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Commerce de détail

Commerce de détail

Le secteur du commerce de détail comprend la vente de biens neufs ou d'occasion essentiellement destinés à la consommation des particuliers ou des ménages par des magasins, des grands magasins, des comptoirs et des kiosques, la vente en ligne, des marchands ambulants, des coopératives de consommateurs, la vente aux enchères...

Analyse du secteur

Le commerce de détail regroupe toutes les entreprises dont l’activité principale est la revente (sans transformation) de biens neufs ou d’occasion destinés à être utilisés par les particuliers ou les ménages. 

Depuis un certain temps, le commerce est en pleine évolution : il est impacté par des facteurs économiques et nouvelles modalités de création de valeur, par des aspects réglementaires, par des préoccupations environnementales, par des facteurs sociétaux comme les évolutions des modes de consommation et surtout par des facteurs technologiques comme l’automatisation des processus et la digitalisation du parcours d’achat.

Le secteur du commerce est soumis à une concurrence accrue

Les nouvelles technologies font de plus en plus partie du quotidien des ménages et des commerces, elles élargissent considérablement les possibilités de vente et d’achat mais tendent aussi à renforcer la concurrence entre les commerçants (showrooming, « webrooming », réseaux sociaux, plateformes d’échanges, marketplaces, acteurs e-commerce nationaux ou étrangers, …). L’arrivée de nouveaux acteurs (hard discounters, chaînes bio, magasins éphémères, …) et la création de nouveaux formats (commerces de proximité, commerces de plus petite taille installés en centre-ville destinés aux clients recherchant des repas sains, flexibles et pratiques, …) ont également contribué à augmenter la concurrence.

On assiste à une multiplication, voire à une interdépendance des canaux (web, mobile, magasins, objets connectés, réseaux sociaux, …), une approche omnicanale combinant canaux physiques et numériques.

On ne peut plus vraiment distinguer e-commerce et distribution physique puisqu’ils sont de plus en plus complémentaires et interdépendants. Le commerce devient « phygital » (concept marketing qui désigne l’alliance des boutiques physiques et du digital).

Le commerce de détail est de plus en plus connecté et intégré dans la vie quotidienne, avec l’essor de l’intelligence artificielle, des assistants vocaux et des « chatbots ».

Les clients sont de mieux en mieux informés

Avec Internet et l’e-commerce, les clients adoptent de nouveaux comportements dans le choix de leurs achats, ils se renseignent davantage. Ils deviennent de plus en plus exigeants, d’où la nécessité de personnalisation/amélioration de la relation client, des produits et des services, d’offres de plus en plus ciblées et adaptées, prolongation de la relation client sous forme de services complémentaires (avant et après l’achat), livraisons plus rapides et à moindre coût, en tout temps et en tout lieu, … tout en proposant des alternatives durables.

L’humain devient le centre de la relation client

Face à un client hyper connecté, omnicanal, mobile, social, plus responsable, plus autonome, mieux informé et plus exigeant, certaines fonctions commerciales sont en pleine transformation avec les nouvelles technologies et l’utilisation de nouveaux outils digitaux mais pas seulement. Les compétences humaines de la vente sont indispensables. Les profils des commerciaux tendraient ainsi à évoluer vers des profils de vendeurs consultants, de conseillers, d’apporteurs de solutions adaptées maitrisant l’excellence relationnelle pour répondre aux besoins des clients de mieux en mieux informés et de plus en plus exigeants et les fidéliser.

Face aux nombreuses évolutions, les commerces ont tendance à se diriger vers un modèle davantage orienté vers le conseil, l’accompagnement, le service, l’expérience client, l’image et la personnalisation, pour se différencier, tout en étant associé au canal digital.

La numérisation de l’économie marque le secteur du commerce depuis plusieurs années et la crise du coronavirus a provoqué un essor de l’e-commerce. Cette dernière a contribué à accentuer ou à accélérer les évolutions préexistantes dans le secteur, en particulier celles liées à la digitalisation. Que ce soit pour l'alimentaire ou le non alimentaire, les clients ont eu plus recours qu’avant la crise au commerce en ligne, aux services d’enlèvement de commande, aux paiements automatisés et aux livraisons à domicile mais ils continuent aussi à rechercher, en magasin, une expérience fluide, comme s’ils surfaient sur Internet ou sur une application mobile.

Si le commerce de détail est connu pour être relativement accessible aux personnes peu qualifiées, au fil du temps, le niveau de compétences nécessaires à l’exercice de la plupart des métiers du secteur tend à s’élever, notamment en raison des évolutions technologiques. Les technologies jouant un rôle de plus en plus important, la maitrise des compétences numériques représente un réel atout pour les travailleurs du secteur.

La Wallonie doit assurer la montée en compétences générales en adéquation avec la transformation digitale des employeurs. Dans sa Déclaration de politique wallonne 2019-2024, le Gouvernement indique d’ailleurs qu’il convient de poursuivre la sensibilisation et la formation des acteurs du commerce de détail à l’usage des outils numériques et aux nouveaux concepts en matière d’expérience d’achat combinant lieu physique et vente en ligne. Il s’engage à : valoriser et intégrer les pôles logistiques wallons dans la chaîne de valeur de l’e-logistique ; à fédérer les initiatives et acteurs en faveur de l’e-commerce dans le cadre d’une approche à l’échelle de la région, en identifiant les secteurs prioritaires d’action et poursuivre nos efforts pour rendre la Wallonie attractive à l’égard des acteurs importants de la vente en ligne ; à accélérer la mise en œuvre du programme de développement de l’initiative « Commerce connecté » afin de mieux accompagner les commerçants dans la révolution numérique ; à développer des outils numériques promouvant les quartiers commerçants et organisant l’achat en ligne de biens vendus par les commerces locaux.

La formation est une des clés majeures pour mieux positionner la Wallonie en matière de commerce connecté. Anticiper les besoins en compétences et en formations est relativement complexe pour un secteur qui évolue très rapidement, comme la distribution et l’e-commerce.

Depuis plusieurs années, le Forem veille à structurer et adapter l’offre de formation professionnelle organisée en Wallonie à une analyse de l’environnement et des besoins des employeurs, de l’économie.  Il réalise des travaux prospectifs afin de percevoir les évolutions futures des secteurs et métiers en vue d’influencer l’offre de prestation pour répondre aux besoins de demain.

Le secteur en chiffres

Évolution du nombre d'établissements selon les régions​

En 2021, le secteur du commerce de détail regroupait 43.081 entreprises en Belgique, soit 14,1 % du total des entreprises du pays, tous secteurs confondus.

Répartition des établissements entre les régions

55 % des entreprises du secteur du commerce de détail sont situées en Flandre, 33 % en Wallonie et 12 % à Bruxelles-Capitale. Cette répartition des entreprises du secteur entre les régions est fort semblable à la répartition, tous secteurs confondus.

Répartition des établissements entre les provinces wallonnes​

En Wallonie, la répartition par province des entreprises du secteur du commerce de détail est fort semblable à celle de l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus. Les provinces de Hainaut (35 %) et de Liège (31 %) concentrent deux tiers des entreprises du commerce de détail.

Répartition des établissements et des postes de travail selon la taille de l'établissement​

En Wallonie, 86 % des entreprises du commerce de détail occupent moins de 10 travailleurs, contre 79 % si on considère l'ensemble des entreprises, tous secteurs confondus. Les entreprises de 10 à 49 travailleurs représentent 13 % du total du secteur et 17 %, tous secteurs confondus. Les entreprises de plus de 50 travailleurs représentent tout juste 1 % des entreprises du commerce de détail, contre 4 % du total des entreprises, tous secteurs confondus.

Près de 80% des postes dans le secteur du commerce de détail sont occupés dans des entreprises dont la taille est inférieure à 50 personnes, alors que cette part s'élève à 46%, tous secteurs confondus. Cette distribution "atypique" est une spécificité du secteur. 

Évolution du nombre de postes de travail salarié selon les régions​

L'évolution du nombre de postes salairés est stable dans le temps, et ce pour les trois régions. 

Répartition des postes de travail salarié entre les régions

La répartition régionale des postes de travail salarié pour le secteur du commerce de détail s'élève à 32 % en Wallonie (contre 27 % tous secteurs confondus), 12 % à Bruxelles et 57 % en Flandre. 

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces wallonnes

La répartition par province des postes de travail du secteur du commerce de détail est relativement semblable à celle de l'ensemble des postes, tous secteurs confondus. Les provinces de Hainaut (37%) et de Liège (29 %) englobent deux tiers de l'emploi salarié du secteur du commerce de détail.

Répartition des postes de travail salarié par genre et catégorie d'âges​

En Wallonie, les femmes sont davantage représentées dans le secteur. En effet, 61 % des postes de travail salarié dans le commerce de détail sont occupés par des femmes (contre 51 % tous secteurs confondus).

La distribution des postes salariés selon la catégorie d'âge dans le secteur est légèrement différente à la distribution globable des âges pour les postes salariés en Wallonie. Il semble y avoir davantage de travailleurs âgés de moins de 35 ans (43 % des postes dans le secteur du commerce de détail contre 32 % pour l'ensemble des postes en Wallonie). 

Métiers associés à ce secteur

Sélection des métiers les plus demandés par les entreprises de ce secteur d'activité.

Offres d'emploi liées au secteur

Commission paritaire

Les commissions paritaires réunissent des représentants d'employeurs et de travailleurs pour établir des règlements adaptés aux conditions de travail. Les conventions collectives au sein de chaque commission paritaire déterminent les conditions de travail et de rémunération dans l'entreprise. Plus d’infos sur le site du SPF.
  • 100 Commission paritaire auxiliaire pour ouvriers
  • 109 Commission paritaire de l'industrie de l'habillement et de la confection
  • 119 Commission paritaire du commerce alimentaire
  • 124 Commission paritaire de la construction
  • 126 Commission paritaire de l'ameublement et de l'industrie transformatrice du bois
  • 127 Commission paritaire pour le commerce de combustibles
  • 149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
  • 201 Commission paritaire du commerce de détail indépendant
  • 202 Commission paritaire pour les employés du commerce de détail alimentaire
  • 207 Commission paritaire pour employés de l'industrie chimique
  • 211 Commission paritaire pour employés de l'industrie et du commerce du pétrole
  • 218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
  • 302 Commission paritaire de l'industrie hôtelière
  • 311 Commission paritaire des grandes entreprises de vente au détail
  • 312 Commission paritaire des grands magasins
  • 313 Commission paritaire pour les pharmacies et offices de tarification

Date de mise à jour 30 mai 2023

Chiffres clés du secteur

  • 14035 établissements
  • 86142 postes de travail
  • 40211 indépendants

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