Secteurs d'activités

Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication)

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Le secteur des services TIC représente près de 12 000 emplois salariés répartis dans un millier d’établissements en Wallonie (2) .

La majorité de ces emplois, 57 %, se concentrent au sein des activités de programmation et conseil. Les télécommunications regroupent 33% de l’emploi (essentiellement les communications filaires) tandis que les services d’information (essentiellement le traitement et l’hébergement de données) en regroupent 9%. La réparation d’ordinateur représente quant à elle moins d’1 % de l’emploi.

L’emploi du secteur est en croissance ces dernières années, particulièrement dans le domaine de la programmation et conseil et celui de l’hébergement et du traitement de données.

Malgré cette progression, le développement du secteur en Wallonie apparait, à bien des égards, trop faible par rapport aux autres régions du pays, tant en matière d’emploi, que de production de richesse ou d’exportation. En outre, le secteur souffre de manière structurelle d’un manque de main d’œuvre qualifiée sur le marché. Les métiers phares des TIC (développeur, analyste, …) sont régulièrement pointés comme en pénurie et les filières d’enseignement y menant attirent trop peu d’étudiants.

Enfin, le secteur est au cœur de la transition numérique de l’économie, notamment marquée par la place centrale dans la production de valeur que prend la « donnée ». Le big data, ou les mégadonnées, est l’un des enjeux majeurs du secteur, avec le cloud computing et l’internet mobile. Ces trois grands domaines technologiques, auxquels on peut encore ajouter la réalité virtuelle, les systèmes cyber-physiques ou encore l’impression 3D, font émerger des besoins :

  • en gestion, analyse, valorisation et protection des données ;

  • en infrastructures assurant une couverture et une rapidité de connexion optimale ;

  • en développement d’interfaces adaptées à l’utilisateur final et d’une personnalisation des produits et services accrue ;

  • en nouvelle manière de travailler dans le secteur avec une généralisation du fonctionnement en mode projet et un rapprochement entre le développement et l’exploitation informatique.

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 1.130 11.972 530
Bruxelles-Capitale 972 23.744 231
Flandre 3.225 46.763 1.316
Belgique 5.327 82.479 2.105

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur des services liés aux technologies de l'information et de la communication (TIC) est composé de plusieurs sous-secteurs.

 

  • Télécommunications . Ce sous-secteur couvre les activités de mise à disposition de services de télécommunications et de services connexes, c'est-à-dire de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et d'images. Les installations de transmission assurant ces activités peuvent reposer sur une ou plusieurs technologie(s). Nous retrouvons dans ce sous-secteur, la télécommunication filaire, sans fil, par satellite ainsi que les autres activités de télécommunications (fourniture de l'accès au téléphone, à Internet, l'exploitation de stations terminales de satellites, etc.).
  • Programmation, conseil et autres activités informatiques . Ce sous-secteur comprend les activités suivantes, destinées à fournir une expertise dans le domaine des technologies de l'information: concevoir, modifier, tester et prendre en charge des logiciels, planifier et concevoir des systèmes informatiques intégrant la technologie du matériel, celles des logiciels et celles des communications, gérer et exploiter sur place des installations informatiques et de traitement des données de clients et d'autres services professionnels et techniques de nature informatique.
  • Services d'information . Ce sous-secteur comprend les activités des portails de recherche sur Internet, de traitement et d'hébergement des données ainsi que d'autres activités dont l'objectif essentiel est de fournir des informations (agences de presse, services de recherche d'informations, etc.).
  • Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication . Ce sous-secteur comprend la réparation et l'entretien des ordinateurs et équipements périphériques et des équipements de télécommunication (2) .

Le secteur aujourd'hui

Le secteur des services TIC représente près de 12 000 emplois salariés répartis dans un millier d’établissements en Wallonie (2) .

La majorité de ces emplois, 57 %, se concentrent au sein des activités de programmation et conseil. Les télécommunications regroupent 33% de l’emploi (essentiellement les communications filaires) tandis que les services d’information (essentiellement le traitement et l’hébergement de données) en regroupent 9%. La réparation d’ordinateur représente quant à elle moins d’1 % de l’emploi.

L’emploi du secteur est en croissance ces dernières années, particulièrement dans le domaine de la programmation et conseil et celui de l’hébergement et du traitement de données.

Outre ces emplois salariés, la Wallonie compte quelques 500 indépendants (3) actifs dans le secteur TIC, un nombre qui tend également à progresser.

Il faut garder à l’esprit, lorsqu’on observe l’emploi dans le secteur des TIC, que les chiffres incluent l’ensemble du personnel de ces entreprises, toutes fonctions et qualifications confondues, et pas seulement les métiers liés aux aspects technologiques de l’activité. Par ailleurs, les professionnels des TIC qui sont actifs dans les entreprises des autres secteurs d’activités n’apparaissent pas dans ce total. Or, de nombreux secteurs internalisent les compétences TIC : on estime en effet que la moitié des professionnels des TIC (développeurs, analystes, gestionnaires d’exploitation, …) travaillent en dehors du secteur TIC (4) . En outre, les compétences numériques sont intégrées à d’autres profils professionnels, de l’agriculteur au magasinier en passant par le technicien de maintenance industrielle. Dans une économie wallonne en pleine transition numérique, le secteur TIC n’a pas le monopole des compétences numériques !

Il n’est dès lors pas évident de tracer un périmètre clair au secteur. Dans le cadre de la plateforme Digital Wallonia, l’Agence du numérique propose une classification plus fine, qui permet de mieux appréhender les activités des plus de 1 800 entreprises répertoriées dans « le secteur du numérique » (5) . Il en ressort que les entreprises numériques wallonnes sont particulièrement actives dans les cinq domaines suivants (une entreprise pouvant être active dans plusieurs domaines en même temps) :

  • 60 % actives dans le domaine du logiciel (CMS, développement web, logiciels métiers et de gestion)

  • 40 %, dans les services (audit et consultance, digital marketing, sécurité)

  • 19 % dans les technologies avancées (IoT, capteurs, data analytics, …)

  • 15 % dans le hardware (ordinateurs, périphériques, serveurs, composants électroniques, …)

  • 14 % dans le réseau (équipement serveurs et réseaux, télécommunications, cloud)

Comparativement aux autres régions du pays, le secteur apparaît comme trop peu développé tant en termes d’emplois, qu’en termes de production de richesse (1,4 % du PIB wallon contre 2,6 % du PIB flamand) ou encore en termes d’exportation. Le secteur est composé principalement de petites entreprises actives dans des créneaux particulièrement sensibles à la concurrence et souffre d’un manque de grandes entreprises capables de « tirer le marché ». (6) .

Au-delà du secteur TIC, l’économie wallonne, dans son ensemble, accuse un certain retard en matière d’adoption et d’usage des technologies numériques, dans plusieurs domaines comme celui des technologies de pointe ou émergentes (IoT, drône, robot, impression 3D, …), des outils de travail collaboratifs et d'e-learning, d’automatisation et de digitalisation des processus métiers (flux de données clients ou de facturation, centralisation de l’information grâce à des logiciels professionnels comme des ERP), de la vente en ligne et de l’e-marketing. (7)

Le point fort du secteur TIC wallon réside dans la qualité des infrastructures télécoms (8) , la plupart des entreprises bénéficient en effet d’une connexion haut débit (9) . Toutefois, à l’avenir, les besoins en équipements plus rapides et plus puissants pourraient rapidement se faire sentir afin de répondre au besoin de l’industrie 4.0.

Le développement du secteur revêt pourtant une importance capitale pour l’économie. Les pouvoirs publics l’ont bien compris et se sont dotés de plans stratégiques au niveau wallon, avec « Digital Wallonia » (10) , et belge, avec « Digital Belgium » qui ambitionne de positionner le pays à la troisième place du classement européen du « Digital Economy and Society Index » (DESI) et de créer 50 000 emplois dans un éventail de secteurs liés au numérique d’ici 2020 (11) . Un troisième objectif de ce plan, réside dans la création de 1 000 startups dans le secteur. Dans un rapport (12) de 2018, l’Agence wallonne du numérique a recensé quelques 380 startups actives dans le secteur numérique.

L’un des freins au développement du secteur régulièrement dénoncé par Agoria (13) , la fédération de l'industrie technologique, réside dans les difficultés de recrutement. Ces difficultés sont confirmées par les analyses du Forem consacrées aux fonctions critiques en Wallonie (14) . Sont considérés en pénurie en 2018, les métiers de gestionnaire d’exploitation informatique, d’analyste informatique, de développeur informatique, d’analyste Business ou encore de Chef de projet informatique, tandis que le métier de web développeur connaît également des difficultés de recrutement sans toutefois être en déficit sur le marché. La baisse structurelle du nombre d’élèves dans les filières TIC de l’enseignement supérieur et universitaire (15) laisse à penser que le problème ne sera pas jugulé dans un avenir proche. Les métiers TIC attirent donc trop peu de candidats et en particulier, trop peu de candidates. En effet, tant parmi les étudiants que les travailleurs, les femmes sont structurellement minoritaires. Seuls les métiers plutôt tournés vers le multimédia attirent une part plus importante de femmes.

A l’avenir, quelques grandes tendances (16) devraient continuer à influencer le secteur :

  • L’internet mobile : L’usage d’appareils mobiles s’est généralisé ces dernières années générant des besoins en conception d’applications mobiles responsives, de développement d’interfaces visuelles, vocales, … L’internet mobile génère également de nombreux flux de données et favorise une approche de plus en plus personnalisée du client. Si le succès des smartphones a largement contribué au développement de l’internet mobile, d’autres appareils connectés, assistants personnels, voitures, montres, … favorisent également son expansion.

  • Le big data : Le nombre connections internet augmente de manière exponentielle sous le double effet de la croissance du nombre de personnes connectées et du déploiement des objets connectés. L’internet des objets est aujourd’hui essentiellement développé dans l’industrie (industrie 4.0), mais devrait gagner en importance dans les immeubles (smart building), les habitations privées (domotique) ou encore dans les espaces publics (smart cities). Ces grands volumes de données sont stockés dans des data centers. L’exploitation de ces grands volumes de données est à la base de nouvelles créations de valeur. Le big data, couplé à une puissance de calcul accrue des processeurs, donne un nouvel élan au développement de technologies apparentées à l’intelligence artificielle.

  • Le Cloud Computing (informatique dans le "nuage" web) est un concept qui consiste à déporter sur des serveurs distants des stockages et des traitements informatiques traditionnellement localisés sur des serveurs locaux ou sur le poste de l'utilisateur. Ces serveurs permettent donc de stocker de gros volumes de données (cf big data) mais bouleversent également la manière de « consommer » les technologies numériques. Grâce au cloud, les logiciels (SaaS), de l’infrastructure (IaaS) ou encore des plateforme (PaaS), bref tout (XaaS), peut être consommé sous la forme de services (17) . Ces technologies rendent possibles de nouvelles manières de travailler : collaborative, à distance (téléworking et co-working), et mobile. Ces technologies contribuent également au mode de développement de type « agile », au plus près de l’utilisateur final et brouillant la frontière traditionnelle entre le développement et l’exploitation. Le concept de « Devops », contraction de developpement et operation (développement et exploitation en anglais) traduit cette tendance à simultanément développer et mettre en exploitation des solutions informatiques.

Enfin, à ces trois grands domaines qui interagissent fortement entre eux, il convient d’ajouter certaines technologies en plein développement comme la réalité virtuelle ou augmentée, les systèmes cyber-physiques (éléments physiques contrôlés par des éléments informatiques, comme par exemple la robotique) et l’impression 3D.

Ces évolutions devraient maintenir à la hausse la demande en professionnels des TIC sur le marché, dont principalement le profil de développeur, notamment dans le cadre du développement des objets connectés (IoT). D’autres métiers devraient également connaître une demande importante (18)  : ce sont ceux relatifs à la donnée dont le travail est de l’organiser (administrateur de base de données), la gérer (data officer) en extraire le potentiel (data scientist (19) , l’analyser (data analyst), la communiquer aux dirigeants d’entreprises (spécialiste BI) ou encore la protéger (expert en sécurité informatique) en particulier lorsqu’elle revêt un caractère personnel (Digital privacy officer (20) ). Plus globalement, c’est l’ensemble des professionnels qui devraient travailler davantage en mode projet et centrés sur le client. Tantôt le client devra avoir intégré des compétences digitales, notamment dans les métiers du marketing (e-marketeur), des ressources humaines (digital RH manager), de la formation (digital learning manager (21) ), de la logistique (coordinateur IT logistique (22) ), … tantôt le client devra pouvoir compter sur un professionnel qui traduira ses besoins en solutions informatiques, le business analyst.


(1) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, NACE-BEL 2008 Nomenclature des activités économiques avec notes explicatives

(2) ONSS, donnée au 30 juin 2017.

(3) INASTI, données au 31 décembre 2017

(4) Le FOREM, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème des TIC (Technologies de l'information et de la communication) en Wallonie, 2006.

(5) Agence du Numérique, Baromètre Digital Wallonia 2018 du secteur numérique en Wallonie,2018 .  De nombreux facteurs expliquent les différences de chiffres entre ce décompte et ceux des organismes officiels comme l’ONSS et l’INASTI. L’un de ces facteurs réside certainement dans le fait que les comptages officiels dénombrent les entreprises selon leur activité dite « principale » tandis que l’Agence du Numérique comptabilise toutes les entreprises actives dans le domaine des TIC, même s’il ne s’agit pas de leur activité principale.

(6) RBSC, Regard sur la Wallonie, l’économie numérique, 2015.

(7) Agence du Numérique, Baromètre 2018 de maturité numérique des entreprises wallonnes, 2018. https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/entreprises2018

(8) RBSC, Regard sur la Wallonie, l’économie numérique, 2015.

(9) Agence du Numérique, Baromètre 2018 de maturité numérique des entreprises wallonnes, 2018. https://www.digitalwallonia.be/fr/publications/entreprises2018

(10) Agence du Numérique, Digital Wallonia, Stratégie numérique de la Wallonie, décembre 2015 ; Agence du Numérique, Digital Wallonia 2019-2024, décembre 2018

(11) SPF Economie, P.M.E., Classes Moyennes et Energie, Baromètre de la société de l’information, 2018 .

(12) Agence du Numérique, Baromètre des startups 2018, Les startups du secteur du numérique en Wallonie, 2018 .

(13) Agoria, Contribution du secteur TIC wallon à la stratégie numérique du gouvernement wallon, janvier 2015.

(14) Le Forem, Métiers en tension de recrutement en Wallonie, Liste 2018.

(15) Valenduc, G., Le numérique manque-t-il de cerveaux, dans Note d’éducation permanente FTU, N°2016, mars 2016.

(16) Voir notamment : Le FOREM, Effets de la transition numérique sur le secteur des TIC (technologies de l’information et de la communication) en termes d’activités, métiers et compétences, 2016 .

(17) SaaS= Software as a service, le logiciel sous forme de service ; IaaS= Infrastructure as a service ; PaaS= Plateforme as a service ; XaaS= Tout (X) sous forme de service. Plutôt que d’acheter des logiciels sous licence, des serveurs, des processeurs, … les entreprises payent un service et consomment ces ressources selon leurs besoins.

(18) Voir notamment : Le Forem, Analyse des besoins en formation professionnelle par domaine d’activités stratégiques en Wallonie, juillet 2018

(18) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Data scientist, Septembre 2017 .

(19) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Délégué à la protection des données (DPO), Octobre 2018 .

(20) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Digital Learning Manager, Novembre 2017

(21) Voir notamment : Le Forem, Métiers d’avenir, Coordinateur logistique IT, Aout 2017 .

Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Exportation

Les données publiées par la Banque Nationale de Belgique (BNB) ne permettent pas de mesurer le volume des exportations dans le secteur TIC. Néanmoins, l’enquête réalisée par l’Agence du Numérique dans le cadre du Baromètre 2018 du secteur du numérique en Wallonie (1) révèle un secteur TIC particulièrement ouvert à l’international : 64% des entreprises interrogées exportent, essentiellement vers les pays limitrophes, puis vers l’Amérique du Nord et la Chine.

Chiffre d'affaires

En 2017, le chiffre d'affaires du secteur TIC en Belgique s'élève à 29,8 milliards d'euros et poursuit la croissance entamée depuis plusieurs années et particulièrement marquée depuis 2014. Le secteur se place en 11e position du plus gros chiffre d'affaires en Belgique.

Le sous-secteur de la « programmation, du conseil et des autres activités informatiques » représente la moitié du chiffre d’affaires du secteur.


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

Le secteur des services TIC a investi, en Belgique (2) , 1,4 milliards d'euros en 2017, ce montant représente 4% du total des investissements du pays. Bien qu’en deçà des montants investis en 2016, ce niveau d’investissement s’inscrit dans des volumes semblables aux années précédentes.

Les investissements se concentrent dans les « télécommunications filaires » (45 %), dans la « programmation, le conseil et les autres activités informatiques » (30 %) et dans le « traitement de données, hébergement et activités connexes ; portails Internet » (15%). Les investissements dans le traitement et hébergement de données et activités connexes sont particulièrement importants au regard du chiffre d’affaires généré par cette activité.

Il faut rappeler ici que les tendances liées au cloud computing et au big data reposent sur le développement d’infrastructures de télécommunication (internet à haut débit) et de stockage de données (data centers) pour lesquels des investissements sont encore nécessaires.

Les investissements en R&D en Wallonie publiés dans le baromètre 2018 de l’Agence du numérique (3) apportent un nouvel éclairage sur les investissements, cette fois au niveau wallon. La recherche et développement dans les entreprises wallonnes concerne majoritairement le développement de logiciels (logiciels professionnels et CMS), et les technologies avancées comme les objets connectés et l’intelligence artificielle.


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

(1) (3) Agence du Numérique, Baromètre Digital Wallonia 2018 du secteur numérique en Wallonie, octobre 2018.

(2) Pour des raisons de confidentialité, les données pour la Wallonie sont insuffisantes et ne permettent pas de ventiler avec précision l'investissement entre les différents sous-secteurs TIC.

Entreprises du secteur

Belgique

En 2017, le secteur des Technologies de l'Information et de la Communication (TIC) comptait en Belgique 5.327 établissements (1) contre 4.949 en 2016. Le nombre d’entreprises a augmenté de 26% en 5 ans, soit une croissance bien plus forte que celle de l’ensemble des établissements wallons (+6,7 %).

Le secteur représente 1,8 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus.

Plus de la moitié des établissements du secteur sont situés en Flandre (61 %), 21 % en Wallonie et 18 % à Bruxelles-Capitale. Cette répartition géographique des établissements diffère de celle de l'ensemble des secteurs : Bruxelles-Capitale compte, en effet, proportionnellement plus d’établissements dans le secteur des TIC et la Wallonie proportionnellement moins.

Les trois quarts des établissements comptent moins de 10 travailleurs.

8/10 des établissements de ce secteur sont actifs dans « la programmation, le conseil et les autres activités informatiques ».



Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 20167
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem



Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

En 2017, le secteur des TIC comptait 1.130 établissements en Wallonie, soit 1,3 % de l'ensemble des établissements situés sur le territoire. Parmi ces établissements, 80 % comptent moins de 10 travailleurs. Trois quarts des établissements sont actifs dans le domaine de la programmation, du conseil et des autres activités informatiques.



Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

Au niveau wallon, la répartition géographique des établissements du secteur se démarque fortement de celle de l'ensemble des établissements, tous secteurs confondus. Le secteur TIC est surreprésenté en Brabant Wallon où se concentrent 32% des établissements (contre 12% pour l’ensemble des secteurs), se hissant au rang de première Province dans le secteur devant Liège (26%) et le Hainaut (25%).

Comme au niveau belge, la grande majorité (74 %) des établissements de ce secteur sont actifs dans la programmation, le conseil et les autres activités informatiques.


 
Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2017, le secteur des services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) comptait 82.479 postes de travail salarié (1) . Cela représente 2 % de l'emploi salarié belge (2) .

C'est en Flandre que l'on retrouve le plus grand nombre de travailleurs dans le secteur TIC (57% du secteur en Belgique). Comme le montre le graphique, la proportion d'emplois détenue par la Wallonie (15 %) dans ce secteur est inférieure à celle qu'elle occupe dans l'ensemble des secteurs (26 %) ; à l'inverse, Bruxelles-Capitale compte une proportion d'emplois presque deux fois supérieure dans ce secteur que dans l’ensemble de l’économie (29 % contre 16 % dans l’ensemble des secteurs).

La grande majorité des travailleurs salariés du secteur sont des employés : 92%.

L’emploi se réparti par sous-secteurs à raison de :

  • 64 % au sein des activités de programmation (32 %), conseil (29 %) et autres activités informatiques

  • 26 % dans les télécommunications, essentiellement les communications filaires (17%) et sans fil (9%)

  • 9 % dans les services d’information, essentiellement dans le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes

  • 1 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques

En cinq ans, l’emploi dans le secteur a augmenté de 12 % (contre 4 % pour l’ensemble de l’économie). Cette évolution ne s’observe pas de la même manière dans les différents sous-secteurs. Celui de la programmation et conseil affiche la hausse la plus importante (+24 %) suivi de celui du traitement et de l’hébergement de données (+16%) tandis que l’emploi dans les télécommunications diminue sur la période (-6 %).

Il faut noter que ces chiffres d’emploi incluent l’ensemble du personnel de ces entreprises, toutes fonctions et qualifications confondues (y compris, par exemple, le personnel de secrétariat, d’entretien, de comptabilité, de GRH, etc.), et pas seulement les métiers liés aux aspects technologiques de l’activité.

Par ailleurs, les professionnels des TIC qui sont actifs dans les entreprises des autres secteurs d’activités n’apparaissent pas dans ce total. Or, des études ont montré (3) qu'environ une personne sur deux qui pratique une activité proche de celle du noyau TIC (en bref, les « informaticiens »), l'exerce en dehors du secteur des services TIC.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

En 2017, les services TIC comptaient 11.978 postes de travail salarié en Wallonie, ce qui ne représente que 1,1 % de l'ensemble des postes de travail salarié wallon (contre 2 % pour l’ensemble du pays).

L’emploi se répartit par sous-secteurs à raison de :

  • 57 % au sein des activités de programmation (26 %), conseil (26 %) et autres activités informatiques

  • 33 % dans les télécommunications, essentiellement les communications filaires (19 %)

  • 9 % dans les services d’information, essentiellement dans le domaine du traitement de données, de l’hébergement et des activités connexes

  • 1 % dans la réparation d'ordinateurs et de biens personnels et domestiques.

Après avoir stagné entre 2012 et 2015, l’emploi est reparti à la hausse en 2016 et 2017 pour atteindre son plus haut niveau depuis 2008. Par rapport à 2012, l’emploi dans le secteur a augmenté de 8 %, essentiellement grâce aux activités de programmation et conseil (+18%) et celle de service d’information (+10 %). Le secteur des télécommunications est en baisse sur la période mais bénéficie également depuis 2015 d’un léger regain.

Si comme dans l’ensemble du pays, la grande majorité des travailleurs sont des employés (84 %), la Wallonie se démarque toutefois par une part plus importante de fonctionnaires (13 % contre 6 % dans l’ensemble du pays). Ces derniers sont essentiellement actifs dans le domaine des télécommunications filaires.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem

Ce secteur reste majoritairement (à 75 %) masculin, avec 3.000 postes occupés par des femmes contre 8.933 occupés par des hommes.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

La province de Liège est celle comptant le plus grand nombre d’emplois du secteur TIC en Wallonie (32 %). Le Brabant wallon représente 27 % de l’emploi du secteur contre 12 % pour l’ensemble de l’emploi, dénotant ainsi d’un développement important du secteur dans la jeune province, à l’inverse du Hainaut où le rapport est inverse.



Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

2 105 indépendants (4) travaillent dans le secteur (5) des services TIC en Belgique, dont 530 en Wallonie. L'emploi indépendant dans le secteur augmente légèrement et de manière continue depuis 2012 (+ 13.4 % en Belgique et + 14,22 % en Wallonie).
 

Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source: INASTI, 2012-2017, calculs le Forem
 

(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).

(2) Le total des travailleurs ne comprend pas les indépendants.

(3) Le FOREM, Les attitudes et les pratiques à l'égard de la gestion des ressources humaines dans l'écosystème des TIC (Technologies de l'information e de la communication) en Wallonie, 2006

(4) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

(5) Les données ICN sont ventilées par code Nace-bel 2 chiffres. Pour le secteur des services TIC, nous nous référons aux données pour les codes Nace-bel 2003 " 72 - Activités informatiques" et "64 - Postes et télécommunications". Les indépendants du sous-secteur "641 - Activités de poste et de courrier" sont comptabilisés dans le secteur des "services TIC" au lieu du secteur "Transports et logistique".

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés

 

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2017 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Services TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 61.1 Télécommunications filaires
  • 61.2 Télécommunications sans fil
  • 61.3 Télécommunications par satellite
  • 61.9 Autres activités de télécommunication
  • 62.0 Programmation, conseil et autres activités informatiques
  • 63.1 Traitement de données, hébergement et activités connexes; portails Internet
  • 63.9 Autres services d'information
  • 95.1 Réparation d'ordinateurs et d'équipements de communication

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AGORIA TIC

Fédération des entreprises du secteur technologique - industries digitales
https://www.agoria.be/fr/Digital-Industries
CEPEGRA

Centre de compétence Forem dans le domaine de l'industrie graphique
https://www.formation-cepegra.be/cepegra
CETIC

Centre de recherche appliquée en TIC au service des entreprises
https://www.cetic.be/
DIGITAL WALLONIA

Digital Wallonia - AGENCE DU NUMERIQUE
https://www.digitalwallonia.be/
ECOMPETENCES

COMMISSION EUROPEENNE - European e-Competence Framework
http://www.ecompetences.eu/
FAIB

Fédération des Associations Informatiques de Belgique
http://www.bfia.be/
INFOPOLE

INFOPOLE Cluster TIC
http://clusters.wallonie.be/infopole-fr/
ISPA

Internet Service Providers Association - Association belge de services Internet
http://www.ispa.be/fr/
TECHNOBEL

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Ciney)
https://www.technobel.be/fr/
TECHNOCITE

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Hornu)
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TECHNOFUTUR TIC

Centre de compétence dans le domaine des Technologies de l'Information et de la Communication (Gosselies)
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