Secteurs d'activités

Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication)

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Le secteur des services TIC représente, en 2020, 13.195 emplois salariés répartis dans 1.348 établissements en Wallonie (ONSS, 2020), auxquels il convient d’ajouter quelques 561 indépendants (Inasti, 2020).

Ce secteur est composé des activités suivantes : les « télécommunications », la « programmation, les conseils et autres services informatiques », les « services d’information » et « la réparation d’ordinateurs et d’équipement de communication ». La majorité de ces emplois se concentrent au sein des activités de programmation et conseil ainsi que dans celles des télécommunications.

Globalement, l’emploi du secteur est en croissance ces dernières années (2013-2019) avec toutefois un tassement observé entre 2019 et 2020. La crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 ne devrait pas affecter durablement cette tendance à la hausse, laquelle repose sur la transition numérique de l’ensemble de l’économie que la crise aurait, à certains égards, accéléré.

​​​​​Cette augmentation concerne les domaines de la programmation, du conseil ou encore celui de l’hébergement et du traitement de données (service d’information). Le secteur des télécommunications est quant à lui en diminution.

L’activité du secteur TIC s’inscrit au cœur de la transition numérique de l’économie, caractérisée par la place centrale dans la production de valeur que prend la « donnée ». Les technologies relatives à l’intelligence artificielle, au big data, à l’internet mobile, aux systèmes cyber-physiques, à la réalité virtuelle génèrent des besoins en compétences sur le marché. Celles-ci ont essentiellement trait à :

  • La gestion, l’analyse, la valorisation et protection des données ;
  • Au développement d’interfaces adaptées à l’utilisateur final et à la personnalisation accrue des produits et services ;
  • Aux nouvelles manières de travailler dans le secteur avec une généralisation du fonctionnement agile, en mode projet et un rapprochement entre le développement et l’exploitation informatique.

Enfin, le secteur souffre de manière structurelle d’un manque de main d’œuvre qualifiée sur le marché. Les métiers phares des TIC (développeur, analyste, etc.) sont régulièrement en pénurie sur le marché du travail. La difficulté à recruter des professionnels des TIC devrait s’accentuer encore à l’avenir dès lors que les besoins devraient demeurer importants.

 

   Nombre d'établissements en 2020  Nombre de postes de travail salarié en 2020  Nombre de travailleurs indépendants en 2020  (1)
Wallonie 1.348 13.195 561
Bruxelles-Capitale 1.163 24.429 258
Flandre 3.803 56.618 1.430
Belgique 6.314 94.242 2.249

Sources : ONSS - statistiques décentralisées décembre 2020 et INASTI 2020, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des services liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) est composé de plusieurs sous-secteurs.

  • Télécommunications . Ce sous-secteur couvre les activités de mise à disposition de services de télécommunications et de services connexes, c'est-à-dire de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et d'images. Les installations de transmission assurant ces activités peuvent reposer sur une ou plusieurs technologie(s). Nous retrouvons dans ce sous-secteur, la télécommunication filaire, sans fil, par satellite ainsi que les autres activités de télécommunications (fourniture de l'accès au téléphone, à Internet, l'exploitation de stations terminales de satellites, etc.).
  • Programmation, conseil et autres activités informatiques . Ce sous-secteur comprend les activités suivantes, destinées à fournir une expertise dans le domaine des technologies de l'information: concevoir, modifier, tester et prendre en charge des logiciels, planifier et concevoir des systèmes informatiques intégrant la technologie du matériel, celles des logiciels et celles des communications, gérer et exploiter sur place des installations informatiques et de traitement des données de clients et d'autres services professionnels et techniques de nature informatique.
  • Services d'information . Ce sous-secteur comprend les activités des portails de recherche sur Internet, de traitement et d'hébergement des données ainsi que d'autres activités dont l'objectif essentiel est de fournir des informations (agences de presse, services de recherche d'informations, etc.).
  • Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication . Ce sous-secteur comprend la réparation et l'entretien des ordinateurs et équipements périphériques et des équipements de télécommunication  (1) .

Le secteur aujourd'hui

Le secteur des services des technologies de l’information et de la communication (TIC ou ICT en anglais) se démarque par son caractère innovant et par le rôle qu’il joue dans la transformation des autres secteurs dans le cadre de la transition numérique de l’économie. Les entreprises du secteur proposent une palette de services et de technologies variés.

Produits et services

Le type de produits et de services proposés par les entreprises des services TIC peut être approché grâce au Baromètre 2020 des Startups numériques et Tech en Wallonie développé par l’Agence du numérique (2) qui se limite toutefois aux startups et intègre des entreprises « tech » actives en dehors du secteur des services TIC. Les entreprises interrogées peuvent développer plusieurs types de produits et services. Il apparaît que :  

  • 55 % des startups sont actives dans le domaine du logiciel (logiciels de gestion, sites et applications mobiles, jeux vidéo) ;
  • 46 %, dans les services (data analytics, digital marketing, vidéo et animation 2D/3D) ;
  • 43 % dans les technologies avancées (Intelligence artificielle, internet des objets, réalité augmentée ou virtuelle) ;
  • 13 % dans le hardware (composants électroniques, géolocalisation et navigation, …) ;
  • 5 % dans le réseau (cloud computing, télécoms).

Les « technologies avancées » connaissent la plus forte progression par rapport au baromètre précédent.

Les services TIC s’intègrent en générale dans une dynamique de B2B, les clients étant davantage des entreprises que des particuliers. Les secteurs clients sont variés : la santé, industrie, électronique, pouvoirs publics, …

Les services TIC sont parfois internalisés au sein des entreprises, qui disposent alors d’un département ad hoc. Selon Statbel (3) , le secteur TIC emploie 41 % des professionnels des TIC, les autres secteurs employeurs sont l’Industrie (12,2 %), le Commerce de gros et de détail (8,9 %), les Activités financières et d'assurance (7,9 %) et les Activités spécialisées, scientifiques et techniques (6,6 %). Les emplois sont alors comptabilisés dans les secteurs de l’employeurs, et non parmi les services TIC.

TIC et transition numérique

Le secteur des service TIC joue un rôle de premier plan dans la transition numérique de l’économie caractérisée par l’essor de l’internet et la dimension stratégique que revêtent les données. La stratégie numérique européenne pour 2030 est formalisée au travers de la « boussole numérique » (4) dont les quatre points cardinaux sont : une population qualifiée dans le domaine du numérique et des professionnels du numérique hautement qualifiés ; des infrastructures numériques sûres et durables ; la transformation numérique des entreprises et la numérisation des services publics. Si la transition numérique concerne l’ensemble de l’économie – avec notamment la nécessité pour tous de développer des compétences numériques – le développement de professionnels de l’informatique et d’infrastructures apparaissent incontournables dans la stratégie numérique européenne.

En Wallonie, le développement du secteur du numérique est l’un des cinq axes de la stratégie numérique pour la Wallonie portée par Digital Wallonia (5) en partenariat avec différents acteurs institutionnels. Il s’agit plus précisément de développer et structurer le secteur pour capter les opportunités et la valeur ajoutée de l'économie du numérique pour la Wallonie grâce à sept grands projets structurants visant à : accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle (DigitalWallonia4.ai), augmenter la visibilité du secteur sur la scène internationale (Digital Wallonia International), favoriser l’innovation grâce à la collaboration d’entreprises du secteur TIC et d’autres entreprises technologiques (Innovation numérique), promouvoir la recherche (Recherche et innovation), soutenir les startups du secteur (Startups & Tech), mobiliser un réseau de partenaires et représentants de la dynamique Digital Wallonia (Digital Wallonia Champions), et répertorier les initiatives et acteurs s'appuyant sur le numérique pour répondre à une urgence santé ou de société (Digital Wallonia 4 Good).

L’indice DESI (« Digital Economy and Society Index »), indice composite élaboré par la Commission européenne, mesure et compare les performances des États membres dans les principaux domaines de l’économie et de la société numériques. La Belgique se positionne à la 12ème place sur 28 sur base de cet indice, et affiche de bons scores, entre autres, en matière de connectivité fixe et mobile tant en termes de performance que de couverture et d’intégration des technologies numériques au sein des entreprises notamment de progiciels de gestion intégrée. Côté faiblesses, le SPF économie cite le déficit de diplômés dans les filières TIC, en particulier parmi les femmes, un retard dans le déploiement de la 5G ou des connexions via la fibre optique, la faible utilisation par les entreprises de la facturation électronique ou encore une politique open data et des services e-gouvernement trop peu développés. (6) Ces résultats ne sont pas déclinables au niveau régional.

Dans un rapport en 2015, le consultant Roland Berger (7) estimait le secteur trop peu développé en Wallonie – comparativement aux autres régions du pays - tant en termes d’emplois, qu’en termes de production de richesse (1,4 % du PIB wallon contre 2,6 % du PIB flamand). Le secteur est composé principalement de petites entreprises actives dans des créneaux particulièrement sensibles à la concurrence et souffre d’un manque de grandes entreprises capables de « tirer le marché ».

Évolutions récentes

Ces dernières années, quelques grandes tendances technologiques se sont imposées au sommet des préoccupations du secteur (8) . Parmi elles, les technologies liées à l’intelligence artificielle et au big data, sont probablement celles qui semblent générer le plus d’attentes en termes de compétences (9) .

L’Internet mobile : l’usage d’appareils mobiles s’est généralisé ces dernières années générant des besoins en conception d’applications mobiles responsives, de développement d’interfaces visuelles, vocales, … L’Internet mobile génère également de nombreux flux de données et favorise une approche de plus en plus personnalisée du client. Si le succès des smartphones a largement contribué au développement de l’Internet mobile, d’autres appareils connectés, assistants personnels, voitures, montres, … favorisent également son expansion.

La connectivité : le nombre de connections Internet augmente de manière exponentielle sous le double effet de la croissance du nombre de personnes connectées et du déploiement des objets connectés (IoT, pour Internet of Things). L’Internet des objets est aujourd’hui essentiellement développé dans l’industrie (industrie 4.0), mais pourrait gagner en importance dans les immeubles (smart building), les habitations privées (domotique) ou encore dans les espaces publics (smart cities).  L’exploitation de ces grands volumes de données est à la base de nouvelles créations de valeur.

L’intelligence artificielle : le big data - c’est-à-dire des données en grandes quantité, dynamiques et sous des formats variés notamment générées par les connections multiples - couplé d’une part à une puissance de calcul accrue des processeurs et d’autre part, à une plus grande vitesse de connexion, donne un nouvel élan au développement de technologies apparentées à l’intelligence artificielle. Les domaines et secteurs d’application sont nombreux. Toutefois, les besoins en Wallonie demeurent au stade de l’acculturation et à l’intégration dans les processus.

Ces récents développements reposent sur des progrès en matière d’infrastructure : connexion Internet à très haut débit, stockage et traitement de données à distance, via le « cloud », ou encore de la captation de données via une diversité d’objets connectés.

Ces évolutions rendent possibles de nouvelles manières de travailler : collaboratives, à distance (téléworking et co-working) et mobiles.

Ces technologies nécessitent des modes de développement de type « agile », au plus près de l’utilisateur final et brouillant la frontière traditionnelle entre le développement et l’exploitation. Le concept de « Devops », contraction de developpement et operation traduit cette tendance à simultanément développer et mettre en exploitation des solutions informatiques.

À ces grands domaines qui interagissent fortement entre eux, il convient d’ajouter certaines technologies en plein développement comme la réalité virtuelle ou augmentée, les systèmes cyber-physiques (éléments physiques contrôlés par des éléments informatiques), la robotique ou cobotique (robots collaboratifs) ou encore l’impression 3D.

Aussi, dans une économie où la donnée génère de la valeur, la (cyber) sécurité constitue un enjeu majeur pour l’ensemble des secteurs.

Ces évolutions devraient maintenir à la hausse la demande en professionnels des TIC sur le marché, dont principalement le profil de développeur. D’autres métiers devraient également connaître une demande importante (10)  : ce sont ceux relatifs à la donnée dont le travail est de l’organiser (data engineer), la gérer (data officer), en extraire le potentiel (data scientist (11) ), la traiter et l’analyser (data analyst), la communiquer aux dirigeants d’entreprises (spécialiste BI) ou encore la protéger (expert en sécurité informatique) en particulier lorsqu’elle revêt un caractère personnel (Digital privacy officer (12) ).

Enfin, la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 a donné un coup d’accélérateur à la transition numérique, ouvrant de nouveaux marchés au secteur TIC. Toutefois, les perturbations sur les marchés mondiaux combinés à une reprise de l’activité quasi généralisée sur l’ensemble du globe ont provoqué en 2021 et début 2022 des pénuries ou des ruptures d’approvisionnement en matériaux électroniques tels que les semi-conducteurs.

Ces perturbations ont mis en exergue la fragilité d’un système fortement dépendant de ressources puisées à l’étranger, ouvrant la réflexion à la relocalisation d’activité et à une utilisation plus rationnelle des ressources en énergie ou métaux nécessaires aux technologies numériques. On parle de « green IT » pour qualifier les technologies numériques développées pour minimiser leur consommation d’énergie.

Enfin, dans une logique de double transition environnementale et numérique, les technologies digitales apparaissent comme un levier pour une optimisation de l’utilisation des ressources naturelles, en général, c’est ce qu’on appelle l’IT for Green.

Tensions sur le marché de l’emploi

L’un des freins au développement du secteur réside dans les difficultés de recrutement. Ces difficultés sont confirmées par les analyses du Forem consacrées aux fonctions critiques en Wallonie, dans laquelle apparait régulièrement le métier de développeur par exemple. Dans son étude « La digitalisation et le marché du travail belge - Shaping the future of work » (13) , AGORIA estime qu’à politique inchangée, 18 % des postes du secteur ICT seraient non pourvus en 2030 faute de candidats.

 

 

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives

(2) Agence du Numérique, Baromètre 2020 des Startups numériques et Tech en Wallonie | DigitalWallonia.be (consulté le 17/06/2022)

(3) Statbel, Chiffres en image : les spécialistes des TIC sur le marché belge du travail | Statbel (fgov.be) (consulté le 17/06/2022)

(4) La décennie numérique de l’Europe | Bâtir l’avenir numérique de l’Europe (europa.eu) (consulté le 17/06/2022)

(5) https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/2019-2024 (consulté le 17/06/2022)

(6) Chiffres en image : les spécialistes des TIC sur le marché belge du travail | Statbel (fgov.be) (consulté le 17/06/2022)

(7) RBSC, Regard sur la Wallonie, l’économie numérique, 2015. sogepa-economiedunumeriquepdf.pdf

(8) Voir notamment : Le FOREM, Effets de la transition numérique sur le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) en termes d’activités, métiers et compétences, 2016. Effets de la transition numérique sur le secteur des TIC (leforem.be)

(9) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir : Les métiers de l’intelligence artificielle, mars 2019. https://www.leforem.be/content/dam/leforem/fr/documents/20190307_A2P_Les_metiers_de_l_intelligence_artificielle.pdf

(10) Voir notamment : Le Forem, Analyse des besoins en formation professionnelle par domaine d’activités stratégiques en Wallonie, juillet 2018 https://www.leforem.be/content/dam/leforem/fr/documents/20181001_Prospectives_Analyse_besoins_en_formation.pdf  

(11) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Data scientist, Septembre 2017. https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391437533814/20171011_A2P_data_scientist.pdf

(12) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Délégué à la protection des données (DPO), Octobre 2018. https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391441344217/20181106_A2P_Delegue_a_la_protection_des_donnees.pdf

(13) Agoria, La digitalisation et le marché du travail belge - Shaping the future of work, septembre 2018, https://www.agoria.be/fr/a-propos-de-nous/agoria-news/livre-blanc-be-the-change-shaping-the-future-of-work

Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Exportation

Bien que le périmètre soit différent de celui abordé ici, le Baromètre 2020 des Startups numériques et Tech en Wallonie (1) réalisé par l’Agence du Numérique donne une idée de l’ouverture à l’international du secteur puisqu’il indique que 60% des startups wallonnes réalisent la majorité de leur chiffre d'affaires en dehors de la Wallonie et 33 % en dehors de la Belgique. La France, les USA et les Pays-Bas forment le podium des pays où nos startups sont le plus actives à l'exportation.


Chiffre d'affaires

En 2020, le chiffre d'affaires du secteur TIC en Belgique s'élève à 36,7 milliards d'euros et poursuit la croissance entamée depuis plusieurs années et particulièrement marquée depuis 2015. Le secteur se place en 11ème position du plus gros chiffre d'affaires avec 2,6 % de l’ensemble de la valeur produite en Belgique.

Le sous-secteur de la « programmation, du conseil et des autres activités informatiques » représente la majorité du chiffre d’affaires du secteur.


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2013 et 2021
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

 

Investissements

Le volume des investissements s’élève à 1,3 milliards, soit 3,6 % des montants investis dans l’économie belge en 2020. 


(1) Agence du Numérique, Baromètre 2020 des Startups numériques et Tech en Wallonie, 26 février 2021.


Entreprises du secteur

Belgique

En 2020, le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) comptait en Belgique 6.314 établissements (1) . Le nombre d’entreprises a augmenté de 43,1 % depuis 2013.

Le secteur représente 4,1 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus.

La majorité (60,2 %) des établissements du secteur sont situés en Flandre, 21,3 % en Wallonie et 18,4 % à Bruxelles-Capitale. Cette répartition géographique des établissements diffère de celle de l'ensemble des secteurs : Bruxelles-Capitale compte, en effet, proportionnellement plus d’établissements dans le secteur des TIC et la Wallonie proportionnellement moins.

75,8 % des établissements comptent moins de 10 travailleurs.

83,6 % des établissements de ce secteur sont actifs dans « la programmation, le conseil et les autres activités informatiques ».



Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem



Répartition des établissements entre les régions en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem


Wallonie

En 2020, le secteur des TIC comptait 1.348 établissements en Wallonie, soit 1,5 % de l'ensemble des établissements situés sur le territoire. Le nombre d’établissements a progressé de 49,4 % depuis 2013. Parmi ces établissements, 80,8 % comptent moins de 10 travailleurs. Huit de ces établissements sur dix sont actifs dans le domaine de la « programmation, du conseil et des autres activités informatiques ».



Répartition des établissements par taille en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem
 

Au niveau wallon, la répartition géographique des établissements du secteur se démarque fortement de celle de l'ensemble des établissements, tous secteurs confondus. Le secteur TIC est surreprésenté en Brabant Wallon où se concentrent 32,6 % des établissements (contre 13 % pour l’ensemble des secteurs), se hissant au rang de première province dans le secteur devant celles de Liège (27,2 %) et du Hainaut (22,6 %).

 
Répartition des établissements entre les provinces en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem



(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2020, le secteur des services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) comptait 94.242 postes de travail salarié (1) . Cela représente 2,3 % de l'emploi salarié belge (2) .

C'est en Flandre que l'on retrouve le plus grand nombre de travailleurs dans le secteur TIC (60,1 % du secteur en Belgique). Proportionnellement, c’est à Bruxelles que le secteur est le plus développé et en Wallonie qu’il l’est le moins.

La grande majorité des travailleurs salariés du secteur sont des employés.

L’emploi se répartit par sous-secteurs à raison de :

  • 70,9 % au sein des activités de programmation, conseil et autres activités informatiques ;
  • 19,1 % dans les télécommunications ;
  • 9,1 % dans les services d’information (notamment le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes) ;
  • 0,9 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques.

Depuis 2013, l’emploi dans le secteur a augmenté de 25,4 % (contre 6,5 % pour l’ensemble de l’économie). Cette évolution ne s’observe pas de la même manière dans les différents sous-secteurs : l’emploi tend à diminuer dans le secteur des télécommunications tandis que le secteur de la programmation et des conseils informatiques contribue à l’essentiel de la hausse de l’emploi.

Il faut noter que ces chiffres d’emploi incluent l’ensemble du personnel de ces entreprises, toutes fonctions et qualifications confondues (y compris, par exemple, le personnel de secrétariat, d’entretien, de comptabilité, de GRH, etc.), et pas seulement les métiers liés aux aspects technologiques de l’activité.

Par ailleurs, les professionnels des TIC qui sont actifs dans les entreprises des autres secteurs d’activités n’apparaissent pas dans ce total. Sur les 214.000 personnes recensées dans une fonction informatique en 2017, 41 % étaient actives dans le secteur TIC, les autres étant principalement actives dans l’industrie (12,2 %), le commerce (8,9 %), les activités financières et d’assurance (7,9 %) et les activités scientifiques et techniques. (3)


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem

 

 

Wallonie

En 2020, les services TIC comptaient 13.195 postes de travail salarié en Wallonie, ce qui représente 1,2 % de l'ensemble des postes de travail salarié wallons (contre 2,3 % pour l’ensemble du pays).

L’emploi se répartit par sous-secteurs à raison de :

  • 65,3 % au sein des activités de programmation, conseil et autres activités informatiques ;
  • 23,8 % dans les télécommunications ;
  • 10,3 % dans les services d’information (notamment le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes) ;
  • 0,6 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques.

Après avoir stagné entre 2013 et 2015, l’emploi est reparti à la hausse entre 2016 et 2019. Le volume d’emploi a légèrement diminué entre 2019 et 2020 (-0,7 %). Par rapport à 2013, l’emploi dans le secteur a augmenté de 21,6 %, essentiellement grâce aux activités de programmation et conseil. Le secteur des télécommunications est quant à lui globalement en baisse.

Comme dans l’ensemble du pays, la grande majorité des travailleurs sont des employés (91,5 %).


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2013 et 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2013-2020, calculs le Forem

 

La grande majorité des salariés du secteur sont des hommes (75 %).


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem

 

Le Brabant wallon concentre 34,2 % de l’emploi du secteur, une part importante pour cette province qui ne représente que 12,3 % de l’ensemble de l’emploi salarié wallon. Le Brabant wallon bénéficie de la proximité de Bruxelles et de la présence d’universités. La province de Liège compte 29,1 % des postes, ce qui correspond à la part représentée dans l’ensemble de l’emploi.

Dans les provinces du Hainaut et du Luxembourg l’emploi dans le secteur TIC est sous représenté.



Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2020
Source : ONSS, statistiques décentralisées, 31 décembre 2020, calculs le Forem

 

Les indépendants

2.272 indépendants (4) travaillent dans le secteur des services TIC en Belgique, dont 561 en Wallonie en 2020. L'emploi indépendant dans le secteur augmente de 2013 à 2020 (+ 20,3 % en Belgique et + 17,6 % en Wallonie).

Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2013 et 2020 pour les régions
Source : INASTI, 2013-2020, calculs le Forem
 


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).

(2) Le total des travailleurs ne comprend pas les indépendants.

(3) Statbel, Chiffres en images : les spécialistes des TIC sur le marché belge du travail, 11 février 2019.

(4) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2021 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 61.1 Télécommunications filaires
  • 61.2 Télécommunications sans fil
  • 61.3 Télécommunications par satellite
  • 61.9 Autres activités de télécommunication
  • 62.0 Programmation, conseil et autres activités informatiques
  • 63.1 Traitement de données, hébergement et activités connexes; portails Internet
  • 63.9 Autres services d'information
  • 95.1 Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA TIC

Fédération des entreprises du secteur technologique - industries digitales
https://www.agoria.be/fr/Digital-Industries
AI 4 Belgium

AI 4 Belgium
https://www.ai4belgium.be/fr/
CEPEGRA

Centre de compétence Forem dans le domaine de l'industrie graphique
https://www.formation-cepegra.be/cepegra
CETIC

Centre de recherche appliquée en TIC au service des entreprises
https://www.cetic.be/
DIGITAL WALLONIA

Digital Wallonia - AGENCE DU NUMERIQUE
https://www.digitalwallonia.be/
ECOMPETENCES

COMMISSION EUROPEENNE - European e-Competence Framework
https://www.ecompetences.eu/
INFOPOLE

INFOPOLE Cluster TIC
https://clusters.wallonie.be/infopole-fr/
ISPA

Internet Service Providers Association - Association belge de services Internet
https://www.ispa.be/fr/
Réseau IA

Réseau IA
https://www.reseauia.be/
Technifutur

CDC Technifutur® asbl
https://technifutur.be/catalogue-des-formations-informatique
TECHNOBEL

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Ciney)
https://www.technobel.be/fr/
TECHNOCITE

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Hornu)
https://www.technocite.be
TECHNOFUTUR TIC

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Gosselies)
https://www.technofuturtic.be
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