b.be
UPC

Union Professionnelle du Crédit
http://www.upc-bvk.be/fr
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