Aides à la formation
Acquérir de nouvelles compétences ou perfectionner celles que vous possédez déjà reste une nécessité tout au long de votre vie professionnelle. Les coûts d'une formation constituent souvent un frein pour votre employeur. Il existe cependant des aides financières qui permettent de couvrir une bonne partie de ces frais.
Votre employeur n'est peut-être pas au courant des aides dont il pourrait bénéficier pour couvrir les frais de votre formation professionnelle. Découvrez les possibilités qui existent afin de pouvoir les lui signaler.
Le congé-éducation payé, c'est quoi ?
Le congé-éducation payé est un système de congés individuels de formation. Il permet au travailleur de s’absenter du travail pour suivre certaines formations en maintenant sa rémunération.
L'employeur reçoit également un remboursement forfaitaire par heure de congé-éducation payé octroyée au travailleur.
Conditions d'accès
Pour bénéficier du congé-éducation payé, le travailleur doit répondre aux conditions suivantes :
- Etre employé dans le secteur privé OU être contractuel d'une entreprise publique autonome. Sont donc exclus les statuaires ou contractuels occupés par l'État, les Communautés, les Régions, les provinces, les communes, les CPAS, les intercommunales ainsi que le personnel enseignant, à l’exception du personnel administratif, ouvrier et technique de l'enseignement libre qui y a droit si son salaire est à charge de l'institution.
- Etre occupé à temps plein ou partiel chez un ou plusieurs employeurs. Pour donner droit à un quota d'heure de congé proportionnel au temps de travail, le travailleur à temps partiel doit remplir certaines conditions.
- Etre occupé sous contrat de travail ou être occupé sous l'autorité d'une personne, sans contrat chez un ou plusieurs employeurs.
En pratique
Mentionnez à votre employeur l’existence du Congé-éducation payé et invitez-le à prendre contact avec nos conseillers.
L’outplacement, c’est quoi ?
L’outplacement, ou reclassement professionnel, est un ensemble de services et de conseils qui ont pour but de vous permettre de retrouver rapidement un travail.
Lorsque vous êtes licencié du secteur privé, l’employeur qui vous a licencié doit, dans la plupart des cas, vous fournir un outplacement satisfaisant dans un délai de 15 jours après la fin du contrat de travail. S’il ne respecte pas cette obligation, vous pouvez demander, sous certaines conditions, à obtenir un outplacement à charge du Forem sous forme d’un chèque outplacement.
Plus d'infos ?
Contactez la Service des reconversions collectives.
Conditions d’accès
Pour prétendre au chèque outplacement, vous devez respecter les conditions suivantes.
- Remplir les conditions du régime spécial de reclassement :
- avoir été lié par un contrat de travail à un employeur du secteur privé ;
- avoir été licencié mais pas pour motif grave, ni dans le cadre d’un licenciement collectif. Attention ! La fin d’un contrat de travail à durée déterminée, l'achèvement du travail pour lequel le contrat de travail a été conclu, la survenance d’un cas de force majeure ainsi que l’abandon volontaire d'emploi ne sont pas considérés comme des licenciements ;
- au moment du licenciement (notification du préavis ou rupture immédiate du contrat), être âgé d'au moins 45 ans et avoir au moins 1 année d'ancienneté de service ininterrompue chez cet employeur ;
- ne pas avoir droit à un délai de préavis ou à une indemnité de préavis supérieure ou égale à 30 semaines.
ET
- soit ne pas avoir reçu de proposition d’outplacement de votre employeur sous 15 jours OU avoir reçu une proposition que vous estimez non satisfaisante et :
- lui avoir adressé une mise en demeure écrite dans le mois suivant l’expiration de ce délai ou dans les 9 mois suivant l’expiration s’il a mis fin à votre contrat de travail sans préavis ;
- ne pas avoir reçu d’offre d’outplacement valable dans le mois suivant votre mise en demeure.
- soit, si votre employeur n’était pas tenu de vous proposer une solution d’outplacement, ne pas avoir reçu de réponse positive de sa part après lui en avoir fait la demande dans un délai de 2 mois après votre licenciement.
Dans certains cas, votre employeur n’est en effet pas obligé de vous proposer un outplacement :
- si vous pouvez bénéficier de la pension de retraite OU
- si votre contrat de travail était établi pour une durée hebdomadaire moyenne qui n’atteint pas la moitié de la durée de travail du travailleur à temps plein se trouvant dans une situation comparable OU
- si vous pouvez bénéficier d’une dispense de disponibilité sur le marché du travail.
Vous pouvez néanmoins en faire expressément la demande au plus tard 2 mois après la signification du licenciement.
Vos avantages
Le Forem prend en charge les frais d’outplacement et vous permet de suivre un reclassement professionnel auprès d’un bureau d’outplacement déterminé par le Forem.
En pratique
Vous introduisez le formulaire de demande auprès du Service des Reconversions collectives, dans un délai de 6 mois à partir du moment où vous avez mis votre employeur en demeure. Ce délai peut être prolongé en cas d’occupations de moins de 3 mois.
Si toutes les conditions sont remplies, vous recevrez un chèque outplacement, avant la fin du 2ème mois qui suit l'introduction du dossier complet. Vous pourrez alors vous présenter auprès du bureau d’outplacement désigné par le Forem.