Découvrir un secteur :

Informatique

Informatique

Le secteur de l'informatique est composé de plusieurs sous-secteurs.

  • Télécommunications. Ce sous-secteur couvre les activités de mise à disposition de services de télécommunications et de services connexes, c'est-à-dire de transmission de la voix, de données, de textes, de sons et d'images. Les installations de transmission assurant ces activités peuvent reposer sur une ou plusieurs technologie(s). Nous retrouvons dans ce sous-secteur, la télécommunication filaire, sans fil, par satellite ainsi que les autres activités de télécommunications (fourniture de l'accès au téléphone, à Internet, l'exploitation de stations terminales de satellites...).
  • Programmation, conseil et autres activités informatiques. Ce sous-secteur comprend les activités suivantes, destinées à fournir une expertise dans le domaine des technologies de l'information: concevoir, modifier, tester et prendre en charge des logiciels (dont les jeux électroniques), planifier et concevoir des systèmes informatiques intégrant la technologie du matériel, celles des logiciels et celles des communications, gérer et exploiter sur place des installations informatiques et de traitement des données de clients et d'autres services professionnels et techniques de nature informatique.
  • Services d'information. Ce sous-secteur comprend les activités des portails de recherche sur Internet, de traitement et d'hébergement des données.

Analyse du secteur

Le secteur aujourd'hui

Le secteur de l'informatique se démarque par son caractère innovant et par le rôle qu’il joue dans la transformation des autres secteurs dans le cadre de la transition digitale de l’économie. Les entreprises du secteur proposent une palette de services et de technologies variés.

Produits et services

Le type de produits et de services proposés par les entreprises des services informatiques peut être approché grâce au Baromètre - Secteur du numérique développé par l’Agence du numérique. Ce baromètre est construit à partir des données recueillies auprès de plus de 2.500 acteurs du secteur du numérique, cartographiés sur la plateforme digitalwallonia.be. Deux enquêtes auprès des entreprises du secteur numérique wallon et des acteurs de la recherche numérique viennent compléter ce baromètre. Les entreprises interrogées peuvent développer plusieurs types de produits et services. Il apparaît que :  

  • 58% des entreprises sont actives dans le domaine du logiciel (logiciels de gestion, CM et développement web, développement de logiciels) 
  • 56% dans les services (data analytics, digital marketing, consultance et audit informatique) 
  • 20% dans les technologies avancées (Intelligence artificielle, Internet des objets, robotique et automation, réalité augmentée et virtuelle...) 
  • 18% dans le hardware (ordinateurs et périphériques, composants électroniques, équipements de sécurité informatique) 
  • 17% dans le réseau (équipements et services réseaux, cloud computing, télécoms).

20% des entreprises du secteur du numérique sont actives dans les technologies avancées, avec un focus sur l’Internet des objets (IoT) et l’intelligence artificielle (IA). Ce pourcentage monte à 40% pour les start-ups et à 71% pour les acteurs de la recherche numérique. 

Fin 2022, les 500 plus grandes entreprises du secteur du numérique représentaient 3,1% du PIB de la Wallonie. Ce chiffre a doublé depuis 2015. 

Près de deux tiers des entreprises du secteur du numérique envisagent de recruter des profils IT au cours des années à venir.  Cependant, une entreprise sur deux identifie le manque de compétences numériques comme le principal frein à leur croissance. 

Les secteurs clients sont variés : la santé, l'industrie, l'électronique, les pouvoirs publics…

Stratégie numérique et transition digitale

Le deuxième rapport sur l’état d’avancement de la Décennie numérique de l’UE publié en juillet 2024 souligne que des investissements accrus sont nécessaires dans les compétences numériques, la connectivité et l’adoption de technologies comme l’intelligence artificielle (IA). Il constate des retards importants : la fibre n’atteint que 64% des foyers, la 5G couvre seulement 50% du territoire, et l’utilisation de l’IA, du cloud et des mégadonnées reste bien en dessous des objectifs. Seuls 55,6% des Européens ont des compétences numériques de base. Pour combler ces lacunes, l’UE appelle à des efforts renforcés, notamment en soutenant les petites entreprises et en encourageant l’enseignement des sciences et des technologies. Malgré cela, des progrès sont notés dans la numérisation des services publics. 

L’indice DESI (« Digital Economy and Society Index »), indice composite élaboré par la Commission européenne, mesure et compare les performances des États membres dans les principaux domaines de l’économie et de la société numériques. En 2022, la Belgique se positionne à la 16ème place sur 27 sur base de cet indice, et affiche de bons scores en matière d’intégration des technologies, ainsi que pour le nombre d’utilisateurs de l’administration en ligne (qui connaît une forte augmentation). 

Digital Wallonia est le socle du chapitre numérique de la Déclaration de Politique Générale (DPR) du Gouvernement wallon pour la législature 2024-2029, et précise que "La transformation numérique est devenue un levier crucial pour le développement économique, social, environnemental et culturel de la Wallonie, offrant ainsi une opportunité pour l’ensemble des politiques publiques." Il s’agit plus précisément de développer et de structurer le secteur pour capter les opportunités et la valeur ajoutée de l'économie du digital pour la Wallonie grâce à cinq grandes ambitions (déclinées en plusieurs programmes) : 

  1. Usages numériques (donner à chacun la capacité de se saisir du numérique tout au long de sa vie pour vivre, travailler et s’épanouir) 
  2. Territoire intelligent (faire de la Wallonie un laboratoire des solutions numériques innovantes pour le climat, la santé, l’environnement et la mobilité) 
  3. Economie numérique (accélérer et accompagner la transformation numérique des entreprises) 
  4. Innovation numérique (soutenir l’innovation du secteur du numérique pour capter la valeur ajoutée de l’économie numérique au profit de son territoire et de l’ensemble de ses secteurs d’activité) 
  5. Administration numérique (développer un nouveau modèle de services publics tendant vers une “Wallonie As A Service”). 

Évolutions récentes

Ces dernières années, des tendances technologiques majeures comme l'IA, le big data et l’Internet mobile, ont pris une place centrale, créant une forte demande en compétences spécialisées. L’usage massif des appareils mobiles et connectés a entraîné une explosion des flux de données, favorisant une personnalisation accrue des services. L’Internet des objets (IoT), aujourd’hui bien implanté dans l’industrie, s’étend vers les bâtiments, les foyers et les villes. Couplée à des avancées en connectivité et puissance de calcul, cette évolution soutient l’essor de l’IA.

Les entreprises doivent encore s’approprier ces technologies, notamment en Wallonie, où l’acculturation numérique reste en développement. De nouvelles façons de travailler émergent, favorisant le télétravail, la collaboration à distance et des méthodes agiles comme le DevOps. D’autres innovations, comme la réalité augmentée, la robotique ou l’impression 3D, prennent également de l’ampleur. Face à la centralité croissante des données, la cybersécurité devient un enjeu crucial.

La demande pour les métiers IT reste forte, en particulier pour les développeurs. D’autres métiers devraient également connaître une demande importante : ce sont ceux relatifs à la donnée, dont le travail est de l’organiser (data engineer), la gérer (data officer), en extraire le potentiel (data scientist), la traiter et l’analyser (data analyst), la communiquer aux dirigeants d’entreprises (spécialiste BI) ou encore la protéger (expert en sécurité informatique) en particulier, lorsqu’elle revêt un caractère personnel (Digital privacy officer).

La crise du Covid-19 a accéléré la transition numérique, tout en révélant les fragilités des chaînes d’approvisionnement mondiales, ce qui relance le débat sur la relocalisation et le numérique durable. Dans une optique de double transition écologique et digitale, les technologies numériques deviennent un levier pour une gestion plus efficiente des ressources naturelles (« IT for Green »).

L’IA transforme profondément le secteur informatique en automatisant des tâches, en améliorant l’efficacité et en personnalisant les services, ce qui renforce la compétitivité des entreprises. Elle crée de nouvelles opportunités d’emploi, notamment dans l’analyse de données, la cybersécurité et l’innovation, tout en exigeant une montée en compétences constante. L’IA joue aussi un rôle clé dans d’autres secteurs comme la santé, la finance ou l’éducation, en stimulant l’innovation et la qualité des services. Toutefois, elle soulève des défis liés à l’éthique, à la transparence et à l’impact sur certains métiers. Pour en exploiter pleinement le potentiel, il est essentiel de promouvoir la formation continue et une utilisation responsable de l’IA.

Tensions sur le marché de l’emploi

L’un des freins au développement du secteur réside dans les difficultés de recrutement. Ces difficultés sont confirmées par les analyses du Forem consacrées aux fonctions critiques en Wallonie, dans lesquelles apparait régulièrement le métier d'analyste-développeur / développeuse TIC par exemple. 

Le secteur en chiffres

Évolution du nombre d'établissements selon les régions

Le nombre d'établissements augmente régulièrement au cours de ces dernières années et ce, pour les trois régions. Le nombre d'établissements augmente en moyenne de 3% par an. 

Depuis 2019, les établissements du secteur ont augmenté de 14% en Belgique (11% pour la Wallonie).

Répartition des établissements entre les régions

En 2023, le secteur de l'informatique compte un peu plus de 6.700 entreprises, dont la plus grande partie se situe en Flandre. Cette ventilation géographique, avec moins d’établissements du secteur dans le sud du pays et plus dans les deux autres régions, est propre au secteur : 61% des entreprises sont situées en Flandre (contre 58% des entreprises tous secteurs confondus), 21% en Wallonie (contre 30% tous secteurs confondus) et 18% à Bruxelles (contre 13% tous secteurs confondus). 

 

Répartition des établissements entre les provinces wallonnes

La province du Brabant Wallon comptabilise à elle seule un tiers des établissements du secteur (34%). Ensuite, viennent les provinces de Liège (27%) et de Hainaut (25%).

Répartition des établissements et des postes selon la taille de l'établissement en Wallonie

La ventilation selon la taille des établissements du secteur de l'informatique est assez sembable à celle de l'ensemble des entreprises wallonnes. En termes de postes, 48% des postes du secteur sont occupés dans des entreprises dont la taille est inférieure à 50 personnes (contre 46% pour l'ensemble des secteurs).

 

 

Évolution du nombre de postes de travail salarié selon les régions​

Suivant l'évolution des établissements, le nombre de postes de travail salarié a augmenté entre 2019 et 2023 en Belgique, passant de 91.500 à 106.995, soit une croissance de 17%.

L'évolution la plus importante a eu lieu en Wallonie (+ 21%) entre 2019 et 2023. 

Répartition des postes de travail salarié entre les régions

Tout comme pour la répartition des établissements, c'est en Flandre que la majorité des postes de travail salarié du secteur sont situés (60% contre 58% tous secteurs confondus). En Wallonie, la part de ces postes dans le secteur est largement inférieure à celle pour l'ensemble des secteurs (15% contre 26% tous secteurs confondus). 

Répartition des postes de travail salarié entre les provinces wallonnes​

Tout comme pour les établissements, la province du Brabant Wallon se démarque largement sur le territoire wallon avec 39% des postes. Les provinces de Liège et Hainaut regroupent respectivement 29% et 18% des postes de travail. 

Répartition des postes de travail salarié par genre et catégorie d'âges​

Sur le territoire wallon, les hommes sont largement surreprésentés dans le secteur de l'informatique. En effet, 73% des postes de travail salarié dans le secteur sont occupés par des hommes (contre 49% tous secteurs confondus).

De plus, la population salariée dans le secteur tend à être plus jeune que pour l'ensemble des secteurs ; près de 60% des travailleurs du secteur sont âgés de moins de 40 ans, contre 44% tous secteurs confondus. 

Métiers associés à ce secteur

Sélection des métiers les plus demandés par les entreprises de ce secteur d'activité.

Offres d'emploi liées au secteur

Commission paritaire

Les commissions paritaires réunissent des représentants d'employeurs et de travailleurs pour établir des règlements adaptés aux conditions de travail. Les conventions collectives au sein de chaque commission paritaire déterminent les conditions de travail et de rémunération dans l'entreprise. Plus d’infos sur le site du SPF.
  • 200 Commission paritaire auxiliaire pour employés
  • 209 Commission paritaire pour employés des fabrications métalliques

Liens

Date de mise à jour 01 juin 2025

Chiffres clés du secteur

  • 1414 établissements
  • 15959 postes de travail
  • 660 indépendants

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