Secteurs d'activités

Energie

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L'énergie est un secteur stratégique et vital pour l’économie dans lequel différents acteurs interviennent et agissent sur son mode de fonctionnement. 

Le secteur énergétique se compose de deux grands domaines. Le premier touche à la transformation du pétrole brut et du charbon en produit fini ou semi fini (production de gaz de cokerie, de coke, de goudrons, de carburants pour moteur, de combustibles, d'huiles de graissage et de graisses, de revêtements routiers, etc.) ainsi qu'à l'industrie nucléaire (production d'uranium, de thorium enrichi, de radioéléments, le retraitement de matériel de combustibles nucléaires, etc.). Le second s'occupe de la production et de la distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'eau chaude (production d'origine thermique, nucléaire, hydroélectrique, de gaz par distillation de charbon, de combustibles gazeux, gestion de réservoirs de stockage, production et distribution de glaces non hydriques, etc.). 

Le sous-secteur de la production et de la distribution d'énergie vit une importante mutation. Cela est dû à des éléments très différents comme les changements climatiques liés à l'accroissement des gaz à effet de serre, l'épuisement des ressources naturelles à moyen terme, la libéralisation des marchés, la situation dans les pays importateurs, le soutien apporté aux énergies renouvelables. 

La Belgique, si elle veut, dans les décennies à venir, continuer à produire son électricité, doit se tourner vers 100 % d’énergies renouvelables. Ce fait est induit par l’épuisement dans le monde des réserves naturelles comme le pétrole et l’uranium. Et cela bien que les centrales aient besoin de peu d’uranium pour fonctionner, les réserves s’épuiseront un jour ou l’autre. A l’heure actuelle, l’utilisation des centrales nucléaires est très controversée car elles sont trop dangereuses pour la santé avec les risques de fuites radioactives et d’accidents graves. Et la question de la gestion à long terme (100.000 ans) des déchets nucléaires pose un problème également. 

Les différentes alternatives mises en place par la Belgique sont les parcs d’éoliennes, les unités de cogénérations à base de biomasse, l’énergie solaire (thermique et photovoltaïque), l’énergie géothermique, l’énergie hydroélectrique, les centrales à gaz, etc. 

Le recours aux énergies alternatives et durables, encouragé par les pouvoirs publics, entraîne des évolutions technologiques dans les modes de production. Par conséquent, les métiers en rapport avec le secteur doivent s'adapter à la numérisation et à la digitalisation (IOT, outils de récolte de données : smartgrids, big data, blockchain, etc.) via l'acquisition de compétences nouvelles et complémentaires. 

Il est clair que ce domaine est porteur de nouveaux métiers et qualifications : métiers de l’IT, ITPL (chef de projet Information Technology), coordinateurs de testing, spécialistes en solution de mobilité, … 

Les réglementations prises à différents niveaux de pouvoir ont des répercussions directes sur le secteur. Les investissements à long terme sont nécessaires et beaucoup de décisions, faute de budgets et d’accords réglementaires sont encore à prendre. 

En plus des décisions de l’Europe qui impose ses directives, la Belgique est soumise à un fonctionnement compliqué qui implique des prises de décision plus longues et complexes qui buttent également contre un problème de niveaux de pouvoir entre les régions et le fédéral. 

Cependant, il y a une sensibilité croissante pour le développement durable et les énergies renouvelables. Pour qu’un développement soit durable, l’accroissement de la production de biens et de services doit se faire tout en réduisant les quantités de ressources non renouvelables consommées pour assurer cette production. Tout comme les entreprises, les particuliers sont incités également à consommer moins d’énergie. Par exemple, les enjeux de la rénovation des bâtiments pourraient offrir de nombreuses possibilités et générer d’importantes retombées environnementales, sociales et économiques. Toutefois, malgré les exigences en performance énergétique des bâtiments et les politiques de rénovation incitatives, le taux de rénovation du parc de bâtiment en Wallonie demeure trop faible pour pouvoir atteindre les objectifs climatiques visés par la Belgique et l’Union européenne.  

Pourtant de plus en plus de personnes sont conscientes qu’il est temps d’agir. Les différentes actions (marches, pétitions, intentions d’attaquer le gouvernement en justice pour respecter les engagements à prendre pour le climat) le montrent. 

La production d’énergie doit évoluer vers plus de renouvelables et le prix demandé au citoyen doit être en rapport avec les intentions d’aller vers un schéma plus durable, social, éthique et économique. Car le coût de l’énergie pour se chauffer, s’éclairer et s’alimenter a toujours été un poste relativement important dans le portefeuille des concitoyens. 
 

   Nombre d'établissements en 2019  Nombre de postes de travail salarié en 2019  Nombre de travailleurs indépendants en 2019 (1)
Wallonie 80 5.518 4
Bruxelles-Capitale 31 4.080 1
Flandre 146 12.542 14
Belgique 257 22.140 19

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2019 et INASTI 2019, calculs le Forem

 

(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

 

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de l'énergie couvre deux grands domaines (1) .

Le premier, la cokéfaction et le raffinage , comprend les activités de transformation du pétrole brut et du charbon en produits utilisables.

  • La cokéfaction. Ce sous-secteur est composé de la production de coke, de gaz de cokerie, de goudrons bruts de houille et de lignite, etc.
  • Le raffinage de pétrole. Ce sous-secteur couvre la fabrication de combustibles liquides ou gazeux obtenus à partir de pétrole brut, de minéraux bitumeux ou résultant de leur distillation fractionnée (essences, kérosène, fioul léger, demi-lourd et lourd, gaz de raffinerie, éthane, propane, butane, huiles de graissage, mélange de biocarburants, etc.)
Le second, la production et la distribution d'électricité, de gaz, de vapeur et d'air conditionné , couvre la distribution de ces éléments via une infrastructure permanente de câbles, canalisations et conduites. Trois sous-secteurs sont répertoriés dans ce domaine :
  • La production, le transport et la distribution d'électricité. Ce sous-secteur couvre la production de l'électricité en bloc, son transport des centrales jusqu'aux centres de distribution, et ensuite jusqu'aux utilisateurs finaux (production, transport, distribution et commercialisation).
  • La production et la distribution de combustibles gazeux. Ce groupe comprend la fabrication et la distribution du gaz naturel ou synthétique aux consommateurs au moyen d'un réseau de canalisations. Les marchands et négociants qui négocient la vente de gaz naturel par l'entremise de réseaux de distribution du gaz exploités par d'autres sont également compris.
  • La production et la distribution de vapeur et d'air conditionné.

Le secteur aujourd'hui

L'énergie est un secteur stratégique plus que jamais d'actualité : types d'énergie, prix, acteurs, production/consommation, énergies renouvelables, digitalisation... autant de sujets qui sont importants dans ce domaine. D’énormes moyens techniques, logistiques et financiers sont donc en jeu quand on parle d’énergie. L’impact environnemental est conséquent aussi car les différentes sources d’utilisation d’énergie engendrent de la pollution par des émissions de CO 2 et de particules fines qu’il faut réduire au maximum pour préserver les sols, l’air, l’eau, la biodiversité et le climat dans les années à venir. 


DANS LE MONDE

Selon les estimations préliminaires de l'Agence Internationale de l’Energie (AIE)  (1) , la situation sanitaire et économique a particulièrement impacté les énergies fossiles. 

En effet, la consommation mondiale d’énergie primaire a baissé de 3,8 % au cours du 1 er trimestre 2020 par rapport à son niveau de 2019. 

Une autre problématique se greffe à celle de l’exploitation des énergies, c’est le réchauffement climatique, lié aux gaz à effet de serre (GES) - dioxyde de carbone (CO 2 ), méthane, oxyde nitreux – qui trouent la couche d’ozone. L’Accord de Paris a d’ailleurs pour objectif de limiter le réchauffement planétaire à 2°C.  

Selon l’AIE, au 1er trimestre 2020, les émissions de CO 2 ont pour leur part diminué de 5 % par rapport à la même période.  

La demande d’électricité s’est contractée de 2,5 %, et la production s’est tournée vers les sources bas carbone (énergies renouvelables - éolien, solaire photovoltaïque, hydroélectricité - et nucléaire) au détriment des énergies fossiles (charbon et gaz naturel). 

La consommation mondiale de pétrole pourrait chuter en 2020 de 9 % par rapport à 2019. Pour le charbon et le gaz naturel, la diminution serait respectivement de 8 % et de 5 %. 

Les énergies renouvelables ont progressé dans le secteur de la production d’électricité, mais globalement leur niveau de consommation s’est contracté suite au repli du transport réduisant l’usage de biocarburants. 

Globalement, l’AIE prévoit: 
– une baisse de la consommation mondiale d’énergie primaire de 6 % ;plus marquée dans les économies développées. 
– une diminution de la consommation d’électricité de 5 % ; la plus forte baisse depuis 1930. 
– une réduction des émissions de CO 2 de 8 %, pour se situer au niveau de 2010. 

Il est encore trop tôt pour se faire une idée exacte de la situation en sortie de la crise mais les différents scénarios de l’AIE n’envisagent pas de « transition radicale » du mix énergétique mondial d’ici à 2040. Dans son scénario « Sustainable Development » qui développe une trajectoire compatible avec les objectifs internationaux de lutte contre le réchauffement climatique, il est envisagé un très fort recul du charbon et un développement accéléré des énergies renouvelables dans les deux décennies à venir mais les énergies fossiles resteraient fortement majoritaires à l'horizon 2040  (2)   (3)


EN EUROPE

Le monde doit faire face à des besoins en énergie sans cesse croissants car la population augmente de plus en plus. Pour y répondre, pouvons-nous continuer de nous reposer à plus de 80 % sur les combustibles fossiles, alors que des menaces de pénurie se profilent pour le pétrole ? Devrons-nous compter davantage sur le gaz et surtout sur le charbon, malgré leur impact négatif sur notre écosystème ? 

Sortir du "tout fossile" implique un effort important pour promouvoir à la fois les économies d’énergie et des sources énergétiques non émettrices de gaz carbonique telles que les énergies renouvelables.  (4)  

En 2020, l'éolien a augmenté de 9 % en Europe alors que le photovoltaïque a bondi de 15 %. Les énergies renouvelables ont généré 38 % de l'électricité produite en Europe, contre 37 % pour les énergies fossiles ; les 25 % restants étant issus du nucléaire. 

Au vu de ces chiffres, la pandémie de Covid-19 a eu un impact limité sur la tendance générale d'un passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables. La crise sanitaire a, en revanche, bien pesé sur la consommation d'électricité en Europe, qui a diminué en 2020, de 4%. (5)  

Selon Agora Energiewende et Ember (organisation indépendante qui œuvre pour le climat), le rythme de déploiement des énergies renouvelables reste toutefois insuffisant en Europe. L'intensité carbone de l'électricité produite en Europe est passée de 317 grammes de CO 2 par KWh en 2015 à 226 grammes en 2020. 

Les nouvelles capacités éoliennes et photovoltaïques installées chaque année devront quasi atteindre quelque 100 térawatt-heure (TWh)(contre 51 TWh installés en 2020) pour permettre à l'Union européenne d'atteindre le nouvel objectif de réduction de 55% des émissions de gaz à effet de serre en 2030. (6)  

Selon ELIA, le système énergétique européen continue de subir une transformation profonde liée à trois changements majeurs (7)

1. La transition d’un système électrique centralisé principalement basé sur des sources d’énergie conventionnelles (comme le nucléaire, le charbon et le gaz) vers une production plus décentralisée avec des énergies renouvelables (principalement éolien et solaire) installées loin des centres de consommation mais aussi à des niveaux de tension plus faibles ; 

2. La numérisation croissante (marché de l’énergie centré sur le consommateur et réseau d’unités de production, appareillages contrôlables, et de stockage intelligente) et l’apparition de nouveaux acteurs et de consommateurs plus actifs ; 

3. Le passage à un marché intégré au niveau européen (réseaux et marchés nationaux intégrés par l’intermédiaire d’interconnexions qui augmentent la sécurité d’approvisionnement pour tous les pays de l’UE), avec une coopération supranationale accrue. 


EN BELGIQUE

La Belgique est un des pays européens où les énergies éoliennes et solaires ont progressé le plus en 2020, avec une croissance de 28 %, derrière la Suède (+36 %) et les Pays-Bas (+40 %). La Belgique est dans la moyenne européenne avec 18,6 % de son électricité issue de l'éolien et du photovoltaïque. 

Les spécificités industrielles belges sont telles que le gouvernement n’a jamais pu avoir une vision énergétique à long terme.  (5)  

La Belgique doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 15 % en 2020. Le CO 2 , principal d’entre eux, est produit lors de la combustion de toute énergie fossile et il est responsable de l’aggravation des changements climatiques. Pour 2030, l’effort belge devrait passer à 35 % et, pour 2050, notre pays a promis de réduire ses émissions de 80 à 95 %. Et, à terme, de "décarboner" entièrement son économie, c’est-à-dire de ne plus émettre de gaz à effet de serre du tout. (8)   

L’économie belge et, plus spécialement ses industries, ont des spécificités qui influent directement sur sa consommation d’énergie. Tout d’abord, l’industrie occupe un poids relativement plus important dans l’économie belge que dans celle des pays voisins. C’est une conséquence de la spécialisation relative de notre industrie dans quelques secteurs comme la chimie, l’alimentaire, le pharmaceutique, la métallurgie, intensifs en énergie et qui contribuent au PIB de manière plus importante en Belgique que dans les autres pays. 

En outre, une large part de l'énergie consommée en Belgique est d'abord transformée sur notre territoire et une proportion importante de l'énergie disponible pour la consommation finale est utilisée à des fins non énergétiques, c'est-à-dire comme matière première pour la production de biens dans les industries pétrochimiques. 

De plus, les secteurs de l'industrie belge sont largement interdépendants (e.g. les raffineries, la pétrochimie, la chimie, le textile, la transformation du plastique, ...) et qu’en plus des emplois directs, ils génèrent beaucoup d’emplois indirects, notamment dans de nombreuses PME. 

Dans le secteur de l’immobilier, d’importantes pertes d’énergie sont recensées dans le parc des bâtiments vieillissant. « L’amélioration des performances énergétiques est donc le grand défi du secteur du bâtiment belge en vue de réussir la transition vers un parc immobilier à consommation d’énergie quasi nulle à l’horizon 2050. C’est pourquoi, la rénovation énergétique du bâti figure au cœur du plan de relance européen (« Next Generation EU ») et du Green Deal européen. La Commission européenne vient d’ailleurs de publier sa « Stratégie pour une vague de rénovations ». De même, les gouvernements fédéral et régionaux ont développé leur plan de bataille pour stimuler la rénovation du bâti à travers l’élaboration du Plan intégré national Energie-Climat (PNEC) 2021-2030 et des stratégies régionales de rénovation à long terme. Dans ce contexte, la rénovation énergétique du bâti sera une part importante du plan national de reprise et de résilience (PRR) de la Belgique, qui devra être communiqué avant fin avril 2021 à la Commission européenne ».  (9)  

Des défis énergétiques en termes de mobilité sont à relever aussi. Le secteur du transport est un des principaux émetteurs de CO 2  en Belgique. Certaines restrictions commencent à apparaître, par exemple, le gouvernement a mis en place des dispositifs d’interdiction de rouler dans Bruxelles avec des voitures diesel dont la mise en circulation date d’avant 2006. 

La fin de la vente des véhicules roulant au diesel étant prévue en 2030, celle des véhicules « essence » en 2040, la production de véhicules électriques est devenue l’enjeu de nombreux constructeurs. En 2020, les ventes de véhicules électriques ont continué à augmenter. De janvier à novembre, 12.256 voitures électriques ont été enregistrées en Belgique, ce qui représente une hausse de 63,4 % par rapport à l'année précédente (7.769), selon les chiffres de la FEBIAC (10) .  

La Belgique occupe la 40 ème position (en recul de 8 places) du classement relatif à l’efficacité de la lutte contre les changements climatiques des pays les plus polluants du monde.  (11)  Pour les ONG environnementales belges, ce classement médiocre est le reflet de l’absence de vision politique claire en matière d’énergie et de climat, ces dernières années, dans notre pays.  

Selon le BNP, si la Belgique continue la même politique énergétique actuelle, la part renouvelable n'atteindra pas les 10 %. (12)   

De plus la Belgique a manqué son objectif européen de production d’énergie renouvelable pour 2020. À la fin 2020, 13 % de la consommation belge d’énergie aurait dû provenir de sources renouvelables, elle n’est que de 11 %.  

Le renouvelable est porté, entre autres, par l’éolien marin. La ministre de l’Energie a confirmé l’objectif d’augmenter cette puissance à plus de 4.000 MW d’ici 2030, avec l’ouverture d’une nouvelle zone éolienne offshore en face de La Panne. 


EN WALLONIE

Les communes wallonnes montrent un véritable engouement pour le programme de Politique Locale Energie-Climat (POLLEC) avec le lancement d'un appel à projets pour le développement de plateformes locales de rénovation énergétique. Grâce à POLLEC, les communes, qui disposent d'outils pour leur permettent d'avoir un impact direct sur leur consommation énergétique, s’engagent à œuvrer pour une réduction de 40 % des émissions de CO 2 sur leur territoire à l’horizon 2030 ; et à anticiper les changements climatiques par une adaptation locale.  (13)   

Depuis 2012, plus de 200 communes se sont engagées dans cette dynamique, soit près de 80 % des communes wallonnes qui jouent désormais un rôle de facilitateur de la transition énergétique. (14)   

En 2020, suite à l’appel à projet lancé, 181 communes et 11 structures supra-communales ont été sélectionnées pour le recrutement d’un coordinateur “climat” dans le cadre de leur engagement dans la convention des Maires et/ou la réalisation d’investissements dans le cadre de leur Plan d’Actions pour l’Energie Durable et le Climat (PAEDC).  (15)  

La Convention des Maires est une initiative européenne qui rassemble les collectivités locales dans la lutte contre les changements climatiques et la promotion de l’énergie durable. (16)  

La 6 ème réforme de l’état a transféré aux régions la compétence tarifaire relative aux réseaux de distribution de gaz et d’électricité. Ce transfert s’inscrivait dans le contexte du marché de l’énergie libéralisé. Concrètement, c’est le régulateur régional, la CWaPE qui a été chargé de mettre au point la méthodologie tarifaire wallonne. Ce projet a permis d’établir un cadre régulatoire stable et prévisible permettant la transparence et la lisibilité des coûts. 

Le plan air-climat-Energie (PACE) 2016-2022 contient 142 mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et autres polluants atmosphériques, améliorer la qualité de l’air et s’adapter aux impacts des changements climatiques. Différents secteurs d’activité sont concernés : agriculture, industrie, transport des personnes et des marchandises, résidentiel et tertiaire. 

La Wallonie vise désormais une réduction de ses émissions de 55 % d'ici 2030 et la neutralité carbone d'ici 2050, tout comme la région de Bruxelles-Capitale, qui ambitionne de faire baisser ses émissions d'au moins 40 % d'ici 2030. (16)  

Les régions ont besoin de soutien pour arriver à leurs objectifs. Les coûts liés à la production énergétique nucléaire et au démantèlement des centrales pourraient être utilisés pour soutenir les formes d'énergies alternatives renouvelables. A ce jour, le Gouvernement wallon a déterminé des enveloppes pour chaque filière d’énergie renouvelable jusqu’en 2024. 

Au niveau du nucléaire, la question de prolonger ou non la durée de vie des centrales est toujours débattue par le Gouvernement. Les centrales nucléaires génèrent très peu d’émissions de CO 2 et fournissent environ la moitié de l’électricité produite en Belgique. Une sortie brutale du nucléaire aurait pour effet de faire bondir le coût de production de l’énergie. Néanmoins, un accord a été signé par le gouvernement fédéral en mars 2018 pour fermer le parc nucléaire belge entre 2022 et 2025 ; accord maintenu par le nouveau gouvernement. Fin novembre 2021, un rapport sur la sécurité d’approvisionnement et l’impact sur le prix de l’électricité sera soumis au gouvernement. Si ce rapport montre des incertitudes les 2 unités les plus récentes (Tihange 3 et Doel 4) pourraient être prolongées selon Electrabel.  (17)  

En effet, le marché de l’électricité étant déjà libéralisé, les "seules manettes de contrôles de l’état" restent les centrales nucléaires. Actuellement, les centrales Doel 1 et Doel 2 sont toujours en activité. Leur fin de vie est prévue pour 2025, or de gros travaux, entre autres, pour respecter les normes de résistance sismique et protéger le béton défectueux, doivent être réalisés et ne s’achèveront qu’en 2025.  (18)  

Le 19 juillet 2018, le Gouvernement wallon a approuvé le Plan Wallon Energie Climat 2030 ; la contribution régionale sur le Plan National Energie Climat (PNEC). Au niveau wallon, tous les secteurs devront fournir des efforts de réduction de la consommation, de réduction des émissions de GES et d'usage de solutions moins carbonées. Les secteurs contribuant de manière significative aux objectifs du plan sont : le transport, le bâtiment et la production d'énergie renouvelable.  (19)  

En 2020, la pandémie de coronavirus a touché un très grand nombre de pays qui ont appliqué des mesures de confinement conduisant à l’arrêt d’une grande partie de leur activité économique et par voie de conséquence une chute de la demande d’énergie, électricité et pétrole. Malgré cela, les producteurs d’énergie en Wallonie ont préservé leur capacité opérationnelle et les fournisseurs ont livré leurs clients dans ces circonstances difficiles. Partout des plans de contingence pointus et détaillés ont été mis en œuvre pour garantir la disponibilité des outils de production et des équipes pour les faire tourner. 

Toutes ces initiatives convergent vers une transition énergétique vers une économie bas carbone qui implique une vision d’avenir réaliste et une transformation sociétale où les modèles de consommation devront changer. 

La vision de la transition énergétique à la suite de la pandémie en Belgique pourrait s’établir selon les scénarios suivants :  

Dans le cas d’une sortie lente de la crise  : dans un court terme, le pays va donner la priorité à la remise en marche de secteurs clés de l’économie (transports, services, agroalimentaire, Horeca) et aux investissements dans le secteur de la santé dans le meilleur des cas.  (20)  

Par un renforcement de l’électrification  : le nouveau contexte, en particulier le télétravail et le développement de la motorisation électrique, imposera, sans doute, un renforcement de « l’électrification » de l’économie avec un développement des filières renouvelables et, éventuellement d’un nouveau nucléaire.  (20)  

Par l’adaptation du réseau de transport d’énergie et de distribution  : la tendance à la décentralisation de la production ira sans doute de pair avec la digitalisation du réseau et une gestion intelligente des productions, des consommations et des flux de transport d’énergie.  

Par l’adaptation du marché de l’électricité et l’intégration du renouvelable  : selon l’Apere, le « design actuel du marché de l’électricité n’est pas adapté » à l’arrivée de grandes quantités d’énergie renouvelable. Le marché doit être changé pour ne pas connaître des prix négatifs pendant les périodes d’abondance et des prix qui s’envolent pendant les périodes de pénurie.  (20)  

En faisant des investissements dans des centrales électriques au gaz  : dans le but de compenser des périodes de moindre production liée à l’intermittence qui caractérise le solaire et l’éolien.  

En développant des communautés d’énergie renouvelable  : mise en place de systèmes autonomes/citoyens au niveau local avec possibilité de revendre de l’énergie sans passer par un intermédiaire. 

En soutenant une relance verte et inclusive  : le gouvernement doit soutenir la transition énergétique en accordant la priorité aux investissements favorisant l’efficacité énergétique dans l’industrie, les transports et les bâtiments.  (21)  

 

Les différents acteurs wallons dans le monde de l’énergie : 

Tweed - le cluster des Technologies wallonnes de l'énergie renouvelable et de l'environnement rassemble des sociétés actives dans le secteur de l'énergie durable. L'objectif est de fédérer les entreprises du secteur afin d'influencer les politiques régionales en matière d'économie d'énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre mais aussi de montrer que le secteur est un vecteur de croissance. Il comprend trois domaines : les filières de production et d'exploitation des énergies renouvelables (éoliennes, biomasse, cogénération, etc.), l'efficacité énergétique et l'impact climatique en industrie (technique d'enfouissement du CO 2 , etc.) ainsi que les produits et services verts (moteurs hybrides, etc).  (22)  

EDORA , créée en 2003, est la fédération des entreprises actives dans les énergies renouvelables qui assure la représentation économique et politique du secteur. (23)  Elle regroupe les producteurs d'électricité et/ou de chaleur de sources renouvelables, de bureaux d'études, fabricants, distributeurs, associations et centres de recherche. En termes de représentativité, EDORA couvre plus de 90 % de la production d'électricité et de chaleur de sources renouvelables en Wallonie et à Bruxelles. Son action vise à favoriser et soutenir le développement de la filière renouvelable.  

REScoop , la fédération des associations et des coopératives de citoyens de l’énergie renouvelable a été créée dans le courant de l'année 2010 à la suite de la nécessité de mieux défendre les intérêts des citoyens ordinaires dans la transition énergétique.  (24)  

GREENWIN , pôle de compétitivité wallon, est un accélérateur d’innovation en technologies environnementales, il favorise le développement de projets et de partenariats technologiques autour de trois axes stratégiques que sont la chimie durable, la construction durable et les technologies environnementales. La chimie biosourcée, le stockage et la gestion de l’énergie, les éco-quartiers, la gestion et l’assainissement de l’eau et des sols, le recyclage des déchets sont autant de thématiques porteuses pour le pôle. (25)

 

En 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée et est téléchargeable ici :
https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/metiers-d-avenir-transition-numerique.html

Une analyse détaillée du métier de conseiller en énergie en industrie a été réalisée en 2018, téléchargeable ici :
https://www.leforem.be/chiffres-et-analyses/metiers-d-avenir-prospectives-abilitic2perform.html

 

(1) https://www.ellipse-ise.eu/evolution-de-la-consommation-energetique-mondiale/
(2) https://www.connaissancedesenergies.org/laie-publie-ledition-2020-de-ses-key-world-energy-statistics-200828
(3) https://www.connaissancedesenergies.org/covid-19-les-evolutions-du-systeme-energetique-mondial-en-2020-vues-par-laie-200504#notes
(4) http://europa.eu/pol/ener/flipbook/fr/files/energie.pdf
(5) https://www.rtbf.be/info/economie/detail_pour-la-1ere-fois-les-energies-renouvelables-ont-depasse-les-energies-fossiles-en-europe?
(6) https://ember-climate.org/about/
(7) http://www.elia.be/~/media/files/Elia/publications-2/Rapports/Elia-view-on-Belgium-Energy-Vision-for-2050-FR.pdf
(8) https://www.climat.be/2050/fr-be/intro/
(9) Énergie : Diagnostic des barrières à la rénovation énergétique des bâtiments (fgov.be)
(10) https://www.febiac.be/
(11) https://ccpi.org/
(12) Bureau Fédéral du Plan, Le paysage énergétique belge à l’horizon 2050, octobre 2017
(13) https://energie.wallonie.be/fr/pollec.html?IDC=9178
(14) http://www.renouvelle.be/fr/actualite-belgique/plus-de-200-communes-wallonnes-en-transition-energetique
(15) https://henry.wallonie.be/home/presse--actualites/publications/181-communes-et-11-structures-supra-communales-selectionnees-pour-lengagement-dun-coordinateur-climat-etou-la-realisation-dinvestissements-dans-le-cadre-de-leur-plan-dactions-pour-lenergie-durable-et-le-climat-paedc.publicationfull.html
(16) https://henry.wallonie.be/home/presse--actualites/publications/le-gouvernement-adopte-deux-mesures-fortes-de-soutien-aux-communes-pour-renforcer-leur-plan-dactions-pour-lenergie-durable-et-le-climat-paedc.publicationfull.html
(17) https://www.rtbf.be/info/belgique/detail_cop25-la-belgique-a-passe-un-nouvel-examen-oral-de-climat-a-madrid?id=10384001
(18) Le Soir - 11 mars 2016 - Technologie : Le nucléaire a pris un coup sévère, mais il vit encore
(19) http://www.wallonie.be/fr/actualites/approbation-du-plan-wallonie-energie-climat-2030
(20) https://www.lemondedelenergie.com/transition-energetique-covid-donne/2020/05/11/
(21) https://www.lemondedelenergie.com/emissions-co2-reglementations-environnementales/2020/04/30/
(22) http://clusters.wallonie.be/tweed/fr/
(23) http://www.edora.org/index_ok.php?id_menu
(24) http://www.rescoop.be
(25) http://www.greenwin.be


Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Exportation

En Belgique, en 2019, le secteur de l'énergie a exporté pour une valeur de 14.886 millions d’euros. 

Cela représente 5,4 % de la valeur totale des exportations tous secteurs confondus en Belgique. Ce pourcentage classe le secteur de l’énergie en 6 ème position par rapport aux autres secteurs. Il était en 2 ème position en 2013. 

Depuis 2012, les exportations ont chuté de 40,8 %. Après une hausse de 25,9 % observée entre 2017 et 2018, une baisse de 4,1 % est constatée entre 2018 et 2019. 

Selon les régions, les exportations se répartissent de la manière suivante : 

  • Flandre : 13.868 millions d’euros ; ce qui représente 93,2 % du total des exportations, 
  • Wallonie : 948 millions d’euros ; ce qui donne 6,4 % du total des exportations, 
  • Bruxelles-Capitale : 69 millions d’euros ; ce qui équivaut à 0,5 % du total des exportations. 

En Wallonie, les exportations ont augmenté de 5,8 % entre 2018 et 2019 et diminué de 15,1 % depuis 2012. En 2018, le secteur de l’énergie se classe en 12 ème position par rapport aux autres secteurs avec 1,8 % de la valeur totale des exportations. Les deux sous-secteurs les plus représentatifs en termes de valeur d'exportation sont le raffinage du pétrole et la production, le transport et la distribution d'électricité. 


Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2019
Source: BNB 2012-2019, calculs le Forem

 

Importation

En 2019, la valeur des importations du secteur énergie s'est élevée à 12.160 millions d’euros pour la Belgique ; ce qui correspond à 4,3 % de la valeur totale des importations. En Belgique, le secteur se classe en 9 ème  position par rapport aux autres secteurs. 

Plus de 94 % de la valeur des importations était destinée à la Flandre qui accroit sa part en un an au détriment de la Wallonie et de Bruxelles-Capitale (respectivement avec 2,2 % et 3,6 %). 

En 2019, en Wallonie, le secteur de l’énergie se classe en 17 ème position par rapport aux autres secteurs avec 0,7 % de la valeur totale des importations. 


Chiffre d'affaires

En 2019, en Belgique, le chiffre d'affaires (CA) du secteur de l'énergie s'élève à 45.980 millions d’euros soit 3,8 % du chiffre d'affaires de l'ensemble des secteurs. Il est classé en 9 ème position. 


Investissements

En Belgique, les investissements pour le secteur énergie sont en diminution en 2019 avec un montant de 931 millions soit 2,6% des investissements de l’ensemble des secteurs. Le secteur de l’énergie se classe en 13 ème  position parmi l’ensemble des secteurs. 


Entreprises du secteur

Belgique

Pour l'ensemble de la Belgique, en 2019, 280 unités d’établissements (1) relèvent du secteur de l'énergie et sont réparties de la façon suivante : 

  • Flandre : 55,7 % (156 unités d’établissements) 
  • Wallonie : 32,1 % (90 unités d’établissements) 
  • Bruxelles-Capitale : 12,1 % (34 unités d’établissements). 

Ce secteur est classé en 29 ème position parmi tous les secteurs.  

La part d’établissements en Wallonie, dans ce secteur, est plus élevée que la part d'établissements de l'ensemble des secteurs ; ce qui n’est pas le cas en Flandre et à Bruxelles-Capitale. 

Entre 2012-2019, le taux de croissance des entreprises en Belgique est positif (+ 6,9 %). Entre 2018 et 2019, le taux de croissance est de + 9 %. 

Avec 231 unités d’établissements, le sous-secteur de "la production, transport et distribution d’électricité" est le plus important en Belgique.  

En Wallonie, en 2019, le nombre d’établissements du secteur de l’énergie s’élève à 90, soit 0,1 % du total des établissements, tous secteurs confondus. Il est classé en 29 ème position parmi tous les secteurs. Le taux de croissance en 7 ans est négatif (- 5,3 %). Entre 2018 et 2019, le taux de croissance est de + 12,5 %. 

 

C’est dans le sous-secteur de la production, transport et distribution d’électricité que le nombre d’établissements est le plus élevé (79 établissements au total). 


Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des établissements entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En 2019, en Wallonie, le secteur de l'énergie comptabilise 80 établissements.  

La répartition des établissements par taille est la suivante : 

  • 38,9 % des établissements avec moins de 10 travailleurs. 
  • 26,7 % des établissements comptent entre 10 à 49 travailleurs. 
  • 27,8 % des établissements ont entre 50 et 199 travailleurs. 
  • 6,7 % des établissements occupent plus de plus de 200 travailleurs. 

Cette ventilation selon la taille diffère de la répartition des entreprises pour l'ensemble des secteurs. En particulier, la part de très petites entreprises (moins de 10 personnes) est beaucoup moins importante. En effet, alors que le secteur de l'énergie compte près de 4 établissements sur 10 avec moins de 10 travailleurs, c'est le cas de près de 8 établissements sur 10 pour l'ensemble des secteurs. De même, plus de 2 établissements sur 10 du secteur énergétique comptent entre 10 et 50 travailleurs, c'est le cas de moins d’une entreprise sur cinq tous secteurs confondus. Le secteur énergétique compte plus d’un quart d'établissements de 50 à 200 travailleurs, contre 3,7 % tous secteurs confondus. Quant aux établissements de plus de 200 personnes, ils représentent près de 1 entreprise sur 10 dans le secteur de l’énergie et très peu pour les entreprises tous secteurs confondus. 


Répartition des établissements par taille en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem



La distribution des établissements du secteur énergétique par province suit globalement celle de l'ensemble des établissements wallons. Le poids des établissements du secteur énergétique par rapport à l’ensemble des établissements tous secteurs confondus est plus important en provinces de Liège, de Namur et du Luxembourg. 

En 2019, on constate une forte concentration des établissements du secteur dans la province de Liège et ce, à hauteur de 42,2 %. Dans le Hainaut, ils représentent 23,3 % ; dans la province de Namur, 16,7 % ; dans la province de Luxembourg, 12,2 % ; et dans le Brabant wallon, 5,6 %. 


Répartition des établissements entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem



(1) Le terme "établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).


Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

En 2019, dans le secteur de l'énergie, 22.118 postes de travail (1) sont comptabilisés pour la Belgique soit 0,5 % de la totalité des postes; ce qui représente un taux de croissance négatif entre 2012 et 2019 de - 6,7 %. Ce secteur est classé en 25 ème position parmi tous les secteurs. 

Entre 2018 et 2019, l’évolution a été positive soit +0,1 %. 

La répartition par région est la suivante : 

  • Flandre : 56,6 % 
  • Wallonie : 18,4 % 
  • Bruxelles-Capitale : 24,9 % 

Le statut le plus représenté dans les trois régions est celui d’employé (20.025 postes au total), suivi en faible proportion des fonctionnaires (1.384 postes de travail) et des ouvriers (731 postes de travail). 

On constate que le sous-secteur "Production, transport et distribution d'électricité" comprend le nombre de postes de travail en Belgique le plus important avec 17.474 postes suivi par le « Raffinage du pétrole » avec 3.438 postes. 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem

Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem


Wallonie

En Wallonie, en 2019, le secteur de l’énergie dénombre 5.518 postes de travail salarié soit 0,5 % de la totalité des postes de travail en Belgique ; ce qui représente un taux de croissance négatif de - 6,6 % entre 2012 et 2019. Entre 2018 et 2019, l’évolution est positive (+2,1%). 

La répartition sur base du statut est la suivante : 

  • Employé : 88 % 
  • Fonctionnaire : 10 %  
  • Ouvrier : 2 %. 

Le sous-secteur "Production, transport et distribution d'électricité" comprend le nombre de postes de travail en Wallonie le plus important avec 5.273 postes enregistrés. 

En 2019, les fonctionnaires et les ouvriers diminuent au profit des employés (+ 1,3 %). 


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2012-2019, calculs le Forem
 

La répartition des postes sur base du statut montre en premier lieu une majorité d'employés ; celle-ci est suivie par un petit nombre de fonctionnaires et enfin les ouvriers représentent une part infime du total. 

Quant à la représentation homme-femme, on constate que les hommes sont largement majoritaires dans ce secteur. Ce qui est le cas dans la répartition homme-femme dans l’ensemble des secteurs mais dans une moindre proportion que dans l’énergie qui est majoritairement occupé par de l’emploi masculin. En 2019, on dénombre, en effet, 4.084 hommes (74 %) et 1.434 femmes (26 %). 

Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem
 

En 2019, la province de Liège affiche le nombre le plus important de postes de travail : 45,4 %. Dans les autres provinces, la répartition est la suivante : Hainaut (25 %), Namur (18 %), Luxembourg (5,9 %) et Brabant wallon (5,7 %). 

Ce secteur représente proportionnellement plus d'emplois que les autres secteurs dans la province de Liège et de Namur ; dans les provinces de Hainaut, du Brabant wallon et du Luxembourg, c'est le contraire. 


Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2019
Source: ONSS, statistiques décentralisées, 30 juin 2019, calculs le Forem 


Les indépendants

En Belgique, le nombre d’indépendants (2) recensés en 2017 dans le secteur énergie est de 19 personnes.

Il est en diminution entre 2018 et 2019 (- 5 %). Sur une période de 7 ans, la diminution atteint 36,7 %. 

Parmi les trois régions, c’est en Région flamande que la baisse est la plus importante en un an. 

En Wallonie, en 2019, on recense 4 indépendants tout comme les années précédentes. En 7 ans, leur nombre a chuté de 60 %. 


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2019 pour les régions
Source: INASTI, 2012-2019, calculs le Forem



(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).


Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
116 Commission paritaire de l'industrie chimique
117 Commission paritaire de l'industrie et du commerce du pétrole
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique
211 Commission paritaire pour employés de l'industrie et du commerce du pétrole
326 Commission paritaire de l'industrie du gaz et de l'électricité

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2020 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Energie est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 19.1 Cokéfaction
  • 19.2 Raffinage du pétrole
  • 35.1 Production, transport et distribution d'électricité
  • 35.2 Production et distribution de combustibles gazeux
  • 35.3 Production et distribution de vapeur et d'air conditionné

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
ARGB

Association royale des gaziers Belges
http://www.cerga.be/fr/argb-et-contacts
BRAFCO

Fédération Butane Propane
http://www.brafco.be/FR
Cluster TWEED

Cluster TWEED (Technologie Wallonne Energie - Environnement et Développement durable)
https://clusters.wallonie.be/tweed-fr/
EDORA

Fédération des producteurs d'énergie renouvelable
https://www.edora.org/
FEBEG

Fédération Belge des Entreprises Electriques et Gazières
https://www.febeg.be/
FPB

Fédération pétrolière de Belgique
https://www.petrolfed.be/fr
REScoop Wallonie

Fédération wallonne des associations locales et coopératives d'énergie renouvelable
https://www.rescoop-wallonie.be/
SYNERGRID

Fédération des Gestionnaires de Réseaux Electricité et Gaz en Belgique
http://www.synergrid.be
VOLTA

Centre pour l'éducation et la formation professionnelle pour le secteur des électriciens
https://www.volta-org.be/fr
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