Secteurs d'activités

Environnement et Gestion des déchets

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Les enjeux liés à la préservation de l'environnement qui est un des trois piliers du développement durable (les deux autres étant l’efficacité économique et l’équité sociale) mettent le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets particulièrement en évidence.

Face à la crise écologique et sociale qui se manifeste désormais de manière mondialisée (changement climatique, raréfaction des ressources naturelles, rapprochement du pic pétrolier…), le développement durable est une réponse de tous les acteurs culturels et sociaux du développement.

Le secteur de l’environnement et de la gestion des déchets comprend plusieurs sous-secteurs dont l'assainissement, la voirie et le traitement pour l'élimination des immondices, le captage, l'épuration et la distribution d'eau douce, ainsi que les activités de récupération de matières métalliques et non-métalliques en vue de leur valorisation.

Ce secteur connaît depuis plusieurs années une évolution importante en liaison avec différents types d'influence.

Ainsi, d’une part, le citoyen est concerné par le volume des déchets à incinérer qui a augmenté de façon exponentielle dû à l’explosion de la consommation, la multiplication des échanges et à l’accroissement démographique. Par exemple, ce sont les déchets plastiques, les déchets dans la construction, les déchets électriques et électroniques qui constituent le principal défi des prochaines années.

D’autre part, les modes de production, de consommation et de recyclage des entreprises ont été revus. Leurs activités ont augmenté, principalement dans la gestion des déchets, le traitement des eaux et la sécurité environnementale. Les entreprises ont dû prendre conscience du besoin de gérer leur environnement et leurs déchets.

Mais leurs marchés restent dépendants des réglementations en matière d'environnement, des attentes des clients et des progrès technologiques et numériques.

Dans ce cadre, des réglementations spécifiques ont été adoptées à différents niveaux de pouvoirs. Et elles concernent directement soit les entreprises, soit les ménages ou les deux. Il est nécessaire à l’heure actuelle d’utiliser les déchets comme produits (recyclage, manufacturing, upcycling…).

Il est important que les pollutions individuelles et industrielles soient contrôlées et réglementées. Le cycle des produits doit être pensé de « a à z » par les industries pour une utilisation rationnelle des matériaux. Les citoyens doivent être éduqués à l’ensemble des enjeux liés au cycle de l’eau, des déchets et à l’écoconception (zéro déchet par exemple) pour préserver notre capital environnemental à l’avenir.

Des nouveaux modèles économiques apparaissent et entrainent une utilisation rationnelle des ressources comme l’économie circulaire, l’économie de la fonctionnalité, l’économie collaborative, l’économie de partage, les circuits courts, les financements citoyens, …

Les villes intelligentes et les objets connectés contribuent à l’aménagement, à la gouvernance, à l’organisation des villes, à la vie sociétale qui se modifie… Les conditions de vie des habitants sont améliorées avec les technologies et la recherche de l’inclusion sociale tout en étant attentif aux problématiques comme la pollution, la construction de bâtiments à consommation d’énergie quasi nulle, la rénovation du bâti existant, la gestion des déchets…

Les clauses environnementales apparaîtront dans tous les cahiers de charges à l’avenir dans les entreprises. L’écologie environnementale commence à prendre de la place sur les projets économiques. 

Des questions surgissent alors : « Comment faire vivre le changement environnemental dans les modifications techniques de l’entreprise ? » « Les changements vont plus vite que la stratégie, comment faire ?»  « Comment anticiper les évolutions à court et à long terme ? ».

De nouveaux métiers voient le jour en lien avec ces nouveaux modèles et concepts. Afin de tirer le meilleur de la transformation en termes d’emploi, la transition numérique doit être cadrée avec le plan environnemental de la Belgique.

Les pressions européennes réglementaires et les préoccupations sociétales imposent des nouveaux métiers liés au développement durable comme par exemple : conseiller en système de management environnemental (SME), facilitateur en économie circulaire, technicien qualité de l’eau, facilitateur en eau….

   Nombre d'établissements en 2017  Nombre de postes de travail salarié en 2017  Nombre de travailleurs indépendants en 2017 (1)
Wallonie 524 9.779 336
Bruxelles-Capitale 59 3.367 146
Flandre 858 16.521 1.110
Belgique 1.441 29.667 1.594

Sources : ONSS - statistiques décentralisées juin 2017 et INASTI 2017, calculs le Forem


(1) Les indépendants exerçant en Belgique et résidant à l’étranger sont comptabilisés uniquement au niveau du pays. La somme des indépendants pour les 3 régions peut donc être inférieure au nombre d’indépendants en Belgique.

Activités du secteur

Description du secteur

Le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets est composé de quatre domaines majeurs (1) .

Le premier comprend les activités de captage, de traitement et de distribution d'eau pour les besoins des ménages et des industries. Le captage d'eau de plusieurs origines et la distribution par différents moyens sont également compris.

Le deuxième, la collecte et le traitement des eaux usées , comprend l'exploitation de réseaux d'assainissement ou d'installations de traitement des déchets procédant à la collecte, au traitement et à l'élimination des déchets.

Le troisième est composé de trois sous-secteurs :

  • La collecte de déchets. Cette classe comprend l'enlèvement de déchets des ménages et des entreprises au moyen de poubelles, de bacs à roulettes, de conteneurs, etc. Il comprend la collecte des déchets non dangereux et dangereux, comme les déchets ménagers, les piles usagées, les huiles et graisses de cuisson usagées, les huiles usagées de navires ou de garages ainsi que les déchets de construction et de démolition.
  • Le traitement et l'élimination des déchets. Cette classe comprend l'élimination et le traitement avant élimination, par différentes méthodes, de diverses formes de déchets, non dangereux ou contenant des substances dangereuses pour la santé humaine et pour l'environnement.
  • La récupération . Cette classe comprend le démantèlement d'épaves et la récupération de déchets triés (matériaux récupérables, déchets métalliques, déchets inertes, etc.) et leur valorisation.

Le quatrième, la dépollution et autres services de gestion des déchets , comprend la fourniture de services d'assainissement et de nettoyage de bâtiments, de sites, de sols, d'eaux de surface ou d'eaux souterraines contaminés.

Le secteur aujourd'hui

Les enjeux liés au développement durable et à la préservation du climat mettent le secteur de l'environnement et de la gestion de l’eau et des déchets particulièrement au premier plan.

« Le développement durable est un développement qui a pour objectif l’amélioration continue de la qualité de vie et du bien-être humain, tant localement que globalement, et qui garantit la capacité de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations à venir à satisfaire les leurs. Sa réalisation implique la prise en compte du taux de renouvellement des ressources naturelles et du maintien de la biodiversité. Elle implique également de continuer un processus de transition qui mobilise les acteurs sociétaux et les fonctions sociale, économique et culturelle, en vue d’assurer un usage optimal de tous les types de ressources immatérielles, humaines, naturelles et financières et une réduction continue du prélèvement des ressources non-renouvelables. »

(Décret du 27 juin 2013 relatif à la stratégie wallonne de développement durable, article 2)

Les modes actuels de production et de consommation des différents secteurs industriels ainsi que les modes de vie des ménages ont des répercussions sur notre environnement au sens large : modification des températures (réchauffement planétaire), précipitations atmosphériques inhabituelles (ouragans, tempêtes, cyclones, …), altération des sols, pollution des eaux de surface, des nappes phréatiques et de l'air. L'augmentation des émissions des gaz à effet de serre continuent à augmenter sur la planète. Cela constitue, entre autres, une source de ces changements observés dans le monde. (2)

Que ce soit au niveau international, européen ou national, différentes dispositions réglementaires ont été adoptées et ont une influence directe sur les entreprises et la population.

Stratégie fédérale belge sur le développement durable

En 2002, l’Etat fédéral s’est doté d’une stratégie fédérale de développement durable construite sur les principes d’un cycle politique permettant une amélioration continue de la contribution des politiques publiques aux objectifs de développement durable. (3)

Ce Service Public Fédéral de Programmation Développement Durable (SPP DD) s'est ensuite transformé en Institut Fédéral pour le Développement Durable (IFDD) en 2014.

L’IFDD ne se substitue pas aux autres administrations fédérales mais prépare, coordonne la mise en œuvre et apporte son expertise à toutes les organisations, publiques ou privées, en vue de contribuer à l’atteinte d’objectifs de développement durable.

Les administrations fédérales ont créé des cellules de développement durable chargées d’élaborer des plans d’action (2004). Afin de montrer l’exemple et d'intégrer une approche responsable dans leur fonctionnement, le gouvernement a promu un système de gestion environnemental (EMAS) et adopté des circulaires relatives aux achats durables. Il a instauré une évaluation des incidences de ses décisions sur le développement durable (2007), remplacée aujourd’hui par l’analyse d’impact de la réglementation (AIR) (2014).

Pour renforcer une approche stratégique visant à orienter les politiques fédérales vers des objectifs de développement durable, de nouveaux outils ont été mis en place comme l’adoption d’une vision stratégique fédérale à long terme de développement durable (2013) fixant des objectifs à l’horizon 2050 ; l’intégration d’objectifs de développement durable dans les contrats d’administration et mise à jour de l’Arrêté Royal (AR) concernant les cellules de développement durable (2014) ; et l’adoption du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies en 2015, fixant les objectifs de développement durable.

Le sommet des Nations Unies sur le développement durable s’est tenu en 2015 à New York. La déclaration avait comme slogan : « Transformer notre monde : le programme de développement durable à l’horizon 2030 ». L’accord a permis d’identifier 17 objectifs de développement durable (SDG ou Sustainable Development Goals) et 169 cibles. (4)

À la suite de ce sommet, un cadre de stratégie nationale de développement durable a été élaboré dans notre pays. La conférence interministérielle pour le développement durable (CIMDD) a permis de rédiger un texte cadre qui constitue la base d’une stratégie nationale articulée autour de la politique et des actions des différentes autorités (fédérales, régionales et communautaires) du pays.

La Vision Stratégique fédérale à long Terme en matière de développement durable (VLT) définit 55 objectifs à atteindre à l’horizon 2050. Ces objectifs sont également assortis d’indicateurs et devront être mis à jour au regard des indicateurs proposés pour suivre les objectifs de développement durable du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies. (4)

Stratégie wallonne sur le développement durable

Le texte cadre stratégique en Wallonie est intitulé « Développement durable : 2 ème Stratégie wallonne » (Art. 5 1° du décret relatif à la stratégie wallonne de développement durable du 27 juin 2013).  

Le texte reprend les engagements du Gouvernement wallon dans sa Déclaration de Politique Régionale 2014-2019.

Le Gouvernement wallon met l’accent sur le nécessaire changement des modes de consommation et de production, en particulier dans trois thèmes : l’alimentation, l’énergie et les ressources qui peuvent jouer un rôle clé pour rendre la Wallonie plus résiliente, y créer des emplois locaux, diminuer ses impacts négatifs sur l’environnement et générer une prospérité mieux partagée. (5)

Un rapport datant de 2017 sur l’état de l’environnement wallon 2017 (REEW 2017) analyse les secteurs d’activités, dresse un état des différentes composantes de notre environnement (air, eau, sol, nature...), mais surtout donne une image des efforts réalisés en matière de gestion environnementale. Comme le montrent plusieurs indicateurs de ce REEW 2017, les politiques menées aux différents niveaux ont permis des améliorations sensibles dans divers domaines environnementaux. Certes de nombreux efforts doivent être poursuivis pour mener à bien une transition écologique. Le Plan air climat énergie (PACE), le Plan environnement-sante (ENVIES) et le nouveau Programme wallon de réduction des pesticides (PWRP) proposés au Gouvernement wallon sont des exemples qui vont dans ce sens. (6)

Différents constats peuvent être établis dans les domaines majeurs du secteur de l’environnement (air-climat ; eau et environnement aquatique ; sol ; faune, flore et habitat).

Seuls l’impact sur l’eau, la qualité des milieux et la gestion des déchets seront détaillées ici.

Pour l’eau :

L'influence de l'activité humaine sur la qualité de nos eaux ne date pas d'hier, cependant la pression démographique se fait de plus en plus forte. L'altération de la plupart de nos eaux de surface entraîne des impacts de plus en plus visibles sur la faune et la flore qui en dépendent. Les eaux nécessitent des traitements de plus en plus coûteux afin de satisfaire aux exigences propres des usages qui en sont généralement faits. (2)

Dans le cadre de l’eau potable :

Dans le monde 

Il ressort du rapport « SDG 6 synthèse sur l’eau et l’assainissement 2018 » que la politique actuelle en matière de gestion de l’eau est tout sauf durable. Si l’on venait à poursuivre l’implémentation de cette politique, d’ici 2050, 50 % de la population mondiale vivra dans une situation de grand stress hydrique. Le rapport confirme par ailleurs la nécessité de procéder à un revirement politique si l’on entend assurer à tous l’accès à des équipements sanitaires et à l’eau. (7)

En Europe

La directive européenne constitue le cadre réglementaire européen en matière d’eau potable.

En Belgique 

La qualité de l’eau destinée à la consommation humaine est une compétence régionale. La directive européenne a été transposée en droit wallon dans le Code de l’Eau dans sa partie décrétale aux articles D.180 à D.193, et dans sa partie réglementaire aux articles R.252 à R.270. Le Code de l’Eau a intégré les anciens textes réglementaires (décret et arrêtés) suivants :

Le décret du 12.12.2002 (MB 14.01.2003 – err 20.05.2003) – relatif à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine.

L’arrêté du 02.10.2003 (MB 27.10.2003) – relatif à la procédure à suivre en cas de survenance d’événement portant atteinte à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine.

L’arrêté du 15.01.2004 (MB 10.02.2004) – relatif aux valeurs paramétriques applicables aux eaux destinées à la consommation humaine.

La directive 98/83/CE et le Code de l’Eau imposent notamment les normes de potabilité à respecter et les modalités de contrôle.

Les eaux de distribution doivent répondre aux exigences de propreté et de salubrité (article D.184 du Code de l’Eau). Dans les faits, il s’agit de veiller à ce que l’eau potable ne contienne aucun micro-organisme, aucun parasite ou aucune autre substance constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ; il s’agit aussi de la rendre conforme aux valeurs paramétriques (normes de potabilité) fixées à l’annexe XXXI du Code de l’Eau. L’ensemble de ces critères garantit une eau « potable ».

Les valeurs paramétriques ont été établies pour la majeure partie des paramètres, classés en trois catégories : les paramètres microbiologiques, les paramètres chimiques, et les paramètres indicateurs (fixés à des fins de contrôle). Il s’agit d’éléments dont on va rechercher la présence et la quantifier. Aussi, la valeur paramétrique fixe un maximum à ne pas dépasser. Qu’il s’agisse de 50 milligrammes par litre (mg/l) de nitrates ou d’une concentration mille fois plus faible (50 µg/l) de cyanures. (8)

En Wallonie

En Wallonie, le Gouvernement avait décidé de rassembler l'ensemble des textes législatifs et réglementaires existant dans le domaine de l'environnement, dans un seul document de référence : le Code wallon de l'environnement. Ce dernier devait par ailleurs assurer la coordination, la simplification, la cohérence et l'homogénéisation des anciens textes de loi qui concernaient l'environnement.

Le 27 mai 2004, des décrets ont précisé les sept grands thèmes environnementaux (livres) autour desquels devait s'articuler le Code de l'environnement. Le 03 mars 2005, le livre II du Code de l'Environnement, relatif à l'Eau, faisait l'objet d'un arrêté du Gouvernement wallon qui codifiait les dispositions à valeur réglementaire et qui fixait la date d'entrée en vigueur dudit livre.

Dans ce livre, on retrouve notamment la transposition en droit régional des dispositions législatives, réglementaires et administratives nécessaires aux Etats membres pour se conformer, par exemple, aux deux directives d'intérêt qui concernent de près l'assainissement des eaux usées : la Directive 91/271/CEE (directive de moyens) et la Directive 2000/60/CE (directive de résultats).

En résumé, le Code de l'Eau constitue une matérialisation d'un droit de l'environnement européen se rapportant à la thématique "eau", transcrit au niveau régional et dont la complétude est en constante évolution (nouvelles connaissances, nouvelles techniques, etc.). (3)

En 2017, 49 distributeurs sont encore actifs, parmi lesquels on dénombre 40 administrations ou régies communales (essentiellement concentrées dans les provinces de Liège et du Luxembourg), huit intercommunales et un opérateur public régional, la Société wallonne des eaux – S.W.D.E.

Ainsi, sur base du nombre de raccordements, quatre grands distributeurs assurent, à eux seuls, 90 % de l’alimentation en eau potable de la Région (S.W.D.E., C.I.L.E. – Compagnie Intercommunale Liégeoise des Eaux, I.E.C.B.W. – Intercommunale des Eaux du Centre du Brabant Wallon, I.N.A.S.E.P. – Intercommunale Namuroise de Services Publics). La S.W.D.E. est de loin le distributeur le plus important de Wallonie avec 65 % du total des raccordements ; viennent ensuite les grandes intercommunales avec 25 %, puis les services ou régies communaux avec 7 %, et enfin les petites intercommunales (A.I.E.M., A.I.E.C., I.E.G., I.D.E.N., C.I.E.S.A.C.) avec 3 %. (9)

En Wallonie, la quantité d'eau présente dans les nappes d'eaux souterraines est estimée à environ 550 millions de m³ d'eau par an. Les nappes d'eaux souterraines fournissent approximativement 80 % de l'eau disponible au robinet. La moitié de l'eau potable puisée en Wallonie est envoyée en Flandre et à Bruxelles. En moyenne, les 3/4 des nappes aquifères sont puisés chaque année pour la production d'eau potable. On ne peut pas parler de surexploitation, mais il faut veiller à garder un équilibre entre les volumes d'eau captés dans les nappes phréatiques pour notre consommation et la réalimentation (ou la recharge naturelle) en eau de ces nappes souterraines. En effet, une baisse du niveau de certaines nappes peut se produire en périodes de sécheresse, avec des conséquences néfastes pour l'homme et la nature (tarissement des sources, rationnement de la consommation, assèchement des zones humides, augmentation de la concentration en polluants de l'eau).

A l'avenir, si on veut continuer à bénéficier de ressources en eau suffisantes, il faudra les gérer durablement et les protéger contre les risques de surexploitation et de contaminations indirectes comme les rejets domestiques, agricoles et industriels contenant de plus en plus souvent des substances nocives pour la santé et l’environnement (médicaments, pesticides, solvants…). (10)

Métiers :

Les métiers et les compétences relatives au métier de l’eau sont souvent méconnues du public.

Il y a souvent dans le secteur de l’eau une présence importante d’emplois non spécifiques (métiers administratifs) et un recours important aux métiers en sous-traitance (ingénieurs, soudeurs…). Parmi ceux-ci, la demande est forte pour les électromécaniciens en pompes immergées ; les automaticiens experts en mesures, sondes, contrôles et régulation ; soudeurs en inox et aluminium, mécaniciens industriels spécialisés en pompes hydrauliques ; les instrumentistes…

Il y a peu de métiers uniquement centrés sur l’eau. On en liste quelques-uns comme fontainier, hydrogéologue et pisciniste.  Ce sont surtout des métiers annexes dont le centre d’activité est l’eau (exemples : sanitariste, maçon en charge de l’égouttage, cantonnier…).

Il y a peu de profils « eau » mais plutôt des compétences additionnelles à d’autres métiers comme vidangeur (logistique), voiriste (construction), ingénieur en génie civil (construction), électromécaniciens (industrie), soudeurs (industrie)… Chaque société forme en général elle-même son personnel. Ainsi par exemple, un électromécanicien doit être formé aux spécificités du secteur en termes d’instrumentation, de pompes, de débitmètre, de principes chimiques, de vannes…

Dans les parcours scolaires, l’approche du cycle anthropique de l’eau et des métiers liés à l’eau est quasiment inexistante. Il y a peu de formation malgré les technicités grandissantes en lien avec l’eau.

Au niveau des métiers qui pourraient apparaître dans l’avenir, on évoque le facilitateur eau pour l’industrie, le contrôleur des installations eau des maisons, le spécialiste traitement des eaux…

Pour les déchets :

En Europe

En général, la politique de l’union européenne vise à rendre la gestion des déchets plus efficiente dans l’ensemble des pays européens en gérant les déchets comme une ressource. La politique de l’union européenne en matière de déchets est complexe car la législation en vigueur qui couvre ce domaine est compliquée. Elle couvre trois niveaux.

Les deux premiers niveaux de législation sont la directive cadre sur les déchets (1) et le règlement concernant les transferts de déchets (11) . La directive-cadre sur les déchets constitue l’élément central de la réglementation européenne en la matière. Elle fournit des définitions de concepts essentiels comme les déchets, la fin du statut de déchet, la réutilisation et le recyclage.

Elle est bâtie sur les trois principes essentiels suivants : le premier est la prévention qui se présente sous deux aspects  (la prévention de la production de déchets et la prévention des dommages causés par les déchets) ; le deuxième est le principe pollueur-payeur qui dit que les coûts de la gestion des déchets doivent être supportés par le producteur originel des déchets ou par les détenteurs actuels ou antérieurs des déchets ; et le troisième est la responsabilité élargie du producteur. Ce dernier principe vise à renforcer la réutilisation et la prévention, le recyclage et les autres méthodes de récupération des déchets.

Le règlement concernant les transferts de déchets vise à superviser et à contrôler ces transferts afin de protéger à la fois la santé humaine et l’environnement. Il s’applique à tous les transferts internationaux de déchets, quelle qu’en soit la finalité, à l’intérieur de l’Union européenne, mais aussi à partir de l’UE ou à destination de l’UE.

Le niveau législatif suivant est constitué de textes qui couvrent les opérations de traitement des déchets, comme la directive sur les émissions industrielles (incinération des déchets) (12) et la directive sur la mise en décharge. (13)

La directive sur les émissions industrielles (incinération des déchets) entend parvenir à un niveau élevé de protection de l’environnement et de la santé. À cette fin, elle impose des obligations aux activités industrielles présentant un potentiel de pollution majeure, au travers de permis et d’exigences spécifiques pour la mise en décharge. Ces mesures sont destinées à éviter ou à réduire la pollution de l’air, de l’eau et du sol, et d’éviter ou de réduire la production de déchets dans les équipements industriels et agricoles.

La directive mise en décharge impose des exigences strictes aux décharges pour prévenir et minimiser leurs effets négatifs sur l’environnement (eau, sol, air) et sur la santé humaine. Elle définit les différentes catégories de déchets (déchets municipaux, dangereux, non dangereux, inertes) et s’applique à toutes les décharges, définies comme des sites d’élimination des déchets par dépôt des déchets sur ou dans la terre. (14) (15)

Enfin, il existe un troisième niveau de la législation, avec sept textes spécifiques qui traitent de différents flux de déchets : les boues d’épuration dans l’agriculture ; les emballages et les déchets d’emballage ; les PCB (polychlorobiphényles)/PCT (polychloroterphényles) ; les véhicules en fin de vie ; les piles et accumulateurs ; la limitation de l’utilisation de certaines substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques (RoHS 2) ; les déchets d’équipements électriques et électroniques.

Pour les boues d’épuration : la directive cherche à encourager l’utilisation de boues d’épuration dans l’agriculture et à réglementer son utilisation de manière à prévenir les effets dommageables sur le sol, la végétation, les animaux et les êtres humains.

Pour les piles et accumulateurs : la directive interdit de placer sur le marché des piles et accumulateurs présentant une certaine teneur en mercure et en cadmium.

Pour les emballages et déchets d’emballage : la directive est focalisée sur la prévention des déchets d’emballage et sur la promotion de la récupération et du recyclage de déchets d’emballage.

Quant à l’élimination des polychlorobiphényles (PCB) et des polychloroterphényles (PCT) : les PCB appartiennent à un groupe de produits chimiques synthétiques connus comme polluants organiques persistants (POP). Les PCB sont classés comme étant probablement carcinogènes pour l’homme, et ont un certain nombre d’effets négatifs sur les animaux et les êtres humains.

La seconde vie des véhicules hors d’usage : la directive vise à limiter la production de déchets provenant des véhicules hors d’usage, en organisant la collecte des déchets et leur traitement, en augmentant la réutilisation, le recyclage et la récupération des véhicules hors d’usage et de leurs composants et en facilitant le démantèlement grâce à des informations sur les composants et les matériaux.

 Quant aux équipements électriques et électroniques : la directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) définit de nouveaux objectifs de collecte (85 % des DEEE générés, ou 20 kg par habitant à partir de 2019). La directive limitant l’utilisation de substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques vise à réduire la quantité de déchets électroniques qui sont traités de manière inappropriée et à réduire le volume destiné à l’élimination.

En Belgique

Les compétences sont régionales. Le Plan wallon des déchets Horizon 2010 (16) , qui a été approuvé par l’arrêté du Gouvernement wallon du 15 janvier 1998, s’inscrit dans la perspective du développement durable.

Un livre vert sur les déchets plastiques a été publié en novembre 2013. Les déchets dans le fond des mers constituent le sixième continent (3,5 millions de km² de déchets dans l’océan pacifique). On y trouve des déchets à base de plastique (41 %), des filets de pêche (34 %), du métal (7 %), du verre (4 %), du ciment (1 %) et des déchets non identifiés (13 %). L’accumulation de ces déchets nuit aux organismes marins. Ces polluants sont transférés à tous les prédateurs dont l’homme dans leur alimentation. (17)

Des décrets et arrêtés réglementent certains types de déchets en Belgique :

- Le décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets détermine l’instruction des demandes d'agrément et d'enregistrement relatives aux opérations de gestion de déchets, l'instruction des dossiers de subsidiation aux pouvoirs subordonnés, ou encore le suivi des obligations de reprise et du coût-vérité.

- Le décret du 22 mars 2007 favorisant la prévention et la valorisation des déchets en Région wallonne (décret fiscal) instaure huit régimes distincts de taxation des déchets et règle les modalités de perception des dites taxes.

- L'arrêté du 5 mars 2008 définit les principes du "coût vérité".

- L'arrêté du Gouvernement wallon du 3 juin 2009 relatif à l’agrément et à l’octroi de subventions aux associations sans but lucratif et aux sociétés à finalité sociale actives dans le secteur de la réutilisation (voir partie consacrée aux encombrants ménagers).

En Wallonie

La gestion des déchets à proprement parler est du ressort des communes. Sa réalisation peut être déléguée à une entreprise privée ou à une intercommunale (qui peut elle-même sous-traiter au secteur privé). Quelques grosses multinationales privées se partagent le gâteau dans certains secteurs. Aux côtés des entreprises privées dites traditionnelles, l’économie sociale s’est structurée avec la création, en 1999, de RESSOURCES (18) , la fédération des entreprises d'économie sociale actives dans la réduction des déchets par la récupération, la réutilisation et la valorisation des ressources. (19)

- Après la Flandre et Bruxelles, la Wallonie a imposé elle aussi le tri des déchets au sein des entreprises situées sur son territoire dès septembre 2015. L’obligation a été effective dès le 1 er septembre 2015 pour certains déchets, et s’est étendu progressivement pour concerner tous les types de déchets dès le 1 er septembre 2017. (20)

La commission européenne demande une révision du plan des déchets tous les 6 ans.

En 2017, le Gouvernement wallon a franchi la première étape vers l'adoption définitive du nouveau Plan wallon des Déchets-Ressources avec comme slogan : "La production de déchets est évitable et le déchet devient ressource. Rien ne se perd et tout se transforme".

Le plan qui s'inscrit dans le cadre de l'économie circulaire donne donc de nouvelles orientations en matière de prévention et de gestion des déchets. Il instaure une nouvelle vision de la gestion des flux afin de favoriser une économie wallonne du recyclage et de la valorisation des déchets (échelle de Lansink pour tous les déchets et Moerman pour les flux organiques). Il vise à réintroduire de nouvelles ressources dans les différentes filières de production et intègre un nouveau volet concernant la propreté publique. En effet, si depuis quelques années l'incinération et le recyclage remplacent peu à peu la mise en décharge, la volonté est désormais d'augmenter la part du recyclage par rapport à celle de l'incinération. Le plan met l'accent sur le tri qui sera imposé tant aux ménages qu'aux entreprises. Sur les deux millions de tonnes de déchets ménagers annuellement produites, l'objectif de la Wallonie est d'atteindre un taux de recyclage de 65 % fixé par l'Europe. Tous les citoyens wallons devront donc séparer la fraction organique de leurs ordures ménagères, trier du P+MC et, à partir du premier janvier 2017, trier les films plastiques et les plastiques rigides. Des nouveaux sacs mauves entreront en vigueur à partir de 2019 pour la collecte fraction plastique supplémentaire dans les déchets. (21) (22)

Quant aux déchets industriels qui représentent 13 millions de tonnes annuelles en Wallonie, le plan prévoit de pousser le tri en entreprise en fonction des secteurs d'activités.

Une série d'actions sont également prévues pour lutter contre les déchets sauvages et améliorer la propreté publique. (23) (24)

Le Gouvernement wallon a décidé d’un plan "air climat" qui précise que la réduction des gaz à effet de serre en 2020 devra être de 30 % mais qu’en 2050 ce sera 80 à 90 % à atteindre. (25)

La réduction de 30 % est quasiment atteinte en Wallonie (34,1 % en moins qu’en 1990) mais cela n’est pas le cas en Flandre (8 % de diminution entre 1990 et 2012). En Wallonie, la diminution est surtout due à une chute des émissions industrielles avec les fermetures d’entreprises verrières, dans le domaine de la sidérurgie, le ralentissement des centrales électriques et une diminution dans le transport routier. (25)

Données chiffrées :

En Europe

Dans l’Union européenne (UE), la quantité de déchets municipaux produits par personne s’est élevée à 482 kg en moyenne en 2016, en baisse de 8,8 % par rapport au pic de 527 kg par personne atteint en 2002. Les déchets ont été traités selon différentes méthodes : 25 % des déchets traités ont été mis en décharge, 47 % ont été recyclés et compostés. La proportion de déchets municipaux recyclés ou compostés dans l’UE a connu une progression constante au cours de la période considérée, passant de 18 % en 1995 à 43 % en 2013. Entre 2013 et 2016, ce chiffre a continué à augmenter de 4 %.

Cela dit, la gestion des déchets varie fortement d’un État membre à un autre et certains pays ont encore recours aux sites d'enfouissement pour se débarrasser d'une grande partie de leurs déchets ménagers.

Les objectifs en Europe sont d’arriver à plus de 55 % de réutilisation et de recyclage des déchets ménagers d’ici 2025 et que les déchets municipaux mis en décharge soient inférieurs à 10 %. (26)

En Belgique

En 20 ans, chaque Belge a trié une tonne de déchets ce qui a permis d’économiser dix millions de tonnes de CO 2 .

En 2016, avec 420 kilos de déchets ménagers par personne, la Belgique se situe en-dessous de la moyenne européenne, qui est de 482 kg. Aussi bien dans le domaine du recyclage que du compostage, la Belgique se classe parmi les bons élèves européens, indique le bureau de statistiques européen Eurostat.

Quelque 54 % des déchets ménagers sont recyclés en Belgique, soit autant qu’aux Pays-Bas, moins qu’en Slovénie (58 %) et en Autriche (59 %). (26)

A peine 1 % des déchets terminent à la décharge en Belgique tout comme l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Suède alors que ce taux est de 82 % en Grèce. Il faut cependant noter que les pays de l'Europe de l'Est produisent moins de déchets, avec une moyenne de 272 kilos par personne. Un Danois génère quant à lui 777 kg de déchets, soit la moyenne la plus élevée au sein de l'Union européenne.

Enfin, 44 % des déchets communaux sont brûlés en Belgique. Pour comparaison, au Danemark et en Suède plus de la moitié de ces déchets sont réduits en cendres. (26)

En Wallonie

En tout, 1.973.920 tonnes, soit 13 % des déchets sont produits en Wallonie. Le taux de collecte sélective qui était de 55 % en 2000 est passé à 71 % actuellement. Le taux de recyclage était égal à 38 % en 2000, il est à 55 % maintenant.

L’objectif des années à venir est d’optimalisation des collectes et développement de nouvelles collectes (P+MC, plastiques durs, organiques, etc.) : près de 280 kt de recyclage. Le recyclage passera de 55 % à 68 % en Wallonie à l'horizon 2025. L’objectif européen sera ainsi atteint (65 %).

Pour les citoyens, un nouveau sac de collecte fera son apparition en 2019, un sac mauve au tri plus élargi. Ce sac contiendra les mêmes déchets que le sac bleu plus les emballages en plastique rigide et en plastique souple. A terme le sac bleu n’existera plus. (27)

Dans les années qui viennent, il faut développer de nouvelles filières de recyclage (exemple : les matelas, etc.) et développer la collecte préservante des encombrants et des objets réutilisables. Une révision du mode de fonctionnement des obligations de reprise est à l’ordre du jour également. 

Il y a une volonté de mettre en place des conditions de statut de fin de déchet et de sous-produit qui favorisent les filières de recyclage en Wallonie.

Dans les industries, il faudrait interdire la mise en centres d’enfouissement techniques (CET) des déchets industriels banals combustibles à l’horizon 2020 et favoriser la disponibilité de flux homogènes par des nouvelles obligations de tri (démontage sélectif, fraction organique dans l’industrie, résines de plastique). Il faut développer dans les nouvelles zones industrielles une approche commune des déchets (Les Recyparcs deviendraient les partenaires des PME).

Actuellement, l’industrie c’est 16.13.241.240 tonnes de déchets en provenance essentiellement du secteur de la construction : 46 % du gisement, dont 90 % de déchets inertes. Il serait urgent d’avoir une démolition sélective et un meilleur tri sur chantier (agir sur l’offre). Des actions devraient voir le jour comme : favorisation l'utilisation de granulat recyclé dans les chantiers publics (agir sur la demande).

Les autres secteurs qui produisent les déchets sont : l’industrie alimentaire (12 %), le bois (11 %), la métallurgie (9 %), le papier et imprimerie (3 %).

Tous ces déchets pourraient devenir des déchets-ressources « faciles », avec +/- 2,3 millions de tonnes : pulpes de betterave, déchets de bois de la première transformation, phosphogypses, etc. deviendraient officiellement des produits pour d’autres secteurs. (24)

Il faut pousser le tri en entreprise, tout comme pour le citoyen. Un tri plus sélectif des déchets industriels banals et un tri des organiques et des plastiques sont nécessaires à l’heure actuelle. (25)

Métiers :

Vu l'augmentation du volume d'emplois dans le sous-secteur de la gestion des déchets, la gestion des ressources humaines s'est complexifiée et professionnalisée, en lien avec les évolutions du marché. Différents métiers ont connu des évolutions au niveau de leur contenu comme le conseiller en énergie/environnement, le collecteur porte à porte, le trieur de centres de tri, le valoriste/courtier des déchets, le spécialiste en gestion environnementale, l’ingénieur en management environnemental. Tous ces métiers sont détaillés dans l’étude "Métiers d’avenir" éditée par le Forem. (28)

Le rapport sur le métier de valoriste est consultable sur le site du Forem. Celui de conseiller en système de management environnemental (CSME) sera disponible dans le courant de l’année 2019.

Les évolutions liées au numérique apporte de nombreuses améliorations à la protection de l’environnement, grâce à une connaissance de plus en plus fine des phénomènes qui causent sa destruction. Grâce à des améliorations dans la lecture des données, des observations, de la métrologie et de la modélisation, la recherche environnementale a fortement évolué.

La mise au point de nouvelles applications et de nouvelles techniques représente des opportunités considérables en termes d’emplois et de création de valeur. Ainsi l’apparition de nouveaux modèles économiques et de nouveaux modes de vie (économie circulaire, économie collaborative, économie de la fonctionnalité, circuits courts, financements citoyens… ), le développement de produits intelligents pour disposer de ressources intelligentes (batteries, compteurs, capteurs… ) et l’accroissement de l’interconnectivité et de la numérisation (smart grids, smart cities, véhicules sans conducteurs… ) annoncent une ère nouvelle où les compétences et les métiers liés à l’environnement et au développement durable prendront une place importante dans la société.

Des compétences particulières sont requises, par exemple en matière d'assainissement des sols (connaissance juridique et mise en œuvre), de bilan carbone, de dépollution, de modélisation... 

Clusters et pôle de compétitivité :

Différents clusters travaillent dans cette optique de réduction des déchets et de réduction du GES :

Le cluster "Ecoconstruction" rassemble plus de 150 sociétés actives dans ce secteur : les professionnels qui adoptent une démarche d'écoconstruction, c'est-à-dire la construction qui "respecte notre environnement et celui des générations futures, tout en offrant un maximum de confort aux occupants", des centres de recherche et des universités, des experts dans le domaine de l'épuration de l'eau et dans le traitement de l'eau de pluie, des associations de promotion et organismes de formation, des fédérations. (29)

Le cluster "Cap 2020" sert de lieu d'échange et d'incitation à l'innovation pour les acteurs du secteur large de la construction : architectes, entrepreneurs, producteurs de matériaux et de services. Il vise à promouvoir la conception et la réalisation de projets anticipant l'évolution des normes et des exigences environnementales et/ou répondant aux critères de la construction durable. (30)

Le cluster "Val+ déchets solides" intègre différents aspects de la problématique des déchets solides : déchets ménagers, déchets dangereux, terres et boues contaminées, produits d'incinération, de compostage. Les membres du cluster disposent d'une large expérience dans ce domaine : collecte, transport, recyclage, compostage, biométhanisation, traitement de terres et de boues polluées, construction et réhabilitation des sites. (31)

Le pôle de compétitivité Greenwin, accélérateur d’innovation en technologies environnementales, favorise le développement de projets et de partenariats technologiques autour de trois axes stratégiques que sont la chimie durable, la construction durable et les technologies environnementales. La chimie biosourcée ; le stockage et la gestion de l’énergie ; les éco-quartiers ; la gestion et l’assainissement de l’eau et des sols ; le recyclage des déchets sont autant de thématiques porteuses pour le pôle. (32)

La première publication réalisée en 2013 « Métiers d’avenir », dans une vision à moyen terme et pour la Wallonie, balaie les différents facteurs d’évolution du secteur et leurs effets présumés sur l’évolution des métiers. Le lecteur intéressé peut consulter les tendances issues de ce travail prospectif via : Métiers d'avenir pour la Wallonie -  L'environnement .
Ensuite, en 2016, une analyse plus approfondie des grandes tendances de la transition numérique et de ses effets sur les activités, les métiers et les compétences du secteur a été réalisée : Métiers d'avenir 4.0 - La transition numérique - L'environnement .
 

(1) Directive 2008/98/CE du parlement européen et du conseil du 19 novembre relative aux déchets et abrogeant certaines directives, JOCE, L 312, 22 novembre 2008.

(2) http://www.spge.be/fr/l-assainissement-et-l-europe.html?IDC=1094&IDD=1369

(3) https://www.developpementdurable.be/fr/politique-federale

(4) https://sustainabledevelopment.un.org/post2015/transformingourworld

(5) http://www.wallonie.be/sites/wallonie/files/pages/fichiers/160825_swdd2_sans_annexes.pdf

(6) http://etat.environnement.wallonie.be/contents/publications/rapport-sur-letat-de-lenvironnement-wallon-2017.html

(7) https://www.sdgs.be/fr/news/ensemble-travaillons-un-avenir-ou-leau-courante-et-potable-est-accessible-tous

(8) http://environnement.wallonie.be/de/eso/eau_distribution/

(9) http://www.spge.be/fr/le-code-de-l-eau.html?IDC=1094&IDD=1370

(10) http://environnement.wallonie.be/publi/de/objec_eau.pdf

(11) Règlement (CE) n° 1013/2006 du Parlement européen et du Conseil du 14 juin 2006 concernant les transferts de déchet, JOCE, L 190, 12 juillet 2006.

(12) Directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution), JOCE, L 334, 17 décembre 2010.

(13) Directive 1999/31/ CE du Conseil du 26 avril 1999 concernant la mise en décharge des déchets, JOCE, L 182, 16 juillet 1999.

(14) Directive 2010/75/UE du Parlement européen et du Conseil du 24 novembre 2010 relative aux émissions industrielles (prévention et réduction intégrées de la pollution), JOCE, L 334, 17 décembre 2010.

(15) Directive 1999/31/ CE du Conseil du 26 avril 1999 concernant la mise en décharge des déchets, JOCE, L 182, 16 juillet 1999.

(16)  http://environnement.wallonie.be/rapports/owd/pwd/index.htm  

(17) Violaine Jadoul- Du plastique au fond des océans- Le Soir- 8 mai 2014.

(18) www.re-sources.be

(19) http://are-u-reddi.be/fr/wp-content/uploads/2012/02/la-filière-gestion-des-déchets-REDDI-2013.pdf

(20) http://www.wolterskluwer.be/hse-world/fr/actualites/tri-des-dechets-obligatoires-dans-les-entreprises-wallonnes-des-septembre-2015/

(21) http://www.wallonie.be/fr/actualites/presentation-du-plan-wallon-des-dechets-ressources

(22) http://www.rtl.be/info/belgique/societe/la-collecte-des-pmc-va-changer-en-2019-que-pourrez-vous-mettre-dans-le-sac-mauve--971133.aspx

(23) http://www.wallonie.be/fr/actualites/presentation-du-plan-wallon-des-dechets-ressources

(24) https://www.slideshare.net/EcoloMons/plan-wallon-des-dchets

(25) http://ec.europa.eu/eurostat/documents/2995521/6757487/8-26032015-AP-FR.pdf ;
     http://etat.environnement.wallonie.be/contents/indicatorsheets/DECHETS%205.html

(26) http://www.europarl.europa.eu/news/fr/headlines/society/20180328STO00751/gestion-des-dechets-dans-l-ue-faits-et-chiffres-infographie

(27) https://www.lesoir.be/196179/article/2018-12-18/wallonie-oubliez-le-sac-poubelle-bleu-en-2019-voici-le-sac-mauve-pmc

(28) Métiers d’avenir : https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391423785963/20140506_Brochure_MAV_BD.pdf
    et https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391438586405/20180116_Synthese_metiers_cles_par_DAS.PDF
    et https://www.leforem.be/MungoBlobs/1391428363787/20160526_MAV_4_0_Synthese_ENVIRONNEMENT.pdf

(29) http://www.ecoconstruction.be/

(30) http://cap2020.be/

(31) http://clusters.wallonie.be/servlet/Repository/val.pdf?ID=25803&saveFile=true

(32) http://www.greenwin.be/


Positionnement économique du secteur

Commerce extérieur

Exportation

Pour l'année 2017, les exportations de la Belgique pour le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets se sont élevées à un montant de 2.678 millions d'euros.

Elles ont augmenté de 7,9 % entre 2012 et 2017 et de 37,6 % entre 2016 et 2017.

La Flandre a exporté pour un montant de 2.083 millions d'euros en 2017 ; ceci représente 77,8 % de l'ensemble des exportations. Celles-ci sont en augmentation par rapport à la valeur observée en 2016. La Wallonie, pour 2017, affiche un montant de 468 millions d'euros, ce qui correspond à 17,5 % de la valeur totale des exportations. Pour Bruxelles-Capitale, la part des exportations s'élève à 4,7 %, ce qui équivaut à 126 millions d'euros.

La plus grosse part des exportations se situe dans le sous-secteur de la collecte de déchets avec 2.674 millions d’euros.

Par comparaison avec la valeur totale des exportations belges, le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets représente 0,8 % des exportations belges pour l'année 2017 et il occupe ainsi la 14 ème place. En Wallonie, le secteur se trouve à la 17 ème position et il représente 0,9 % du total des exportations wallonnes.

Valeur des exportations du secteur selon les régions entre 2012 et 2017
Source: BNB 2012-2017, calculs le Forem
 

Importation

En 2017, la valeur des importations dans le secteur de l'environnement et gestion des déchets en Belgique s'est élevée à 5.908 millions d'euros ; ce qui correspond à 2,1 % de la valeur totale des importations en Belgique. Par rapport à l'ensemble de tous les secteurs, il est classé en 13 ème place.

Pour la Wallonie, la valeur des importations s'élève à 823 millions d'euros, ce qui correspond à 2,4 % de la valeur des importations en Wallonie. Le secteur se trouve ainsi en 11 ème place.

C’est en Flandre que les importations sont les plus importantes de l’ordre de 5.025 millions d’euros. A Bruxelles-Capitale, elles s’élèvent à 59 millions d’euros.

Chiffre d'affaires

Pour l'année 2017, en Belgique, le chiffre d'affaires global du secteur de l’environnement et de la gestion des déchets s'élève à 9.864 millions d'euros ; ce qui correspond à 0,9 % de tous les secteurs. Le secteur de l’environnement et de la gestion des déchets se classe en 16 ème position parmi tous les secteurs.

En Wallonie, avec 1.867 millions d’euros, le chiffre d’affaire a augmenté entre 2016 et 2017.

En Belgique, le sous-secteur "Captage, traitement et distribution d’eau" génère la part la plus importante de ce chiffre d'affaires (un peu plus de 2.803 millions d'euros).

En Wallonie, c’est la récupération qui génère la part la plus importante du chiffre d'affaires (un peu plus de 1 million d'euros).


Evolution du chiffre d'affaires du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Investissements

En Belgique, c’est une tendance à la baisse qui s'observe dans les montants des investissements dans le secteur de l’environnement et de la gestion des déchets.

En 2017, le montant des investissements en Belgique s'est élevé à 796 millions d'euros. Ceci représente 2,3 % de la valeur totale des investissements, tous secteurs confondus. La Belgique se classe en 12 ème position parmi tous les secteurs.

En Wallonie, le montant total des investissements en 2017 est de 63 millions d'euros et accuse une hausse par rapport à 2016.

Par sous-secteurs, c’est dans celui du « Captage, traitement et distribution d’eau » que les investissements les plus importants ont été réalisés en Belgique en 2017 et dans celui du « Traitement et élimination des déchets » que les investissements les plus importants ont été réalisés en Wallonie en 2017.


Evolution des investissements du secteur pour la Belgique et la Wallonie entre 2012 et 2017
Source : Direction générale Statistique - Statistics Belgium, calculs le Forem

Entreprises du secteur

Belgique

En Belgique, en 2017, le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets compte 1.441 établissements ; ce qui représente 0,5 % du nombre total d'établissements, tous secteurs confondus (1) . Il se classe en 21 ème position tous secteurs confondus.

Le sous-secteur de la collecte des déchets avec 455 entreprises est le plus important en Belgique.

Les établissements de ce secteur sont principalement situés en Flandre (59,5 %). Cette proportion est même plus élevée que la part d'entreprises de l'ensemble des secteurs situées en Flandre (57,6 %). En Wallonie, la tendance est identique : la part d'établissements du secteur de l'environnement et de la gestion des déchets est plus importante en Wallonie que la proportion wallonne d'entreprises de l'ensemble des secteurs (36,4 % contre 30,0 %). Pour Bruxelles-Capitale, c'est l'inverse (4,0 % contre 12,6 %).

En Belgique, le taux de croissance entre 2012 et 2017 est de +9,2 %.  En un an, on observe une hausse de 1,8 %.

Nombre d'établissements du secteur pour la Belgique et les régions en 2016
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des établissements entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Wallonie

En Wallonie, en 2017, le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets compte 524 entreprises, soit 0,6 % de la totalité des entreprises en Wallonie.

La répartition des entreprises, par taille, est la suivante :

  • Etablissements de moins de 10 travailleurs : 64,5 %
  • Etablissements de 10 à 49 travailleurs : 27,3 %
  • Etablissements de 50 à 199 travailleurs : 6,7 %.
  • Etablissements de plus de 200 travailleurs : 1,5 %.

La part des entreprises qui emploient entre 10 et 199 travailleurs du secteur de l’environnement et de la gestion des déchets est plus élevée que la proportion d’entreprises tous secteurs confondus.

Le nombre le plus important d'établissements se situe dans les branches d'activité suivantes : la collecte des déchets (152 entreprises), la récupération (130), le traitement et l'élimination des déchets (99), la collecte et traitement des eaux usées (67) et le captage, traitement et distribution d'eau (56).

En Wallonie, entre 2012 et 2017, le taux de croissance des établissements est de 13,2 %.


Répartition des établissements par taille en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

En 2017, la répartition par province des établissements du secteur de l'environnement et de la gestion des déchets met en évidence que moins de deux tiers des établissements se situent dans les provinces de Hainaut (34,7 %) et de Liège (23,3 %), bien que cette dernière affiche une nette sous-représentation du secteur en termes de nombre d'établissements (la province pèse en moyenne pour 31,3 % tous secteurs confondus).

En 3 ème position, il y a la province de Namur avec 18,7 % des établissements du secteur.

Répartition des établissements entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


(1) Le terme " établissement" désigne, pour les statistiques ONSS, l'unité d'établissement c'est-à-dire un lieu d'activité, géographiquement identifiable par une adresse où s'exerce au moins une activité de l'entreprise. Il ne faut donc pas confondre avec la notion d'employeur (un employeur peut compter différentes unités d'établissement).

Emploi dans le secteur

Niveau d'emploi

Belgique

Pour l'année 2017, le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets comptabilisait 29.667 postes de travail salarié (1) . Cela représente un taux de croissance positif de 2,8 % entre 2012 et 2017.

Le plus grand nombre de postes de travail se trouve en Flandre avec 55,7 % ; la Wallonie en compte 33,0 % et Bruxelles-Capitale 11,3 %.

En Belgique, près d'un poste salarié sur deux (47,1 %) est sous statut ouvrier, 26,4 % sous statut de fonctionnaire, et 26,5 % sous statut d'employé. Le profil est analogue en Wallonie. La région flamande compte plus d'employés que de fonctionnaires. Pour Bruxelles-Capitale, on enregistre plus de fonctionnaires que d'ouvriers et d'employés.

Pour la Belgique, en 2017, le sous-secteur « collecte des déchets » comptabilisait le plus grand nombre de postes de travail (9.733) et il était directement suivi par le sous-secteur "captage, traitement et distribution d'eau" qui dénombrait 7.080 postes.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut pour les différentes régions et la Belgique en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem


Répartition des postes de travail salarié entre les régions en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

Wallonie

En Wallonie, pour l'année 2017, le nombre de postes de travail du secteur de l'environnement et de la gestion des déchets est de 9.779, ce qui représente un taux de croissance de 2,7 % entre 2012 et 2017.

Le nombre de postes de travail a augmenté de 1,8 % entre 2016 et 2017.  85,2% des postes sont occupés par des hommes.

Les trois statuts (employé, fonctionnaire, ouvrier) semblent suivre cette même tendance.


Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut entre 2012 et 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2012-2017, calculs le Forem


Pour l'année 2017 en Wallonie, on a dénombré :

Employé : 2.248 postes soit 23% du total. 38,7% sont occupés par des femmes.

Ouvriers : 4.681 postes soit 47,9 % du total. 2,45% sont occupés par des femmes.

Fonctionnaires : 2.850 postes soit 29,1 % du total. 16 % sont occupés par des femmes.

Les postes d'ouvriers sont occupés presque uniquement par des hommes. Les femmes se trouvent principalement dans des postes d'employés et de fonctionnaires.



Nombre de postes de travail salarié du secteur selon le statut et le genre en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem
 

En 2017, les emplois du secteur de l'environnement et de la gestion des déchets sont principalement présents dans les provinces de Hainaut (37,6 %) et de Liège (33,5 %), comme c'est le cas pour l'ensemble des secteurs. Dans les autres provinces, le pourcentage d'emploi est bien plus faible entre 14,9 % et 6,4 %.

Ce secteur représente proportionnellement plus d'emplois que les autres secteurs dans la province de Hainaut, de Liège et de Namur ; dans le Brabant wallon et la province du Luxembourg, c'est le contraire.

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces en 2017
Source: ONSS, statistiques décentralisées, juin 2017, calculs le Forem

Les indépendants

En Belgique, en 2017, le nombre d'indépendants (2) actifs dans le secteur de l'environnement et de la gestion des déchets s'élève à 1.613 personnes soit 0,16 % de l’ensemble des indépendants tous secteurs confondus. Ce nombre ne fait que diminuer depuis 2012, soit -21,0 % en 5 ans.

Entre 2016 et 2017, la baisse est de 3,8 %. Toutes les régions sont concernées par la baisse.

C’est dans le sous-secteur « Captage, traitement et distribution d’eau » que le nombre d’indépendants est le plus important et cela dans les trois régions.

En Wallonie, en 2017, le nombre d’indépendants (2) actifs dans le secteur s'élève à 336.
Le taux de croissance entre 2012 et 2017 est de -22,7 %. En un an, la baisse est de -3,2 %.

Les indépendants exercent principalement leur activité en activité principale (73,2 %) et après l’âge de la pension (19,6 %). Le reste est en activité complémentaire.


Evolution du nombre d'indépendants du secteur entre 2012 et 2017 pour les régions
Source : INASTI 2012 - 2017, calculs le Forem


(1) L’unité statistique « poste de travail » découle de la notion de « travailleur assujetti à la sécurité sociale ». La statistique des postes de travail occupés à la fin d’un trimestre consiste à dénombrer le nombre de travailleurs occupés par chaque employeur à la fin d’un trimestre. Les travailleurs qui, à la fin d’un trimestre, sont occupés par plus d’un employeur, sont comptabilisés plusieurs fois (ONSS).
(2) Un travailleur indépendant est toute personne physique qui exerce en Belgique une activité professionnelle en raison de laquelle elle n'est pas engagée dans les liens d'un contrat de louage de travail ou d'un statut (INASTI).

Commissions paritaires

Ci-dessous vous trouverez les principales commissions paritaires liées au secteur.

Numéro de la CP Intitulé de la CP
116 Commission paritaire de l'industrie chimique
121 Commission paritaire pour les entreprises de nettoyage et de désinfection
124 Commission paritaire de la construction
140 Commission paritaire du transport
142 Commission paritaire pour les entreprises de valorisation de matières premières de récupération
207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique
218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
226 Commission paritaire pour les employés du commerce international, du transport et des branches d'activité connexes

Métiers du secteur

Les métiers les plus demandés par le secteur d'activités, c'est-à-dire classés par ordre décroissant du nombre d'opportunités d'emploi gérées par le Forem en 2018 en provenance de ce secteur.

Codes NACE

Le secteur Environnement et Gestion des déchets est composé des codes Nace-Bel 2008 suivants :
  • 36.0 Captage, traitement et distribution d'eau
  • 37.0 Collecte et traitement des eaux usées
  • 38.1 Collecte des déchets
  • 38.2 Traitement et élimination des déchets
  • 38.3 Récupération
  • 39.0 Dépollution et autres services de gestion des déchets

Associations sectorielles

Ci-dessous vous trouverez une liste non-exhaustive d'associations sectorielles (fédérations patronales, associations paritaires, centres de compétences, clusters ou autres).
Nom Description Lien
AQUAWAL

Union professionnelle des opérateurs publics du cycle de l'eau en Wallonie
https://www.aquawal.be/fr/index.html?IDC=467
BELGAQUA

Fédération belge du secteur de l'eau
http://www.belgaqua.be/
Cap 2020

CAP Construction
http://clusters.wallonie.be/cap-construction-fr/
COBEREC

Confédération Belge de la récupération
https://coberec.be/fr
Eco-construction

Cluster Eco-construction
http://clusters.wallonie.be/ecoconstruction-fr/
EDUCAM

Centre de coordination pour la formation dans le secteur automobile et dans les secteurs du commerce du métal, de la récupération des métaux et des métaux précieux
https://www.educam.be
FEBELAUTO

Organisation qui coordonne les intérêts de tous ceux qui sont concernés par le traitement des épaves de voitures
http://www.febelauto.be
Forem Formation Environnement

Centre de compétence dans le domaine de l'environnement
https://www.formation-environnement.be/
Forem Formation Polygone de l'eau

Centre de compétence des métiers de l'eau
https://www.formation-polygone-eau.be/
GO4CIRCLE

Fédération des entreprises qui placent l'économie circulaire au coeur de leur fonctionnement
https://go4circle.be/fr
GREENWIN

Pôle de compétitivité wallon pour la chimie durable, les matériaux & la construction durables et les technologies environnementales (recyclage, assainissement eau-sol-air)
https://www.greenwin.be/
IBE

Institut Belge de l'Emballage
http://www.ibebvi.be/
inDUfed

Plateforme regroupant les expertises et compétences des fédérations du papier et du verre (FIV, FETRA, COBELPA) pour des industries durables et innovantes
http://www.indufed.be
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