Secteurs d'activités

Services aux particuliers et aux entreprises

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Assurer un service, au sens où le monde des activités économiques l'entend, c'est fournir une prestation par essence intangible - c'est-à-dire sans délivrer un bien matériel - qu'elle soit de nature intellectuelle ou manuelle. Une distinction est parfois faite entre services « intensifs en connaissances » et services plus opérationnels. Dans tous les cas, ils se distinguent par une production - impossible à stocker et parfois vendue au préalable - et une consommation de celle-ci, souvent simultanées. Les services sont prodigués aux particuliers, soit à titre privé, ou encore dans le cadre du fonctionnement des entreprises. 

Les services aux particuliers et aux entreprises (1) englobent une série d'activités de nature très variée. Ils comprennent à la fois les activités immobilières, la location de machines, de matériel et d'autres biens mobiliers, la recherche et le développement scientifique, ainsi que les services personnels tels que la coiffure et les soins de beauté, les services funéraires, la blanchisserie… D’autres services spécialisés en font également partie (conseil, architecture, publicité, etc.), de même que ceux fournis principalement aux entreprises, dont notamment la sélection et la fourniture de personnel, ainsi que toute la composante liée au travail intérimaire. 

Cette hétérogénéité du secteur prédispose à des impacts différenciés selon les branches d'activités lorsque survient une crise telle que celle qui s’est déclarée en 2020. Le maintien de l'activité durant la crise de la Covid-19 aura avant tout dépendu du caractère « essentiel » de celle-ci eu égard aux besoins vitaux du pays, de manière directe ou indirecte (i.e. service fourni à un secteur lui-même essentiel). Lors des différentes phases de la crise, chacun des sous-secteurs aura connu des réalités diverses, tant du point de vue de la demande que de celle de leur offre de services, fluctuant entre autorisations, recommandations et interdictions. Les mesures de préservation de l’emploi, longtemps actives, comme les effets à plus long terme sur l’emploi, dépendent à la fois du sous-secteur d’activité et du statut des travailleurs. 

Avant crise  (2) , on pouvait considérer - globalement - ce secteur des services aux particuliers et aux entreprises comme l’un des plus gros employeurs de Belgique, caractérisé par une multiplicité d’entreprises (3) de petite taille (85 % d’entre elles comptent moins de 10 personnes). D’une part, compte tenu des postes de travail intérimaire et des activités de nettoyage via les titres-services, ce secteur représentait, en 2019, 16 % de l'ensemble des postes de travail salarié occupés sur le territoire belge. Entre 2014 et 2019, le volume de travail salarié dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises a fort progressé : en moyenne de + 3,3 %, contre + 1,2 % pour l’ensemble de l’économie (4) . L'ampleur du secteur en termes d’emploi ne se limite pas au salariat, puisqu'il concentre à l'échelle du pays 27 % des indépendants de l'ensemble des activités économiques (5)

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (6)
Wallonie 14.577 140.514 87.371
Bruxelles-Capitale 8.854 115.277 33.214
Flandre 30.806 406.854 183.182
Belgique 54.237 662.645 306.775

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Tel que présenté en ces pages, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises correspond à une sélection d'activités figurant dans la nomenclature des activités économiques NACE-BEL 2008. Ces catégories sont issues d'une part du secteur tertiaire (immobilier, activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien aux activités des entreprises), et d'autre part, du secteur quaternaire (essentiellement des services aux personnes). Les données présentées ici ne doivent être abordées qu'en gardant à l'esprit les périmètres sectoriels qu'elles sous-entendent (voir onglet « Codes NACE »). 
(2) Les dernières données disponibles portent sur l’année 2019, avant l’émergence de la crise du coronavirus. 
(3) Le terme « entreprise » désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement). 
(4) Source : ONSS, statistiques décentralisées 30 juin 2019, calculs Le Forem. 
(5) Source : INASTI, 2019, calculs Le Forem. 
(6) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique. 

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des services aux particuliers et aux entreprises est composé d'activités très variées rassemblées en cinq domaines (1) .

Le premier, les activités immobilières , est composé de trois sous-secteurs :

  • Activités des marchands de biens immobiliers. Ce sous-secteur comprend l'achat et la vente de biens immobiliers propres (immeubles résidentiels, maisons, salles d'exposition, galeries et centres commerciaux, terrains, terres, etc.) ainsi que les transactions sur biens propres (fonds de commerce, droit à bail, etc.).
  • Location et exploitation de biens immobiliers propres ou loués (biens immobiliers résidentiels, logements sociaux, bureaux, halls d'exposition, garages, terrains, etc.).
  • Activités immobilières pour compte de tiers. Ce sous-secteur comprend les activités des agences immobilières et l'administration de biens immobiliers pour compte de tiers.


Le second, les activités spécialisées, scientifiques et techniques , comprend divers sous-secteurs :

  • Activités juridiques (avocats, notaires, huissiers de justice, conseillers juridiques) et comptables (experts-comptables, conseils fiscaux, comptables, comptables-fiscalistes, réviseurs d'entreprises).
  • Activités des sièges sociaux et conseil de gestion. Cette division comprend le conseil et l'assistance à des entreprises et autres organisations sur des questions de gestion telles que la planification stratégique et organisationnelle, la planification et la budgétisation financières, les politiques de marketing, les pratiques et la planification en matière de ressources humaines, la planification du contrôle, etc. Elle comprend également la supervision et la gestion d'autres unités de la même société. Quant au conseil de gestion, il englobe notamment le conseil en relations publiques et communications.
  • Activités d'architecture et d'ingénierie, activités de contrôle et analyses techniques. Cette division comprend les prestations d'architecture (de construction, d'intérieur, d'urbanisme, de paysage et de jardin), d'ingénierie et de conseils techniques (en ce compris les activités des géomètres), ainsi que les activités de contrôle et analyses techniques (notamment par des analyses physiques et chimiques).
  • Activités de recherche-développement scientifique, qui couvrent la recherche fondamentale, la recherche appliquée et le développement expérimental. Elles portent sur les sciences physiques et naturelles (biotechnologie et ingénierie en sciences médicales, agronomie, etc.) et sur les sciences sociales et humaines.
  • Activités des agences de publicité et de régies publicitaires de médias, ainsi que les activités d'études de marché et sondages d'opinion.
  • Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques. A titre d'exemples, citons les activités spécialisées de design, les activités photographiques, les activités de traduction et interprétation, les activités des agents d'artistes ou de sportifs, etc.


Le troisième, les activités de services administratifs et de soutien , est composé de différents sous-secteurs :

  • Activités de location et location-bail, en contrepartie de paiements périodiques. Ces activités portent sur des biens mobiliers tels que les véhicules, des biens personnels et domestiques, sur d'autres machines et équipements (agricoles, de construction, matériel de bureau et informatique, matériel de transport, etc.) ainsi que sur l'utilisation de produits liés à la propriété intellectuelle (hormis les œuvres soumises au droit d'auteur).
  • Activités liées à l'emploi. Ce sous-secteur comprend les activités des agences de placement de main-d'œuvre (consistant à lister les postes vacants et orienter ou placer les candidats à l'emploi), les activités des agences de travail temporaire (qui fournissent des travailleurs pour des périodes limitées en vue de remplacer temporairement ou compléter la main-d'œuvre du client) ainsi qu'à fournir d'autres ressources humaines.
  • Activités d'enquêtes et de sécurité. Ce sous-secteur contient les services d'enquêtes et de détectives, les services de garde et de patrouille, les services de ramassage et de livraison d'argent ou d'objets de valeur, l'exploitation de systèmes électroniques de sécurité et d'alarme, etc.
  • Services relatifs aux bâtiments, aménagement paysager. Cette division comprend les activités de nettoyage intérieur et extérieur de bâtiments de tous types, le nettoyage de machines industrielles, le nettoyage de trains, autobus, avions, etc.; les activités de désinfection et de destruction des parasites, le nettoyage de bouteilles, le balayage des chaussées, le déblaiement de la neige et de la glace ainsi que les services d'aménagement et d'entretien paysager et la prestation de ces services en combinaison avec la conception de plans paysagers et/ou la construction d'allées piétonnières, de murs de soutènement, de terrasses, de clôtures, d'étangs et de structures similaires.
  • Services administratifs de bureau et autres activités de soutien aux entreprises. Ce sous-secteur comprend la prestation d'un ensemble de services administratifs de bureau pour le compte de tiers (planification financière, facturation et tenue de livres, activités liées au personnel, distribution physique et logistique), les activités des centres d'appels, l'organisation de salons professionnels et de congrès, les activités des agences de recouvrement de factures, de sociétés de récolte d'informations financières, les activités de conditionnement, etc.


Le quatrième, les autres services personnels , comprend :

  • La blanchisserie-teinturerie, industrielle et pour particuliers (blanchisseries, teintureries, salons-lavoirs, magasins dépôts pour le nettoyage des vêtements, etc.).
  • La coiffure et les soins de beauté.
  • Les services funéraires (services prestés par les entreprises de pompes funèbres, inhumation et incinération, gestion de cimetières et crématoriums).
  • L'entretien corporel (thalassothérapies, bains turcs, saunas, solariums, établissements thermaux, instituts d'amaigrissement, etc.)
  • Les autres services personnels comprenant les services de rencontre, services de tatouage et de piercing; toilettage, dressage et hébergement pour animaux de compagnie; les graphologues; les astrologues, les services de recherche généalogique; etc.


Le cinquième comprend deux grands sous-secteurs :

  • Les activités des ménages en tant qu'employeurs c'est-à-dire les activités des ménages employant du personnel domestique (bonnes, cuisiniers, serveurs, valets de chambre, maîtres d'hôtel, jardiniers, portiers, gardiennes d'enfants à domicile, etc.).
  • Les activités indifférenciées des ménages en tant que producteurs de biens et services pour usage propre (biens de subsistance issus de la cueillette, l'élevage, etc. ; services tels que la cuisine et l'enseignement produits par le ménage pour assurer sa propre subsistance).

     


Le secteur aujourd'hui

Le secteur des services aux particuliers et aux entreprises correspond à une sélection d'activités recensées dans la nomenclature des activités économiques NACE-BEL 2008 (voir ci-dessus). Ce périmètre, tel que présenté ici, exclut de grands secteurs de services qui font l'objet de sections à part entière (voir Horeca, finances, banques et assurances, services TIC, santé, transports et logistique…). 

Les activités traitées ici relèvent d'une part du secteur tertiaire (immobilier, activités spécialisées, scientifiques et techniques, services administratifs et de soutien aux activités des entreprises), et d'autre part, du secteur quaternaire (essentiellement des services aux personnes). La majeure partie des professions libérales (hors santé) y sont représentées, de même que l'emploi par le dispositif des titres-services.  

Une des caractéristiques du secteur est donc sa grande hétérogénéité. Celle-ci prédispose à des impacts différenciés selon les branches d'activités lorsque survient une crise telle que celle qui s’est déclarée en 2020. Que la prestation soit de nature manuelle ou intellectuelle, que le service soit opérationnel ou « intensif en connaissances », qu'il s'adresse aux professionnels, aux particuliers ou consiste à agir en tant qu'intermédiaires entre eux, le maintien de l'activité durant la crise de la Covid-19 aura avant tout dépendu de son caractère « essentiel » eu égard aux besoins vitaux du pays, de manière directe ou indirecte (i.e. service fourni à un secteur lui-même essentiel). Lors des différentes phases de la crise, chacun des sous-secteurs aura connu des réalités diverses : interdictions temporaires de l’activité, horizons de reprise incertains, levées des restrictions, modalités d'organisation pratique du travail (règles de distanciation, d’hygiène, télétravail recommandé ou imposé), fluctuations de la demande... Il est clair que la crise aura été vécue avec plus ou moins d’intensité et d’inconfort selon que l’on soit actif dans les soins aux personnes ou dans les prestations de nature intellectuelle, sans contact direct impératif entre fournisseurs de services et bénéficiaires. Les mesures de préservation de l’emploi, longtemps actives, auront concerné différemment les salariés, les travailleurs intérimaires ou encore les indépendants. Les effets à plus long terme sur l’emploi dépendent à la fois du secteur d’activité et du statut des travailleurs. 

D’une part, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises concentre 26,8 % des indépendants recensés dans l'ensemble de l'activité économique en Belgique, et 27,9 % à l’échelle wallonne  (2) . Cette caractéristique est à mettre en parallèle avec le grand nombre de professions libérales que compte le secteur (avocats, notaires, huissiers de justice, architectes, géomètres, experts-comptables, réviseurs d'entreprises...). S’y ajoutent toutes les professions à caractère manuel. Durant la crise de la Covid-19, les indépendants dont l’activité a dû cesser ou en perte de chiffre d’affaires, ont pu bénéficier de diverses mesures de soutien, telles que le « droit passerelle ». Deux moratoires ont protégé les entreprises en bonne santé contre les effets de la crise de la Covid-19, suivis de nouvelles réformes début 2021. Ces mesures ont contenu le nombre de faillites parmi les entrepreneurs, mais la durée des restrictions et fermetures pèsera inévitablement sur les cessations d’activités. 

D’autre part, les services aux particuliers et aux entreprises rassemblent 16,2 % des postes salariés en Belgique (13,1 % en Wallonie). Le poids prépondérant de ce secteur est dû pour moitié à l’emploi intérimaire et à l’emploi dans le nettoyage  (3) , en lien avec le succès du système des titres-services. 

Les services liés à l’emploi - intégrant tout le système intérimaire - occupent une place particulière dans le panorama socio-économique puisqu’ils dépendent étroitement, par nature, de l’évolution du marché du travail dans son ensemble. La crise de la Covid-19 a bien évidemment touché l’emploi, affecté le marché et ses intermédiaires. Les mesures destinées à enrayer la propagation de l'épidémie, à protéger les populations ; la mise à l'arrêt de plusieurs secteurs d'activité économique, l'entrave inévitable au fonctionnement d'autres ; ont trouvé un écho dans le secteur des services de l'emploi.  

Dans un contexte de crise, le travail intérimaire constitue une réponse rapide à des besoins urgents et accrus de main-d'œuvre dans certains secteurs - tels que les secteurs dits « essentiels » (production et transport alimentaire, grande distribution, secteur (para)médical, ainsi que celui lié aux activités (aéro)portuaires). Parallèlement il subit les contraintes imposées à d'autres secteurs : la fermeture pure et simple, mais aussi la réduction de main d'œuvre, l'obligation pour les entreprises utilisatrices de se réorganiser pour se conformer aux normes d'hygiène et de distanciation. Par exemple, les entreprises d’intérim spécialisées dans la fourniture de personnel au secteur Horeca ont été particulièrement touchées. De même, les domaines employant un grand nombre de travailleurs intérimaires de manière structurelle (commerce, transport et logistique, industrie alimentaire, construction…) ou saisonnière (tourisme, événementiel, agriculture) ont connu d'importantes fluctuations de leurs activités. 

D'une manière générale, l'activité intérimaire est un bon indicateur de la conjoncture sur le marché du travail, qui s'est montré en phase avec les périodes de crises antérieures (2008, 2012) et des reprises qui s'en sont suivies. En effet, lors d'un ralentissement de l'activité économique, les contrats de travail temporaire sont les premiers non reconduits, comme les contrats de courte durée. Cependant, la crise de la Covid-19 s’est rapidement distinguée par le recours massif au chômage temporaire, dont les conditions d’accès ont été assouplies afin de limiter les impacts sur l'emploi, y compris intérimaire. En effet, les travailleurs intérimaires qui auraient continué à être occupés chez le même utilisateur sans l’interruption due à la Covid-19, ont également pu y être admis. L’activité en intérim, en très fort déclin lors du choc initial de mars et avril 2020, s’est progressivement redressée chaque mois dès mai 2020, sans toutefois revenir à son niveau d’avant crise. En décembre 2020, le nombre d’heures prestées en intérim en Belgique était encore 5,4 % sous leur niveau de décembre 2019, avec une incidence plus forte parmi les intérimaires ouvriers (- 8,0 %). En Wallonie, 2020 s’est clôturée sur un recul à un an d’écart des heures prestées de 10,4 % (- 15,6 % dans le segment ouvrier)  (4) . La possibilité donnée aux intérimaires comme aux autres travailleurs de prester à distance a sans doute davantage favorisé le segment des employés. 

Les services d'intermédiation sur le marché du travail, tant privés que publics, se positionnent sur la fourniture de solutions sur le marché du travail. Les travailleurs du secteur des « ressources humaines » ont pu majoritairement travailler à distance dès la période de confinement. En Wallonie, au Service public de l'Emploi - le Forem -, la période de crise aura porté un coup d'accélérateur à une transition numérique déjà en cours. Bien que digitalisant nombre de procédures et tâches, permettant des réalisations « à distance », le Forem maintient son objectif d'être un acteur « phygital », c'est-à-dire conservant des relations directes en présentiel avec ses usagers - les bâtiments du Forem ont réouvert à cette fin dès que l'évolution de la pandémie le lui a permis. En termes de services prodigués aux personnes en demande d'emploi dans ce contexte de crise, le Forem a repensé ses mécanismes d'accompagnement. Très rapidement durant le confinement, l'Office a mis sur pied une forme d’ « accompagnement instantané » à l'attention des personnes perdant leur emploi des suites de la crise sanitaire. Dans les 48h suivant leur inscription, ces personnes - par définition employables directement - se voient proposer une opportunité d'emploi ou à défaut un service d'accompagnement. Et ce, sans préjudice à l'égard des demandeurs d'emploi déjà inoccupés auparavant depuis un certain temps, ou des jeunes sortis des études l'été 2020. Les stagiaires en formation ne sont pas restés sur le carreau, la majorité des centres de formation du Forem ont poursuivi leur activité à distance, du moins lorsque l’apprentissage par écran interposé était adapté à la nature de la formation. Certaines ont dû être suspendues et ont repris dès la réouverture des centres. Le Forem a maintenu le contact avec les stagiaires et élabore avec ses partenaires des formations en réponse aux nouveaux besoins exigés par la crise. 

Enfin, le Forem a rapidement déployé une stratégie de soutien à la relance à l'attention des employeurs, afin de fournir de la main d'œuvre aux secteurs « essentiels » (cf supra) et aux secteurs-clefs de l'économie wallonne.  

Un autre pan important du secteur des services est régi par le dispositif des titres-services. Ce secteur a été considérablement touché dès le début de la crise, en particulier l'aide au ménage au domicile de particuliers. L’activité des aide-ménagères rémunérés par le système des titres-services a drastiquement diminué au début de la pandémie, en raison du risque encouru auprès de et envers les personnes elles-mêmes confinées, en télétravail ou potentiellement à risque comme les personnes plus âgées. Le déconfinement aura vu une reprise progressive des activités, sans retour à la situation « normale » au niveau de l’emploi. La permanence du virus ne favorise pas le retour au domicile de personnes extérieures au foyer ; d’un autre côté, les travailleurs en service sont régulièrement confrontés au manque de respect des gestes barrières de la part des clients. La condition essentielle à la reprise était pourtant le respect de l’ensemble des consignes de sécurité. Le secteur était déjà en difficulté car ses entreprises souffrent de faible rentabilité ; la crise sanitaire vient ajouter une menace sur les 160.000 emplois d’aide-ménagères que compte la Belgique. (5)   

De leur côté, les services de nettoyage pour les entreprises sont restés actifs dans les secteurs maintenus en activité, avec parfois des prestations supplémentaires liées au risque sanitaire, mais insuffisantes pour compenser les pertes (par exemple dans des entreprises où le télétravail a été mis en place). Les prestations de services sont ainsi très dépendantes de la réorganisation des autres secteurs qui constituent leur clientèle. Avec la reprise temporaire du travail sur site (entreprises privées, publiques qui avaient mis en place au moins partiellement le télétravail), la réouverture partielle puis totale des écoles, les équipes de nettoyage dans les lieux de travail se sont adaptées. La demande est réorientée vers la désinfection plus fréquente d’endroits très manipulés et aura varié en volume depuis le début de la crise. Bon nombre de salariés actifs dans le nettoyage et l’entretien (techniciens de surface, ouvriers d’entretien), placés en chômage temporaire durant le confinement, l'ont encore été ensuite en fonction des réouvertures progressives chez les clients. A noter que les services d’entretien et de réparation ont pu se poursuivre, moyennant respect de la distance physique avec autrui et dans la mesure où la prestation revêt un caractère urgent (risque en matière de sécurité et d’hygiène). 

Autre secteur resté en activité, celui du gardiennage. Dès le début de la pandémie, les agents de terrain (collaborateurs d’entreprises spécialisées ou de services internes d’une entreprise d’un autre secteur) étaient en première ligne, tandis que les opérateurs de systèmes d’alarmes / caméras étaient limités aux travaux urgents de réparation ou d’entretien. Le télétravail a été mis en place pour les consultants en sécurité, ainsi que pour le management. Certaines cellules ont continué à fonctionner en présentiel, notamment pour faciliter la gestion opérationnelle des équipes. À défaut de possibilité de travail de terrain (habituel ou moyennant réallocation vers les secteurs maintenus et en forte demande), de télétravail, ou encore pour les travailleurs placés en quarantaine, les employeurs ont dû recourir au chômage temporaire. Le secteur évolue entre recrudescence de l’activité et contrats perdus, en lien avec la situation financière des clients utilisateurs des services, eux-mêmes touchés par la crise, ainsi qu'avec la mise à l'arrêt des grands événements culturels, musicaux et sportifs. 

Par ailleurs, l’épidémie de coronavirus et le confinement ont porté un coup d’arrêt sans précédent au marché immobilier belge. Bon nombre de travailleurs ont été placés sous le régime de chômage temporaire. Le recours aux technologies numériques a cependant permis d’assurer une partie de l’activité durant le confinement, grâce notamment aux plans 3D, aux visites virtuelles à défaut de visites réelles ; de nombreuses agences sont restées joignables via mails et/ou contacts téléphoniques. Dès la reprise, la plupart des agents immobiliers ont dû faire face à une activité intense avec une grosse affluence d’acheteurs. De nombreuses agences ont même dû recourir à l’embauche de personnel pour résorber l’afflux de travail. Au-delà du rattrapage de projets en cours avant le confinement, le marché de l'immobilier résidentiel a rapidement rebondi au niveau des particuliers, et de moindre manière du côté des investisseurs. La crise a entrainé des incertitudes sur le plan professionnel et modifié le pouvoir d'achat des ménages, ce qui n’est pas sans conséquence sur le marché immobilier. L'impact de la crise sur le secteur de la construction rend plus incertains les ventes et achats de logements neufs. 

La crise de la Covid-19 a produit des effets variés sur les autres secteurs de l'immobilier. Les craintes de pénuries renforcent les besoins de bâtiments de stockage, l'e-commerce largement exacerbé par les risques sanitaires met à mal l'immobilier commercial, tandis que la propension au travail à distance - et plus forcément à domicile - pourrait modifier le marché de l'immobilier de bureaux. Cet ensemble de nouvelles réalités révélées par la Covid-19 pourraient avoir un impact sur les professionnels de l'immobilier. 

 

 

(1) SPF Économie, P.M.E., Classes Moyennes et Énergie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives.
(2) Source : INASTI, 2019, calculs Le Forem. 
(3) Source : ONSS, statistiques décentralisées 30 juin 2019, calculs Le Forem. 
(4) Source : Federgon, décembre 2020. 
(5) Federgon, rapport annuel 2019, juin 2020. 


Positionnement économique du secteur

Chiffre d'affaires

Le chiffre d'affaires généré en Belgique par le secteur des services aux particuliers et aux entreprises évolue à la hausse chaque année jusqu’en 2019 (dernières données disponibles). De ce point de vue, le secteur se situe depuis plusieurs années en troisième position parmi l’ensemble des secteurs d’activité économique. En 2019, le secteur avec ses 115 milliards d’euros représentait 9,5 % du chiffre d’affaires dégagé par la Belgique. 

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

 

Investissements

Après un creux relatif en 2013 et 2014, les montants investis dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises sont, année après année, orientés à la hausse. En 2019 (dernières données disponibles), ces investissements se sont élevés à plus de 9 milliards d’euros au niveau belge, ce qui représente près du quart des investissements opérés pour l’ensemble de l’activité économique. Le secteur des services aux particuliers et aux entreprises se maintient ainsi en tête des investissements réalisés par les entreprises en Belgique, loin devant le secteur du transport et de la logistique, qui en seconde position rassemble près de 10 % des investissements. 


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem



Entreprises du secteur

Belgique

En 2019, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises, selon la description adoptée en début d'analyse, comptait plus de 55.400 établissements  (1)  en Belgique, ce qui en fait le plus grand secteur (18,7 %) en termes de sites de travail. La Flandre rassemble sur son territoire 57,3 % des établissements actifs dans ce secteur, tandis que 26,6 % sont situés en Wallonie (14.737 sites). Le secteur est légèrement surreprésenté à Bruxelles-Capitale puisque cette région regroupe 16,2 % des établissements du secteur, contre 12,7 % des établissements tous secteurs confondus.  (2)  


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En 2019, avec 85,5 % des établissements wallons comptant moins de 10 travailleurs, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises conserve un profil PME/TPE plus marqué que l'ensemble du tissu économique wallon, qui en compte 79,2 % de cette taille.  (2)  


Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Ce sont les provinces de Liège (31,5 %) et de Hainaut (30,4 %), qui comptent le plus d’établissements du secteur des services aux particuliers et aux entreprises. Malgré une plus faible proportion dans la province du Brabant wallon (17,7 % des établissements actifs dans ce secteur), le secteur y est surreprésenté, comparativement à l’ensemble des secteurs (13,0 % des établissements y sont implantés, tous secteurs confondus). (2)  


Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).
(2) Source : ONSS, statistiques décentralisées juin 2019, calculs Le Forem.

 

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

Le secteur des services aux particuliers et aux entreprises, tel que défini dans cette analyse, reste en 2019 le premier employeur du pays en termes de postes de travail salarié (dernières données disponibles). Le secteur représente 16,2 % de l'emploi salarié belge, avec ses 662.645 postes de travail salarié  (1) . Cette branche de l’activité économique connaît une belle progression depuis quelques années, supérieure à l’activité économique dans son ensemble. 

Le poids prépondérant de ce secteur s’explique, outre la multitude de sous-secteurs qu’il recouvre, par ses deux composantes principales que sont l’emploi intérimaire et l’emploi dans le secteur du nettoyage. Ceux-ci concentrent en effet plus de la moitié des postes du secteur des services aux particuliers et aux entreprises en Belgique (c’est également vrai en Wallonie). 

En 2019, l’activité des agences de travail temporaire (incluant à la fois le personnel fixe des 1.568  (2)  agences d'intérim et les travailleurs intérimaires proprement dits) couvre 26,1 % des postes salariés sur l’ensemble des services aux particuliers et aux entreprises, ce qui représente près de 172.700 postes de travail en Belgique  (3) .  

Après plusieurs années de croissance sur base annuelle, l’activité du secteur du travail intérimaire a connu un léger recul entre 2018 et 2019, en termes d’heures prestées (- 1,1 %), comme en travailleurs exprimés en équivalents temps plein (près de 118.300 ; - 1,4 %). Ces prestations concernent un nombre toujours croissant de personnes différentes actives dans l’intérim : près de 464.900 travailleurs (+ 0,9 %) et plus de 267.600 étudiants intérimaires (+ 2,7 %), en 2019. Enfin, si le succès de l’intérim auprès des étudiants ne se dément pas, la part de travailleurs âgés d’au moins 50 ans ne cesse de croitre, pour atteindre 12,8 % en 2019  (2) .  

La prédominance du secteur des services est due, outre le recours croissant au travail intérimaire, au développement des activités de nettoyage - combiné au succès du système des titres-services. En 2019, les activités de nettoyage concernaient 24,3 % des postes de travail salarié du secteur des services. Cela représente plus de 160.800 postes de travail en Belgique (croissance de 5,2 % entre 2018 et 2019)  (3) . La Fédération des prestataires de services RH rend compte dans son dernier rapport annuel des chiffres de l’ensemble des services aux particuliers via le système des titres-services. Selon Federgon, en Belgique, le système procure 160.000 emplois à des personnes peu qualifiées. Il est utilisé à 64,5 % en Flandre, 23,4 % en Wallonie et 12,1 % à Bruxelles.  (2)  

Bien qu’en tête en termes de postes salariés occupés en Wallonie, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises est légèrement sous-représenté dans le sud du pays, à l’instar de ses deux composantes principales (intérim et nettoyage). En effet, 21,2 % des postes salariés du secteur sont occupés en Wallonie, contre 26,3 % compte tenu de l’ensemble de l’activité économique.  (3)  

En Wallonie comme en Flandre, le travail sous statut d’ouvrier domine le secteur (respectivement 57,8 % et 53,2 %), tandis qu’à Bruxelles-Capitale, les postes d’employés restent majoritaires (56,9 %).  (3)  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

Wallonie

Le secteur des services aux particuliers et aux entreprises rassemble en Wallonie 140.514 postes de travail salarié (1). Cette branche de l’activité économique a bien progressé durant quelques années au niveau wallon, plus que l’activité économique dans son ensemble. En effet, entre 2013 et 2018, le secteur a connu une croissance moyenne annuelle soutenue (+ 3,6 %) en termes de postes de travail en Wallonie (contre + 1,1 % tous secteurs confondus). Cependant, la croissance du secteur entre 2018 et 2019 s’est alignée sur celle du l’ensemble de l’activité économique wallonne (+0,9 % et + 0,8 % respectivement).  (3)  

En 2019 comme en 2018, le secteur représentait 13,1 % de l'emploi salarié exercé en Wallonie. Près de la moitié des postes de travail en Wallonie sont occupés dans ce secteur ou celui de la santé, de l’éducation et la formation, ou de l'administration publique. La prédominance de ce secteur est due à la multitude de sous-secteurs qu’il recouvre (voir le périmètre sectoriel sous l’onglet « codes NACE »), ainsi qu’au poids de ses deux principales composantes : l’emploi intérimaire et l’emploi dans le secteur du nettoyage. Ceux-ci concentrent en effet plus de la moitié des activités du secteur des services aux particuliers et aux entreprises en Wallonie. En 2019, plus de 36.900 postes ont été occupés en Wallonie dans le nettoyage, soit 26,3 % de l’ensemble de ces services. L’activité des agences de travail temporaire (incluant à la fois le personnel fixe des agences d'intérim et les travailleurs intérimaires proprement dits) couvrait près de 34.400 postes de travail en Wallonie, ce qui équivaut à 24,5 % des postes salariés du secteur  (3)

Le travail intérimaire n’est pourtant pas aussi développé en Wallonie qu’en Flandre. Il est même sous-représenté en Wallonie, au regard de l’ensemble de l’activité économique. En effet, alors que 26,3 % des postes salariés (tous secteurs) sont occupés en Wallonie, moins de 20 % des postes en intérim s’exercent au sud du pays. En revanche, la Wallonie se distingue par une plus large part de postes de travail dans les domaines suivants : placement de main-d’œuvre (près du tiers du total belge), services à la personne (31 %), activités juridiques (30 %)  (3)

En Wallonie, la croissance ces quelques dernières années du nombre de postes de travail dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises avait été particulièrement portée par le segment ouvrier. Entre 2018 et 2019, ce statut a diminué à 57,8 %. Il reste néanmoins majoritaire dans le secteur (35,5 % en moyenne pour l’ensemble de l’activité économique en Wallonie).  (3)  

 
Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem
 
 

Les postes salariés du secteur des services aux particuliers et aux entreprises sont majoritairement occupés par des femmes. En Wallonie, elles occupent 58,4 % des postes du secteur en 2019, contre une situation proche de la parité (50,4 % de femmes) tous secteurs confondus. Cependant, les proportions sont variables selon le sous-secteur d’activité. Les postes les plus fréquemment occupés par des femmes relèvent du nettoyage (87 % de femmes), des activités juridiques (87 %), du placement de main-d’œuvre (78 %) ou encore des services aux personnes (74 %). À l’inverse, les hommes sont davantage présents dans les services d’aménagement paysager (94 %), diverses activités de soutien aux bâtiments (91 %), la sécurité privée (86 %), la location de biens mobiliers et véhicules (84 %), l’architecture et l’ingénierie (72 %), etc. Le croisement supplémentaire avec le statut des postes de travail révèle une prédominance de femmes ouvrières dans le nettoyage et d’hommes ouvriers dans un emploi intérimaire.  (3) 

À lui seul, le secteur des services illustre la segmentation horizontale qui existe sur le marché du travail, c’est-à-dire la répartition inégale de l’emploi des hommes et des femmes par secteur d’activité économique, en lien avec divers stéréotypes sexués attribuant plus volontiers certaines compétences à l’un ou l’autre sexe. Ces stéréotypes très prégnants sur le marché du travail ont également la vie dure dans la sphère privée, créant un effet indirect sur la sphère professionnelle (régimes de temps partiel – davantage présents dans certains secteurs, avancement des carrières, etc.). 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

 

C'est dans les provinces de Liège (32,9 %) et de Hainaut (32,5 %) que l'on retrouve le plus de postes de travail salarié dans le secteur des services aux particuliers et aux entreprises. Ce secteur est surreprésenté en Brabant wallon, où 15,5 % des postes wallons sont occupés (comparativement aux 12,4 % tous secteurs pris en compte) ainsi que dans la province de Liège (32,9 % contre 31,3 %). (3)  

 

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Les indépendants

En 2019, le secteur des services aux particuliers et aux entreprises comptait 306.775 travailleurs indépendants  (4)  en Belgique, en qualité d’indépendant ou d’aidant, à titre principal ou complémentaire, ou encore actif après la pension. Ce secteur concentre ainsi près de 27 % des indépendants du pays. 

La Wallonie dénombrait quant à elle 87.371 indépendants actifs en 2019 dans ce secteur, qui devance largement les autres secteurs d’activité économique en termes d’emploi indépendant. Plus de 50.700 personnes exerçaient en activité principale en 2019 dans le sud du pays. 

Le secteur a connu une croissance importante de l’emploi indépendant sur la période 2012 à 2018, avec + 3,3 % en moyenne annuelle en Belgique comme au niveau wallon. Par la suite entre 2018 et 2019, cette croissance a été plus limitée, à + 1,4 % à l’échelle du pays et + 1,2 % en Wallonie. Dans le même temps, la croissance du nombre d’indépendants toutes activités économiques confondues atteignait + 2,9 % et + 2,3 % respectivement. 

En Wallonie, comme en Flandre d’ailleurs, les activités des indépendants sont majoritairement des services aux personnes (37,3 % et 31,1 %), suivis par les activités dans le domaine publicitaire (à Bruxelles, ce sous-secteur est même majoritaire avec 24,1 % des indépendants du secteur). Les autres sous-secteurs bien représentés en Wallonie concernent les indépendants actifs en architecture et ingénierie (10,8 %), ou encore dans le domaine juridique (10,2 %).  (5)  



Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2019, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS). 
(2) Federgon, rapport annuel 2019, juin 2020. 
(3) Source : ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs Le Forem. 
(4) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI). 
(5) Source : INASTI, 2013-2019, calculs Le Forem. 


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
110 Commission paritaire pour l'entretien du textile
121 Commission paritaire pour les entreprises de nettoyage et de désinfection
200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
216 Commission paritaire pour les employés occupés chez les notaires
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
219 Commission paritaire pour les organismes de contrôle agréés
301 Commission paritaire des ports
314 Commission paritaire de la coiffure et des soins de beauté
317 Commission paritaire pour les services de gardiennage et/ou de surveillance
320 Commission paritaire des pompes funèbres
322 Commission paritaire pour le travail intérimaire et les entreprises agréées fournissant des travaux ou services de proximité
323 Commission paritaire pour la gestion d'immeuble et les travailleurs domestiques
335 Commission paritaire pour les organismes sociaux
336 Commission paritaire pour les professions libérales
339 Commission paritaire pour les sociétés de logement social agréées

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Services aux particuliers et aux entreprises est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 68.1 Activités des marchands de biens immobiliers
  • 68.2 Location et exploitation de biens immobiliers propres ou loués
  • 68.3 Activités immobilières pour compte de tiers
  • 69.1 Activités juridiques
  • 69.2 Activités comptables
  • 70.1 Activités des sièges sociaux
  • 70.2 Conseil de gestion
  • 71.1 Activités d'architecture et d'ingénierie
  • 71.2 Activités de contrôle et analyses techniques
  • 72.1 Recherche-développement en sciences physiques et naturelles
  • 72.2 Recherche-développement en sciences humaines et sociales
  • 73.1 Publicité
  • 73.2 Études de marché et sondages d'opinion
  • 74.1 Activités spécialisées de design
  • 74.2 Activités photographiques
  • 74.3 Traduction et interprétation
  • 74.9 Autres activités spécialisées, scientifiques et techniques n.c.a.
  • 77.1 Location et location-bail de véhicules automobiles
  • 77.2 Location et location-bail de biens personnels et domestiques
  • 77.3 Location et location-bail d'autres machines, équipements et biens
  • 77.4 Location-bail de propriété intellectuelle et de produits similaires, à l'exception des oeuvres soumises au droit d'auteur
  • 78.1 Activités des agences de placement de main-d'oeuvre
  • 78.2 Activités des agences de travail temporaire
  • 78.3 Autre mise à disposition de ressources humaines
  • 80.1 Activités de sécurité privée
  • 80.2 Activités liées aux systèmes de sécurité
  • 80.3 Activités d'enquête
  • 81.1 Activités combinées de soutien lié aux bâtiments
  • 81.2 Activités de nettoyage
  • 81.3 Services d'aménagement paysager
  • 82.1 Services administratifs et de soutien de bureau
  • 82.2 Activités des centres d'appels
  • 82.3 Organisation de salons professionnels et de congrès
  • 82.9 Activités de soutien aux entreprises n.c.a.
  • 96.0 Autres services personnels
  • 97.0 Activités des ménages en tant qu'employeurs de personnel domestique
  • 98.1 Activités indifférenciées des ménages en tant que producteurs de biens pour usage propre
  • 98.2 Activités indifférenciées des ménages en tant que producteurs de services pour usage propre

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
ABAJP

Association belge des Architectes de Jardins et des Architectes Paysagistes
https://www.abajp.be
ABEX

Association Belge des Experts
https://www.abex.be/fr/
ABSA

Association Belge des Syndics et Administrateurs de biens
https://ilovesyndic.be/2015-06-04-23-24-36/absa
AINB

Association des Architectes d'Intérieur de Belgique
https://www.ainb.be/fr/
AOBI

Association of Belgian Investigators
http://www.aobi.be
APEG

Association Professionnelle des Entreprises de Gardiennage
https://www.apeg-bvbo.be/
ASM

Association syndicale des magistrats ASBL
https://www.asm-be.be
AVOCATS.BE

Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique
https://avocats.be/fr/tout-savoir
BAM

Belgian Association of Marketing
https://www.marketing.be/fr/home
CEPEGRA

Centre de compétence Forem dans le domaine de l'industrie graphique
https://www.formation-cepegra.be/cepegra
CEPI

Association européenne des Professions immobilières
https://www.cepi.eu/index.php?hl=en
Coach ASBL

Centre de formation pour employés et employeurs de la commission paritaire 314
https://www.coachbelgium.be/fr
CUBE

Consumer Understanding Belgium
https://cubelgium.be/
DENUO

Fédération belge des entreprises actives dans le traitement et le recyclage des déchets
https://denuo.be/fr
DESIGN INNOVATION

Centre de compétence wallon dédié au design
https://www.designinnovation.be/
FAB

Fédération Royale des Sociétés d'Architectes de Belgique
http://www.fab-arch.be
FBPE

Fédération Belge des entrepreneurs paysagistes
https://homeardenne.com/fbpe-federation-belge-des-entrepreneurs-de-jardins-de-belgique/
FBT

Fédération Belge de l'Entretien du Textile
https://www.fbt-online.be
FCP314

Fonds de sécurité d'existence de la commission paritaire 314
https://www.fbz-pc314.be/fr
FEBELGRA

Fédération Belge des Industries Graphiques
https://www.febelgra.be/
Febelhair

Federation of Belgian Hairdressers
https://www.febelhair.org/fr
FEDERGON

Fédération des partenaires de l'emploi
https://federgon.be/fr/la-federation/
Federia

Fédération des agents immobiliers francophones de Belgique
https://www.federia.immo/fr/
FedNot

Fédération Royale du notariat Belge
https://www.notaire.be/
FEDOM

Fédération wallonne de services d'aide à domicile
http://www.fedom.be
Forem Formation Secteurs Verts

Centre de compétence dans les domaines de l'agriculture, de l'horticulture, de l'implantation et l'entretien des parcs et jardins et des travaux techniques, agricoles et horticoles
https://www.formation-secteurs-verts.be/
FUNEBRA

Fédération Nationale des Unions Professionnelles et Chambres Syndicales des Entrepreneurs de Pompes Funèbres de Belgique
https://www.funebra.be
futuragro.be

Association des cinq Hautes Ecoles en Fédération Wallonie-Bruxelles organisant des formations en agronomie afin de proposer une palette de métiers traditionnels ou novateurs
https://www.futuragro.be/
GOCA

Groupement des entreprises agréées de contrôle automobile et du permis de conduire
http://www.goca.be
IBE

Institut Belge de l'Emballage
https://ibebvi.be/fr
IPI

Institut professionnel des agents immobiliers
https://www.ipi.be/
IRE

Institut des Reviseurs d'Entreprises
https://www.ibr-ire.be/fr
IREC

Fonds de formation de l'industrie belge Mode & Confection
https://www.irec.be/
ITAA

Belgian Institute for Tax advisors and Accountant
https://www.itaa.be/fr/accueil/
LIBERFORM

Centre de formation pour les professions libérales
https://www.liberform.be/fr-home
OA

Ordre des architectes
https://www.ordredesarchitectes.be/
OBGE

Ordre Belge des Géomètres Experts ASBL
https://www.obge-bole.be/splash.aspx
OECCBB

Ordre des experts-comptables et comptables brevetés de Belgique
https://www.oeccbb.be
ORI

Organisation des Bureaux d'Ingénieurs-conseils, d'Ingénierie et de Consultance
https://www.ori.be/fr/
PSA

Private Security Association asbl
https://psavzw.be/home/
Pôles et Clusters wallons

Portail des pôles et clusters wallons
https://clusters.wallonie.be/federateur/fr/index.html
UDS

Union des Syndics asbl
https://uniondessyndics.be/
UGBN

Union Générale Belge du Nettoyage
https://www.absugbn.be/francais/bienvenue.cfm
UNEB

Union Nationale de l'esthétique et du bien-être
https://www.uneb-nube.be
UWA

Union wallonne des Architectes
https://www.uwa.be/
Vigilis

Service Public Fédéral Intérieur - DG Sécurité et prévention
https://vigilis.ibz.be
Wallonie Design

Agence wallonne de référence du design
http://www.walloniedesign.be/
Imprimer