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Construction

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Les activités du secteur de la construction sont variées : la conception de bâtiments (activités d'architecture, d'urbanisme, de paysage et de jardin), la promotion immobilière, la construction de bâtiments, la construction d'ouvrages de génie civil (comme la construction de routes, de lignes et réseaux...), les travaux de construction spécialisés (tels que la démolition d'immeubles), les travaux d'installation (électrique, chauffage...), les travaux de finition (plâtrerie, menuiserie...), la couverture, l'étanchéification des murs...

Analyse du secteur

Le secteur de la construction compte parmi les secteurs contribuant le plus au chiffre d’affaires du pays. Il rassemble un volume important de travailleurs qui occupent une large diversité de métiers. Le paysage entrepreneurial du secteur est majoritairement composé d’indépendants et de (très) petites entreprises.

L’emploi pourrait croitre d’ici 2025 en raison des nombreuses constructions et rénovations en cours et à venir.  On observe toutefois un ralentissement dans les bons de commande en 2023 lié aux coûts de construction qui ont augmenté : coût de la main-d'oeuvre, hausse du prix des matériaux...

Par ailleurs, la mise en oeuvre des chantiers publics se poursuit. Le Gouvernement wallon a alloué des budgets pour l'aménagement et l'entretien d'infrastructures de transport et de mobilité (transports routier, en commun, la pratique du vélo et de la marche) sans oublier le transport de marchandises par voies navigables. Enfin, suite aux inondations de juillet 2021, un grand plan de reconstruction est en cours.

Des entreprises à la recherche de main-d'oeuvre

Le secteur est constamment à la recherche de nouveaux talents pour remplacer les travailleurs en fin de carrière mais également pour soutenir les activités qui se développent.

Pour pallier les difficultés de recrutement et pénuries de main-d’œuvre, le secteur de la construction encourage les jeunes à se former via l’apprentissage en alternance dans un trajet de trois années scolaires.

Des actions ont également été mises en place par le Forem. D'une part, pour aider les entreprises dans leur recrutement via un coup de poing pénurie. D'autre part, et à destination des chercheurs d'emploi : des séances d'information "les mardis d’avenir".

Le gouvernement et le secteur ont mis en place de nouveaux incitants spécifiques pour les métiers de la construction, du bois et de l'électricité en vue d’inciter les candidats à entrer en formation et afin de les outiller pour s’insérer dans le marché de l’emploi.  Parmi ces mesures, la prime "plan de reconstruction" de 2 000 € net pour chaque demandeur d’emploi ou apprenant IFAPME qui s’engage dans le secteur de la construction suite à une formation en construction, bois ou électricité. Parallèlement, le passeport drive ou e-chèques permis de conduire (apprentissage du permis de conduire et passage de l’examen pratique) pour les demandeurs d'emploi ou apprenants IFAPME qui s’inscrivent dans une formation construction participant ainsi à la dynamique du plan de reconstruction.

Des freins au développement du secteur

Toutefois, les entreprises du secteur doivent faire face à plusieurs obstacles qui risquent de freiner leur développement. Concomitamment à la pénurie de main-d'œuvre, le prix des matières premières utilisées pour la construction connait une forte hausse depuis fin 2020 (de 15 % à 25 %) et un délai d'approvisionnement allongé pour certains matériaux. La hausse touche particulièrement le bois, le métal, les isolants, la mousse à polyuréthane, la quincaillerie, le vitrage...

La guerre en Ukraine provoque une hausse des prix de l'énergie à laquelle les producteurs de matériaux de construction sont directement confrontés. Cette hausse des prix de l'énergie pourrait inciter les ménages à réaliser des travaux de rénovation énergétique.

Développement durable et économie circulaire

Depuis 2021, les bâtiments neufs doivent être Q-ZEN (Quasi Zéro Energie) suivant ainsi les exigences appliquées aux bâtiments publics depuis 2019.  Ces nouvelles exigences entrainent une adaptation des compétences et une formation continue des travailleurs.

La rénovation énergétique du bâti figure au cœur du plan de relance européen (« Next Generation EU ») et du Green Deal européen. Les gouvernements fédéral et régionaux souhaitent stimuler la rénovation du bâti à travers l’élaboration du Plan intégré national Energie-Climat (PNEC) 2021-2034 et des stratégies régionales de rénovation à long terme.

Le secteur a adopté les concepts de l’économie circulaire, ce qui pourrait concerner la création d'environ 3 100 emplois. En effet, l’impact du secteur s’exerce à tous les stades du cycle de vie des bâtiments. Le Forem a publié un panorama des grandes tendances d’évolution attendue dans les cinq ans et leurs impacts sur les métiers et compétences de la chaîne de valeur de la construction.

Un secteur moderne et en évolution constante

Suite aux évolutions technologiques et règlementaires, le secteur se modernise. De nouvelles compétences liées aux évolutions numériques sont recherchées et de nouveaux profils apparaissent comme le BIM manager, le conseiller en gestion des bâtiments intelligents, le pilote de drone...

Aujourd'hui et encore plus demain, les maisons se connectent et se pilotent à distance. Elles intègrent de plus en plus des solutions domotiques dès la construction d'un immeuble ou d'un logement. Cette technologie, vue jusque-là comme particulièrement onéreuse, se démocratise, devient accessible et donc les solutions proposées se multiplient : volets et détecteurs d’incendie connectés, radiateurs et compteurs intelligents, box de gestion...

Les smartphones et les tablettes sont de plus en plus utilisés sur chantier pour le pilotage de chantier et la gestion des réserves de matériaux. Ils permettent aussi l’accès aux fiches techniques, la visualisation des plans... Par ailleurs, poser le bon geste dans l'isolation, l’étanchéité à l’air et la ventilation des nouveaux bâtiments ainsi que du bâti existant reste prioritaire. Cela demande une certaine expérience ainsi qu'une mise à jour des connaissances sur les nouvelles techniques de mise en œuvre. C'est pourquoi, des modules tenant compte des évolutions du secteur, comme par exemple en matière de performance énergétique, sont insérés dans la formation de base et ce, pour tous les corps de métier.

D'autres modules sont adressés aux travailleurs afin de mettre à jour leurs connaissances et leur permettre d'acquérir les nouvelles techniques de mise en œuvre des matériaux. À ces connaissances s’ajoute la maîtrise de l’outil informatique qui touche tous les niveaux et métiers du secteur : du bureau d’architecte, à la pose des éléments jusqu’à la maintenance ou le recyclage du bâti. 

Le secteur en chiffres

En 2021, le secteur wallon de la construction dénombre 10 617 établissements qui pourvoient 63 926 postes de travail salariés. Près d’un tiers des entreprises belges de la construction (32,7 %) et des postes salariés (29,5 %) sont donc situés en Wallonie. 

Évolution du nombre d'établissements selon les régions

En cinq ans, le nombre d'établissements augmente dans le pays (+ 4,9 %), la croissance est plus marquée en Wallonie (+ 6,9 %) avec 4 101 établissements supplémentaires.

Répartition des établissements entre les régions

Un tiers des entreprises employant du personnel de la construction sont situées en Wallonie. Proportionnellement à l'ensemble des secteurs, les entreprises de la construction sont moins présentes à Bruxelles-Capitale.

Répartition des établissements entre les provinces wallonnes

La majorité des entreprises de la construction sont situées en provinces de Hainaut et de Liège. Elles sont sous-représentées en Brabant wallon.

Répartition des établissements et des postes selon la taille de l'établissement en Wallonie

Le secteur de la construction se compose principalement de très petites structures : 88 % occupent moins de 10 travailleurs. Par rapport à l'ensemble des secteurs, on retrouve peu d'entreprises de plus de 50 travailleurs.

Il existe toutefois quelques grandes entreprises. Ainsi, un tiers des postes de travail est occupé dans des entreprises de plus de 50 travailleurs.    

Évolution du nombre de postes de travail salarié selon les régions​

En 2021, la Wallonie dénombrait un peu plus de 63 926 postes de travail salariés dans les entreprises du secteur de la construction, ce qui représente près d’un tiers des postes belges de la construction (29 %). Pour l'ensemble de la Wallonie, la construction est le sixième secteur employeur au niveau des postes de travail (soit 6 % des postes).

Un quart des postes concernent les travaux d'installation électrique et de plomberie, un autre quart la construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels.

Entre 2017 et 2021, le nombre de postes salariés dans la construction a augmenté en Wallonie (+ 7 %) et en Flandre (+ 5 %) mais diminue à Bruxelles-Capitale (- 7 %).

Répartition des postes de travail salarié entre les régions

Comme l'indique le graphique, les postes salariés de la construction sont plus représentés en Wallonie et en Flandre par rapport à l'ensemble des secteurs.

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces wallonnes​

Les postes de travail salarié du secteur de la construction en Wallonie sont principalement localisés dans les provinces de Liège et de Hainaut. Par rapport à l'ensemble des secteurs, les emplois de la construction sont surreprésentés au Luxembourg, Namur et à Liège ; à l’inverse, ils sont sous-représentés dans la province du Brabant wallon.

Répartition des postes de travail salarié par genre et catégorie d'âges

Le secteur compte un plus grand nombre d'hommes que de femmes (9 %). Au fil des années, le nombre de femmes actives dans la construction augmente (+ 18 % entre 2017 et 2021). Elles occupent généralement des postes dans la construction de bâtiments, l'installation électrique et les travaux de plomberie/chauffage. Dans le cadre de l’Alliance emploi-environnement, un site internet dédié aux femmes exerçant un métier dans le secteur (couvreuse, maçonne, plafonneuse...) a été créé.

La tranche d'âge des "30-34 ans" est la plus représentée.

Métiers associés à ce secteur

Sélection des métiers les plus demandés par les entreprises de ce secteur d'activité.

Offres d'emploi liées au secteur

Commission paritaire

Les commissions paritaires réunissent des représentants d'employeurs et de travailleurs pour établir des règlements adaptés aux conditions de travail. Les conventions collectives au sein de chaque commission paritaire déterminent les conditions de travail et de rémunération dans l'entreprise. Plus d’infos sur le site du SPF.

  • 111 Commission paritaire des constructions métallique, mécanique et électrique
  • 124 Commission paritaire de la construction
  • 126 Commission paritaire de l'ameublement et de l'industrie transformatrice du bois
  • 149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
  • 209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques

Liens

Date de mise à jour 27 avril 2023

Chiffres clés du secteur

  • 10617 établissements
  • 63926 postes de travail
  • 42113 indépendants