Permis de conduire et mobilité : des clés pour trouver un emploi
Publié le 08 juin 2026
Aujourd’hui, se déplacer est souvent indispensable pour travailler. Le Forem a récemment analysé la situation sur un panel composé de plus de 400 000 chercheurs d’emploi en Wallonie, et le résultat de cette enquête est sans appel : avoir un permis de conduire augmente fortement les chances de trouver un emploi.
Les difficultés de mobilité : un frein concret à l’emploi
La mobilité constitue un obstacle majeur à l’accès à l’emploi pour de nombreuses personnes. 36 % des chercheurs d’emploi déclarent avoir renoncé, au moins une fois, à une opportunité professionnelle en raison des difficultés de déplacement.
Ce chiffre est encore plus élevé chez certains citoyens :
- 45 % des personnes sans permis,
- 43 % de celles qui dépendent des transports en commun.
Les trois principales difficultés rencontrées pour réaliser des déplacements professionnels sont :
- ne pas être titulaire d’un permis de conduire (38 %),
- les horaires de transports en commun insuffisants (25 %),
- l’absence de véhicule personnel (24 %).
Le permis de conduire : un vrai plus pour l’emploi
Malgré les évolutions observées et la diversification des modes de mobilité, le permis de conduire reste un atout indéniable pour favoriser l’insertion professionnelle. Pour beaucoup de citoyens, il constitue même un véritable levier d’accès à l’emploi.
En effet, selon l’enquête, détenir le permis B augmente en moyenne de 17,5 % les chances de s’insérer professionnellement, bien que d’autres facteurs jouent également un rôle dans l'accès à l'emploi.
Cet impact est encore plus marqué pour certains publics :
- Chez les jeunes de moins de 25 ans sans diplôme, le taux d’accès à l’emploi double avec le permis, passant de 30,2 % à 63,6 %.
- Pour les femmes de la même tranche d’âge, il progresse fortement également : de 39,1 % à 69,7 % lorsqu’elles disposent du permis.
- Les personnes peu qualifiées tirent également un avantage significatif de l’obtention du permis pour améliorer leurs chances d’insertion professionnelle.
Les entreprises confrontées à la question de la mobilité
La mobilité est également un enjeu pour les employeurs :
- 1 employeur sur 3 sondé affirme avoir déjà refusé un candidat pour des raisons de mobilité. Le phénomène est plus marqué en zone rurale (42 %) qu’en zone urbaine (23 %).
- Les causes principales du refus en raison de la mobilité sont :
- absence de véhicule (9 %),
- absence de permis (12 %),
- distance trop importante (9 %).
Face à ces difficultés de mobilité, de nombreuses entreprises mettent déjà en place des solutions pour faciliter l’accès à l’emploi et la stabilité professionnelle. Parmi les mesures les plus courantes, on retrouve le remboursement des trajets de transports en commun (53 % des entreprises), l’octroi d’indemnités kilométriques, la mise à disposition de voitures de société ainsi que des initiatives favorisant le covoiturage ou l’utilisation du vélo.
Lever le frein à la mobilité : des solutions concrètes
Pour de nombreux chercheurs d’emploi, la mobilité reste un obstacle majeur à l’embauche. Afin de répondre à cet enjeu, le Forem a mis en place le Passeport Drive, un dispositif qui facilite l’accès au permis B (voiture) ou au permis AM (cyclomoteur) grâce à un soutien financier.
Objectif : aider davantage de citoyens à gagner en autonomie, élargir leur zone de recherche et augmenter leurs chances de trouver un emploi.
Envie d’en savoir davantage sur cette enquête ? Découvrez l’ensemble des résultats et des analyses.
Dans de nombreux cas, oui. Il augmente significativement les chances d’embauche, en particulier dans les zones rurales ou pour les emplois avec horaires flexibles.
Les difficultés de transport (horaires limités, absence de véhicule ou de permis) empêchent certains candidats d’accéder à des opportunités professionnelles, même lorsqu’ils ont les compétences requises.