Secteurs d'activités

Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication)

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Le secteur des services TIC représente plus de 13.000 emplois salariés répartis dans 1.250 établissements en Wallonie (2), auxquels il convient d’ajouter quelques 500 indépendants. 

Ce secteur est composé des activités suivantes : les « télécommunications », la « programmation, les conseils et autres services informatiques », les « services d’information » et « la réparation d’ordinateurs et d’équipement de communication ». La majorité de ces emplois se concentrent au sein des activités de programmation et conseil ainsi que dans celles des télécommunications. 

Globalement, l’emploi du secteur est en croissance ces dernières années, particulièrement dans le domaine de la programmation et conseil et celui de l’hébergement et du traitement de données (service d’information). Le secteur des télécommunications est quant à lui en diminution. La crise provoquée par l’épidémie de Covid-19 ne devrait pas affecter durablement cette tendance puisqu’elle repose sur la transition numérique de l’ensemble de l’économie que la crise aurait, à certains égards, accéléré.  

​​​​​Le secteur s’inscrit, en effet, au cœur de la transition numérique de l’économie, notamment marquée par la place centrale dans la production de valeur que prend la « donnée ». Les technologies relatives à l’intelligence artificielle, au big data, à l’internet mobile, aux systèmes cyber-physiques, à la réalité virtuelle génèrent des besoins en compétences sur le marché. Celles-ci ont essentiellement trait à : 

  • la gestion, l’analyse, la valorisation et protection des données ;
  • au développement d’interfaces adaptées à l’utilisateur final et à la personnalisation accrue des produits et services ;
  • aux nouvelles manières de travailler dans le secteur avec une généralisation du fonctionnement en mode projet et un rapprochement entre le développement et l’exploitation informatique.

Enfin, le secteur souffre de manière structurelle d’un manque de main d’œuvre qualifiée sur le marché. Les métiers phares des TIC (développeur, analyste, etc.) sont régulièrement en pénurie sur le marché du travail. La difficulté à recruter des professionnels des TIC devrait s’accentuer encore à l’avenir dès lors que les besoins devraient demeurer importants. 

 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (1)
Wallonie 1.238 13.032 567
Bruxelles-Capitale 1.034 23.999 259
Flandre 3.396 53.168 1.414
Belgique 5.668 90.199 2.267

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des services liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) est composé de plusieurs sous-secteurs.

 

  • Télécommunications . Ce sous-secteur couvre les activités de mise à disposition de services de télécommunications et de services connexes, c'est-à-dire de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et d'images. Les installations de transmission assurant ces activités peuvent reposer sur une ou plusieurs technologie(s). Nous retrouvons dans ce sous-secteur, la télécommunication filaire, sans fil, par satellite ainsi que les autres activités de télécommunications (fourniture de l'accès au téléphone, à Internet, l'exploitation de stations terminales de satellites, etc.).
  • Programmation, conseil et autres activités informatiques . Ce sous-secteur comprend les activités suivantes, destinées à fournir une expertise dans le domaine des technologies de l'information: concevoir, modifier, tester et prendre en charge des logiciels, planifier et concevoir des systèmes informatiques intégrant la technologie du matériel, celles des logiciels et celles des communications, gérer et exploiter sur place des installations informatiques et de traitement des données de clients et d'autres services professionnels et techniques de nature informatique.
  • Services d'information . Ce sous-secteur comprend les activités des portails de recherche sur Internet, de traitement et d'hébergement des données ainsi que d'autres activités dont l'objectif essentiel est de fournir des informations (agences de presse, services de recherche d'informations, etc.).
  • Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication . Ce sous-secteur comprend la réparation et l'entretien des ordinateurs et équipements périphériques et des équipements de télécommunication (1) .

Le secteur aujourd'hui

Le secteur des services TIC représente plus de 13.000 emplois salariés répartis dans 1.250 établissements en Wallonie (2)

La majorité de ces emplois se concentrent au sein des activités de programmation et conseil (61,2 %) et celles de télécommunications (28,6 %). 

L’emploi du secteur est en croissance ces dernières années, particulièrement dans le domaine de la programmation et conseil et celui de l’hébergement et du traitement de données. Le secteur des télécommunications est quant à lui en diminution. 

Outre ces emplois salariés, la Wallonie compte 560 indépendants (3) actifs dans le secteur TIC, un nombre qui tend également à progresser. 

Les chiffres de l’emploi du secteur incluent l’ensemble du personnel des entreprises actives dans les services TIC, toutes fonctions et qualifications confondues (y compris, par exemple, le personnel de secrétariat, d’entretien, de comptabilité, de GRH, etc.), et pas seulement les métiers liés aux aspects technologiques de l’activité. Par ailleurs, les professionnels des TIC qui sont actifs dans les entreprises des autres secteurs d’activités n’apparaissent pas dans ce total. Sur les 214.000 personnes recensées dans une fonction informatique en 2017 dans le cadre des Enquêtes sur les forces de travail, 41% étaient actives dans le secteur TIC, les autres étant principalement actives dans l’industrie (12,2 %), le commerce (8,9 %), les activités financières et d’assurance (7,9 %) et les activités scientifiques et techniques (4)

Dans le cadre de la plateforme Digital Wallonia, l’Agence du numérique propose une classification des activités des plus de 1.800 entreprises répertoriées dans « le secteur du numérique »  (5) . Sur base de cette classification, il apparaît que les entreprises numériques wallonnes sont particulièrement actives dans les cinq domaines suivants (une entreprise pouvant être active dans plusieurs domaines en même temps) : 

  • 60 % actives dans le domaine du logiciel (CMS, développement web, logiciels métiers et de gestion) ; 
  • 40 %, dans les services (audit et consultance, digital marketing, sécurité) ; 
  • 19 % dans les technologies avancées (IoT, capteurs, data analytics, …) ; 
  • 15 % dans le hardware (ordinateurs, périphériques, serveurs, composants électroniques, …) ; 
  • 14 % dans le réseau (équipement serveurs et réseaux, télécommunications, cloud). 

Comparativement aux autres régions du pays, le secteur apparaît comme trop peu développé en Wallonie tant en termes d’emplois, qu’en termes de production de richesse (1,4 % du PIB wallon contre 2,6 % du PIB flamand). Le secteur est composé principalement de petites entreprises actives dans des créneaux particulièrement sensibles à la concurrence et souffre d’un manque de grandes entreprises capables de « tirer le marché ». (6)

Le développement du secteur revêt une importance capitale pour l’économie. Développer le secteur du numérique est l’un des cinq axes de la stratégie numérique pour la Wallonie portée par Digital Wallonia (7) en partenariat avec différents acteurs institutionnels. Il s’agit plus précisément de développer et structurer le secteur pour capter les opportunités et la valeur ajoutée de l'économie du numérique pour la Wallonie grâce à sept grands projets structurants visant à : accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle (DigitalWallonia4.ai), augmenter la visibilité du secteur sur la scène internationale (DigitalWallonia International), favoriser l’innovation grâce à la collaboration d’entreprises du secteur TIC et d’autres entreprises technologiques (Innovation numérique), promouvoir la recherche (Recherche et innovation), soutenir les startups du secteur (Startups & Tech), mobiliser un réseau de partenaires et représentants de la dynamique Digital Wallonia (Digital Wallonia Champions), et à répertorier les initiatives et acteurs s'appuyant sur le numérique pour répondre à une urgence santé ou de société (Digital Wallonia 4 Good). 

L’un des freins au développement du secteur réside dans les difficultés de recrutement. Ces difficultés sont confirmées par les analyses du Forem consacrées aux fonctions critiques en Wallonie (8) . Sont considérés en pénurie en 2020, les métiers d’analyste informatique, de développeur informatique, d’analyste business, d’expert en sécurité informatique tandis que le métier de web développeur connaît également des difficultés de recrutement sans toutefois être en déficit sur le marché. Dans son étude "La digitalisation et le marché du travail belge - Shaping the future of work" (9) , AGORIA estime qu’à politique inchangée, 18% des postes du secteur ICT seraient non pourvus en 2030 faute de candidats. 

En effet, la faible fréquentation des filières TIC de l’enseignement supérieur et universitaire (10) laisse à penser que le problème ne sera pas jugulé dans un avenir proche. Les métiers TIC attirent donc trop peu de candidats et en particulier, trop peu de candidates. En effet, tant parmi les étudiants que les travailleurs, les femmes sont structurellement minoritaires. 

Ces dernières années, quelques grandes tendances technologiques se sont imposées au sommet des préoccupations du secteur (11) . Parmi elles, les technologies liées à l’intelligence artificielle et au big data, sont probablement celles qui semblent générer le plus d’attentes en termes de compétences  (12)

L’Internet mobile : l’usage d’appareils mobiles s’est généralisé ces dernières années générant des besoins en conception d’applications mobiles responsives, de développement d’interfaces visuelles, vocales, … L’Internet mobile génère également de nombreux flux de données et favorise une approche de plus en plus personnalisée du client. Si le succès des smartphones a largement contribué au développement de l’Internet mobile, d’autres appareils connectés, assistants personnels, voitures, montres, … favorisent également son expansion. 

La connectivité : le nombre de connections Internet augmente de manière exponentielle sous le double effet de la croissance du nombre de personnes connectées et du déploiement des objets connectés (IoT, pour Internet of Things). L’Internet des objets est aujourd’hui essentiellement développé dans l’industrie (industrie 4.0), mais devrait gagner en importance dans les immeubles (smart building), les habitations privées (domotique) ou encore dans les espaces publics (smart cities).  L’exploitation de ces grands volumes de données est à la base de nouvelles créations de valeur. 

L’intelligence artificielle : le big data - c’est-à-dire des données en grandes quantité, dynamiques et sous des formats variés notamment générées par les connections multiples - couplé d’une part à une puissance de calcul accrue des processeurs et d’autre part, à une plus grande vitesse de connexion, donne un nouvel élan au développement de technologies apparentées à l’intelligence artificielle. Les domaines et secteurs d’application sont nombreux. Toutefois, les besoins en Wallonie demeurent au stade de l’acculturation et à l’intégration dans les processus.  

Ces récents développements reposent sur des progrès en matière d’infrastructure : connexion Internet à très haut débit, stockage et traitement de données à distance, via le « cloud », ou encore de la captation de données via une diversité d’objets connectés. 

Ces évolutions rendent possible de nouvelles manières de travailler : collaboratives, à distance (téléworking et co-working), et mobiles.  

Ces technologies nécessitent des modes de développement de type « agile », au plus près de l’utilisateur final et brouillant la frontière traditionnelle entre le développement et l’exploitation. Le concept de « Devops », contraction de developpement et operation (développement et exploitation en anglais) traduit cette tendance à simultanément développer et mettre en exploitation des solutions informatiques. 

À ces grands domaines qui interagissent fortement entre eux, il convient d’ajouter certaines technologies en plein développement comme la réalité virtuelle ou augmentée, les systèmes cyber-physiques (éléments physiques contrôlés par des éléments informatiques, comme par exemple la robotique) ou encore l’impression 3D. 

Aussi, dans une économie où la donnée génère de la valeur, la (cyber) sécurité constitue un enjeu majeur pour l’ensemble des secteurs. 

Ces évolutions devraient maintenir à la hausse la demande en professionnels des TIC sur le marché, dont principalement le profil de développeur. D’autres métiers devraient également connaître une demande importante (13)  : ce sont ceux relatifs à la donnée dont le travail est de l’organiser (data engineer) , la gérer (data officer), en extraire le potentiel (data scientist (14) ), la traiter et l’analyser (data analyst), la communiquer aux dirigeants d’entreprises (spécialiste BI) ou encore la protéger (expert en sécurité informatique) en particulier lorsqu’elle revêt un caractère personnel (Digital privacy officer (15) ). 

Enfin la crise provoquée par l’épidémie de Covid-19, qui a affecté la quasi-totalité de l’économie wallonne, a produit des effets variables sur l'activité et les emplois du secteur des services TIC, selon les secteurs des clients ou encore les domaines d’application. Toutefois, en comparaison à d’autres secteurs, les entreprises TIC semblent globalement épargnées en raison de sa dimension numérique et donc potentiellement virtuelle et distante. La crise pourrait même constituer une opportunité de croissance pour le secteur qui contribue à la mise en place de solutions techniques en matière de santé publique, de travail ou d'enseignement à distance, d’e-commerce ou encore de sécurité de données. Dans plusieurs secteurs, la crise a donné un coup d’accélérateur à la transition numérique, ouvrant de nouveaux marchés au secteur TIC. Toutefois, à court terme, la crise a durement affecté la santé financière des entreprises clientes, celles-ci tendent alors à postposer leurs investissements en infrastructure technologique et reporter des projets IT, particulièrement dans le domaine de la relation client ou du marketing.  

 

(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives 
(2) ONSS, données au 30 juin 2018. 
(3) INASTI, données au 31 décembre 2018 
(4) Statbel, Chiffres en images : les spécialistes des TIC sur le marché belge du travail, 11 février 2019.  
(5) Agence du Numérique, Baromètre Digital Wallonia 2018 du secteur numérique en Wallonie,2018
 De nombreux facteurs expliquent les différences de chiffres entre ce décompte et ceux des organismes officiels comme l’ONSS et l’INASTI. L’un de ces facteurs réside certainement dans le fait que les comptages officiels dénombrent les entreprises selon leur activité dite « principale » tandis que l’Agence du Numérique comptabilise toutes les entreprises actives dans le domaine des TIC, même s’il ne s’agit pas de leur activité principale.  

(6) RBSC, Regard sur la Wallonie, l’économie numérique, 2015. 
(7)  https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/2019-2024   
(8) Le Forem, Métiers en tension de recrutement en Wallonie, Liste 2019  : .  
(9) Agoria, La digitalisation et le marché du travail belge - Shaping the future of work, septembre 2018 ,   
(10) Valenduc, G., Le numérique manque-t-il de cerveaux, dans Note d’éducation permanente FTU, N°2016, mars 2016. 
(11) Voir notamment : Le FOREM, Effets de la transition numérique sur le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) en termes d’activités, métiers et compétences, 2016 .   
(12) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir : Les métiers de l’intelligence artificielle, mars 2019 .  
(13) Voir notamment : Le Forem, Analyse des besoins en formation professionnelle par domaine d’activités stratégiques en Wallonie, juillet 2018   
(15) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Data scientist, Septembre 2017 .  
(15) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Délégué à la protection des données (DPO), Octobre 2018.    


Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Exportation

Les données publiées par la Banque Nationale de Belgique (BNB) ne permettent pas de mesurer le volume des exportations dans le secteur TIC. Néanmoins, l’enquête réalisée par l’Agence du Numérique dans le cadre du Baromètre 2018 du secteur du numérique en Wallonie (1) révèle un secteur TIC particulièrement ouvert à l’international : 64% des entreprises interrogées exportent, essentiellement vers les pays limitrophes, puis vers l’Amérique du Nord et la Chine. 


Chiffre d'affaires

En 2019, le chiffre d'affaires du secteur TIC en Belgique s'élève à 33 milliards d'euros et poursuit la croissance entamée depuis plusieurs années et particulièrement marquée depuis 2015. Le secteur se place en 11 ème  position du plus gros chiffre d'affaires avec 2,7 % de l’ensemble de la valeur produite en Belgique.  

Le sous-secteur de la « programmation, du conseil et des autres activités informatiques » représente la moitié du chiffre d’affaires du secteur. 


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2019
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

 

Investissements

Le volume des investissements s’élève à 1,4 milliards, soit 3,9 % des montants investis dans l’économie belge en 2019.


(1) Agence du Numérique, Baromètre Digital Wallonia 2018 du secteur numérique en Wallonie, octobre 2018.


Entreprises du secteur

Belgique

En 2019, le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) comptait en Belgique 5.911 établissements (1) . Le nombre d’entreprises a augmenté de 40,3 % depuis 2012, soit une croissance bien plus forte que celle de l’ensemble des établissements wallons (+8,6 %).  

Le secteur représente 2,0 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus. 

Plus de la moitié (60,6 %) des établissements du secteur sont situés en Flandre, 21,1 % en Wallonie et 18,3 % à Bruxelles-Capitale. Cette répartition géographique des établissements diffère de celle de l'ensemble des secteurs : Bruxelles-Capitale compte, en effet, proportionnellement plus d’établissements dans le secteur des TIC et la Wallonie proportionnellement moins. 

76,1 % des établissements comptent moins de 10 travailleurs.  

82,4 % des établissements de ce secteur sont actifs dans « la programmation, le conseil et les autres activités informatiques ».  



Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem



Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En 2019, le secteur des TIC comptait 1.249 établissements en Wallonie, soit 1,4 % de l'ensemble des établissements situés sur le territoire. Le nombre d’établissements a progressé de 42,7 % depuis 2012. Parmi ces établissements, 80,5 % comptent moins de 10 travailleurs. Huit de ces établissements sur dix sont actifs dans le domaine de la « programmation, du conseil et des autres activités informatiques ». 



Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem
 

Au niveau wallon, la répartition géographique des établissements du secteur se démarque fortement de celle de l'ensemble des établissements, tous secteurs confondus. Le secteur TIC est surreprésenté en Brabant Wallon où se concentrent 32,7 % des établissements (contre 13,0 % pour l’ensemble des secteurs), se hissant au rang de première province dans le secteur devant celles de Liège (26,1 %) et du Hainaut (23,6 %).  

 
Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem



(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2019, le secteur des services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) comptait 90.199 postes de travail salarié (1) . Cela représente 2,2 % de l'emploi salarié belge (2) .  

C'est en Flandre que l'on retrouve le plus grand nombre de travailleurs dans le secteur TIC (58,9% du secteur en Belgique). Comme le montre le graphique, la proportion d'emplois détenue par la Wallonie (14,4 %) dans ce secteur est inférieure à celle qu'elle occupe dans l'ensemble des secteurs (26,3 %) ; à l'inverse, Bruxelles-Capitale compte une proportion d'emplois largement supérieure dans ce secteur que dans l’ensemble de l’économie (26,6 % contre 15,4 % dans l’ensemble des secteurs). 

La grande majorité des travailleurs salariés du secteur sont des employés. 

L’emploi se répartit par sous-secteurs à raison de : 

  • 68,5 % au sein des activités de programmation, conseil et autres activités informatiques ; 
  • 21,7 % dans les télécommunications ; 
  • 8,8 % dans les services d’information (notamment le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes ); 
  • 1,0 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques. 

Depuis 2012, l’emploi dans le secteur a augmenté de 22,9 % (contre 6,3 % pour l’ensemble de l’économie). Cette évolution ne s’observe pas de la même manière dans les différents sous-secteurs : l’emploi tend à diminuer dans le secteur des télécommunications tandis que le secteur de la programmation et des conseils informatiques contribue à l’essentiel de la hausse de l’emploi.  

Il faut noter que ces chiffres d’emploi incluent l’ensemble du personnel de ces entreprises, toutes fonctions et qualifications confondues (y compris, par exemple, le personnel de secrétariat, d’entretien, de comptabilité, de GRH, etc.), et pas seulement les métiers liés aux aspects technologiques de l’activité. 

Par ailleurs, les professionnels des TIC qui sont actifs dans les entreprises des autres secteurs d’activités n’apparaissent pas dans ce total. Sur les 214.000 personnes recensées dans une fonction informatique en 2017 dans le cadre des Enquêtes sur les forces de travail, 41% étaient actives dans le secteur TIC, les autres étant principalement actives dans l’industrie (12,2 %), le commerce (8,9 %), les activités financières et d’assurance (7,9 %) et les activités scientifiques et techniques. (3)  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Wallonie

En 2019, les services TIC comptaient 13.032 postes de travail salarié en Wallonie, ce qui représente 1,2 % de l'ensemble des postes de travail salarié wallon (contre 2,2 % pour l’ensemble du pays). 

 

L’emploi se répartit par sous-secteurs à raison de : 

  • 61,2 % au sein des activités de programmation, conseil et autres activités informatiques ; 
  • 28 ,5 % dans les télécommunications ; 
  • 9,6 % dans les services d’information (notamment le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes ); 
  • moins de 1 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques. 

Après avoir stagné entre 2012 et 2015, l’emploi est reparti à la hausse entre 2016 et 2019. Par rapport à 2012, l’emploi dans le secteur a augmenté de 18,1 %, essentiellement grâce aux activités de programmation et conseil. Le secteur des télécommunications est quant à lui globalement en baisse.  

Si comme dans l’ensemble du pays, la grande majorité des travailleurs sont des employés (87,6 %), la Wallonie se démarque toutefois par une part plus importante de fonctionnaires (8,8 % contre 3,9 % dans l’ensemble du pays). Ces derniers sont essentiellement actifs dans le domaine des télécommunications filaires et leur nombre tend à diminuer (-49 % depuis 2012). 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem

Ce secteur reste majoritairement (à 74,1 %) masculin.  


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

La province du Brabant wallon concentre 31,6 % de l’emploi du secteur, une part importante pour cette province qui ne représente que 12,4 % de l’ensemble de l’emploi salarié wallon. Celle de Liège compte 31 % des postes, ce qui correspond à la part représentée dans l’ensemble de l’emploi.  

Dans les provinces du Hainaut et du Luxembourg l’emploi dans le secteur TIC est sous représenté.  



Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Les indépendants

2.267 indépendants (4) travaillent dans le secteur (5) des services TIC en Belgique, dont 567 en Wallonie en 2019. L'emploi indépendant dans le secteur augmente de manière continue depuis 2012 (+ 22,1 % en Belgique et + 22,2 % en Wallonie). 

Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source: INASTI, 2012-2019, calculs le Forem
 


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Le total des travailleurs ne comprend pas les indépendants.
(3) Statbel, Chiffres en images : les spécialistes des TIC sur le marché belge du travail, 11 février 2019.
(4) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).
(5) Les données ICN sont ventilées par code Nace-bel 2 chiffres. Pour le secteur des services TIC, nous nous référons aux données pour les codes Nace-bel 2003 " 72 - Activités informatiques" et "64 - Postes et télécommunications". Les indépendants du sous-secteur "641 - Activités de poste et de courrier" sont comptabilisés dans le secteur des "services TIC" au lieu du secteur "Transports et logistique".


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 61.1 Télécommunications filaires
  • 61.2 Télécommunications sans fil
  • 61.3 Télécommunications par satellite
  • 61.9 Autres activités de télécommunication
  • 62.0 Programmation, conseil et autres activités informatiques
  • 63.1 Traitement de données, hébergement et activités connexes; portails Internet
  • 63.9 Autres services d'information
  • 95.1 Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA TIC

Fédération des entreprises du secteur technologique - industries digitales
https://www.agoria.be/fr/Digital-Industries
AI 4 Belgium

AI 4 Belgium
https://www.ai4belgium.be/fr/
CEPEGRA

Centre de compétence Forem dans le domaine de l'industrie graphique
https://www.formation-cepegra.be/cepegra
CETIC

Centre de recherche appliquée en TIC au service des entreprises
https://www.cetic.be/
DIGITAL WALLONIA

Digital Wallonia - AGENCE DU NUMERIQUE
https://www.digitalwallonia.be/
ECOMPETENCES

COMMISSION EUROPEENNE - European e-Competence Framework
https://www.ecompetences.eu/
INFOPOLE

INFOPOLE Cluster TIC
https://clusters.wallonie.be/infopole-fr/
ISPA

Internet Service Providers Association - Association belge de services Internet
https://www.ispa.be/fr/
Réseau IA

Réseau IA
https://www.reseauia.be/
Technifutur

CDC Technifutur® asbl
https://technifutur.be/catalogue-des-formations-informatique
TECHNOBEL

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Ciney)
https://www.technobel.be/fr/
TECHNOCITE

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Hornu)
https://www.technocite.be
TECHNOFUTUR TIC

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Gosselies)
https://www.technofuturtic.be
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