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Finances, banques et assurances

Finances, banques et assurances

Ce secteur regroupe l'ensemble des activités liées à la banque et à l'assurance.

Le secteur de la finance, des banques et des assurances comprend l'intermédiation monétaire (banque centrale), l'intermédiation financière (les banques) ainsi que les assurances et les caisses de retraite.

Analyse du secteur

Depuis des décennies, le secteur financier évolue et s’adapte face aux changements et aux crises qui ont un impact durable sur le paysage du secteur. Les nouvelles technologies ont notamment permis l’apparition de nouveaux modes de fonctionnement et de nouveaux acteurs (notamment sur le marché des paiements). Les réorganisations visant à consolider le secteur et le renforcement des réglementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités.

Un secteur vital pour l’économie

Les différentes crises qui impactent l’économie en général perturbent les activités des secteurs financiers. Mais le secteur de la finance, des banques et des assurances continue d'occuper une place importante dans l’organisation de notre société. En effet, les secteurs de la banque, des assurances et de la gestion assurent un soutien (en termes financier et de gestion) des entreprises et des particuliers faisant face aux conséquences économiques des crises. Il continue de jouer son rôle d’octroyeur de crédit et de conseil afin de soutenir l’économique.

Une supervision accrue par les pouvoirs publics

Depuis plusieurs décennies (notamment depuis la crise financière de 2008), l'intervention des autorités publiques influe plus fortement sur l'évolution du secteur. Le renforcement des règlementations et des contrôles ont immanquablement un impact sur les pratiques et les activités. Mais il a dans le même temps notablement renforcé la capacité de ces secteurs à faire face aux crises.

Des évolutions technologiques à l’œuvre depuis des décennies

Les évolutions technologiques (liées au domaine de l'informatique et de l’Internet) déjà à l’œuvre dans ces secteurs depuis des décennies ont été accélérées notamment par la transition technologique d’une partie de leur clientèle. Et comme une grande partie des entreprises, elles ont
eu à gérer la croissance du télétravail au sein de leur structure. Cela nécessite des investissements constants et entraine des changements dans la manière de travailler (le personnel est amené à travailler en réseau, de manière décentralisée, en s’adaptant de plus en plus aux clients (« expérience client »), généralisation des documents électroniques, stockage et partage des informations, self-banking, etc.). La banque mobile et les smartphones sont le nouveau canal de distribution en plein développement. Le rôle des clients en tant qu'acteurs de l'activité est renforcé. Une réactivité toujours plus grande et des besoins en sécurité sont nécessaires.  Dans le même temps, les implantations physiques (agences) diminuent et sont transformées en agence automatique et/ou en des espaces de rencontres fournissant une gamme élargie de conseils, de produits et de services durant des plages horaires élargies. Pour les services bancaires courants de base, les points d’accès principaux sont aujourd’hui la plateforme digitale ou le centre d’appel à distance. Ces évolutions touchent maintenant également
le secteur des assurances. Dans un monde de plus en plus digitalisé (notamment en termes de paiement), cela ne va pas sans poser question quant à l’accès à un service bancaire et de paiement pour une partie de la population.

Un modèle économique en évolution

L’apparition d’acteurs non bancaires mettant à profit les nouvelles technologies pour tenter de s’implanter dans le domaine des instruments de paiement (via notamment la directive européenne PSD2 et des applications financières) et la supervision accrue des autorités publiques réorganisent les chaînes de valeur du secteur. La complexité des services et produits proposés et l'obligation d'une information claire et précise renforcent le besoin en compétences en termes de communication. L'obligation de mieux contrôler les activités et la gestion des risques renforcent également le besoin de compétences dans ces matières. Les banques et les assurances sont confrontées au défi de réduire leurs charges tout en conservant la confiance de leurs clients via notamment leur réseau commercial tout en assurant un contrôle accru des activités et de la gestion des risques dans le respect des nouvelles réglementations au sein d'un système financier amené à se restructurer en tenant compte des évolutions de la société (développement durable, responsabilité sociale, nouveaux profils clients, nouvelles technologies et concurrence de nouveaux acteurs).

Le secteur en chiffres

Évolution du nombre d'établissements selon les régions

En 2021, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait plus de 10.000 établissements . Ceux-ci représentent 4 % de l'ensemble des établissements belges tous secteurs confondus.

Les entreprises de ce secteur sont principalement actives dans les sous-secteurs des auxiliaires d'assurances et de retraites (33 % - principalement les activités des agents et courtiers d'assurances), des autres " Activités auxiliaires de services financiers " (23 % - principalement les activités des agents et courtiers en services bancaires), des activités des sociétés holding (23 %) et de l'intermédiation monétaire, c'est-à-dire des agences de banques et banques classiques (14 %). Une partie des entreprises de ce secteur sont en réalité des établissements appartenant aux réseaux de quelques grands groupes se partageant entre franchisés, salariés et indépendants.

La Wallonie comptait encore plus de 2 500 établissements pour le secteur de la finance, des banques et des assurances dont 43 % sont des courtiers d’assurances ; 14 % des agences bancaires et 24 % des courtiers en services bancaires. Les établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances représentent 3 % de l'ensemble des établissements wallons.

Le nombre d’établissements identifiés par l’ONSS a baissé de  9 % globalement en Belgique par rapport à 2017 et de 11% en Wallonie. Pour rappel, une partie de ces établissements appartiennent aux réseaux de quelques grands groupes bancaires se partageant entre franchisés, salariés et indépendants. Ces réseaux ont connu au cours des dernières années des transformations qui ont vu le nombre d'agences diminuer au gré du développement des services financiers digitaux.

Répartition des établissements entre les régions

Les établissements du secteur de la finance sont principalement situés en Flandre (63 %), 25 % sont situés en Wallonie et 12 % à Bruxelles-Capitale. Si la région de Bruxelles abrite une proportion d'établissements financiers similaire à la proportion d’établissements tous secteurs confondus, ce secteur d'activité est plus présent en Flandre en termes de nombre d'établissements.

Répartition des établissements entre les provinces wallonnes

La répartition des établissements du secteur de la finance, des banques et des assurances est très semblable à celle des établissements de l'ensemble des secteurs. Le plus grand nombre d’établissements sont répertoriés dans les provinces de Hainaut et de Liège (33 % et 30 %), suivies des provinces de Namur (14 %), du Brabant Wallon (13 %) et de Luxembourg (8 %). Les entreprises du secteur de la finance sont des entreprises de proximité, en contact avec la clientèle (particuliers ou entreprises), il est donc logique que celles-ci soient en grande partie concentrées en proportion de l'activité de la région ou de la province.

Répartition des établissements et des postes selon la taille de l'établissement en Wallonie

La répartition des établissements du secteur selon la taille montre une forte présence des petits établissements. En effet, neuf établissements sur dix emploient moins de dix travailleurs alors que pour l'ensemble des établissements, ce chiffre est de huit sur dix.

Évolution du nombre de postes de travail salarié selon les régions

En 2021, le secteur de la finance, des banques et des assurances comptabilisait quelques 118.000 postes de travail salarié, ce qui représente 3 % de l'ensemble des postes de travail salarié tous secteurs confondus. Ce secteur se classe maintenant en 13ème position dans le classement des secteurs employeurs en Belgique. Depuis des décennies, l'emploi salarié dans le secteur connait une diminution des postes de travail. Entre 2017 et 2021, la baisse est de - 5 % ; ce qui représente plus de 6.230 postes en moins.

Le secteur wallon de la finance, des banques et des assurances comptait quelque 18.500 postes de travail salarié, ce qui représente moins de 2 % de l'ensemble des postes de travail en Wallonie. L'emploi salarié y est en baisse (-6 % des postes de travail déclarés entre 2017 et 2021). Le secteur s'inscrit néanmoins encore à la 17ème place des secteurs créateurs d'emplois. L'actualité récente du secteur financier ne laisse toutefois pas présager d’une évolution positive en termes de volume d'emplois.

 

Répartition des postes de travail salarié entre les régions

Les postes de travail du secteur de la finance, des banques et des assurances restent principalement localisés dans la Région de Bruxelles-Capitale (44 %) et en Flandre (41 %), tandis qu'ils ne sont que 15 % en Wallonie. Cette ventilation des postes de travail est fort différente de la ventilation des entreprises. Ceci s'expliquerait par la présence dans la capitale des services centraux des grands organismes bancaires qui occupent beaucoup de personnel (back-office, gestion comptable, gestion des ressources humaines...) alors que dans les régions, on retrouve les agences qui sont de petites structures. L'organisation de ce secteur est bipolaire avec d'une part, des services centraux et des centres d’appel (peu nombreux mais regroupant un nombre important de personnes) et, d'autre part, un réseau commercial d'agences (bien que de moins en moins nombreuses et employant de petites équipes).

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces wallonnes

Comme pour les entreprises, les postes de travail sont principalement situés en province de Liège (32 %) et de Hainaut (28 %). En Hainaut, l'emploi se concentre ainsi principalement à Charleroi, Tournai et Mons qui hébergent plus de la moitié des emplois de la province. La province de Liège présente, quant à elle, une concentration de l'emploi sur la commune de Liège même. Dans les autres provinces, l'emploi proposé par le secteur financier se concentre surtout à Namur (près de 70 % des postes de travail du secteur dans la province). La Hulpe, Waterloo et Ottignies (62 % ensemble) pour le Brabant Wallon, Arlon et Marche (34 % ensemble) pour la province de Luxembourg.

Répartition des postes de travail salarié par genre et catégorie d'âges en Wallonie

En Belgique, les femmes occupent 54 % des postes de travail du secteur (pour 59% en Wallonie). Si le secteur financier a depuis longtemps accordé une place importante aux femmes, le secteur continue de se féminiser, devançant en cela les secteurs d'activité pris dans leur ensemble. Cette proportion de femmes est plus élevée dans le secteur de la finance que pour l'ensemble des secteurs où 50 % des postes sont occupés par des femmes en Belgique et 51 % en Wallonie.

Alors que les moins de 30 ans représentent quelque 12 % des résidents wallons travaillant dans le secteur, les 50 ans et plus représentent 33 %.

Métiers associés à ce secteur

Sélection des métiers les plus demandés par les entreprises de ce secteur d'activité.

Offres d'emploi liées au secteur

Commission paritaire

Les commissions paritaires réunissent des représentants d'employeurs et de travailleurs pour établir des règlements adaptés aux conditions de travail. Les conventions collectives au sein de chaque commission paritaire déterminent les conditions de travail et de rémunération dans l'entreprise. Plus d’infos sur le site du SPF.
  • 218 Commission paritaire nationale auxiliaire pour employés
  • 306 Commission paritaire des entreprises d'assurances
  • 307  Commission paritaire pour les entreprises de courtage et agences d'assurances
  • 308 Commission paritaire pour les sociétés de prêts hypothécaires, d'épargne et de capitalisation
  • 309 Commission paritaire pour les sociétés de bourse
  • 310  Commission paritaire pour les banques
  • 325  Commission paritaire pour les institutions publiques de crédit

Date de mise à jour 30 mai 2023

Chiffres clés du secteur

  • 2632 établissements
  • 18337 postes de travail
  • 3485 indépendants

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