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Génie mécanique

Génie mécanique

Ce secteur regroupe l'ensemble des activités industrielles liées au génie mécanique.

Il est composé de différents maillons. La 1ère transformation qui comprend la métallurgie. La 2ème transformation avec les activités de  fabrication de produits métalliques ainsi que la fabrication d'équipements informatiques, électroniques et optiques. La 3ème transformation avec la fabrication d'équipements électriques.  Ensuite, on retrouve la fabrication de machines, véhicules et autres qui comprend la fabrication de machines et la fabrication de matériel de transport (hors aéronautique, spatial et automobile). Et enfin, les activités de réparation et de maintenance.

Analyse du secteur

Le secteur du génie mécanique est un secteur prédominant en Wallonie. Témoin du passé industriel du sillon Sambre et Meuse, il continue à être un important pourvoyeur d'emplois. Ce secteur recèle d'activités différentes allant de la sidérurgie, à la métallurgie en passant également par la fabrication de matériel pour le transport, l'énergie, la santé, les biens de consommation et l'environnement.

Le Génie Mécanique évolue sous l'effet de différents facteurs: les évolutions technologiques, une raréfaction des matières premières, une forte concurrence mondiale ainsi qu'une pénurie de main-d'œuvre. A cela s'ajoute, de manière transversale, une transition environnementale du secteur aussi appelée "transition verte". 

Les évolutions technologiques et l'innovation au coeur du secteur

Au cours de ces dernières années, les nouvelles technologies ont continué d’évoluer et d’influencer le fonctionnement des industries. En effet, les nouvelles technologies s’intègrent au coeur de leurs processus industriels. La chaîne de valeur se trouve dans sa quatrième révolution industrielle, également connue sous le nom « d’industrie 4.0 » ou encore « industrie du futur ». Elle vient modifier le schéma organisationnel des industries en connectant chaque maillon de la chaîne ensemble. Cette interconnexion rend les entreprises  plus flexibles et agiles et amène une quantité importante de données utilisables. 

Ces nouvelles technologies viennent aider les entreprises à améliorer leur productivité et leur rentabilité. Dans un contexte de forte compétitivité mondiale, elles offrent également un avantage concurrentiel aux industries.  Au-delà des avantages stratégiques et financiers, l'innovation et les nouvelles technologies viennent soutenir la transition verte des industries.  

Le secteur du génie mécanique s'appuie sur plusieurs technologies : l'intelligence artificielle, la fabrication additive, la maintenance prédictive, le jumeau numérique, l'automatisation, l'informatique industrielle...

Afin de soutenir les industries dans leur transition numérique, la Wallonie a prévu un financement de 9 790 000 € dans son Plan de relance. Un label "Factory of the Future" est octroyé aux entreprises utilisant les technologies les plus avancées pour mettre en place des processus intelligents et durables.

Sur le marché du travail, les évolutions technologiques amènent à une complexification de certains métiers du secteur. En effet, la maitrise des nouvelles technologies mobilise un ensemble élargi de savoir-faire tant techniques que non techniques. De plus, les travailleurs doivent pouvoir s'adapter rapidement aux nouveautés afin d'éviter une fracture numérique.

Raréfaction des matières premières et transition verte

La pénurie de matières premières constitue un défi important pour le secteur du génie mécanique. Ce secteur est, en effet, très consommateur de ces ressources, que ce soit pour la conception de ses produits – en exploitant le cuivre, l'aluminium et le lithium – ou pour les utiliser dans le processus de fabrication, en faisant appel à l'électricité, au gaz ou encore à l'eau.

Avec l'avènement de nouvelles technologies et la transition vers des pratiques plus vertes (énergie éolienne, panneaux photovoltaïques...), la demande de ces matières premières ne cesse de croître, tandis que les coûts liés à leur extraction deviennent de plus en plus élevés. 

Le secteur est fortement dépendant des échanges internationaux. Les matières premières utilisées dans cette industrie proviennent souvent de différentes régions du monde. Cela positionne les entreprises du secteur sur un marché tendu. Il y a donc un réel enjeu de relocalisation des industries et de rationalisation des ressources pour le secteur.

De plus, ces dernières années, le secteur du génie mécanique a dû faire face à plusieurs défis comme la pandémie de Covid-19 qui est venue perturber les chaînes d'approvisionnement. Ou encore la guerre en Ukraine qui a entraîné une inflation de l'économie et une augmentation des prix de l'énergie . À cela s'ajoute une crise climatique et environnementale poussant les industries à diminuer leurs émissions de gaz à effet de serre et à adopter des pratiques plus durables. De plus, l'Europe, avec son Pacte Vert, vise à atteindre la neutralité climatique.

En 2021, la Wallonie a développé une stratégie pour mettre en place l'économie circulaire : Circular Wallonia. Cette initiative se concentre sur six chaînes de valeur prioritaires, dont la métallurgie, englobant les métaux rares et les batteries. L'économie circulaire comprend plusieurs enjeux pour le secteur : le recyclage des métaux, la prolongation de la vie des produits ainsi que l'éco-conception. 

Le secteur en chiffres

Évolution du nombre d'établissements selon les régions

Le secteur du génie mécanique compte 6 218 établissements en Belgique en 2021. La moitié des établissements appartiennent au sous-secteur de la fabrication de produits métalliques.

Contrairement à  la plupart des secteurs industriels,  le nombre d'établissements est resté stable durant ces dernières années.  

Répartition des établissements entre les régions

Très peu d’établissements sont présents dans le centre du pays. Ils se situent majoritairement en Flandre.

Répartition des établissements entre les provinces wallonnes

Les entreprises du génie mécanique se situent principalement dans la province de Liège (39%) et de Hainaut (32%).

Répartition des établissements et des postes selon la taille de l'établissement

Comme tous les secteurs confondus, le secteur du génie mécanique comprend une majorité d'établissements de moins de 10 personnes. Plus d'un quart des entreprises comptent entre 10 et 49 travailleurs. Les grandes entreprises sont peu présentes dans ce secteur. cependant, elles représentent 37 % des postes de travail.

Évolution du nombre de postes de travail salarié selon les régions​

Le secteur du génie mécanique compte 157 770 postes en Belgique en 2021. La majorité des postes appartiennent au sous-secteur de la fabrication de produits métalliques et la fabrication de machines et équipements. Ces dernières années, le nombre de postes est resté stable.  

Répartition des postes de travail salarié entre les régions​

Plus de 70 % des postes se situent en Flandre et un quart en Wallonie.

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces wallonnes​

Dans le secteur du génie mécanique, les postes sont principalement situés en province de Liège (40 %) et de Hainaut (39 %).

Répartition des postes de travail salarié par genre et catégorie d'âges​

Le secteur du génie mécanique est un secteur masculin. En effet, très peu de femmes sont présentes dans les différents métiers du secteur.  Les travailleurs de ce secteur sont assez âgés. C'est un réel enjeu pour les entreprises, d'autant plus que la main-d'oeuvre jeune est moins nombreuse.

Métiers associés à ce secteur

Sélection des métiers les plus demandés par les entreprises de ce secteur d'activité.

Offres d'emploi liées au secteur

Commission paritaire

Les commissions paritaires réunissent des représentants d'employeurs et de travailleurs pour établir des règlements adaptés aux conditions de travail. Les conventions collectives au sein de chaque commission paritaire déterminent les conditions de travail et de rémunération dans l'entreprise. Plus d’infos sur le site du SPF.
  • 104 Commission paritaire de l'industrie sidérurgique
  • 105 Commission paritaire des métaux non-ferreux
  • 111 Commission paritaire des constructions métallique, mécanique et électrique
  • 149 Commission paritaire des secteurs connexes aux constructions métallique, mécanique et électrique
  • 200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
  • 209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques
  • 210 Commission paritaire pour les employés de la sidérurgie
  • 224 Commission paritaire pour les employés des métaux non-ferreux

Date de mise à jour 30 mai 2023

Chiffres clés du secteur

  • 2000 établissements
  • 42027 postes de travail
  • 1257 indépendants