Secteurs d'activités

Finance, banques et assurances

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Le secteur de la finance, des banques et des assurances comprend l'intermédiation monétaire (banque centrale), l'intermédiation financière (les banques) ainsi que les assurances et les caisses de retraite. Après plus d'une décennie de fusions et acquisitions en raison de stratégies de développement basées sur la taille, la crise entamée en 2008 a fortement touché le secteur financier et par la suite l'ensemble des activités économiques.

Le secteur fait face actuellement et fera probablement face dans les années à venir à divers changements qui ont un impact durable sur le paysage du secteur.

Les réorganisations visant à consolider le secteur et le renforcement des réglementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités.

Le secteur de la finance, des banques et des assurances est un des plus gros secteurs employeurs de Belgique puisqu'il compte près de 125.000 postes de travail salarié et un peu moins de 7.500 travailleurs indépendants à titre principal. Mais au cours de dernières décennies, le volume de l'emploi a constamment régressé ; tout particulièrement depuis la crise survenue en 2008, notamment dans les banques. Dans le même temps, les compétences et le niveau d'études requis pour travailler dans le secteur ont augmenté. Le secteur des activités financières et d'assurance a ainsi perdu plus de 11.500 postes de travail salarié entre 2008 et 2017 ; principalement au sein des activités des services bancaires et dans les sociétés holding.

Le volume de l’emploi salarié dans le secteur continue de s’éroder ces dernières années bien que les baisses enregistrées soient moindres en volume.

Les évolutions technologiques et particulièrement celles liées au domaine de l'informatique et de l’internet nécessite des investissements constants et ont entraîné des changements dans la manière de travailler (le personnel est amené à travailler en réseau, de manière décentralisée, en s’adaptant de plus en plus aux clients (« expérience client »), passage des documents papier aux documents électroniques, stockage et partage des informations, self-banking, etc.).

La banque mobile et les smartphones sont le nouveau canal de distribution en plein développement ; renforçant le rôle des clients en tant qu'acteurs de l'activité ; la nécessité d’une réactivité toujours plus grande et les besoins en sécurité. L'Internet Banking via PC banking se maintient néanmoins. Mais les implantations physiques (agences) diminuent. Les agences restantes sont transformées en agence automatique et/ou en des espaces de rencontres fournissant une gamme élargie de conseils, de produits et de services durant des plages horaires élargies ; le tout adapté aux besoins spécifiques de chaque client.

Pour les services bancaires courants de base, les points d’accès principaux sont aujourd’hui la plateforme digitale ou le centre d’appel à distance. Ces évolutions touchent maintenant également le secteur des assurances.

Des acteurs non bancaires mettent à profit les nouvelles technologies pour tenter de s’implanter dans le domaine des instruments de paiement ; via notamment la directive européenne PSD2 et des applications financières.

La complexité des services et produits proposés et l'obligation d'une information claire et précise renforcent le besoin en compétences en termes de communication.

L'obligation de mieux contrôler les activités et la gestion des risques renforcent également le besoin de compétences dans ces matières.
 

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 2.981 19.621 3.888
Bruxelles-Capitale 1.368 54.943 719
Flandre 7.180 50.122 7.227
Belgique 11.529 124.686 11.928

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de la finance, des banques et des assurances est composé de trois groupes distincts (1) .

Le premier, les activités des services financiers (hors assurance et caisses de retraite) , comprend la collecte et la redistribution de fonds à des fins autres que celles de la sécurité sociale obligatoire ou des caisses d'assurances ou de retraite. Il est composé de quatre sous-secteurs :
  • L'intermédiation monétaire : les activités des banques centrales (émission et gestion de la monnaie, suivi et contrôle de la masse monétaire, détention de réserve de change, etc.) et les autres intermédiations monétaires effectuées par des institutions monétaires autres que la banque centrale (établissements bancaires, caisses d'épargne, caisses de crédit mutuel).
  • Les activités des sociétés "holding".
  • Les fonds de placement et entités financières similaires : ce groupe comprend les entités morales organisées pour regrouper des titres ou d'autres actifs financiers, sans les administrer, pour le compte d'actionnaires ou de bénéficiaires (SICAV, fonds communs de placement, etc.).
  • Les autres activités des services financiers, hors assurance et caisse de retraite : c'est à dire les activités de services financiers autres que celles réalisées par des institutions monétaires (crédit-bail et autre distribution de crédit).

Le second, les assurances, réassurances et caisses de retraite (à l'exclusion des assurances sociales obligatoires) couvre les assurances vie, les caisses de retraite et les autres assurances non-vie (assurances accident et incendie, assurance voyage, assurance maladie, assurance automobile, etc.).

Le troisième, les activités auxiliaires de services financiers et d'assurances , comprend la prestation de services entrant dans les activités de services financiers ou d'assurance, ou étroitement liés à ceux-ci, mais n'étant pas eux-mêmes des services financiers ou d'assurances. Ce sous-secteur couvre :
  • Les activités auxiliaires de services financiers : administration de marchés financiers, courtage de valeurs mobilières et de marchandises, etc. .
  • Les activités auxiliaires d'assurances et des caisses de retraite : évaluation des risques et dommages, les activités des agents et courtiers d'assurances, etc. .
  • La gestion de fonds pour le compte de tiers.

Le secteur aujourd'hui

La crise financière de 2008 a fortement ébranlé le secteur financier et l’économie en général. Sur le front financier, les activités de services bancaires et de gestion de fonds orientées à l'international ont été affectées.

L'intervention des autorités publiques, rendue nécessaire par la situation, continue d’influer sur l'évolution du secteur. Les réorganisations visant à consolider le secteur et le renforcement des règlementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités.

Mais la rentabilité du secteur semble également remise en question par la réorganisation des chaînes de valeur et la faiblesse des taux.

Le secteur de la finance, des banques et des assurances continue d'occuper une place importante dans notre société.

Selon l’ONSS, en 2017, le secteur offrait quelque 125.000 emplois. Le seul secteur bancaire occupait pour sa part plus de 52.500 travailleurs (2) . La population est maintenant pour une grande part bancarisée et de nouveaux outils de gestion des avoirs financiers sont mis à sa disposition via les nouvelles technologies.

Pour sa part, le marché belge de l’assurance et de la réassurance occupe environ 44.500 personnes. Dont quelque 23.400 sont occupées dans les entreprises d'assurances relevant de la commission paritaire 306. Les autres travailleurs sont essentiellement actifs chez les intermédiaires (des agences ou dans le courtage) souvent indépendants (3) .

Le secteur de la finance, des banques et des assurances, déjà en perpétuel " mouvement ", connaîtra encore des changements à la suite des bouleversements connus ces dernières années et toujours en cours.

Les banques et les assurances sont confrontées au défi de réduire leurs charges tout en restaurant la confiance de leurs clients via notamment leur réseau commercial tout en assurant un contrôle accru des activités et de la gestion des risques dans le respect des nouvelles réglementations au sein d'un système financier amené à se restructurer en tenant compte des évolutions de la société (développement durable, responsabilité sociale, nouveaux profils clients, nouvelles technologies).

Depuis quelques années, des banques coopératives éthiques sont actives en Belgique. Le modèle n’est pas nouveau, si l’on prend en compte l’espace européen ; mais il semble peu à peu prendre de l’ampleur. Elles sont présentées comme plus éthique, plus démocratique, plus ancrée localement et leurs champs d’activités se veulent centrés sur l’économie réelle.

Depuis 20 ans, le paysage bancaire et des assureurs en Belgique n'a cessé d'évoluer, la plupart des banques ont changé de nom et se sont réorganisées pour cause de rachat, fusion, acquisition, etc. Généralement, ces manœuvres ont eu pour but de faire naître des institutions plus grandes, aptes à faire face à la concurrence internationale. De plus, la distinction entre les banques et les assurances s'est amenuisée.

" Les banques et les compagnies d'assurances sont devenus des ensembliers de différents métiers : la banque, l'assurance, le leasing, les cartes de crédits, etc. "

Si, certains acteurs restent spécifiques sur les marchés de niche, les acteurs des secteurs financiers sont devenus actifs dans de nombreux segments. Après une reconcentration sur les activités de base à la suite de la crise, la diversification des activités semble se poursuivre, avec parfois des essais d’incursion en dehors de la sphère purement financière en tentant de mettre à profit la masse d’informations récoltées.

Les évolutions technologiques et particulièrement celles liées au domaine de l'informatique et de l’internet ont entraîné des changements considérables dans la manière de travailler : le personnel est amené à travailler en réseau, de manière décentralisée, en s’adaptant de plus en plus aux clients (« expérience client »), passage des documents papier aux documents électroniques, stockage et partage des informations, self-banking, etc.

De plus, l'avènement d'internet et ensuite de la technologie mobile ont permis le développement de nouveaux canaux de distribution : le smartphone devient un moyen de paiement courant.

Les transactions de base sont couramment et facilement effectuées par le client. Le client est de plus en plus intégré dans l'organisation des activités.

Les technologies mobiles sont aussi maintenant présentes parmi les outils des conseillers financiers qui voient le travail dans le secteur se modifier en termes d’organisation (lieux, temps) et d’activités. S’orientant sur le client et non plus sur le produit, les activités de service aux clients, d’information, de conseil, de gestion des risques deviennent les sources de valeur permettant de se différencier.

Des acteurs des nouvelles technologies et du numérique (aussi appelé « Fintech ») entrent maintenant pleinement dans le secteur de la finance et contribuent à son redéploiement technologique. L’objectif avancé est de livrer des services financiers de façon plus efficace, moins couteuse et de manière moins « formelle », au plus proche du client (notamment les plus jeunes).

Au sein des bureaux d'expertise fiscale et financière, ces évolutions technologiques jouent également un grand rôle dans l'évolution de l'exercice des métiers. Les informations financières sont partagées, échangées via des supports électroniques et l'e-gouvernement est de plus en plus présent dans l'échange d'informations financières avec les autorités publiques.

Les acteurs financiers doivent aujourd’hui gérer un redéploiement technologique poussé par les dernières évolutions en matière de technologie numérique.

La complexité des matières, des services, des produits sur lesquels portent l'activité et le conseil renforce également le besoin en spécialisation au détriment des généralistes.

L'ensemble des changements évoqués ci-dessus a entraîné des modifications dans les métiers de la finance et la manière de les exercer.

En général, les compétences et le diplôme requis pour exercer un métier dans ce secteur n'ont cessé de croître.

En 2017, 48,7% des nouveaux engagés au sein des banques membres de Febelfin disposaient d’un niveau universitaire et 39,5 % d’un niveau bachelier (2) .

" Quelle que soit la fonction, les métiers de la finance exigent maintenant un diplôme de l'enseignement supérieur. Les capacités socio-relationnelles et de communication sont mises en avant dans un environnement numérisé et s'ajoutent aux aptitudes auparavant requises (de rigueur, de précision et de sens des responsabilités) ".

La gestion des connaissances et la communication sont d'autant plus importantes qu'il s'agit aujourd'hui d'assurer une transparence des produits et services financiers et de s'assurer de la bonne compréhension des clients vis-à-vis de ces produits.

Parallèlement, avec la généralisation du numérique, la protection des échanges et des réseaux informatiques apparaît comme un impératif pour les entreprises et les institutions financières. Au sein des départements informatiques, les métiers de la « cybersécurité » (architecte en sécurité, expert des tests d’intrusion ou « hacker éthique », ou encore juriste spécialisé) gagnent en importance.

Au niveau du volume de l'emploi, la tendance est à la baisse depuis plusieurs années.

Les évolutions diffèrent cependant entre banques et assurances ; mais également entre régions.

Si la diminution de l’emploi dans les banques n’est pas neuve, elle s’est amplifiée avec la crise de 2008.

A Bruxelles où sont occupés 45% des 86.500 postes salariés que compte le pays en juin 2017, la diminution est de quelque 10.000 postes (-21 %) entre 2008 et 2017.

La Wallonie qui compte pour 16% des emplois du secteur bancaire a connu une baisse de quelque 800 postes (-5 %).

Après une régression de l’emploi début des années 2000, le monde des assurances a cependant pu maintenir son volume d’emploi après 2008 : quelque 23.600 postes salariés au sein des sociétés d’assurances (dont 11% en Wallonie) et environ 14.600 chez les courtiers (dont 23% en Wallonie).

Si les compagnies d’assurances ont perdu quelque 1.300 postes à Bruxelles, elles semblent cependant avoir maintenu leurs effectifs en Flandre et en Wallonie entre 2008 et 2017.

L’emploi salarié chez les courtiers a quant à lui progressé en Flandre où le nombre de postes a augmenté de plus de 1.600 entre 2008 et 2017.

L'emploi semble donc mieux résister dans les assurances. En effet, les assurances semblent avoir mieux contré la crise en raison de la diversité de leurs activités. Les besoins en assurances se sont renforcés ce qui a entraîné un accroissement et une diversification des services et des produits proposés notamment en assurance-vie, pension et santé.

Il semble que, dans l’ensemble du secteur, ces tendances se poursuivent.

Des emplois continueront donc d'être supprimés, peut-être de manière plus visible car moins compensés par les départs à la retraite et les réaffectations internes.

Les défis du secteur restent donc le redéploiement technologique, la réorganisation des activités et la gestion des ressources humaines dans le cadre des réaffectations et des changements de fonctions.

Tenant compte du niveau de formation demandé et malgré un besoin en personnel globalement moindre, un grand nombre d'organismes financiers resteront confrontés à des difficultés de recrutement, renforcées par l'image actuelle du secteur. D'après la Fédération belge du secteur financier, les profils alliant formation supérieure, polyvalence, esprit commercial, connaissance IT et compétences linguistiques en français, néerlandais et anglais restent rares.

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via :  Métiers d'avenir pour la Wallonie - La finance .

Ensuite, en 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique – Finance .

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives
(2) Febelfin, Vade-mecum 2017
(3) Assuralia, ASSURinfo N° 25 - Bulletin hebdomadaire du 13 juillet 2017, L’emploi dans le secteur de l’assurance en 2017

Positionnement économique du secteur

Entreprises du secteur

Belgique

En 2017, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait 11.529 établissements (1) . Ceux-ci représentent 4 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus.

Les établissements du secteur de la finance sont situés en Flandre (62 % plus exactement), 26 % sont situées en Wallonie et 12 % à Bruxelles-Capitale.

Si la région de Bruxelles abrite une proportion d'établissements financiers similaire à la proportion d’établissements tous secteurs confondus, ce secteur d'activité est plus présent en Flandre en termes de nombre d'établissements.

Les entreprises de ce secteur sont principalement actives dans les sous-secteurs des auxiliaires d'assurances et de retraites (31 % - principalement les activités des agents et courtiers d'assurances), de l'intermédiation monétaire c'est-à-dire des agences de banques et banques classiques (21 %) et des autres " Activités auxiliaires de services financiers " (24 % - principalement les activités des agents et courtiers en services bancaires).

Une partie des entreprises de ce secteur sont en réalité des établissements appartenant aux réseaux de quelques grands groupes se partageant entre franchisés, salariés et indépendants.

Les sociétés de holding représentent 18 % des établissements du secteur.


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

 

Wallonie

En 2017, la Wallonie comptait 2 981 établissements pour le secteur de la finance, des banques et des assurances dont 37% sont des courtiers d’assurances ; 21% des agences bancaires et 21% des courtiers en services bancaires.

Si le nombre d’établissements identifiées par l’ONSS augmente de 8,6% globalement par rapport à 2012 ; les établissements actifs dans les services auxiliaires de services financiers ont vu leur nombre augmenter de 5,4 % entre 2012 et 2017.

Les établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances représentent 3,4 % de l'ensemble des établissements wallons.

Pour rappel, une partie de ces établissements appartiennent aux réseaux de quelques grands groupes bancaires se partageant entre franchisés, salariés et indépendants.

La répartition des établissements du secteur selon la taille montre une forte présence des petits établissements. En effet, près de neuf établissements sur dix emploient moins de dix travailleurs alors que pour l'ensemble des établissements, ce chiffre est de huit sur dix.


Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


La répartition des établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances est très semblable à celle des établissements de l'ensemble des secteurs.

Ce sont les provinces de Hainaut et de Liège en tête (34 % et 30 %), suivies des provinces de Namur (14 %), du Brabant Wallon (13 %) et de Luxembourg (9 %).

Les entreprises du secteur de la finance sont des entreprises de proximité, en contact avec la clientèle (particuliers ou entreprises), il est donc logique que celles-ci soient en grande partie concentrées en proportion de l'activité de la région ou de la province.


Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2017, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait 124.686 postes de travail salarié, ce qui représente 3,1 % de l'ensemble des postes de travail salarié tous secteurs confondus (1) .

Ce secteur se classe maintenant en 11 ème position dans le classement des secteurs employeurs en Belgique en 2017 ; quittant ainsi le top 10. La quasi-totalité des postes de travail est occupée par des personnes ayant le statut " employé " (98 %). Bien que ce secteur compte encore quelques 3.000 postes de travail dans le secteur public, le nombre de postes exercés sous le statut de fonctionnaire ne représente plus que quelques centaines d'emplois.

Depuis 2012, l'emploi salarié dans le secteur connait une diminution des postes de travail de l'ordre de 4,7 % entre le 30/06/2012 et le 30/06/2017, ce qui représente quelque 6.000 postes en moins.

Les femmes occupent 53 % des postes de travail. Si le secteur financier a depuis longtemps accordé une place importante aux femmes, le secteur continue de se féminiser, devançant en cela les secteurs d'activité pris dans leur ensemble.

Les postes de travail du secteur de la finance, des banques et des assurances sont principalement localisés dans la Région de Bruxelles-Capitale (44 %) et en Flandre (40%), tandis qu'ils ne sont que 16 % en Wallonie. Cette ventilation des postes de travail est fort différente de la ventilation des entreprises. Ceci s'expliquerait par la présence dans la capitale des services centraux des grands organismes bancaires qui occupent beaucoup de personnel (back-office, gestion comptable, gestion des ressources humaines, etc.) alors que dans les régions, on retrouve les agences qui sont de petites structures. L'organisation de ce secteur est bipolaire avec d'une part, des services centraux et des centres d’appel (peu nombreux mais regroupant un nombre important de personnes) et, d'autre part, un réseau commercial d'agences (bien que de moins en moins nombreuses et employant de petites équipes).



Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Wallonie

En 2017, le secteur wallon de la finance, des banques et des assurances comptait 19.621 postes de travail salarié, ce qui représente 2 % de l'ensemble des postes de travail en Wallonie. L'emploi salarié y est en baisse -2,5 % des postes de travail déclarés entre 2012 et 2017).

Malgré une période mouvementée (rachat, fusion, acquisition, informatisation, crise financière et économique, nouvelles règlementations, nouvelles technologies et internet) pour le secteur, celui-ci s'inscrit encore à la 15 ème place des secteurs créateurs d'emplois en 2017.

L'actualité récente du secteur financier ne laisse toutefois pas présager d'une évolution positive en termes de volume d'emplois.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem


En Wallonie, tout comme pour l'ensemble du pays, plus de neuf personnes sur dix travaillent sous le statut " employé " (97 % plus exactement), 3 % sous celui " ouvrier ".

Cette ventilation des statuts, avec une forte proportion d'employés, est particulière au secteur de la finance, des banques et des assurances (pour l'ensemble des postes de travail wallons, tous secteurs confondus, on compte 48 % d'employés contre 36 % d'ouvriers et 16 % de fonctionnaires).

Les femmes occupent 58 % des postes de travail. Cette proportion de femmes est nettement plus élevée dans le secteur de la finance que pour l'ensemble des secteurs wallons où 50,4 % des postes sont occupés par des femmes et 49,6 % par des hommes.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Comme pour les entreprises, les postes de travail sont principalement situés en province de Liège (31 %) et de Hainaut (30 %).

En Hainaut, l'emploi se concentre ainsi principalement à Charleroi, Tournai et Mons qui hébergent plus de la moitié des emplois de la province.

La Province de Liège présente, quant à elle, une concentration de l'emploi sur la commune de Liège même.

Dans les autres provinces, l'emploi proposé par le secteur financier se concentre surtout à Namur (65 % des postes de travail du secteur dans la province), La Hulpe, Waterloo et Braine-l'Alleud (65 % ensemble) pour le Brabant Wallon, Arlon et Marche (33% ensemble) pour la province de Luxembourg.


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

En 2017, 7 408 travailleurs indépendants (2) exerçant en activité principale sont recensés dans le secteur de la finance, des banques et des assurances. La majorité de ces travailleurs indépendants sont flamands (63 %), 31 % wallons et 6 % bruxellois.

Sur la période de 2012 à 2017, le nombre d'indépendants en activité principale diminue de -14,5% ; la perte en volume est essentiellement enregistrée en Flandre où le secteur est le plus développé.

En 2017, en Wallonie, 2.275 indépendants travaillent en activité principale dans le secteur de la finance, des banques et des assurances pour un total de 3.888 indépendants tous types d’activité confondus.

En 4 ans, le nombre d'indépendants a diminué de -15,3 % et le nombre d’indépendants en activité principale de -14,3 %.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2017, calculs le Forem


 


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
306 Commission paritaire des entreprises d'assurances
307 Commission paritaire pour les entreprises de courtage et agences d'assurances
308 Commission paritaire pour les sociétés de prêts hypothécaires, d'épargne et de capitalisation
309 Commission paritaire pour les sociétés de bourse
310 Commission paritaire pour les banques
325 Commission paritaire pour les institutions publiques de crédit

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2018 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Finance, banques et assurances est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 64.1 Intermédiation monétaire
  • 64.2 Activités des sociétés holding
  • 64.3 Fonds de placement et entités financières similaires
  • 64.9 Autres activités des services financiers, hors assurance et caisses de retraite
  • 65.1 Assurance
  • 65.2 Réassurance
  • 65.3 Caisses de retraite
  • 66.1 Activités auxiliaires de services financiers, hors assurance et caisses de retraite
  • 66.2 Activités auxiliaires d'assurance et de caisses de retraite
  • 66.3 Gestion de fonds

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
ABL

Association Belge de leasing
http://www.blv-abl.be
ABMB

Association Belge des Membres de la Bourse
http://www.abmb-bvbl.be/
ASSURALIA

Union professionnelle des Entreprises d'Assurances
https://www.assuralia.be/fr/
BEAMA

Association Belge des Gestionnaires de fortune et des Conseillers en placements
https://www.beama.be/fr?set_language=fr
BVA

Belgian Venturing Association
https://www.bva.be/
FEBELFIN

Fédération belge du secteur financier
https://www.febelfin.be/fr
Febelfin Academy

Institut de formation Febelfin Academy
https://www.febelfin-academy.be/fr
FEPRABEL

Fédération des Intermédiaires d'Assurances et des Intermédiaires financiers de Belgique
http://www.feprabel.be
PBA

Association des Private Bankers de Belgique (Private Bankers Association - Belgium)
http://www.pba-b.be/
UPC

Union Professionnelle du Crédit
https://www.upc-bvk.be/fr/
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