Secteurs d'activités

Industrie alimentaire

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L’année 2020 est marquée par la crise de la COVID-19.  Reconnu comme secteur crucial, le secteur de l’industrie alimentaire a dû prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir la continuité de l’activité, assurer ainsi l’approvisionnement vital, mais aussi éviter la perte de produits frais.

L'industrie alimentaire revêt une place importante dans la chaîne qui conduit de la fourche à la fourchette. Les activités peuvent être industrielles ou artisanales et produisent aussi bien des boissons que des bonbons, du pain de viande, des produits laitiers ou des cubes de bouillon.

Dans cette énorme diversité, les mêmes caractéristiques reviennent toujours : la transformation de matières premières en denrées alimentaires qu'on espère sûres, parfois savoureuses mais en tout cas commodes pour tous. Tous les jours, beaucoup d'entre nous consommons ces produits et certains produits belges tels que la bière, le chocolat, les biscuits, connaissent une renommée internationale et sont même consommés partout à travers le monde.

Ce secteur travaille en étroite collaboration avec les centres de recherche et les secteurs technologiques. L'innovation y occupe une place importante (packaging, conservation des aliments, nouveaux aliments, etc.). À ce titre, l'industrie alimentaire fait partie d’un des cinq pôles de compétitivité wallons. Wagralim a pour objectif de renforcer la concurrence des entreprises ainsi que de développer leur activité et le marché de l'emploi.

L'industrie alimentaire est, en Belgique et même en Wallonie, un des plus gros employeurs de l'industrie. Elle occupe une place importante dans le secteur privé en général et dans l'industrie manufacturière en particulier. Au cours des années, elle s'est profilée de manière dynamique au sein d'un marché concurrentiel.

L'industrie alimentaire compte plus de 5.200 entreprises et représente plus du quart des entreprises dans l'industrie. Ce pourcentage élevé est dû au fait que l'industrie alimentaire compte énormément de PME : plus de la moitié des entreprises dans l'industrie alimentaire comptent moins de 5 travailleurs et 80 % comptent moins de 10 travailleurs.

 

   Nombre d'établissements en 2018  Nombre de postes de travail salarié en 2018  Nombre de travailleurs indépendants en 2018 (1)
Wallonie 1.584 23.144 2.506
Bruxelles-Capitale 401 4.094 500
Flandre 3.210 64.958 6.300
Belgique 5.195 92.196 9.402

Sources : ONSS - statistiques décentralisées 30 juin 2018 et INASTI 2018, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

L'industrie alimentaire comprend la transformation des produits de la culture, de la sylviculture et de la pêche en aliments pour l'homme ou l'animal. La division en sous-secteurs est organisée selon les activités reliées à différents types de produits. On retrouve neuf grands sous-secteurs :

  • la transformation et conservation de la viande ainsi que la préparation de produits à base de viande - la transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques
  • la transformation et conservation de fruits et légumes
  • la fabrication d'huiles et de graisses végétales et animales
  • la fabrication de produits laitiers (lait, fromage, beurre, etc.)
  • le travail des grains (production de farine, semoules, riz, etc.) et la fabrication de produits amylacés (fabrication de gluten, de glucose, de sirop, etc.)
  • la fabrication de produits de boulangerie pâtisserie (production industrielle et artisanale), de biscuits et de pâtes alimentaires (nouilles, semoule de couscous, etc.)
  • la fabrication d'autres produits alimentaires qui comprend, entre autres, la fabrication de sucre, cacao, chocolat, confiserie, thé, café, condiments et assaisonnements ainsi que la fabrication de plats préparés, de potages et d'aliments diététiques
  • la fabrication d'aliments pour animaux de ferme et de compagnie.

La fabrication de boissons (boissons alcooliques distillées, production de vins, bières, eaux minérales, boissons rafraîchissantes, etc.) et la fabrication de produits à base de tabac fait également partie du secteur de l'industrie alimentaire.

Le secteur aujourd'hui

L'industrie alimentaire assure au quotidien 30 millions de repas dans les familles belges ou à l’étranger. C'est un secteur complexe qui englobe de nombreuses activités, de la congélation des légumes à la confection de biscuits chocolatés, de la fabrication de la limonade à la torréfaction de café, de l'abattage des animaux à la production de charcuterie, de la fabrication de produits laitiers au brassage des bières.

Elle se trouve au milieu d'une longue chaîne allant de l'agriculture à la distribution et à l'Horeca.

Cette industrie est intimement liée aux habitudes des consommateurs. Depuis plusieurs années, dans les pays d’Europe occidentale, deux tendances de fond justifient l’augmentation du recours à l’industrie alimentaire. D’un côté, la part du budget des ménages accordé à l’alimentation ne cesse de diminuer. En France, elle est passé de 35 % dans les années 60 à 20 % dans les années 2010. Une part des consommateurs est à la recherche de produits de qualité, certes mais surtout à un prix abordable. La production industrielle des aliments peut garantir un coût maîtrisé et stable toute l’année. D’autre part, les repas cuisinés au domicile tendent à diminuer. La demande en produits préparés ou semi-préparés émane des ménages mais aussi des professionnels (snacks, restaurants) qui doivent fournir rapidement des plats de qualité.

De la même manière que la plupart des autres secteurs, celui de l’alimentaire est impacté par des facteurs technologiques comme l’automatisation des processus de production, l’innovation régulière obligatoire, l’amélioration de la traçabilité et du contrôle qualité ou encore la réduction des gaspillages et déchets. Sans oublier que le secteur a intégré très rapidement les aspects de la transformation numérique dans ses processus de fabrication. Les enjeux du secteur tournent autour de trois axes principaux : renforcer la R&D, intégrer les nouveaux procédés de production et répondre aux défis de la numérisation.

La recherche et le Développement (R&D) :  L’innovation dans le secteur est une quasi obligation en vue de se maintenir et de grandir. Ces innovations concernent aussi bien des processus de transformations alimentaires qui tendent à utiliser davantage de micro-organismes (champignons, micro-algues) naturels comme adjuvants fonctionnels, de produits finis, de diversification de la gamme, d’amélioration de l’emballage en vue d’augmenter la durabilité du produit ou son design.

Les nouveaux procédés de production : Le secteur doit veiller à améliorer les procédés de fabrication ; la gestion des chaînes ; les processus pour garder les produits frais plus longtemps.

Les défis de la numérisation : Celle-ci impacte toute la chaîne de l’alimentaire, de la gestion des stocks à la gestion de la distribution. Notons en amont la conception virtuelle pour adapter les produits aux attentes des consommateurs. Parallèlement, l’utilisation d’un ERP (outil de planification des activités) permet de surveiller les produits d’un bout à l’autre de la chaîne. L’impression 3D commence à poindre, notamment dans le sous-secteur de la chocolaterie et des pâtes. L’automatisation, qui modifie le secteur depuis déjà des années, continue de s’accroitre plus particulièrement dans le domaine de la traçabilité via les tags électroniques intelligents. L’utilisation d’emballages intelligents –avec des capteurs capables d’acquérir, de stocker et de communiquer automatiquement des informations sur les produits- pourra faciliter la mise en œuvre de nouvelles solutions logistiques. Ces emballages intelligents devraient connaître dans les prochaines années, une croissance rapide.

Au niveau économique, le domaine de l’alimentaire doit s’adapter à l’augmentation du prix de l’énergie et la fluctuation de celui des matières premières, à la pression accentuée par la grande distribution et à la concentration/spécialisation des entreprises. L’expansion démographique mondiale place également le secteur devant des défis en termes de production et de productivité.

Au niveau règlementaire, la qualité est une préoccupation majeure et récurrente qui reste toujours au cœur des inquiétudes des consommateurs. Le terme de qualité pour les produits alimentaires regroupe différentes composantes : qualité nutritionnelle, sanitaire et organoleptique (goût). Le secteur de l’industrie alimentaire doit donc agir sur ces trois dimensions.

A la suite des crises qui touchent le régulièrement le secteur alimentaire (depuis la crise de la dioxine en 1999 à la récente peste porcine africaine qui touche les sangliers belges), la sécurité alimentaire est devenue un enjeu primordial pour assurer aux consommateurs des produits de qualité.

Par ailleurs, les entreprises du secteur doivent satisfaire aux nombreuses et fréquentes nouvelles règlementations, imposées notamment par l’Union européenne, en matière de traçabilité. Celles-ci portent tant sur la qualité que la conservation, l’hygiène et la sécurité.

Par ailleurs, la multiplication des normes que rencontre le domaine embrasse d’autres aspects : audit social, fiscal, labellisation… De même, ces différentes normes ne sont pas nécessairement uniformes.  Par conséquent, la mise aux normes, les investissements entraînés, le coût du personnel, les faibles marges bénéficiaires peuvent freiner la création d’activités.

Au niveau sociétal, on observe une dichotomisation des habitudes alimentaires entre d’une part, des consommateurs qui veulent le produit le moins cher possible (la part de l’alimentation dans le budget des ménages est en constante diminution) et des consommateurs soucieux de certaines qualités alimentaires (bio, circuit court, respectant certaines intolérances alimentaires,..) et en demande de produits moins standardisés. Notons également l’émergence déjà attestée des alicaments, produits alimentaires avec des vertus en matière de santé.

Face à la crise du Covid_19, le secteur a mis sur pied un plan d’action de relance autour de trois axes : le renforcement du marché belge, le développement des échanges commerciaux et l’investissement dans les compétences de main d’œuvre.

En 2016, le Forem a réalisé une analyse des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - Industrie alimentaire . Ensuite, en 2018, une synthèse des principales évolutions en cours ou futures ainsi que les effets attendus en termes de développement de métiers et de compétences a été publiée : Evolutions clés sectorielles et effets sur les métiers . Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ces travaux via la page Prospectives du site du Forem.

 

Positionnement économique du secteur

Production

En 2018, le secteur de l’industrie alimentaire belge a produit pour près de 30 milliards d'euros, soit une progression de 1,08 % par rapport au niveau observé en 2017. Alors que de nombreux secteurs ont subi de plein fouet les effets de la crise dès 2008, l'industrie alimentaire est le deuxième secteur à avoir connu la plus forte augmentation de sa production entre 2012 et 2018 (+14,8%), loin derrière cependant l’industrie aéronautique et spatiale.

Trois sous-secteurs ont concentré un peu plus de la moitié de la production de l'industrie alimentaire : la fabrication d'autres produits alimentaires (sucre, thé, café, chocolat, plats préparés, aliments diététiques, etc.), la transformation et conservation de la viande et la fabrication de boissons. A noter que l'industrie laitière, confrontée à de nombreuses difficultés ces dernières années, ne représente que 1 % de la production alimentaire belge en 2018.

Valeur de la production du secteur entre 2012 et 2018
Source : Prodcom - Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Commerce extérieur

Exportation

En 2018, l’industrie alimentaire belge a exporté pour plus de 27 milliards d’euros, classant le secteur à la troisième position des secteurs exportateurs du pays. Au niveau de la Wallonie, avec près de 4 milliards d’euros d’exportations, le secteur se positionne en quatrième position.

A un an d’écart, les exportations sont en augmentation tant au niveau belge qu’au niveau wallon (respectivement +1,1 % et 5,0 %).

En 2018, 82 % de ces exportations proviennent de Flandre soit plus de 22 milliards d'euros, 16 % de Wallonie (4 milliards d'euros) et 3 % de Bruxelles-Capitale (700 millions d'euros).


Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2018
Source: BNB 2012-2018, calculs le Forem

 

 

Importation

 

 

L'industrie alimentaire a importé pour un peu plus de 21 milliards d'euros en 2018.

Ce secteur est en 4 ème position par rapport à l'ensemble des secteurs d'activité tant au niveau belge que wallon. La Belgique exporte ainsi 31 % de plus que ce qu'elle importe (27 % pour la Wallonie). La répartition entre régions des importations de l'industrie alimentaire est proche de celle des exportations.

Chiffre d'affaires

En 2018, le chiffre d'affaires de l'industrie alimentaire belge s'élève à plus de 47 milliards d'euros, soit un résultat légèrement inférieur à celui de 2017.

 4 % du chiffre d'affaires belge tous secteurs confondus est réalisé par l'industrie alimentaire soit le 9 ème secteur par ordre d'importance. Près d’un quart du chiffre d’affaires en Belgique est réalisé par les autres produits alimentaires et un sixième par la production de viande.

Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2018
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

Les investissements de l'industrie alimentaire en Belgique se sont élevés à 1,64 milliard d'euros en 2018 soit une baisse de 7 % par rapport à 2017. L'industrie alimentaire est le 8 ème secteur en termes d'investissements en Belgique en 2018.


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2018
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En Belgique, pour l'année 2018, le secteur de l'industrie alimentaire comptabilise 5.195 établissements, soit une situation stable par rapport à 2017 (1) .

Etant donné que le secteur est surtout composé de TPE et de PME, le secteur n'est qu'en 16 ème position à l'échelle belge en termes de nombres d’établissements. Avec deux tiers des établissements, le sous-secteur de la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie et de pâtes alimentaires se taille la part du lion en 2018 comme lors des années précédentes.

Quant à la localisation de ces établissements, 2 sur 3 (62 %) sont situés en Flandre tandis que 30 % se trouvent en Wallonie et 7 % à Bruxelles-Capitale. Ces informations sont à comparer avec la proportion de 57 % d’établissements belges tous secteurs confondus situés en Flandre, 30 % en Wallonie et 13 % à Bruxelles Capitale.


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Répartition des établissements entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Wallonie

En Wallonie, le secteur de l'industrie alimentaire compte 1.584 établissements pour l'année 2018, soit une progression de 6,3 % par rapport à 2012.

Comme au niveau belge, le secteur n'est qu'en 15 ème position à l'échelle wallonne en termes de nombre d’établissements et, de la même façon, une des particularités de l'alimentaire par rapport aux autres secteurs industriels est la forte représentativité des établissements de petite taille (79 % des établissements emploient moins de 10 travailleurs). Par contre, 1,1 % des établissements emploient plus de 200 travailleurs.

Sans surprise, c'est dans le sous-secteur de la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie et de pâtes alimentaires que l'on retrouve le plus grand nombre d'établissements. Le second sous-secteur de la fabrication d'autres produits alimentaires (sucre, thé, café, aliments préparés, produits diététiques, etc.) arrive en deuxième position, suivi de la transformation et conservation de la viande-préparation de produits à base de viande.


Répartition des établissements par taille en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem




Les provinces de Liège et du Hainaut concentrent plus de 2/3 des établissements  de l'industrie alimentaire wallonne (respectivement 35,6 et 35,6 %). Il est intéressant de constater que si cette répartition par province de l'industrie alimentaire en Wallonie est proche de celle tous secteurs confondus, le Brabant Wallon est moins bien représenté dans ce secteur qu'en moyenne (568 % contre 12,4 % en moyenne).


Répartition des établissements entre les provinces en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissements).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

L'emploi dans l'industrie alimentaire s'élève à 92.196 (dont 23.144 en Wallonie) en 2018 (1) . Au niveau de la Belgique et de la Wallonie, ce secteur est classé en 12 ème position.

Entre 2012 et 2018, l’emploi au sein du secteur a progressé en Wallonie (+ 10,1 %) alors que sur l’ensemble du pays, la hausse est plus timide (+ 3,3 %).

Près du quart des emplois sont situés en Wallonie alors que la Flandre en concentre près des 3/4. Seuls 5 % des emplois sont situés à Bruxelles-Capitale. Par rapport à l'ensemble des secteurs, l'emploi des industries alimentaires est davantage situé en Flandre et nettement moins Bruxelles-Capitale.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem


Wallonie

En 2018, le nombre d'emplois de l'industrie alimentaire est de 23.144 soit une augmentation de 3 % par rapport à 2017. Avec un tel effectif, cette industrie occupe la 12 ème position parmi l'ensemble des secteurs (2,2 % du total).

L'industrie alimentaire est l'un des secteurs qui offre le plus de possibilités d'emplois à des personnes peu qualifiées – même si on peut observer une augmentation des compétences nécessaires pour exercer un métier du secteur. Or, la part de ce public dans la réserve de main-d'œuvre wallonne est importante. Autre atout pour la Wallonie, ce secteur offre des emplois peu délocalisables.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2018, calculs le Forem




Au sein du secteur de l'industrie alimentaire, on observe une forte opposition entre ouvriers et employés en ce qui concerne la répartition entre hommes et femmes. En moyenne, deux tiers des postes équivalents temps plein (ETP) sont occupés par des hommes pour les ouvriers alors qu’il y a davantage de femmes que d’hommes pour le statut d’employé. Notons que cette proportion a diminué chez les ouvriers ces dernières années, constat de la (légère) féminisation du secteur.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem




En 2018, les provinces de Liège et du Hainaut concentrent plus de 70 % des emplois de l'industrie alimentaire. Ces deux provinces sont très légèrement surreprésentées par rapport au nombre total de travailleurs de même que la province du Luxembourg alors que l’effet inverse est présent dans le Brabant Wallon, peu concerné par l’industrie alimentaire.


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2018
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2018, calculs le Forem

Les indépendants

En 2018, la Belgique compte 9.402 travailleurs indépendants (2) dans le secteur de l'industrie alimentaire, dont 2.506 exercent leur activité en Wallonie.

La majeure partie des indépendants wallons du secteur alimentaire le sont à titre principal et 17 % à titre complémentaire.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2018 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2018, calculs le Forem

(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).



Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
118 Commission paritaire de l'industrie alimentaire
133 Commission paritaire de l'industrie des tabacs
220 Commission paritaire pour les employés de l'industrie alimentaire


Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2019 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Industrie alimentaire est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 10.1 Transformation et conservation de la viande; préparation de produits à base de viande
  • 10.2 Transformation et conservation de poisson, de crustacés et de mollusques
  • 10.3 Transformation et conservation de fruits et de légumes
  • 10.4 Fabrication d'huiles et de graisses végétales et animales
  • 10.5 Fabrication de produits laitiers
  • 10.6 Travail des grains; fabrication de produits amylacés
  • 10.7 Fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie et de pâtes alimentaires
  • 10.8 Fabrication d'autres produits alimentaires
  • 10.9 Fabrication d'aliments pour animaux
  • 11.0 Fabrication de boissons
  • 12.0 Fabrication de produits à base de tabac

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
Alimento

Alimento regroupe les services sectoriels gérés par les partenaires sociaux qui sont proposés aux travailleurs et aux employeurs de l'industrie alimentaire (CP 118 et CP 220)
https://www.alimento.be/fr
APFACA

Association Professionnelle des Fabricants d'Aliments composés pour animaux
https://bfa.be/Default.aspx?lang=fr
BELGAPOM

Union professionnelle relative à la négoce et la transformation Belge de la pomme de terre
https://belgapom.be/fr/home/
BPGC

Fédération francophone de la boulangerie, pâtisserie, glacerie et chocolaterie
https://www.ffrboulpat.be/
Brasseurs Belges

Association des brasseurs belges
http://www.belgianbrewers.be
CBL

Confédération Belge de l'Industrie Laitière 
https://bcz-cbl.be/fr/home/
CIMABEL

Fédération belgo-luxembourgeoise des fabricants de cigarettes
http://cimabel.be/?lang=fr
EPICURIS

Epicuris
http://www.formation-epicuris.be
FBM

Fédération Belge des malteurs
https://www.fevia.be/fr/la-federation-belge-des-malteurs
FEBEV

Fédération Belge de la Viande
https://www.febev.be/fr/home
FENAVIAN

Fédération des charcutiers
http://www.fenavian.be/?lang=fr
FEVIA

Fédération de l'industrie alimentaire asbl
https://www.fevia.be/fr
FGBB

Fédération des grandes boulangeries de Belgique
http://www.fgbb.be
Formalim

Centre de compétence dans le domaine de l'industrie alimentaire
https://www.formation-formalim.be/
IBE

Institut Belge de l'Emballage
https://ibebvi.be/fr
IVB

Association Interprofessionnelle pour la Viande Belge
https://www.ivb-interprof.be/interprofessionele-vereniging-voor-het-belgisch-vlees.html?lang=2
NAREDI

Représentant officiel de l'industrie des compléments alimentaires en Belgique
https://naredi.be/
OVOCOM

Plate-forme de concertation pour les entreprises participant à la filière aliments pour animaux
https://www.ovocom.be/
UNIFA

Association Belge de fabricants et d'importateurs de produits pour pains, pâtisserie, glace et chocolat
https://unifa.be/fr/home/
Wagralim

Pôle de compétitivité de l'agro-industrie wallonne
https://www.wagralim.be/
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